<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0">
    <channel>
        <title>Politique et syndicalisme - travail</title>
        <description>le blog militant de Christophe Rieuze</description>
        <link>http://christopherieuze.rsfblog.org/travail/</link>
        <lastBuildDate>Mon, 06 Oct 2008 09:56:38 +0200</lastBuildDate>
        <generator>blogSpirit.com</generator>
        <copyright>All Rights Reserved</copyright>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://christopherieuze.rsfblog.org/archive/2008/09/12/emploi-toujours-des-disparites.html</guid>
                <title>Emploi : toujours des disparités</title>
                <link>http://christopherieuze.rsfblog.org/archive/2008/09/12/emploi-toujours-des-disparites.html</link>
                <author>noreply@blogspirit.com (fipho32)</author>
                                                <category>Travail</category>
                                                <pubDate>Fri, 12 Sep 2008 08:27:22 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;img src=&quot;http://christopherieuze.rsfblog.org/media/02/02/b7c3c01e49c1e936a192f0bc9454e4ee.jpg&quot; id=&quot;media-246665&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;66a5caf6a3c0ec6bcead935967c95ec5.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;L’enquête Emploi de l’Insee pour 2007 révèle, entre autres, que les salariés à temps plein travaillent en moyenne 41 heures par semaine. &lt;br /&gt;En 2007, près des deux tiers des 15-64 ans occupaient un emploi, assure l’Insee dans la dernière livraison de son Enquête Emploi, réalisée au cours de l’année et publiée début août. Dans l’ensemble de la population, le nombre des actifs, selon la définition du Bureau international du travail (BIT), s’établissait à 27,8 millions de personnes, dépassant celui des inactifs, évalué à 21,6 millions.&lt;br /&gt;Même si d’autres données plus récentes ont été publiées ces dernières semaines, cette enquête comporte plusieurs enseignements. Le temps de travail des personnes travaillant à temps complet s’établit ainsi, selon les propres déclarations des salariés, à 41 heures par semaine, soit bien au-delà de la durée légale de 35 heures. 17 % des personnes travaillent par ailleurs à temps partiel, dont presque un tiers souhaiterait travailler davantage. Pour Séverin Prené, secrétaire confédéral en charge de l’assurance-chômage, « l’addition du temps partiel subi, notamment chez les moins de 25 ans, et du chômage montre bien que ce n’est pas en développant les heures supplémentaires que l’on améliorera la situation de l’emploi ».&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Discrimination par le diplome&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le chômage, également au sens du BIT, touchait en 2007 près de 8 % des actifs. Les ouvriers le subissent davantage que les autres. « La proportion de cadres au chômage est de 3,3 %, soit trois fois moins que chez les ouvriers », observe l’Insee. À l’origine de ce différentiel figurent les difficultés du secteur industriel mais aussi les carences des systèmes de formation. « Les ouvriers peuvent moins facilement se permettre une formation que les cadres », note Séverin Prené, qui dénonce l’attitude des employeurs : « Il n’est pas normal que certaines entreprises emploient des ouvriers depuis 20 ans sans jamais leur avoir dispensé de formation. Leur responsabilité est énorme. » La question devrait être, selon lui, abordée au cours des négociations sur la formation professionnelle, la gestion prévisionnelle des emplois et l’assurance-chômage, qui doivent se conclure toutes les trois avant la fin de l’année.&lt;br /&gt;Mais les plus grandes disparités en matière de chômage continuent de concerner l’âge et le niveau de qualification. Ainsi, si 7,3% des 25-49 ans demeurent sans emploi, c’est le cas de 19,3% des 15-24 ans. De même, ceux qui poursuivent leurs études ont raison de le faire : 13,2% des non-diplômés sont au chômage, un taux qui tombe à 7,8% chez les titulaires d’un brevet des collèges, d’un CAP ou d’un BEP et à 7,1% chez ceux qui ont le baccalauréat. Toutefois, poursuivre ses études trop longtemps ne constitue pas nécessairement une assurance. Ainsi 5,2% des Bac + 2 subissent le chômage, contre 5,6% des personnes ayant dépassé ce niveau.&lt;br /&gt;« Le diplôme reste un vaccin contre le chômage et il faut d’ailleurs s’intéresser au sort des 150 000 jeunes qui sortent chaque année du système scolaire sans qualification », commente Séverin Prené. Mais au-delà d’un certain niveau, « on constate un problème d’orientation, poursuit-il. Les structures d’orientation, qui dépendent de la région et de l’État, ne sont pas coordonnées. Et certains diplômés manifestent une surexigence tandis que les moins qualifiés, inquiets de ne pas trouver un emploi, font davantage preuve de souplesse ».&lt;br /&gt;Le marché du travail n’est guère encourageant, il est vrai. « 40% des chômeurs le sont depuis plus d’un an, dont plus de la moitié depuis plus de deux ans », observe l’Insee. Séverin Prené rapproche cette difficulté à sortir du chômage de la longévité dans l’entreprise, également relevée par l’enquête. « On peut parler de rigidité du marché de l’emploi », analyse le secrétaire confédéral.&lt;br /&gt;D’ailleurs, une fois qu’ils en sont sortis définitivement, les acteurs du marché du travail ne souhaitent pas y retourner. Seuls 3,4% des retraités et préretraités entre 50 et 55 ans aimeraient retrouver un emploi, et cette proportion tombe à 0,8% après 60 ans.
