28.02.2010
Journée d'action interprofessionnelle du 23 mars
Déclaration de l'intersyndicale CFDT-CGT-FSU-Solidaires-UNSA qui appelle à une journée nationale d'actiion interprofessionnelle le 23 mars 2010
Lors du Sommet social qui s’est tenu aujourd’hui, le président de la République s’est limité à annoncer une série de rendez-vous. Les organisations syndicales continuent de manifester leur profonde inquiétude sur l’emploi, le pouvoir d’achat et les retraites.
Le gouvernement n’a apporté aucune réponse concrète sur l’emploi, les salaires, le pouvoir d’achat, les conditions de travail et les politiques publiques. Il renvoie la question des chômeurs en fin de droits à une concertation avec le secrétaire d’Etat à l’emploi.
Alors que les organisations syndicales ont récemment dénoncé les atteintes au statut général des fonctionnaires, le gouvernement ne dit rien non plus sur le malaise dans la Fonction publique. Au nom de la révision générale des politiques publiques, il supprime des emplois au détriment des missions des services publics.
Concernant les retraites, avec un projet de loi annoncé dès septembre 2010, le calendrier reste très serré. Les organisations syndicales affirment leur volonté d’agir pour que le débat sur les retraites, prenne en compte l’ensemble des questions tant au niveau du privé que du public, notamment le niveau des pensions, l’emploi, le financement, la pénibilité, le code des pensions et la réduction des inégalités.
Les rendez-vous fixés par le président de la République et les négociations avec le patronat doivent être l’occasion d’apporter des solutions favorables aux salariés. La situation économique et sociale nécessite l’intervention convergente des salariés du public comme du privé, des retraités, des privés d’emplois, pour porter avec force leurs attentes et défendre leurs intérêts communs.
C’est pourquoi les organisations syndicales décident d’une mobilisation inter-professionnelle unitaire afin de peser sur ces différents rendez-vous. Elles décident ensemble d’une journée qui donne lieu à des grèves et des manifestations dans tout le pays le 23 mars.
Les organisations syndicales réaffirment que la sortie de crise passe par des mesures en faveur de l’emploi, des salaires et pensions, une fiscalité plus juste, des politiques publiques en faveur d’une relance économique respectueuse des impératifs écologiques.
12:29 Publié dans Syndicalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : intersyndicale, manifestation, emploi, services publics, retraites
11.02.2010
Déclaration intersyndicale du 8 février 2010
Communiqué commun des organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires et Unsa suite à la réunion intersyndicale du 8 février 2010
Elles constatent que la situation économique et sociale reste très dégradée et très préoccupante pour les salariés, les retraités, les chômeurs et les jeunes qui subissent encore durement les conséquences d’une crise qui s’installe dans la durée.
La situation de l’emploi s’aggrave : plus de 4 millions d’inscrits à Pôle Emploi, 1 million de chômeurs en fins de droit sont annoncés pour 2010.
Le secteur privé continue de subir des plans de suppressions d’emplois. Le gouvernement, au nom de la révision générale des politiques publiques, supprime des emplois au détriment des missions des services publics. La vie au travail se détériore pour les salariés du privé comme du public. Les travailleurs sans-papiers sont dans une situation de non-droit intolérable.
La protection sociale accuse un manque crucial de moyens. Cette situation sociale tendue, faite parfois de violence aux salariés, exige une réorientation des politiques publiques pour réduire les inégalités et renforcer les dispositifs solidaires. Elle nécessite que le patronat assume ses responsabilités sociales et change d’attitude.
Lors du sommet social le 15 février, les organisations syndicales exprimeront leurs exigences d’ouverture de vraies négociations sur ces sujets et d’un véritable dialogue social.
Elles réaffirment, comme elles l’ont déjà fait en 2009, que la sortie de crise passe par des mesures en faveur de l’emploi, des salaires et pensions, une fiscalité plus juste, des politiques publiques en faveur d’une relance économique respectueuse des impératifs écologiques.
Concernant les retraites, elles exprimeront leur volonté que toutes les conditions soient créées pour un vrai débat. Nous sommes bien face à un choix de société. C’est notamment la question des solidarités intergénérationnelles qui est posée. Les organisations syndicales n’accepteront pas une mascarade de concertation. Elles ne se laisseront enfermer ni dans un calendrier ni dans un débat qui ne prendraient pas en compte l’ensemble des questions, notamment le niveau des pensions, l’emploi, le financement, la pénibilité.
Cette situation économique et sociale nécessite l’intervention convergente des salariés du public comme du privé, des retraités, des privés d’emplois, pour porter avec force leurs attentes et défendre leurs intérêts communs.
Les organisations syndicales conviennent de se revoir le 15 février pour analyser le contenu du sommet social et envisager les perspectives d’action et de mobilisation dès le mois de mars 2010.
Elles souhaitent parvenir à des constructions unitaires les plus larges possibles pour obtenir des résultats redonnant confiance et espoir au monde du travail.
06:35 Publié dans Syndicalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cfdt, intersyndicale, crise, protection sociale, retraites, emploi, chômage
12.10.2009
L'appel des éco-syndicalistes
Le monde doit faire face actuellement à une crise qui n'est pas seulement économique mais aussi écologique due en grande partie aux activités humaines. Augmentation des températures sans précédent, pollution en hausse, appauvrissement de la biodiversité mais aussi accroissement des inégalités, la crise démontre les limites atteintes par un système qu'il faut changer dès aujourd'hui. Face à de telles menaces, les réponses doivent changer d'échelle et venir de tous les acteurs concernés, que ce soit les pouvoirs publics, les simples citoyens, la société civile, le monde du travail et des entreprises.
