16.03.2010

Europe Ecologie, la 3ème force

logo_ee_idf.pngUne journée après une élection est toujours un peu particulière même entre deux tours. La tension de la campagne s’estompe quelque peu alors que l’on sait que l’on va devoir y retourner. On examine avec attention les résultats afin de dégager les éléments positifs et négatifs du scrutin et de ses résultats. On se lancer dans de grandes analyses destinées à mieux faire comprendre pourquoi le vote nous a été favorable ou défavorable.

Le 1er tour des élections régionales ne déroge pas à ces règles. Après avoir passé le dimanche à s’occuper d’un bureau de vote, voici venu le temps des compte -rendus à froid après avoir bien décortiqué les scores.

Que nous apprend ce scrutin ? Tout d’abord, très peu d’électeurs se sont déplacés pour voter puisque le  taux d’abstention  s’établit à 53,6 %, un record pour des régionales.

Ce chiffre plus inquiétant dénote deux choses : la crise a mis a mis à mal la confiance des citoyens dans l’action politique et la région reste un échelon institutionnel très méconnue alors que ses compétences sont importantes.

Autre enseignement important : la gauche et les écologistes sont aujourd’hui majoritaires, une tendance enclenchée depuis les municipales de 2008 et confirmée lors des européennes de 2009.

 

-          PS = 29,09 %

-          UMP = 26,15 %

-          Europe Ecologie = 12,32 %

-          Front National = 11,55 %

-          Front de Gauche = 5,90 %

-          Modem = 4,24 %

 

L’UMP aura encore une fois échoué à être ce rouleau compresseur destiné à écraser la gauche dès le 1er tour de toutes les élections. A travers ce nouvel échec électoral, c’est donc la stratégie de Nicolas Sarkozy qui est battue en brèche car confronté à une usure du pouvoir qui pourrait bien l’handicaper en 2012.

L’information la plus triste vient du Front National qui a amélioré ses scores par rapport aux municipales et européennes. On peut blamer Eric Besson et son débat nauséabond sur l’identité nationale pour avoir remis le FN sur les rails.

 

Finissons cette analyse nationale par Europe Ecologie qui avait fait un carton lors des dernières européennes. Beaucoup se demandait si le rassemblement des écologistes allait confirmer ce beau score lors d’une élection plus difficile.

Même si le résultat de dimanche est inférieur, les militants qui se sont investis comme moi dans cette campagne peuvent être satisfaits des 12,3 % obtenus. Europe Ecologie s’installe dans le paysage politique français comme la 3ème force politique et démontre que l’écologie politique peut constituer un projet attrayant. Il reste néanmoins beaucoup de chemin à parcourir afin de vraiment ancrer le mouvement dans la durée. Il s’agira de

-          mettre en place une meilleure organisation,

-          renforcer les réseaux des militants,

-          travailler à une plus grande crédibilité notamment sur les dossiers économiques.  

-          élargir la base d’Europe Ecologie qui repose véritablement sur 3-4 régions

Or, cela sera d’autant plus aisé que les résultats électoraux suivent cette démarche d’ouverture et de rassemblement. Rendez-vous dans les prochains mois pour rendre compte de débats très intéressant sur les suites à donner à l’expérience Europe Ecologie.

 

Après avoir fait le point sur les résultats nationaux, un point maintenant sur les situations locales, notamment à Paris et dans le 17ème arrondissement.

L’Ile de France et Paris ont toujours donné les meilleurs scores aux Verts lors des séquences électorales précédentes. Le scrutin régional du 14 mars ne déroge pas à cette règle puisque Europe Ecologie a obtenu 16,2 % pour l’Ile de France et 20,57 % à Paris.

Les écarts avec le PS sont moins importants qu’à l’échelon national prouvant encore une fois le poids plus important des écolos sur le territoire francilien.

En ce qui concerne Paris, Europe Ecologie arrive en tête dans le 2ème arrondissement, pas étonnant car le maire sortant est vert. Les meilleurs scores sont sans surprise réalisés dans les arrondissements de gauche. A noter que cumulé, le score de la gauche et des écologistes fait basculer le 1er et le 5ème alors qu’il fait jeu égal avec la droite dans le 6ème et le 15ème : Paris confirme son ancrage à gauche.