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://christopherieuze.rsfblog.org/archive/2008/08/13/la-mystification-des-heures-supplementaires.html</guid>
                <title>La mystification des heures supplémentaires</title>
                <link>http://christopherieuze.rsfblog.org/archive/2008/08/13/la-mystification-des-heures-supplementaires.html</link>
                <author>noreply@blogspirit.com (fipho32)</author>
                                                <category>Travail</category>
                                                <pubDate>Thu, 14 Aug 2008 08:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;img src=&quot;http://christopherieuze.rsfblog.org/media/02/01/6192914e0cae889619845993dfdd44c8.jpg&quot; id=&quot;media-234849&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;021b36fc182639d980f4d4cedb1d15ba.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Le Conseil constitutionnel a donné son aval. Les partenaires sociaux pourront désormais négocier la durée du travail dans chaque entreprise. Et l’accord qu’ils signeront pourra être moins favorable aux salariés que l’accord de branche. Revient-on à ce qui prévalait avant 1945 ou avant 1936 ? Quoiqu’il en soit, c’est une rupture dont les 35 heures ne sont pas le principal enjeu. &lt;br /&gt;Que négociera-t-on ? Le contingent d’heures supplémentaires. Pour l’entreprise, ce sera tout bénéfice : les salaires correspondants, exonérés des charges sociales patronales, leur coûteront finalement moins cher. Les salariés, eux, perdront au change. Les heures supplémentaires seront certes mieux payées et défiscalisées. Mais les salaires correspondants n’entreront pas dans le calcul des indemnités d’arrêt maladie ; ni, ce qui est plus grave encore, dans le calcul des pensions de retraite. Quant aux chômeurs, ils attendront leur tour.&lt;br /&gt;Ainsi se concrétise une extraordinaire mystification. Il y a deux ans, presque jour pour jour, Nicolas Sarkozy avait justifié ainsi le futur slogan vedette de sa campagne présidentielle - « travailler plus pour gagner plus » - devant l’université d’été du Medef :&lt;br /&gt;« La France ne s’est pas encore remise du choix historiquement stupide d’expliquer aux gens qu’en travaillant moins, on pouvait gagner davantage. »&lt;br /&gt;L’appel au simili-bon sens était sans doute habile, mais l’appel à l’histoire était vraiment osé.&lt;br /&gt;Depuis 1970, la durée annuelle du travail a diminué de 8% aux Etats-Unis, de 14% en Europe du Nord, et de plus de 20% en Europe de l’ouest et au Japon rappelle l'OCDE. Cela n’a pas empêché le pouvoir d’achat du revenu par tête d’être multiplié par deux, voire plus encore, dans la plupart de ces pays.&lt;br /&gt;On notera qu’aux Etats-Unis, où la durée du travail a le moins diminué, le revenu par tête ne s’est pas accru beaucoup plus qu’en France, le pays des 35 heures. En réalité, les Etats-Unis avait creusé l’écart avec les autres pays industriels avant 1970. Depuis lors, cet écart n’a guère changé pour la plupart d’entre eux. &lt;br /&gt;Au demeurant, la durée travail est loin d’être le principal facteur du revenu national. La productivité des travailleurs compte elle aussi beaucoup. Or la productivité des Français est une des meilleures du monde : 24,3% au dessus de la moyenne européenne. Si « un choix historiquement stupide » fut jamais fait en France, c’est peut-être d’ailleurs celui de la productivité maximale. Dans les années 1980-1990, les pays qui résistèrent le mieux au chômage furent également ceux ayant su freiner leur productivité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Article paru sur le blog de Jean-François Couvrat, journaliste économique&lt;/em&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://christopherieuze.rsfblog.org/archive/2008/07/29/la-cfdt-cadres-se-mobilise-pour-les-35-heures.html</guid>
                <title>Les cadres favorables aux 35 heures</title>
                <link>http://christopherieuze.rsfblog.org/archive/2008/07/29/la-cfdt-cadres-se-mobilise-pour-les-35-heures.html</link>
                <author>noreply@blogspirit.com (fipho32)</author>
                                                <category>Travail</category>
                                                <pubDate>Tue, 29 Jul 2008 12:46:27 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;img src=&quot;http://christopherieuze.rsfblog.org/media/00/01/ad397343ba1e34dbbef495b17d69ca2d.gif&quot; id=&quot;media-229178&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;b034016d55ded11431e543ffc7ac07f9.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;En s’attaquant au « carcan des 35 heures » dans un acharnement idéologique et au mépris des partenaires sociaux, le gouvernement et les députés de la majorité ont pris le risque d’une grave remise en cause des équilibres actuels dans l’entreprise, tant pour les cadres et les autres salariés, que pour les employeurs. &lt;br /&gt;« Touche pas à mes jours RTT » disent les cadres, contrepartie d’un fort investissement au travail qu’ils ne refusent pas, à condition qu’existe cet élément essentiel de l’équilibre vie personnelle/vie professionnelle, les jours RTT permettant respiration et prise de recul. &lt;br /&gt;Avec un plafond de 235 jours travaillés par an, faute d’accord collectif, l’équilibre acceptable, patiemment construit entre partenaires sociaux est rompu. &lt;br /&gt;Les cadres au forfait jours ne comptent peut-être pas leurs heures mais ils comptent leurs jours. Et là, précisément, le compte n’y est plus.  Comment travailler plus quand on est déjà à la limite de sa capacité d’absorption de la charge de travail et de stress ? Pour gagner plus ? Comme l’a été la conversion monétaire des comptes épargne temps, la compensation sera vite absorbée dans la rémunération annuelle, fermant la porte à toute autre forme d’augmentation pérenne. &lt;br /&gt;Toutes les études le prouvent : 8 cadres sur 10 ne veulent pas échanger leurs jours RTT contre un complément de salaire. Ils ont bien compris le marché de dupes qui leur est proposé. Ils souhaitent préserver leur équilibre de vie.  Enfin, cette mesure va renforcer les inégalités entre petites et grandes entreprises où existent des accords collectifs et des partenaires pour négocier. C’est la porte ouverte au gré à gré, dans un rapport de force déséquilibré.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;35% des entreprises emploient des cadres au forfait en jours. Au total, 83% des cadres travaillent au forfait, soit un nombre moyen de 214 jours (Dares, enquête Acemo). 80% sont satisfaits de cet équilbre (Apec). 81% des cadres ne sont pas prêts à travailler plus pour gagner plus (LH2-Les Echos).