Par conséquent, les militants syndicaux ont un rôle important pour à la fois protéger les salariés face aux risques encourus mais aussi pour être au coeur des transformations nécessaires pour préserver notre environnement. Les syndicalistes ont aujourd'hui la responsabilité d'agir pour que les questions environnementales et sociales soient réellement prises en compte dans les politiques des entreprises. Pour cela, il est nécessaire de dépasser la simple prise de conscience pour sur le terrain de l'organisation des entreprises, de la nature même de leurs activités. Ce n'est pas chose aisée que ce soit dans les grands groupes qui ont tendance à privilégier le "greenwashing" (cela a l'apparence de l'écologie, la couleur de l'écologie mais ce n'est pas de l'écologie) ou dans les petites entreprises dépourvues d'organisation syndicale. Les syndicalistes sont tellement accaparés par les problématiques d'emploi, par la lutte contre la précarité, contre les inégalités, contre les discriminations, qu'ils n'ont pas la possibilité d'intégrer les thèmes environnementaux dans leurs revendications.
C'est pourquoi j'ai rejoint un groupe de militants à la fois syndicalistes et écolos, venant d'horizons divers, qui ont décidé d'unir leurs forces afin de promouvoir l'alliance de l'écologie et du syndicalisme dans le respect des prérogatives de chacun. Il s'agit de démontrer que l'écologie est aussi un puissant vecteur de progrès social dan s le monde du travail.
Si vous êtes comme moi syndicaliste et désireux de construire un autre modèle plus respectueux de la planète, je vous invite à rejoindre et à signer l'appel des éco-syndicalistes.
Pour signer l'appel : farbiaz@aol.com
Pour des renseignements : ecosyndicalistes@gmail.com
L’APPEL DES SYNDICALISTES
Nous, salarié-e-s du privé et du public, paysans, chômeurs, précaires, retraité-e- s, militant-e-s syndicaux issu-e-s des diverses confédérations, considérant que :
1. La crise actuelle est une crise systémique globale, à la fois économique, financière, écologique. La globalité de cette crise nous oblige à repenser la question syndicale. La lutte contre les inégalités
pollution chimique, air pollué, ondes électromagnétiques, énergie nucléaire... Ce sont d’abord les ouvriers qui meurent des cancers professionnels liés aux produits chimiques...
C’est dans les entreprises de service que les nouvelles maladies liées au stress et à l’intensification du travail, au harcèlement psychique et à la course à la rentabilité se traduisent par la souffrance au
travail qui va jusqu’aux suicides : ouvriers, employés cadres du tertiaire, nous sommes tous pressurés et jetés dès lors que nous ne sommes plus performants en regard des critères de rentabilité...
Ce sont les salariés du commerce qui subissent les effets de temps partiels imposés, d'univers sonores abrutissants, ceux de l’agriculture, qui sont les premières victimes des dangereux produits phytosanitaires ou des nitrates...
Ce sont les salariés du secteur public, que ce soit dans les hôpitaux, les écoles, les trains ou les administrations, qui doivent faire face à des charges de travail en augmentation, alors que le démantèlement des services publics, la RGPP et les attaques répétées contre les fonctionnaires réduisent les effectifs et uniformisent peu à peu les conditions de travail dans le public et le privé.
Alors même que la médecine comme l’inspection du travail sont de plus en plus marginalisées, nous devons affronter chaque semaine de nouvelles mesures qui aggravent nos conditions de vie et de travail tout en nous jetant dans la précarité. Nous refusons d’être les variables d’ajustement de la mutation alors que nous devons en être les acteurs : C’est dans et à partir les entreprises que nous devons porter les revendications et les luttes concernant la santé et l’environnement, l’organisation du travail, la redistribution des richesses et du partage capital travail, la démocratie dans l’entreprise.
La pollution industrielle ne s’arrête pas à la sortie de l’usine... Nous subissons tous les jours dans nos quartiers les conséquences de cette irresponsabilité sociale et environnementale : gestion des déchets, eaux usées, qualité de l’air, bruit, urbanisme, transport... Les organisations de salariés et de paysans doivent au côté des organisations environnementales, de consommateurs et d’usagers, intervenir ensemble dans la vie de la cité.
3. Notre combat est comme celui de nos aîné-e-s un combat international. Ce sont les multinationales qui sont les principaux pollueurs de la planète. Veolia, Suez, Bouygues, Total comme Ford ou Monsanto ont une responsabilité qui dépasse leurs frontières nationales. L’actuel système de gouvernance mondiale appuyé sur le FMI, la Banque mondiale et l’OMC, loin de réguler l’économie mondiale assoit leur domination et encourage le développement d’un système financier prédateur dont la seule motivation est la course au profit pour le profit.