Un petit mot sur le 17ème arrondissement où j’habite, Europe Ecologie ne retrouve pas le niveau des européennes mais obtient un excellent 16,75 % alors que le PS ne fait que 19,4 %. Nous ne sommes pas du tout ridicules étant donné la différence de moyens. Nous parvenons à être devant le PS dans les quartiers bourgeois de  l’ouest de l’arrondissement et chez les bobos des Batignolles, le PS faisant la différence dans les quartiers populaires des Epinettes. Cette cartographie devra être étudiée avec soin afin d’identifier nos faiblesses sur lesquelles il faudra travailler. En tout cas, nous nous sommes mobilisés sur cette campagne et les résultats ont suivi : c’est encourageant pour l’avenir.

 

Nous attendons maintenant le résultat des négociations pour la fusion des listes dans le cadre du 2ème tour. Pour être valable, les listes d’union devront être déposées en préfecture avant aujourd’hui 18h00. La campagne sera alors très courte d’ici demain, une campagne qui devrait être ponctuée par un meeting commun jeudi au Zenith.

 

 

 

02.03.2010

Agenda-Action Europe Ecologie Paris 17ème du 3 mars 2010

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Rue Biot-rue Bio : Europe Ecologie enlève le T

Mercredi 3 mars 2010 à partir de 8h00

Rue Biot (métro Place de Clichy-lignes 2 et 13)

Nous n’avons rien contre Jean-Baptiste Biot, physicien, mathématicien et astronome, membre de l’Académie française, qui a donné son nom à la rue Biot dans le 17ème.

Mais si Paris a bien une rue de l’Industrie ; le Bio méritait la sienne. Alors l’espace d’une petite demi-journée, (à l’image hélas de la place qu’il tient dans l’alimentation des Parisiens) Europe écologie « enlève le T » et rebaptise la rue Biot en rue Bio.

Avec Europe Ecologie, nous voulons plus et mieux, pour que toutes et touts aient accès à une alimentation saine et de qualité.

Nous voulons plus de bio dans les cantines, les crèches et les maisons de retraite.

Nous voulons plus de terres pour les agriculteurs bio afin de favoriser les circuits courts du producteur au consommateur.

Nous préconisons, dès maintenant, l’instauration de la carte fruits et légumes (40 € par mois) pour permettre aux plus modestes et démunis d’avoir droit aussi de manger bio.

Notre modèle de société, ce n’est pas l’alimentation bio pour quelques-un(e)s et la malbouffe pour les autres.

Pour nous, écologistes, permettre à chacun de pouvoir se nourrir sainement est une priorité.

Le bio c’est bon pour les bobos, c’est bon pour les prolos.

Retrouvons-nous le mercredi 3 mars à 8 heures, rue Biot (Paris 17) à l'angle de la place de Clichy pour re-baptiser la rue Biot en rue Bio.

À partir de 8h00, les militants du comité Europe Ecologie Paris 17ème vous attendent avec nos candidats parisiens pour partager un petit déjeuner bio et discuter des propositions d’Europe Ecologie pour l’agriculture bio en Ile de France.

 

Carte_Fruits_LegumesRecto.jpg

 

16.02.2010

Notre paquet climat-énergie

382px-EOLIENNE.jpgComme je l'avais annoncé dans un billet précédent, je ferai connaître régulièrement des éléments du projet politique présenté par Europe Ecologie Ile de France dans le cadre des élections régionales de mars prochain. Après avoir évoqué la transformation écologique de la région, il s'agit de lutter contre les dérèglements climatiques qui sont au coeur de la crise environnementale actuelle. Après l'échec de Copenhague, nous devons continuer à agir à tous les échelons de la société pour mener des politiques qui préservent notre environnement. C'est pourquoi Europe Ecologie propose pour l'Ile de France un programme ambitieux de réduction de gaz à effet de serre car il faut agir dès maintenant pour faire face à l'urgence climatique.