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://christopherieuze.rsfblog.org/archive/2008/07/26/loi-sur-le-temps-de-travail-une-regression.html</guid>
                <title>Loi sur le temps de travail : un danger pour les salariés</title>
                <link>http://christopherieuze.rsfblog.org/archive/2008/07/26/loi-sur-le-temps-de-travail-une-regression.html</link>
                <author>noreply@blogspirit.com (fipho32)</author>
                                                <category>Travail</category>
                                                <pubDate>Sat, 26 Jul 2008 13:26:36 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;img src=&quot;http://christopherieuze.rsfblog.org/media/01/00/eff0b3d3f67cc0fff98939d36e74ca3d.gif&quot; id=&quot;media-228069&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;ff1325f253acb04f19563932d601f08c.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Les parlementaires ont définitivement adopté la loi &quot;démocratie sociale et temps de travail&quot;. Si le volet démocratie sociale est une avancée, qui reprend la position commune des partenaires sociaux, le volet temps de travail est dangereux pour salariés et méconnait les demandes des entreprises. &lt;br /&gt;Les sénateurs n’auront – à l’instar des députés –pas écouté les syndicats. Les minces modifications apportées lors des débats menés depuis le 17 juillet n’ont pas suffi à changer les principales orientations du texte sur le temps de travail. De fait (198 voix contre 125), le Sénat a donc à son tour enterré les 35 heures. Au final, il aura fallu à peine trois semaines au Parlement pour changer les règles du jeu du temps de travail, dont les effets pourront se voir dès la fin août lors de l’entrée en vigueur de la loi.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La rupture des équilibres&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Dans les faits, le texte donne aux entreprises les moyens pratiques de contourner la durée légale du travail en touchant aux contingents d’heures supplémentaires et en permettant divers aménagements du temps de travail sur tout ou partie de l’année. Avec en ligne de mire : le repos compensateur, lui aussi négociable avec l’employeur. Pour la CFDT, « la loi ouvre la modulation à la décision unilatérale de l’employeur. Elle encourage le recours aux heures supplémentaires, tout en diminuant les coûts pour les entreprises ». Par ailleurs, en donnant la possibilité d’étendre le forfait jours à des non cadres, elle porte – en l’absence d’accord – à 235 le plafond de jours de travail par an pour les salariés concernés. « Un acharnement idéologique » qui risque de « remettre en cause des équilibres actuels dans l’entreprise ». Equilibre familial d’abord, mis à mal par la possibilité pour l’employeur d’inciter chaque salarié aux heures supplémentaires… Equilibre physique et psychologique ensuite, la conjugaison d’un allongement de la durée du travail et d’un temps de récupération négociable ne pouvant être que préjudiciables aux conditions de travail des salariés. C’est en ce sens que la CFDT avait massivement alerté les députés sur les réalités de leur entreprise en amont des débats parlementaires. Mais le Sénat pas plus que l’Assemblée, ne semble pas avoir pris conscience des lourdes dégradations que font peser ce texte sur les salariés.&lt;br /&gt;Chez Cortal Consors, le sujet a bien sûr été abordé lors de la réunion du CE de jeudi dernier pour évoquer les éventuelles conséquences de la loi sur les accords d'entreprise.&lt;br /&gt;Je suis immédiatement intervenu pour prévenir la direction que la CFDT s'opposera à toute remise en cause des 35 heures. Evoquant le côté régressif du texte, j'ai rappelé le climat social tendu du au récent conflit lors des négociations salariales et qu'il serait malvenu de déterrer la hache de guerre. &lt;br /&gt;La direction a apparemment compris le message mais nous devons rester vigilants alors que d'autres dossiers importants nous attendent au cours de ce 2ème semestre.