Le syndicalisme s’est créé sur une base de solidaritesociales et écologiques forme un seul et même combat. Mais nous ne pouvons nous satisfaire de la seule résistance au système capitaliste. Les luttes contre la privatisation des services publics, les plans de licenciements et les délocalisations sont décisives mais elles doivent se traduire par des propositions de rupture avec le mode de développement, de production et de consommation, fondé sur le productivisme. Le vieux dogme de la croissance pour la croissance comme seul horizon à la lutte du mouvement social est en crise. La défense des fins de mois et des conditions de travail ne s’oppose pas à la lutte contre la destruction de la planète. Le syndicalisme tout en privilégiant la défense des intérêts immédiats des salariés ne peut faire l’impasse sur les conséquences des dégâts du productivisme et de la fin programmée des ressources naturelles et des biens communs. Seule la transformation écologique de l’économie et de la société permettra d’avancer de combattre efficacement le chômage et d’améliorer les conditions de vie et de travail. Nous ne protégerons pas les travailleurs si l’économie tout entière n’est pas réorientée vers un autre mode de production, un autre système de transport, un autre aménagement du territoire, une autre agriculture. Il faut maintenant trouver des solutions au dépassement du capitalisme même repeint en vert et construire une alternative écologique et sociale aux ravages dont il est porteur. 2. L’écologie appartient à toutes et à tous. Elle n’est pas le domaine réservé, contrairement à une opinion trop répandue, des classes aisées des centres ville mais concerne d’abord toutes celles et tous ceux qui en sont les premières victimes : salariés, chômeurs, paysans, précaires, retraités, travailleurs pauvres... C’est dans les entreprises que nous devons affronter les conséquences du productivisme : amiante,
internationale. Il ne peut s’exonérer de cette tâche à l’heure de la mondialisation néolibérale. La convergence entre écologie, altermondialisme et mouvement social portée par les Forums Sociaux doit se traduire concrètement désormais dans l’action syndicale, comme commence à le montrer la solidarité avec les mouvements comme le LKP de Guadeloupe ou l’USTKE en Nouvelle-
Calédonie ou encore avec les sans papiers en grève. La prise de conscience de la nécessité de la convergence entre l’écologie et le monde du travail a commencé :
- Via campesina, représentée par la Confédération paysanne en France, réunit des millions de paysans à travers le monde qui se mobilisent contre les OGM, pour une agriculture durable et non polluante - Plusieurs confédérations comme la CUT Brésilienne, la Cosatu d’Afrique du Sud, les Commissions ouvrières espagnoles ou la CGT ont constitué la Fondation internationale du Travail pour le Développement durable. - Une alliance Blue-Green, cols verts-cols bleus a vu le jour aux États-Unis et au Canada, regroupant les associations environnementales et les organisations syndicales pour une nouvelle politique énergétique et lutter contre le réchauffement climatique. Face à l’urgence de la crise climatique et énergétique et à la brutalité de la crise économique et sociale, les écosyndcialistes appellent leurs organisations et le monde du travail à relever le défi écologique, celui de l’émancipation de notre temps. 4. Le vote du 7 juin 2009 pour Europe-Écologie a créé les conditions d’une dynamique nouvelle à gauche et mis en avant de nouvelles propositions en matière de création d’emplois. Avec les écologistes, un grand nombre de militant-e-s du mouvement syndical considère qu’il est possible de construire une alternative positive à la crise en poursuivant sur la lancée du programme développé à l’occasion des élections européennes. Les propositions qui ont été faites à cette occasion : travailler tous et autrement pour vivre mieux, revenu minimum et maximum, contrats de reconversion industrielle, notamment dans la branche de l’automobile, contrôle des usagers et des salariés sur l’organisation du travail, relocalisation des activités, redistribution des
richesses, création de millions d’emplois verts non délocalisables, soutien aux initiatives d’économie solidaire, Réduction du Temps de Travail, défense et développement des services publics sont autant d’axes essentiels qui peuvent et doivent être débattues sur les lieux de travail.
5. Afin de donner d’apporter les réponses écologiques et sociales, nous nous
devons de poursuivre le débat entre l’écologie politique et le syndicalisme. Le nucléaire, la croissance, la reconversion écologique, la taxe carbone, les nouvelles formes de luttes issues de la désobéissance civile, le revenu garanti, le protectionnisme et les normes sociales et environnementales à imposer, la question de l’unité syndicale, doivent faire l’objet de discussions argumentées, sans préalables, dans le respect de l’indépendance du syndicalisme mais avec la volonté de trouver des solutions nouvelles et adaptées à la crise du productivisme et de l’État providence. Nous devons nous saisir de ces
perspectives pour en finir avec la culture producti- viste issue de la tradition de la gauche traditionnelle. 6. Nous devons mutualiser les pratiques de transformation écologique du travail et de la société et les faire connaître. En France des réseaux de surveillance et de prévention contre les cancers professionnels et les accidents du travail sont mis en place ; des batailles contre les ondes électromagnétiques sont menées à partir des équipes syndicales de base. La mobilisation pour le développement du fret contre le tout routier fédère les syndicats de cheminots et, les usagers des transports, les élus locaux et les organisations environnemen- tales. La directive Reach, sur les produits chimiques, a produit une mobilisation syndicale et un travail commun au quotidien entre organisations syndicales et organisations écologistes Les actions communes des salariés et des usagers, des paysans et des consommateurs contre la pollution et les risques industriels, pour la santé et un environnement sain sont encore peu développés.
À l’occasion des conférences sur le climat comme celles de Copenhague, la discussion sur le volet social des plans climats sera l’occasion de nouvelles convergences.
08:41 Publié dans Syndicalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, crise, développement durable, rse, entreprises
07.10.2009
Agenda-Journée pour le travail décent-mercredi 7 octobre 2009
A l’appel de la confédération syndicale internationale (CES), les Organisations syndicales franciliennes (CFDT, CGT, CGC, UNSA, FSU, Solidaires) ont décidé d’un rassemblement devant le siège du MEDEF.
Ce rassemblement se tient dans le cadre de la journée mondiale du 7 octobre pour le travail décent décidée par la CES. Le contexte de crise impacte tout particulièrement les pays et les populations les plus pauvres. Sur notre territoire francilien, il touche aussi bon nombre de bassins d’emplois et de salariés dans leur emploi, dans leurs conditions de vie au travail, dans leurs droits, dans leur famille.Cette journée est importante et doit montrer un mouvement syndical international en capacité de faire pression, partout dans le monde, et à commencer par notre région, pour des mesures favorisant le respect des droits fondamentaux au travail, une croissance économique soutenable, des réformes financières efficaces, la justice sociale et le développement.