Alors que le Groupe Intergouvernemental d’Experts sur le Climat (GIEC) nous alerte sur les dégâts déjà considérables causés par le dérèglement climatique, l’échec du sommet de Copenhague a montré que les Etats ont été incapables de trouver une réponse à la crise climatique. Dans les années à venir, les réfugiés climatiques se compteront par millions. Le temps où cette question ne concernait que les générations futures est révolu ; c’est désormais le défi de notre génération. Il revient donc à nos territoires de prendre le relais. La mise en œuvre d'un Plan Climat Territorial ambitieux pourrait pourtant devenir le fer de lance de la transformation écologique de l'économie.

A l’échelon local, nous pouvons immédiatement prendre des mesures importantes et efficaces. Réduction de la précarité énergétique, protection de l’environnement et création d’emplois : c’est une stratégie triplement gagnante.

Quelles sont nos marges de manœuvre au niveau régional ? L’aménagement du territoire, qui permet d’optimiser les déplacements, la promotion d’une mobilité durable, l’aide au développement des énergies renouvelables et aux économies d’énergie, la reconversion de l’agriculture, la formation aux métiers de demain.

Nous devons aujourd’hui préparer des sociétés justes et sobres en énergie et approvisionnées à 100% par les énergies renouvelables. Que ce soit dans le domaine du logement, des transports, de l’agriculture, de la gestion des déchets, nous devons réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre, avec pour objectif une réduction de 40% en 2025. C’est un objectif à la fois ambitieux et minimal. Ambitieux, au vu de la population et de l’activité de notre territoire, qui produit une part importante des émissions en France, et des changements que cela induit. Minimal, au vu des recommandations de réduction du GIEC pour permettre à l’humanité d’évoluer dans un environnement vivable, qui se durcissent à mesure que la situation s’aggrave.

Nous savons comment nous en sommes arrivés là. Notre mode de production et de consommation a épuisé nos ressources humaines, naturelles, et dérégulé accru les émissions de gaz à effet de serre. Cette économie s’est érigée au prix de la destruction de notre écosystème et de la mise en danger de notre santé. Alors qu’un autre mode de développement est possible.

Inventons le service public de l’énergie du 21e siècle

Nous proposons un Paquet climat-Energie régional pour dépasser les freins et lever les blocages : il est aujourd’hui quasiment impossible de rénover sérieusement son logement en copropriété, de trouver un installateur de panneaux solaires disponible avant 3 mois… les exemples ne manquent pas. Les économies d’énergie et les énergies renouvelables sont pourtant triplement rentables : socialement, économiquement et pour l’environnement. Notre responsabilité est d’inventer, avec les citoyennes et citoyens, le service public de l’énergie du 21e siècle.
Mais nous ne devons pas perdre de vue que, quoiqu’il arrive, nous n’échapperons pas au dérèglement climatique. Nous pouvons juste accompagner et limiter ce changement. L’Ile-de-France n’est pas une île. Elle L'Ile-de-France ne sera pas à l’abri des grandes mutations qui nous attendent dans les années à venir. Nous devons donc travailler à un Plan d’adaptation du territoire pour faire face aux conséquences de ce dérèglement.
Répondre au défi climatique, c’est aussi rembourser la dette écologique des pays du Nord à l’égard des pays du Sud et protéger la biodiversité, particulièrement exposée au moindre changement environnemental.

Dans le parc privé francilien, 7,3% des ménages consacrent plus de 10% de leurs revenus à des dépenses énergétiques et sont ainsi concernés par la précarité énergétique. Nous voulons engager la réhabilitation/isolation à basse consommation de 200 000 logements pour lutter contre cette précarité énergétique et diviser les charges par deux.
Nous initierons une politique spécifique à destination des sans-logement.

IDF Energies nouvelles : le service public du 21e siècle, ouvert à l’investissement citoyen.

Il prendra en charge les travaux de rénovation (financement et coordination) en se remboursant sur les économies réalisées, et avec baisse immédiate des charges pour les occupants les plus modestes. Il se consacrera en priorité à la rénovation des immeubles collectifs en commençant par les plus dégradés et aux logements des personnes en situation de précarité énergétique. Chaque bâtiment rénové sera, bien entendu, équipé en énergies renouvelables.
Avec IDF Energies nouvelles, développera les énergies renouvelables, chaque Francilien/ne, chaque collectivité locale pourra investir dans notre avenir commun, participer à la lutte contre les changements climatiques mais aussi à la conversion écologique de notre économie.
Enfin, IDF Energies nouvelles encouragera et soutiendra les initiatives collectives citoyennes, et celles des collectivités locales d’Ile-de-France.