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://christopherieuze.rsfblog.org/archive/2008/07/21/mettre-la-pression-sur-les-chomeurs-n-est-pas-la-bonne-solut.html</guid>
                <title>Mettre la pression sur les chômeurs n’est pas la bonne solution</title>
                <link>http://christopherieuze.rsfblog.org/archive/2008/07/21/mettre-la-pression-sur-les-chomeurs-n-est-pas-la-bonne-solut.html</link>
                <author>noreply@blogspirit.com (fipho32)</author>
                                                <category>Travail</category>
                                                <pubDate>Tue, 22 Jul 2008 08:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;img src=&quot;http://christopherieuze.rsfblog.org/media/00/02/0563212d2b66313f694016c89412c68a.jpg&quot; id=&quot;media-225702&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;94cfbe5637ef9684f7b160022a86282e.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Alors qu’il faudrait renforcer l’accompagnement des demandeurs d’emploi pour les aider à retrouver au plus vite un emploi, les parlementaires préfèrent leur mettre la pression au risque de stigmatiser. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L’Assemblée nationale a sans surprise définitivement adopté, le 17 juillet, le projet de loi sur les droits et les devoirs des demandeurs d’emploi. Ce texte crée notamment la notion d’Offre raisonnable d’emploi (ORE), qui interdit au demandeur d’emploi d’en refuser plus de deux et programme la disparition de la dispense de recherche d’emploi (DRE) pour les chômeurs de plus de plus de 57 ans et demi.&lt;br /&gt;Pour Gaby Bonnand, secrétaire national de la CFDT en charge de l’Assurance-chômage, « ces décisions mettent la pression sur les demandeurs d’emploi alors même que le texte de loi ne dit rien sur le devoir d’accompagnement du service public de l’emploi envers les chômeurs ». De même, concernant la suppression de la DRE, « outre le fait que ce sujet aurait dû être traité avec l’emploi des seniors et n’a donc rien à faire dans cette loi, explique Gaby Bonnand, le vrai problème, auquel le texte ne s’attaque pas, est celui de la responsabilité des entreprises qui licencient des seniors sans leur avoir donné les moyens de rebondir  sur le marché du travail ». Plutôt que d’assumer la gestion des compétences de leurs salariés, les entreprises la font assumer par la société via l’Assurance-chômage.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une mauvaise solution à un vrai problème&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, « la CFDT souhaite que les périodes de chômage soient les plus courtes possible », insiste le secrétaire national. Mais, plutôt que de mettre la pression sur des individus dont toutes les études démontrent qu’ils souhaitent au plus vite retrouver un emploi, la CFDT revendique une meilleure anticipation dans les entreprises par le biais notamment des dispositifs de formation professionnelle continue. De plus, il est indispensable que l’accompagnement des demandeurs d’emploi ne soit pas uniquement administratif de la part du service public de l’emploi. « Or, déplore Gaby Bonnand, la loi ne propose rien en matière de contenu réel d’accompagnement, ce qui laisse mal augurer d’un suivi individualisé réel des demandeurs d’emploi qui est pourtant indispensable pour réduire la durée du chômage. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Article paru sur le site internet de la CFDT&lt;/em&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://christopherieuze.rsfblog.org/archive/2008/07/14/avec-“l-offre-raisonnable-d-emploi”-le-gouvernement-stigmati.html</guid>
                <title>Avec “l’offre raisonnable d’emploi”, le gouvernement stigmatise les chômeurs</title>
                <link>http://christopherieuze.rsfblog.org/archive/2008/07/14/avec-“l-offre-raisonnable-d-emploi”-le-gouvernement-stigmati.html</link>
                <author>noreply@blogspirit.com (fipho32)</author>
                                                <category>Travail</category>
                                                <pubDate>Mon, 14 Jul 2008 08:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;img src=&quot;http://christopherieuze.rsfblog.org/media/02/00/287fcdd548bc5d405720715171b8cf68.jpg&quot; id=&quot;media-222425&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;e42b1b915f24002b84a0ae30dd006c19.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;La CFDT s’oppose à la volonté du gouvernement de faire adopter en urgence son texte controversé sur “l’offre raisonnable d’emploi” qui considère tous les chômeurs pour des tricheurs potentiels. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L’Assemblée nationale s’apprête à voter, le 17 juillet, le projet de loi « relatif aux droits et aux devoirs des demandeurs d’emploi ». Ce texte, présenté en urgence et déjà adopté par le Sénat, expose dans un premier temps le projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE) qui doit être « élaboré conjointement [et signé] par le demandeur d’emploi et l’organisme participant au service public de l’emploi ». Le PPAE  doit préciser, « en tenant compte de la formation du demandeur d’emploi, de ses qualifications, de son expérience professionnelle, de sa situation personnelle et familiale ainsi que de la situation du marché du travail local, la nature et les caractéristiques de l’emploi recherché, la zone géographique privilégiée pour la recherche d’emploi et le niveau de salaire attendu ». Selon le texte, le service public de l’emploi s’engage vis-à-vis du demandeur d’emploi « notamment en matière d’accompagnement et, le cas échéant, de formation et d’aide à la mobilité ». La CFDT, qui souhaite une réelle contractualisation entre le demandeur d’emploi et le service public de l’emploi, se satisfait de la définition du PPAE.