Appel des organisations syndicales d'Ile de France CFDT-CFE/CGC-CGT-FSU-Solidaires-UNSA
ENSEMBLE EN ILE DE FRANCE COMME PARTOUT DANS LE MONDE POUR LE TRAVAIL DECENT
Participez massivement au rassemblement unitaire à Paris devant le siège du MEDEF
Mercredi 7 octobre 2009 de 15h30 à 17h30
55 avenue Bosquet-75007 Paris-métro Ecole Militaire
organisations syndicales d’Ile-de-France
Face à l’ampleur de la crise, le patronat et le gouvernement n’apportent pas les réponses économiques et sociales à la hauteur des attentes des salariés, notamment en ce qui concerne l’emploi, la formation tout au long de la vie, la lutte contre le chômage et la précarité et la défense des demandeurs d’emploi.
Les mesures prises au coeur de l’été sur le travail du dimanche sont un exemple caricatural des dispositions inefficaces sur le plan de l’emploi, injustes pour les salariés. La véritable raison d’une telle loi a pour but de précariser davantage les salariés et de les fragiliser face au patronat… Des avantages sont accordés aux entreprises sans aucune contrepartie aux salariés et sont coûteux sur le plan fiscal alors que les déficits publics se creusent.
Les grandes mobilisations du premier semestre 2009 ont montré la volonté des salariés, du public et du privé, des retraités, des chômeurs et des étudiants, de ne pas se résigner à payer les conséquences d’une crise dont ils ne sont pas responsables.
Le 7 octobre devient, à l’initiative de la CSI et relayée par la CES, une date majeure de solidarité et de mobilisation des travailleurs du monde entier. Déjà, l’an dernier des centaines de rassemblements, de manifestations partout dans le monde ont mobilisé des centaines de milliers de travailleurs.
Le rassemblement devant le siège du Medef permettra aux salariés franciliens d’apporter leurs témoignages et d’exprimer leurs revendications sur la qualité de vie au travail, le respect, les salaires et aussi leur solidarité avec les salariés des autres pays.
Il doit être une nouvelle occasion de porter ces revendications dans le contexte de crise économique avec les conséquences sociales graves que vivent les franciliens dans leur emploi, leur revenu (salaire, retraites, chômage…), leur protection sociale.
organisations syndicales d’Ile-de-France
organisations syndicales d’Ile-de-France
07:10 Publié dans Syndicalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : travail, conditions de travail, salaires, emploi, intersyndicale, medef, cfdt, ces
11.09.2009
Les vacances sont (bien) finies !
On dit souvent que les meilleures choses ont une fin. Voilà une affirmation que j'ai pu vérifier cette semaine puisque j'ai repris le travail lundi dernier après 3 semaines de congés dont 15 jours passés en Grèce. Encore une fois, je n'ai pas fait dans l'originalité en passant mes vacances d'été dans la patrie d'Aristote, de Mélina Mercouri et de Zorba. Il est vrai que je suis devenu un amoureux de la Grèce étant donné que c'était mon 5ème séjour en 6 ans. Après les Cyclades, l'île de Rhodes et 2 fois la Crête, j'ai pris cette année la direction de la Grèce continentale en faisant le choix du Péloponnèse, plus précisément la partie est de cette région : l'Argolide. Cette région présente tous les avantages de la Grèce avec la mer à proximité, d''importants sites archéologiques comme la cité de Mycènes ou le théatre d'Epidavros ainsi que des villages typiques. J'ai séjourné dans 3 lieux différents : la ville de Nauplies avec ses vieux quartiers d'inspiration vénitienne, la charmante station balnéaire d'Archea Epidavros et l'insolite île d'Hydra qui a interdit tout véhicule à moteur hormis le camion des poubelles. J'ai particulièrement apprécié Hydra dont le village éponyme fait beaucoup penser à St Tropez à cause notamment des nombreux yachts luxueux qui mouillent dans son port. Il y aurait beaucoup à dire que cette petite île qui ayant bannit les voitures et autres scooters, assure le ravitaillement de ses habitants par des ânes qui n'ont pas la vie facile. A noter que l'île tient son nom du fait qu'elle possédait un réseau importants de rivières et de cours d'eau aujourd'hui complètement disparu et qui l'oblige à importer l'eau par bateau citerne. En tout cas, dans mon palmarès personnel des plus beaux sites grecs, Hydra arrive en 2ème position derrière Santorin. Cela me donne envie d'y retourner.