Un Prêt à Taux Zéro

Prioritairement dédié à l’habitat individuel, il viendra compléter et élargir les dispositifs existants de financement des travaux d’isolation, ou d’amélioration des systèmes de chauffage, notamment le remplacement du chauffage électrique.

Logi EE IDF.jpgNous proposons aussi...

- Des Chèques éco-énergie, pour soutenir l’achat d’un équipement écologique (panneaux solaires, électroménager efficace sur le plan énergétique…)

- Un plan d’action méthane pour valoriser ce récupérer ce gaz à effet de serre, présent dans les décharges et exploitations agricoles

- Un plan d’adaptation au changement climatique pour mieux prévenir canicules, sécheresses et inondations notamment

- Des lycées à énergie positive, pour réduire la facture énergétique (financière comme environnementale) de ces « passoires énergétiques »

- Des manuels scolaires recyclés, pour économiser 15 000 tonnes de CO2

- Objectif 100.000 m2 de capteurs solaires

- Un label « tourisme durable Ile-de-France » pour valoriser et encourager l’écotourisme

04.02.2010

Trois réformes solidaires pour venir au secours des finances locales

logo_ee_idf.pngTribune publiée sur le Monde du 2 février 2010

Rédigée par Robert Lion, tête de liste Europe Ecologie aux élections régionales à Paris, Jean-Marc Pasquet, candidat Europe Ecologie à Paris et Jean-Vincent Placé, tête de liste Europe Ecologie dans l'Essonne.

La France fait cet hiver un demi-tour-droite historique. Après trente ans d'avancées ininterrompues sur la voie de la décentralisation, de Gaston Defferre à Jean-Pierre Raffarin, le président de la République vient d'obtenir - non sans peine - de sa majorité que s'amorce une violente réduction des pouvoirs et des moyens d'action des collectivités territoriales. Ce processus est évidemment lié à l'orientation politique des régions, de la majorité des départements et de beaucoup de municipalités importantes. Il a une triste couleur politicienne.

Il prend diverses formes : les institutions, le mode de scrutin, la limitation des compétences, le rognage des capacités fiscales de ces collectivités. La suppression de la taxe professionnelle en constitue un gros morceau, qui touche particulièrement les régions. On entend Valérie Pécresse, tête de liste UMP pour les élections en Ile-de-France, multiplier les promesses et les projets - comme d'autres formations il est vrai. Mais a-t-elle bien vu que le gouvernement auquel elle appartient a orchestré une opération "ailes coupées" pour la collectivité qu'elle voudrait présider ?

Candidats d'Europe Ecologie, nous ne nous bornons pas à dénoncer cette ré-étatisation sans précédent. Nous réfléchissons aux sauvegardes possibles d'une certaine autonomie financière, en particulier pour les régions.

Comme avec les autres politiques, la démarche en matière de ressources doit d'abord être concertée et solidaire entre régions et grandes collectivités, à l'inverse de la concurrence anarchique qui règne aujourd'hui.

Ensuite, on peut faire mieux, notamment du côté des ressources d'emprunt des collectivités territoriales. Celles-ci font appel à l'emprunt pour près de 35 milliards d'euros par an ; ces ressources assurent l'essentiel du financement de quelque 50 milliards d'investissements ; locaux annuels, soit environ les trois quarts de l'effort national d'équipement.

L'emprunt prend la forme principale de crédits bancaires. Or, en dépit de leur expertise, les quelques grands groupes bancaires spécialisés dans la clientèle quasi captive que sont en France les emprunteurs locaux n'ont pas été sans reproche. Une polémique s'est élevée sur les "produits toxiques" dont elles ont trop souvent accompagné leurs crédits, au détriment final, et des citoyens, et de nombreuses collectivités, aussi bien que d'organismes d'HLM.