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un texte tout sauf raisonnable&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;En revanche, la CFDT ne peut qu’être opposée à la seconde partie du texte qui définit l’offre raisonnable d’emploi (ORE) en durcissant les obligations des demandeurs d’emploi qui ne peuvent plus refuser plus de deux offres considérées comme raisonnables. Ainsi, après trois mois, « est considérée comme raisonnable l’offre d’un emploi compatible avec les qualifications [du chômeur] et rémunéré au moins 95 % du salaire antérieurement perçu. Ce taux est porté à 85 % après six mois d’inscription. Après un an d’inscription, est considérée comme raisonnable l’offre d’un emploi rémunéré au moins à hauteur du revenu de remplacement ». De plus, au bout de six mois, le demandeur d’emploi est également tenu d’accepter « une offre d’emploi entraînant un temps de trajet en transports en commun, entre le domicile et le lieu de travail, d’une durée maximale d’une heure ou une distance à parcourir d’au plus trente kilomètres ». La CFDT, par la voix d’Annie Thomas, secrétaire nationale et vice-présidente de l’Unedic, avait déjà fait part de son opposition au motif que le texte « est injuste car il sanctionnera en priorité les demandeurs d’emploi les plus fragiles, ceux qui restent plus longtemps que d’autres au chômage ». Le projet de loi est également injuste «  car il s’appliquera de manière uniforme à tous, quelles que soient la situation familiale de la personne, l’offre de transports en commun dont elle peut disposer, la quantité et la qualité des offres d’emploi de son secteur géographique ». Il apparaît en effet stupide de ne pas faire de distinction, par exemple, entre un cadre parisien et une mère de famille célibataire habitant dans une région dépourvue de transports en commun.&lt;br /&gt;En plus d’être injuste, « le projet est malsain car, une fois de plus, le chômeur est montré du doigt comme un profiteur potentiel », ajoute Annie Thomas. Comme l’explique Séverin Prené, secrétaire confédéral en charge de l’Assurance-chômage, « à terme ce texte est dangereux puisqu’il stigmatise tous les demandeurs d’emploi alors que les chiffres montent que seule une infime minorité profite du système » (lire encadré). « Enfin, ajoute Séverin Prené, par effet d’aubaine pour les employeurs, le risque est réel de voir apparaître des marchés de l’emploi à bas salaires dans certains bassins d’emplois touchés par le chômage de longue durée. » Il serait en effet possible qu’au bout de douze mois, un demandeur d’emploi soit réduit à accepter un emploi pour une rémunération équivalente à l’ASS, ce qui représente 51 heures mensuelles payées au Smic…&lt;br /&gt;« Dans ces conditions, conclut Séverin Prené, la CFDT aurait préféré que l’énergie déployée pour rédiger et faire voter pour renforcer les sanctions à l’égard des chômeurs, ait été consacrée à la qualité du service public de l’emploi.».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Article paru sur le site internet de la CFDT&lt;/em&gt;
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://christopherieuze.rsfblog.org/archive/2008/07/08/projet-d-accord-sur-le-stress-au-travail-une-transposition-r.html</guid>
                <title>Projet d'accord sur le stress au travail : une transposition réussie du dialogue social européen</title>
                <link>http://christopherieuze.rsfblog.org/archive/2008/07/08/projet-d-accord-sur-le-stress-au-travail-une-transposition-r.html</link>
                <author>noreply@blogspirit.com (fipho32)</author>
                                                <category>Travail</category>
                                                <pubDate>Tue, 08 Jul 2008 09:54:06 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;img src=&quot;http://christopherieuze.rsfblog.org/media/02/02/d94148f853d6eb9834fd17fb88406ab1.jpg&quot; id=&quot;media-219540&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;65c905cfad825a82484f1bbb91a198b1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;La 4ème et ultime séance de négociation interprofessionnelle sur le stress au travail s’est tenue le 2 juillet 2008 et a débouché sur un projet d'accord soumis à signature. &lt;br /&gt;Cette négociation avait pour objet de transposer l’accord cadre européen conclu le 8 octobre 2004 (signé par les trois organisations patronales européennes et la CES). Accord dont nous soulignons qu’il est le premier acte posé en matière de prise en compte du stress au travail et qui marque la volonté des partenaires sociaux européens d’engager une action commune sur cette question. Preuve -s’il en était besoin- de l’existence d’une Europe sociale.&lt;br /&gt;La séance du 2 juillet s’est déroulée à partir d’un nouveau texte intégrant en partie les demandes et propositions faites lors des réunions précédentes. Suite à un premier tour de table, où chaque organisation syndicale a pu proposer de nouveaux amendements, la séance a été suspendue et la partie patronale nous a remis un texte finalisé sur lequel il nous a été demandé de donner une appréciation générale.&lt;br /&gt;Pour la délégation CFDT, cette dernière séance de négociation a permis de faire évoluer de façon positive le texte proposé. En effet, plusieurs avancées peuvent être constatées :&lt;br /&gt;- Ce texte met l’accent sur la prévention du stress au travail notamment par l’établissement d’une liste d’indicateurs à recueillir et de facteurs de stress à identifier dans les entreprises. &lt;br /&gt;- La définition du stress a été considérablement enrichie. Notre volonté de voir supprimer la référence à des pressions à court terme pouvant être considérées comme « positives » par les salariés a été supprimée. De même, il a été admis que le stress puisse apparaître suite à une exposition « répétée » à des pressions intenses et non seulement suite à une exposition « prolongée », comme le texte initial le prévoyait. &lt;br /&gt;- Dans la définition du stress et de ses facteurs, la place donnée à la composante individuelle a été diminuée et la partie patronale est sortie du déni de la responsabilité de l’organisation du travail. Ainsi, l’organisation et les processus de travail sont placés en tête de la liste des facteurs de stress. &lt;br /&gt;- Le rôle des représentants du personnel dans la mise en œuvre de mesures de lutte contre le stress est renforcé. Toutefois, dans cette négociation, la CFDT avait aussi l’ambition de voir reconnaître un droit spécifique à la formation des représentants du personnel sur la question des risques psychosociaux. Or le patronat, souhaitant se garder une marge de manœuvre quant aux négociations à venir sur le rôle du CHSCT ou encore sur le droit d’alerte en matière de stress et de TMS, n’a pas accédé à notre demande. Nous veillerons à ce que cette question soit abordée lors de ces négociations. &lt;br /&gt;- Enfin, l’impérativité du texte a été renforcée notamment par le remplacement de formulations potestatives par des tournures de phrases impératives (exemple : l’employeur « peut faire » par l’employeur « doit faire ») et par l’interdiction faite aux futurs accords de branche et d’entreprise de prévoir des dispositions moins favorables à l’accord interprofessionnel.&lt;br /&gt;L’ensemble des organisations syndicales ont donné un avis positif sur le texte. Toutes vont consulter leurs instances afin de décider de sa signature ou non. Concernant la CFDT, le bureau national sera consulté en début de semaine prochaine.