Les vacances sont malheureusement de l'histoire ancienne alors que j'ai repris non seulement le boulot mais aussi les réunions qui se succèdent à un rythme infernal : la rentrée est bien là et il faut s'y remettre. L'actualité syndicale est particulièrement chargée et mon agenda se remplit à vu d'oeil. Jugez plutôt :
- mardi 8 : réunion du Bureau Syndical du syndicat CFDT des banques Ile de France
- mercredi 9 : réunion le matin de la section syndicale CFDT de Cortal Consors et réunion l'après-midi à l'IREFE afin de préparer le module de formation sur le rôle du délégué syndical que je vais co-animer la semain prochaine
- jeudi 10 : séminaire sur le projet SECAPP piloté par la CFDT Ile de France qui consiste à sensibiliser les équipes syndicales sur la sécurisation des parcours professionnels, un sujet majeur pour la CFDT. Il est aussi prévu de mettre en place des services permettant de mener des actions syndicales dans ce domaine
- vendredi 11 : réunion de négociation le matin chez Cortal Consors sur l'insertion et le maintien dans l'emploi des personnes handicapées
- du mardi 15 au jeudi 17 : co-animation de la formation IREFE sur le rôle et les missions du délégué syndical
- vendredi 18 : réunion le matin dans les locaux de la CFDT Ile de France pour débattre sur l'offre de formation de l'IREFE pour l'année 2010
- jeudi 24 : réunion le matin du secrétariat exécutif du syndicat CFDT des banques Ile de France et réunion l'après-midi du Comité d'Entreprise de Cortal Consors
Je devrai ajouter à cette longue liste une réunion du CHCST mais je connais pas encore la date. Cela me permet de faire un point sur la situation de Cortal Consors qui connait une année 2009 difficile du fait de la crise économique actuelle. Comme dans d'autres entreprises, cette situation a des conséquences dans le domaine social avec de nombreuses restructurations anciennes ou nouvelles comme un plan de fermeture touchant 5 agences sur 9, la réorganisation des services de middle office de la clientèle directe et du partenariat, l'externalisation du back office titres. Nous sommes également particulièrement inquiets par rapport à la dégradation des conditions de travail notamment au sein de l'Informatique qui doit faire face à une surcharge de travail et à un management incompétent. En matière de négociations, nous allons nous pencher à partir du mois d'octobre sur le compliqué dossier de la Gestion Prévisionnelle de l'Emploi et des Compétences, la fameuse GPEC. Bref, je n'aurai pas le temps de m'ennuyer.
Ce billet de rentrée ne parle que de mon activité syndicale mais pour être vraiment complet, je devrais évoquer aussi mon activité politique chez les Verts. Etant en Grèce, je n'ai pas pu assister aux traditionnelles journées d'été qui cette année se sont tenues à Nîmes mais j'ai pu prendre connaissance via la presse des échos favorables. Les Verts sont entrés dans la phase des élections régionales de mars 2010 avec la mise en place de groupes de travail sur le futur programme et la désignation des candidatEs. Devant le succès d'Europe Ecologie lors des élections européennes, il a été logiquement décidé de renouveler l'expérience pour les régionales avec l'ouverture de nos listes à des personnalités non adhérentes. Etant membre du secrétariat exécutif des Verts Paris, je suis particulièrement le processus pour l'Ile de France.
07:37 Publié dans Syndicalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grèce, péloponnèse, vacances, rentrée, emploi, restructuration, cfdt, cortal consors
23.07.2009
L'Histoire pour mieux comprendre le syndicalisme (2)
2ème partie du billet du 22 juillet 2009
- le syndicalisme français a toujours plus ou moins revendiqué son indépendance vis-à-vis des partis politiques. La CGT s’est ainsi toujours méfié des, ou du selon la période, partis socialistes car il considérait la seule capable de mener à bien l’émancipation totale de la classe ouvrière. La célèbre charte d’Amiens de 1906 illustre parfaitement cette défiance. A sa création en 1895, la CGT réunissait plusieurs tendances en son sein : les réformistes, les tenants du marxisme et les anarchistes.
Son apolitisme revendiqué ne l’a pas empêchée de connaître les mêmes débats idéologiques que le parti socialiste de l’époque et d’en subir les mêmes conséquences. C’est ainsi que les différentes scissions de la CGT correspondent aux évolutions de la situation politique et
- création de la CGTU d’obédience communiste en 1921 après le congrès de Tours qui fut l’acte de naissance du parti communiste
- création de la CGT-SR en 1925 par les anarcho-syndicalistes qui refusaient les pratiques des réformistes et la mainmise du PCF
- création de la CGT-FO en 1948 en pleine guerre froide par l’aile réformiste de la CGT qui ne supportaient plus de voir cette dernière sous la coupe du PCF.
- La même année, la FEN (Fédération de l’Enseignement Général) préfère quitter la CGT pour ne pas avoir à choisir entre les 2 camps
- le syndicalisme français a du toujours composer avec l’Etat. Voilà un élément qui a toujours caractérisé l’histoire du mouvement ouvrier depuis la création des syndicats. Il faut remonter à 1791 avec l’adoption de la loi Le Chapelier pour comprendre que les syndicats n’allaient pas avoir la partie facile avec l’Etat. En effet, cette loi interdisait la constitution d’associations professionnelles destinées à défendre les intérêts des salariés. Par ce texte, les révolutionnaires ont voulu marquer dans le marbre la toute puissance de la Nation seule capable de s’occuper des citoyens.
A partir de ce moment, les syndicats ont du attendre le bon vouloir étatique pour faire avancer les droits sociaux comme la reconnaissance officielle du syndicalisme en 1884 (1824 pour l’Angleterre et 1869 pour l’Allemagne !). Les grandes négociations sociales de 1936 et 1968 ont été menées sous l’égide du pouvoir politique. Les partenaires sociaux qui se sont mis à gérer la protection sociale après la 2ème guerre mondiale devaient tenir compte de la délégation donnée par l’Etat. L’élaboration des normes sociales passe obligatoirement par le Parlement et les lois après que syndicats et patronat se soient mis d’accord.
L’histoire du syndicalisme permet aussi de s’interroger sur l’avenir de ce même syndicalisme et de se demander si certains éléments historiques sont toujours d’actualité.
- Est-ce que la CGT va continuer son évolution réformiste ou perpétuer son syndicalisme protestataire ?
- Le maintien de FO qui fut créé par anticommunisme au début de la guerre froide est-il toujours d’actualité ?
- Même question pour la CFTC qui est l’héritière d’un syndicalisme chrétien anachronique surtout que l’église ne remet plus en cause la laïcité.
- Le syndicalisme de transformation sociale prôné par la CFDT depuis la fin des années 70 va-t-il se développer ? Un enjeu essentiel quand on connaît l’extrême frilosité du patronat et le fait que l’Etat laisse peu d’espace aux corps intermédiaires. En tout cas, moi, je l’espère.