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://christopherieuze.rsfblog.org/archive/2008/06/23/derriere-le-miracle-de-la-baisse-du-chomage.html</guid>
                <title>Derrière le miracle de la baisse du chômage</title>
                <link>http://christopherieuze.rsfblog.org/archive/2008/06/23/derriere-le-miracle-de-la-baisse-du-chomage.html</link>
                <author>noreply@blogspirit.com (fipho32)</author>
                                                <category>Travail</category>
                                                <pubDate>Mon, 23 Jun 2008 10:49:41 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;img src=&quot;http://christopherieuze.rsfblog.org/media/02/02/01f58933c75594099c3390ef8722a57f.jpg&quot; id=&quot;media-211549&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;886bbd865f4c8a26420303357517f69a.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Article écrit par Guillaume Duval rédacteur en chef d'Alternatives Economiques&lt;br /&gt;Paru sur le site internet de Terra Nova&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les récents chiffres du chômage, publiés par l’INSEE le 5 Juin dernier, montrent une baisse significative du nombre des chômeurs. Guillaume Duval, rédacteur en chef de la revue Alternatives Economiques, explique que cette bonne nouvelle a une cause problématique : le fléchissement de la population active, du à la fois au vieillissement et à une recherche d’emploi atone.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 5 juin dernier, l’Insee publiait les chiffres officiels du chômage au 1er trimestre 2008. Ils faisaient apparaître ne baisse sensible du nombre des chômeurs, descendu à 2 000 000 de personnes, ainsi que du taux de chômage, ramené à 7,2 %, pour la première fois depuis 1982. &lt;br /&gt;Cette bonne nouvelle a immédiatement donné lieu à un grand exercice d’autosatisfaction de la part du gouvernement : « grâce à l’accélération des réformes pour libérer le travail, moderniser le service public de l’emploi et soutenir la compétitivité des entreprises, l’économie française crée des emplois », s’est félicité Christine Lagarde, ministre de l’économie. &lt;br /&gt;Pourtant ce n’est pas tant, en réalité, le dynamisme des créations d’emplois qui explique cette baisse que la stagnation de la population active. Une évolution qui a plutôt de quoi inquiéter si elle devait se confirmer au cours des prochains mois. &lt;br /&gt;Les chiffres publiés par l’Insee ont surpris tous les observateurs. A commencer par l’Insee lui-même qui avait pronostiqué, dans sa note de conjoncture publiée en mars dernier, que le chômage cesserait de baisser cette année. &lt;br /&gt;Le nombre des créations d'emplois au premier trimestre 2008, 57 000 emplois dans le secteur marchand, a été certes non négligeable mais quand même deux fois moins important qu'au premier trimestre 2007. &lt;br /&gt;De son côté le nombre des chômeurs inscrits à l'ANPE fait apparaître, une fois corrigé des variations saisonnières, l'inflexion prévue par l'Insee : avec 7700 chômeurs de plus au premier trimestre 2008 par rapport au dernier trimestre 2007, il augmente de nouveau pour la première fois depuis 2005. &lt;br /&gt;Au cours des dernières années les chiffres du chômage avaient donné lieu à de vives polémiques du fait que le nombre des chômeurs inscrit à l’ANPE baissait davantage que ceux recensés par l’Insee sur la base d’enquêtes réalisées directement auprès des français. D’où des accusations de manipulation à travers une politique de radiation agressive des chômeurs inscrits à l’ANPE. &lt;br /&gt;Au premier trimestre 2008, on s’est retrouvé dans la situation inverse : le chômage a baissé davantage selon l’Insee que ce qu’on pouvait attendre au vu de l’évolution des inscrits à l’ANPE. Or, il paraît peu probable, dans le contexte actuel, que l’agence soit brutalement devenue laxiste au premier trimestre 2008. Comment expliquer dès lors le miracle des bons chiffres de l’INSEE ? &lt;br /&gt;La réponse se trouve dans le détail des données publiées : entre le premier trimestre 2008 et le dernier trimestre 2007, ce qu'on appelle la population active, c'est-à-dire l'ensemble des gens qui ont un emploi ou en recherchent un, n'a augmenté, selon l'Institut statistique, que de 5 000 personnes en France, soit à un rythme annuel de 20 000 personnes. Alors que l'an dernier ce nombre avait augmenté de 122 000 personnes et plutôt de 200 000 personnes par an au cours des années antérieures. &lt;br /&gt;Il fallait donc créer au minimum autant d'emplois supplémentaires chaque année, pour commencer à faire baisser le chômage. Le départ en retraite des baby boomers explique bien sûr cette inflexion, mais son effet n'aurait pas dû être aussi important que ne le mesure l'Insee au premier trimestre. &lt;br /&gt;En effet, il aurait dû être compensé en partie par le fait que des gens, jusque là découragés de prendre un emploi, se remettent à tenter leur chance sur le marché du travail. Or cela ne s'est pas produit : à force de ne créer pour l'essentiel que des petits boulots mal payés et à temps très partiels dans les services aux personnes, les gens ont été, semble-t-il, découragés de chercher un emploi. Et du coup, l'Insee trouve qu'il y a moins de chômeurs. &lt;br /&gt;Il faut toujours prendre les évolutions mesurées sur un seul trimestre avec beaucoup de pincettes, mais si cette tendance devait perdurer, elle n'aurait rien de rassurant pour l'économie et la société française. Même si elle contribue à limiter le nombre des chômeurs officiellement reconnus comme tels...
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://christopherieuze.rsfblog.org/archive/2008/05/11/unedic-premieres-orientations-avant-la-negociation.html</guid>
                <title>Unedic-Premières orientations avant la négociation</title>
                <link>http://christopherieuze.rsfblog.org/archive/2008/05/11/unedic-premieres-orientations-avant-la-negociation.html</link>
                <author>noreply@blogspirit.com (fipho32)</author>
                                                <category>Travail</category>
                                                <pubDate>Sun, 11 May 2008 09:37:09 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;img src=&quot;http://christopherieuze.rsfblog.org/media/00/01/ae462b7ce026aec424473d5d66baed46.jpg&quot; id=&quot;media-187591&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;e4104e4c7e32531cb0d84ccbc752aec4.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Article paru sur le site web de la CFDT&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors d’une réunion tripartite préparatoire à la négociation sur l’assurance-chômage, le 6 mai, la CFDT a affirmé son opposition aux critères d’offre raisonnable d’emploi présentés par le gouvernement.&lt;br /&gt;Les partenaires sociaux étaient invités, le 6 mai, par la ministre de l’Économie, Christine Lagarde, et le secrétaire d’État à l’Emploi, Laurent Wauquiez, à une réunion de travail en amont du démarrage de la négociation à venir sur l’assurance-chômage. Cette réunion revêtait une importance particulière, quatre mois après la conclusion de l’accord sur la modernisation du marché du travail et en pleine organisation du futur opérateur qui fusionne l’ANPE et les Assédic. « La négociation sur l’assurance-chômage est l’un des éléments du grand chantier de la sécurisation des parcours professionnels, avec la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, la négociation sur le bilan d’étape professionnel et celle sur la formation professionnelle », affirme Séverin Prené, secrétaire confédéral.&lt;br /&gt;Pour le gouvernement, il s’agissait de faire la part entre ce qui relève de cette négociation et ce qui dépend de l’État, de dégager des orientations pour « un meilleur accompagnement des demandeurs d’emploi » et de traiter de « l’offre raisonnable d’emploi » selon la terminologie de Bercy, qu’un chômeur serait tenu d’accepter.&lt;br /&gt;Une “ offre raisonnable ” très détaillée. Ce dernier point a focalisé toutes les attentions ces derniers jours. Le gouvernement a clarifié ses intentions dans ce domaine le 5 mai, dans une note reprise par la presse. Ainsi, le demandeur d’emploi élaborerait un « projet professionnel, actualisé tous les trois mois », projet incluant une zone géographique définie. Les trois premiers mois, il devrait s’engager à ne pas refuser plus de deux offres d’emploi répondant à ce projet et rémunérées à la hauteur de son dernier emploi. Au bout de trois mois de recherche, les critères d’offre “ raisonnable ” changent : elle devra être compatible avec les qualifications du demandeur d’emploi (et non plus avec le projet professionnel), rémunérée à 95 % du salaire antérieur et toujours située dans la zone géographique définie. Après six mois de recherche, une offre raisonnable d’emploi est rémunérée à 80 % du salaire antérieur, n’est pas éloignée de plus de 30 kilomètres ou une heure en transport en commun. Au bout d’un an, le demandeur d’emploi ne pourra refuser plus de deux offres répondant aux mêmes critères de qualification et d’éloignement, mais rémunérées à un salaire supérieur à l’allocation-chômage. Le refus de deux de ces offres entraînerait une radiation de deux mois et la suspension possible des allocations.&lt;br /&gt;Égalité de traitement et critères objectifs. Dans son argumentaire, le gouvernement met en avant « une logique d’engagements réciproques du service public de l’emploi et du demandeur d’emploi », principe que la CFDT retient également. Mais il y ajoute « une égalité de traitement grâce à des critères objectifs », la rémunération, la qualification et l’éloignement. Or, « on ne peut définir une offre valable d’emploi de manière globale, car il n’y a pas d’homogénéité des demandeurs d’emploi, souligne Gaby Bonnand, secrétaire national. Ce sont les personnes les plus éloignées de l’emploi qui risquent d’avoir le plus de difficultés si un tel système se met en place. Et ce sont souvent ces personnes qui bénéficient le moins d’un accompagnement efficace ».&lt;br /&gt;D’où la demande d’un contrat entre le demandeur d’emploi, l’accompagnateur référent et le service public de l’emploi. « L’État se fonde sur le fait que les autres pays européens ont défini de tels critères dans leur système d’assurance-chômage. Il oublie de rappeler que la relation contractuelle que nous demandons existe aussi dans ces pays », relève Séverin Prené.&lt;br /&gt;La nécessité d’articuler l’assurance-chômage et la solidarité nationale constituait l’un des points clés de la rencontre du 6 mai. « La coordination entre les deux doit permettre de ne pas reléguer les chômeurs les plus éloignés de l’emploi dans un système qui renforce encore leur exclusion, explique Séverin Prené. Il faut éviter de “ balkaniser ” davantage le marché du travail entre les plus fragilisés, qui auraient droit à un filet de sécurité, et le reste de la population. Articuler assurance-chômage et solidarité nationale doit également permettre d’éviter un cloisonnement défavorable à la continuité des droits des demandeurs d’emploi. » La CFDT insiste sur la qualité de l’accompagnement et son lien avec l’indemnisation. Le nouvel opérateur du service public de l’emploi devra mettre en place un accompagnement plus efficace. La réunion du 6 mai, si elle ne marquait pas le coup d’envoi de la négociation, constituait le lancement de la coopération entre les partenaires sociaux et l’État pour construire cet accompagnement vers l’emploi, destiné aux 3,5 millions de demandeurs d’emploi de notre pays.