- La FSU va-t-elle réintégrer le syndicalisme confédéré afin d’éviter d’éventuelles dérives corporatistes ? Par comparaison, le SGEN (Syndicat Général de l’Education Nationale) n’a jamais quitté la CFTC puis la CFDT.
- L’UNSA a-t-elle les moyens de concurrencer les grandes centrales ou ne doit-elle pas rejoindre un pôle réformiste à construire ?
- Les syndicats SUD vont-ils remplacer la CGT sur une stratégie syndicale de contestation radicale ?
- Le syndicalisme catégoriel de la CGC est-il justifié alors que les cadres aspirent à être considérés comme des salariés comme les autres.
-Les nouvelles règles de représentativité signifient-elles la mort annoncée des syndicats plus faibles, voire des syndicats d’entreprise autonomes ?
- Est-ce que les syndicats dans leur ensemble vont pouvoir enrayer la baisse du taux d’adhésion ?
Certaines questions ont trait à une éventuelle recomposition du paysage syndical que pourrait initier la nouvelle loi sur la représentativité. D’autres concernent plus une nécessaire refondation des pratiques syndicales. La CFDT a déjà entamé un débat interne sur ces sujets avec la diffusion du rapport « Le syndicalisme à un tournant…Osons le changement » qui va durer au moins jusqu’au prochain congrès confédéral de juin 2010 (qui aura lieu à Tours, aucun rapport bien sûr avec un autre congrès célèbre qui s’est tenu dans la même ville en 1920).
J’aurai l’occasion d’en reparler. En attendant, rendez-vous le 23 septembre pour ma 1ère intervention sur l’histoire du syndicalisme.
06:46 Publié dans Syndicalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, syndicats, mouvement ouvrier, cgt, cfdt, fo, cftc, fen, cgc, mai 68
22.07.2009
L'Histoire pour mieux comprendre le syndicalisme (1)
En plus d’être animateur pour l’IREFE, l’institut de formation de la CFDT, j’ai intégré l’année dernière un petit groupe de militant volontaires pour animer la séquence histoire prévue dans certaines formations. Il s’agit du stage d’initiation à la CFDT au cours duquel les stagiaires font connaissance avec les origines et les évolutions du syndicalisme ouvrier. L’autre module concerné porte sur le rôle du délégué syndical mais la séquence est plus axée sur l’histoire de la CFDT.
J’ai répondu favorablement à l’appel de l’IREFE car j’ai toujours aimé l’histoire même si aujourd’hui cette passion s’est quelque peu estompée ou bien consacré spécifiquement à la politique et bien sûr au syndicalisme.
Cela remonte en fait à l’époque où j’habitais avec mes parents juste à côté de l’école primaire de mon petit village du Gers. Il m’arrivait de jouer dans les classes qui n’étaient pas fermées à clé ou de lire surtout les manuels d’histoire dont les images me fascinaient. C’est ainsi que je me suis progressivement mis à adorer l’histoire au point d’en faire ma matière préférée tout au long de mon parcours scolaire. J’étais tellement un « fondu » qu’il m’est arrivé de corriger mon professeur d’histoire en 5ème qui s’était trompée de roi d’Angleterre au moment de la guerre de cent ans. En 4ème, le prof devait m’interdire de répondre à ses questions afin de permettre aux autres élèves d’intervenir. C’était l’époque où comme Alain Decaux ou Jacques Castelot, je voulais devenir historien jusqu’au jour où j’ai abandonné l’idée car je ne voulais pas devenir enseignant comme mes parents.
Après m’être beaucoup intéressé à l’époque napoléonienne, je me suis tourné vers le 19ème siècle, une période fort intéressante qui a vu la naissance de notre société moderne.
Pas étonnant donc que je me sois lancé dans l’histoire du syndicalisme français. Ce n’est pas uniquement par amour pour le côté purement historique mais aussi afin de mieux comprendre le paysage syndical et les relations sociales que nous connaissons aujourd’hui. Il est ensuite très intéressant de faire des comparaisons avec nos voisins européens marqués par une culture et des pratiques différentes.
En attendant de pouvoir enfin faire ma 1ère intervention, normalement prévue en septembre, je lis tous ce que je peux trouver sur le sujet.
A mes yeux, les plus importantes caractéristiques qui ont accompagnées notre syndicalisme sont au nombre de 4.
- le syndicalisme français a toujours eu des relations conflictuelles avec le patronat. D’un côté, le patronat qui n’avait que la répression pour répondre aux aspirations du mouvement ouvrier. De l’autre côté, un syndicat majoritaire, la CGT, d’obédience révolutionnaire qui ne veut pas faire confiance, et on le comprend, aux employeurs. Il n’est donc pas étonnant que les progrès sociaux les plus significatifs aient été réalisés suite à de grands conflits sociaux comme en 1936 et en 1968. A noter que la 2ème guerre mondiale fut également un facteur important d’avancées sociales avec notamment la mise en œuvre du programme du Conseil National de la Résistance. Aujourd’hui, malgré des progrès, les négociations interprofessionnelles sont difficiles à cause d’un patronat peu désireux de lâcher du lest et d’une CGT encore sur le mode protestataire.