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://christopherieuze.rsfblog.org/archive/2008/02/09/ouverture-de-negociations-sur-les-handicapes-chez-cortal-con.html</guid>
                <title>Ouverture de négociations sur les handicapés chez Cortal Consors</title>
                <link>http://christopherieuze.rsfblog.org/archive/2008/02/09/ouverture-de-negociations-sur-les-handicapes-chez-cortal-con.html</link>
                <author>noreply@blogspirit.com (fipho32)</author>
                                                <category>Travail</category>
                                                <pubDate>Sat, 09 Feb 2008 08:30:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;img src=&quot;http://christopherieuze.rsfblog.org/media/02/01/dc516603f4a2124c55c986db1ce84c64.jpg&quot; id=&quot;media-132926&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;405331ebb7e7ecfa6a881cf28f77aab4.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;A la demande de la CFDT, Cortal Consors a ouvert des négociations sur l’insertion des salariés handicapés au sein de l’entreprise.&lt;br /&gt;Ces négociations, une première chez nous, fait suite à un diagnostic partagé qui a fait ressortir la part nettement insuffisante de personnes handicapées dans l’effectif de Cortal Consors.&lt;br /&gt;En fait, ce processus n’a été vraiment possible que par l’existence de la loi du 11 février 2005 qui a augmenté la contribution des entreprises à l’AGEFIPH (association nationale pour la gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées). Cette contribution est calculée en fonction du seuil de 6 % qui représente la part de salariés handicapés que doivent employer les entreprises (de l’ordre de 100 000 € pour Cortal Consors en 2006).&lt;br /&gt;De plus, la loi oblige également les partenaires sociaux à négocier un accord d’entreprise tous les ans et un accord de branche tous les 3 ans.&lt;br /&gt;Devant donc payer des sommes beaucoup plus importantes que par le passé, la direction de Cortal Consors a accepté d’ouvrir des négociations : comme quoi une politique volontariste permet de débloquer une situation.&lt;br /&gt;Pour la CFDT, il s’agit de favoriser l’intégration des personnes handicapées sur le marché du travail étant donné qu’elles connaissent un taux de chômage près de 3 fois supérieur à celui des autres salariés. De plus, leur accès à des dispositifs de formation professionnelle initiale et continue reste difficile.&lt;br /&gt;La responsabilité des partenaires sociaux, mais aussi celle des collègues de travail, est donc particulièrement importante pour accueillir et réussir l’insertion professionnelle des personnes handicapées.&lt;br /&gt;En ce qui concerne les négociations chez Cortal Consors, deux réunions ont déjà eu lieu, réunions qui ont permis de faire à la fois un état des lieux et de débattre sur des pistes d’action.&lt;br /&gt;A l’image de beaucoup d’autres entreprises, le constat est terrible : 6 personnes handicapées employées en CDI sur un effectif total de 540 salariés, un chiffre dramatiquement faible.&lt;br /&gt;La CFDT a émis un certain nombre de propositions :&lt;br /&gt;- Bien définir les objectifs de l’éventuel accord : augmenter les recrutements de salariés handicapés, les maintenir dans l’emploi, les faire bénéficier d’un véritable parcours professionnel comme n’importe quel salarié&lt;br /&gt;- Sensibiliser les salariés à cette problématique afin de changer le regard que peuvent avoir les valides vis-à-vis des handicapés. Cela peut passer par l’amélioration de l’information (brochures, campagnes internes etc …) mais aussi par des actions de formation spécifique.&lt;br /&gt;- Renforcer le partenariat avec des cabinets ou des organismes spécialisés dans le recrutement de personnes handicapés. Cortal Consors travaillent déjà avec des cabinets extérieurs mais les résultats sont médiocres.&lt;br /&gt;- Améliorer la formation des recruteurs des Ressources Humaines et des managers en charge d’une équipe.&lt;br /&gt;- Utiliser la formation en alternance à travers les contrats de professionnalisation  pour augmenter les compétences des salariés handicapés.&lt;br /&gt;- Renforcer la prise en charge du poste de travail grâce à une ergonomie étudiée, une formation spécifique pilotée par un tuteur formé, reconnu avec les moyens nécessaires à l’accomplissement de sa mission. Cela passe également le cas échéant par une adaptation de l’organisation du travail avec, par exemple, des horaires individualisés.&lt;br /&gt;- Améliorer l’accueil du salarié handicapé en lui faisant bénéficier du soutien d’un parrain chargé de l’accompagner dans son intégration. Ne pas oublier d’offrir des infrastructures en capacité de bien les accueillir&lt;br /&gt;- Création d’une mission Handicap au sein des Ressources Humaines pour une suivi spécifique et bien identifié du dossier&lt;br /&gt;- Agir en faveur des salariés ayant une personne handicapée à charge et qui pourrait rencontrer des difficultés à trouver un emploi&lt;br /&gt;- Améliorer les liens avec les entreprises adaptées (les anciens ateliers protégés) en faisant notamment le point sur des activités qui pourraient leur être confiées&lt;br /&gt;- Mettre en place un véritable suivi de l’accord pour mieux détecter en amont d’éventuels dysfonctionnements&lt;br /&gt;Les débats ont très intéressants mais il nous faudra consulter le projet d’accord de la direction pour en savoir plus sur leurs véritables intentions.&lt;br /&gt;Nous avons insisté sur notre opposition à l’éventualité de la direction d’inciter les salariés concernés à se déclarer comme étant handicapés.&lt;br /&gt;Cette méthode est très dangereuse car ce serait une atteinte au libre choix de la personne sans oublier que cela empêcherait à des exclus d’accéder à un emploi. &lt;br /&gt;Nous sommes dans l’attente des propositions concrètes de la DRH pour savoir si nos arguments ont porté.&lt;br /&gt;Une autre passe d’armes a eu lieu pendant la 2ème réunion mais avec la CFTC, cette fois-ci.&lt;br /&gt; La CFTC a fait part de sa volonté de ne pas faire, à travers ces négociations, de la discrimination positive.&lt;br /&gt;J’ai répondu que si nous vivions dans un monde idéal, nous n’aurions pas besoin de ce genre d’accord pour que tout le monde puisse être à égalité dans le monde du travail.&lt;br /&gt;Or, ce n’est pas le cas et c’est de notre devoir de tenter de trouver des solutions pour réduire toutes les discriminations, qu’elles touchent les personnes de couleur, les femmes, les homosexuels ou les handicapés.&lt;br /&gt;La prochaine étape des négociations nous amènera à la semaine du 18 février avec la remise, par la direction, d’un projet d’accord.
                </description>
                            </item>
                </channel>
</rss>