- Le syndicalisme français n’a jamais été un mouvement de masse comme dans les pays scandinaves, même si à la fin de la 2ème guerre mondiale, la CGT a bénéficié d’une forte augmentation de son nombre d’adhérents liée à la très bonne image du parti communiste. Les historiens ont annoncé un certain nombre d’explications mais la plus intéressante, à mon avis, concerne les relations entre les syndicats et le mutualisme. En effet, contrairement aux syndicats belges et anglo-saxons, les syndicats français ont refusé par idéologie de se consacrer à la gestion des institutions de protection sociale au moment où celles-ci se sont développées. Par conséquent, la CGT, hégémonique à cette époque s’est privée d’un outil de syndicalisation qui fait aujourd’hui la force de nos voisins. Les possibilités étaient pourtant à sa portée avec notamment les bourses du travail créées par Fernand Pelloutier, grande figure du syndicalisme anarchiste. Celles-ci avaient pour objectif initial d’aider les salariés privés de travail de retrouver un emploi sur une ville en particulier. Les syndicats pouvaient ainsi chercher à se substituer à un Etat peu soucieux d’offrir des garanties à une classe ouvrière qui lui était opposée. Les bourses du travail ont décidé d’intégrer la CGT au moment de sa création par soucis d’unité. Il n’est donc pas étonnant aujourd’hui de voir la CFDT entamer une réflexion sur la notion de services aux adhérents afin de rendre son syndicalisme plus attractif et plus utile.
A jeudi prochain pour la 2ème partie de ce billet
06:45 Publié dans Syndicalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, syndicats, mouvement ouvrier, cgt, cfdt, fo, cftc, fen, cgc, mai 68
13.06.2009
Agenda-Manifestation intersyndicale du 13 juin 2009
MANIFESTATION INTERSYNDICALE REGIONALE
A l'appel des syndicats CFDT-CGT-FO-CFTC-CFE/CGC-UNSA-FSU-Solidaires
Samedi 14 juin 2009 à Paris à partir de 14h00
Parcours : place de la Bastille-Montparnasse
Depuis Janvier, le mouvement syndical a engagé une série de mobilisations de grande ampleur.
Des millions de personnes dans la rue ont permis d’obtenir quelques résultats. Ainsi le Fonds d’investissement social a pris corps. Les premiers projets se mettent en route. Mais il va falloir passer à la vitesse supérieure. Former plutôt que de licencier, élever le niveau général de qualifications des salariés, maintenir le lien avec l’entreprise … sont autant d’objectifs de plus en plus partagés. Mais l’essentiel est de les traduire dans des dispositifs concrets modifiant le quotidien des salariés.
Après des mois d’attentisme, le patronat a enfin daigné ouvrir une négociation sur les conséquences sociales de la crise. Il faut des mesures rapides améliorant l’accès au chômage partiel, faisant le lien avec les formations qualifiantes, réduisant les précarités…
Il est indispensable que la délibération sociale débutant le 22 juin aborde la gouvernance des entreprises. Renforcer la place des représentants des salariés face aux décisions qui engagent l’avenir de l’entreprise et des salariés ; disposer de nouveaux droits afin de parvenir à une autre distribution de richesses… C’est essentiel pour remettre le social à la place qu’il devrait toujours avoir dans la vie économique.
Sans pression forte, nous aurons du mal à atteindre ces objectifs. Notre présence massive dans la manifestation du 13 juin est le moyen d’affirmer au patronat comme au gouvernement notre détermination sans faille.
Au patronat, parce que la négociation qui s’engage doit déboucher sur des résultats à la hauteur de l’exigence sociale imposée par la crise.
A l’état employeur, parce que les salariés des fonctions publiques n’acceptent pas une politique d’emploi répondant aux seuls critères comptables.
Au gouvernement, parce qu’une politique fiscale plus juste et l’abandon de la défiscalisation des heures supplémentaires sont des impératifs.
Rendez-vous avec la CFDT à Bastille à 13h30 à hauteur du passage de l'Arsenal

08:03 Publié dans Syndicalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : intersyndicale, manifestation 13 juin, mobilisation, emploi, pouvoir d'achat, crise
29.05.2009
Négociations sur les indemnités de départ en retraite chez Cortal Consors: on est loin du compte
La direction et les syndicats de Cortal Consors se sont retrouvés la semaine dernière pour renégocier les indemnités de départ en retraite tel que le prévoyait l’agenda social. Ces indemnités sont versées aux salariés qui partent en retraite à partir de 60 ans du moment qu’ils aient le nombre de trimestre requis.
La grille de calcul du Code du Travail est la suivante (10 ans d’ancienneté minimum) :
- ancienneté de 10 à 15 ans : ½ mois de salaire brut
- ancienneté de 15 à 20 ans : 1 mois de salaire brut
- ancienneté de 20 à 30 ans : 1,5 mois de salaire brut
- ancienneté au-delà de 30 ans : 2 mois de salaire brut
La grille de calcul de la convention collective des Banques AFB qui s’applique à Cortal Consors (10 ans d’ancienneté minimum) :
- ancienneté de 10 à 14 ans : 2/3 mois de salaire brut
- ancienneté de 15 ans à 19 ans : 1,25 mois de salaire brut
- ancienneté de 20 ans à 29 ans : 2 mois de salaire brut
- ancienneté au-delà de l’entreprise : 2,5 mois de salaire brut
L’assiette de calcul est égale à 1/12ème ou 1/13ème du salaire brut annuel de base touché par le salarié au cours des 12 derniers mois civiles précédant la mise à la retraite. Il faut savoir que jusqu’au 31 décembre 2009, le départ en retraite pourra se faire à l’initiative de l’employeur, soit à celle du salarié. En revanche, dès le 1er janvier 2010, l’employeur ne pourra plus faire partir le salarié, ceci jusqu’au 65 ans de ce dernier. Cela sera éventuellement possible à partir de 65 ans à condition d’avoir obtenu l’accord express du collaborateur. A partir de 70 ans, cet accord ne sera plus nécessaire.
La 1ère réunion de négociation a été l’occasion de faire le point sur une législation très technique qui évolue fréquemment : condition d’âge, durée de cotisation, retraites complémentaires etc. Il a été ensuite question des salariés qui ont une certaine ancienneté Compagnie Bancaire, American Express, Consors, B Capital et Cardif. En effet, pour la CFDT, le calcul de l’indemnité de départ nécessite de prendre en compte cette particularité qui permet d’aboutir à un montant plus intéressant pour le salarié. C’est le cas, par exemple, d’un collaborateur qui a été embauché du temps de la Compagnie Bancaire avant le 31 décembre 2000 et avec au moins 10 ans d’ancienneté à cette date. Le calcul de son indemnité intègrera la période allant de la date d’embauche au 31.12.2000.
La direction s’est déclarée favorable à ce principe beaucoup plus favorable pour les collaborateurs.
La suite des discussions n’a pas été aussi consensuelle car les syndicats ont demandé une revalorisation du montant des indemnités permettant d’aller au-delà de la convention collective. Il est vrai que la différence entre le Code du Travail et la convention collective est particulièrement minime alors que Cortal Consors n’a pas du tout cherché à améliorer les montants dans son accord d’entreprise.
La DRH s’est opposée à toute augmentation des montants proposés en invoquant une interdiction de la part de BNP Paribas qui ne veut pas voir des filiales avec des dispositifs plus favorable que chez la maison-mère. Ce n’est pas la 1ère fois que nous sommes confrontés à une telle ingérence de la part de BNP Paribas qui rend inutile des négociations d’entreprise. Depuis la fusion BNP-Paribas, la CFDT réclame la mise en place de négociations à l’échelon du groupe qui pourraient mettre en place des règles communes tout en laissant des marges de manœuvre aux entreprises. Il y a eu quelques expériences comme la participation ou la mobilité mais rien de vraiment probant, ni pérenne.
Pour la CFDT, il est temps de mettre fin à ce ping pong incessant qui empêche la construction d’une véritable politique sociale de groupe. En effet, lorsque les syndicats réclament l’instauration d’une telle politique, la direction rétorque qu’il faut laisser une autonomie aux filiales. Une autonomie en fait de façade puisque c’est la maison-mère qui pilote les négociations d’entreprise. Mettre fin à cette hypocrisie permettrait de donner un nouveau souffle au dialogue social dans l’intérêt du groupe et des salariés.
10:40 Publié dans Syndicalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : retraites, indemnités de départ, protection sociale, négociations, dialogue social
22.05.2009
Appel unitaire des syndicats d'Ile de France
Dans le cadre de la mobilisation intersyndicale du 26 mai et du 13 juin, voici l'appel des l'intersyndicale Ile de France CFDT-CGT-CFTC-UNSA-FSU-Solidaires
Ensemble, pour la défense et le développement de l’emploi, pour l’augmentation des salaires
La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés de notre région dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils ne sont en rien responsables, les salariés, les demandeurs d’emploi et les retraités, sont les premières victimes de cette crise. Elle menace l’avenir des jeunes franciliens, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité.
Face à l’ampleur de la crise, le patronat et le gouvernement n’apportent pas les réponses économiques et sociales à la hauteur des enjeux. De plus, le gouvernement continue ses attaques sur l’emploi public dont les incidences sont importantes en Ile-de-France. Les organisations syndicales, dès janvier 2009 ont construit au niveau national des propositions communes pour une relance sociale. De nombreuses manifestations ont rassemblé depuis le début de l’année des centaines de milliers de salariés venant de tout horizon : privé, public, grandes entreprises, PME, mais aussi des retraités, chômeurs, étudiants, populations également touchées par les difficultés. L’ampleur de ces mobilisations soutenues par 80% de la population démontre, au delà de l’inquiétude, la détermination des salariés à obtenir des solutions concrètes.
Pour être entendues, les organisations syndicales appellent tous les salariés à se réunir, le 26 mai, sur leur lieu de travail, dans tous les secteurs d’activités, publics et privés, pour élaborer précisément leurs revendications et décider des formes d’actions, dans la perspective de la journée du 13 juin, sur la base de la plate forme syndicale unitaire du 5 janvier :
- relance des négociations salariales, notamment dans des branches,
- augmentation des salaires, du pouvoir d’achat et réduction des inégalités,
- amélioration d’une protection sociale dans un cadre collectif et solidaire,
- amélioration des garanties collectives, passant par le retrait de la proposition de loi sur le travail du dimanche, l’arrêt des déréglementations du temps de travail et le maintien des 35 heures,
- maintien dans l’emploi des salariés dans les entreprises confrontées à des mutations économiques et notamment les secteurs de l’automobile et de la métallurgie durement touchés
- des transports en commun de qualité et adaptés aux besoins des salariés et des usagers franciliens
- une véritable politique du logement en adéquation avec la vie économique et sociale des territoires, lancer une construction massive de logements sociaux économiquement accessibles
- des services publics de qualité avec un égal accès pour tous
- gel des suppressions de postes dans la fonction publique.
Pour obtenir ces avancées, la mobilisation doit se poursuivre et encore s’amplifier.
Pour cela, rejoignez les organisations syndicales afin de modifier le rapport des forces dans le sens du progrès social.
Ensemble, face à la crise, défendons l’emploi, le pouvoir d’achat et les services publics.
Arrêt des suppressions d’emplois et augmentation des salaires et des retraites.
Le 26 mai, agissons ensemble dans les entreprises, les bassins d’emploi, les professions, les localités.
TOUS ET TOUTES DANS LA RUE LE SAMEDI 13 JUIN 2009
16:55 Publié dans Syndicalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : syndicats, ile de france, intersyndical, emploi, pouvoir d'achat, salaire