Comme les entreprises, ces collectivités peuvent aussi emprunter en émettant des obligations, soit directement auprès des particuliers, soit sur les marchés financiers. L'appel aux marchés internationaux peut être avantageux, vu l'excellente solvabilité des collectivités françaises qui, à l'inverse de ce que dit le gouvernement, sont de bonnes gestionnaires. La Ville de Paris ; la région Ile-de-France parmi d'autres, les communautés d'agglomération de Lyon et de Lille, ont ainsi accès à de bonnes conditions de financement. Mais la dispersion de leurs émissions, la taille modeste de ces opérations et donc leur faible liquidité, de même que leur irrégularité dans le temps, diminuent leur attrait pour l'investisseur. Les conditions de l'emprunt sont donc loin d'être optimales.

En outre, des centaines de collectivités, en France, n'ont pas accès à de telles ressources malgré une santé financière en général satisfaisante. Leur taille et leurs compétences les handicapent, du moins tant qu'elles ne se regroupent pas pour conduire de telles opérations.

Nous nous engageons, avec Europe Ecologie, à trois réformes, toutes de la compétence des régions :

- Etablir un code prudentiel des emprunteurs, qu'accompagnera la mise à disposition des collectivités de l'expertise financière nécessaire, afin de contrecarrer la tendance récurrente des banques à proposer des produits structurés dont la "toxicité" est liée à un défaut de transparence ; adopter en ce sens une "charte des bonnes pratiques" des emprunteurs ;

- Développer la pratique d'emprunts auprès des particuliers, à la manière de ce que vient de faire, pour 80 millions d'euros et avec un grand succès, la région Pays de la Loire, offrant ainsi aux épargnants une occasion de donner du sens à leurs placements. Cette forme de financement, d'une durée difficilement supérieure à cinq ans, sera adaptée notamment aux campagnes d'isolation thermique du domaine bâti, dont nous avons récemment montré à Paris à quel point elles sont potentiellement créatrices d'emplois ;

- Organiser le groupement d'emprunts sur les marchés financiers internationaux, à l'image, mais à beaucoup plus grande échelle, de ce que font depuis cinq ans, avec de bons résultats, les communautés urbaines.

Si les électeurs nous en confient la responsabilité, la région Ile-de-France proposera d'être, dès 2010, chef de file d'un emprunt groupé "Régions de France" pour un montant compris entre 1 et 2 milliards d'euros. D'autres collectivités locales seront invitées à se joindre à cette opération, dont le taux facial aujourd'hui pourrait n'être guère supérieur à 3,50 % pour un emprunt à dix ans et à taux fixe, remboursable in fine. L'Ile-de-France lancera ainsi une initiative de solidarité territoriale. Les financements levés faciliteront la réalisation des investissements que comporte notre programme. Ils permettront en outre des dizaines de millions d'euros d'économies, dégageant des marges de manoeuvre pour nos investissements.

Au-delà de cette grande émission - une première depuis la suppression de la Caisse d'aide à l'équipement des collectivités locales (Caecl) il y a vingt-cinq ans - la région activera la mise sur pied de la "Caisse locale". Ainsi proposons-nous de nommer l'agence d'émission, propriété mutualisée des collectivités territoriales et financièrement indépendante de l'Etat, dont le projet chemine avec lenteur. L'Ile-de-France sera heureuse de jouer ici un rôle de moteur, voire d'adosseur.

Avec cet outil, les collectivités françaises pourront présenter à nouveau une signature significative, récurrente et reconnue, sur les marchés du monde entier. Les sommes levées pourront en deux ou trois ans dépasser les 5 milliards d'euros annuels.

Ces trois initiatives seront simples et transparentes, aux antipodes de toute spéculation financière, de nature à renforcer l'image internationale des collectivités françaises. Elles conforteront les finances et les capacités d'autonomie de nos pouvoirs locaux, face aux contraintes nouvelles dans lesquelles l'Etat, aujourd'hui, les enferme.

30.01.2010

La transformation écologique de l’économie régionale

logo_ee_idf.pngLes prochaines élections régionales auront lieu les 14 et 21 mars 2010. Comme pour les élections européennes de juin 2007, le rassemblement des écologistes Europe Ecologie présentera une liste autonome dans toutes les régions avec l'objectif de renforcer un projet politque novateur fondé sur l'écologie politique.

Suite è la décentralisation enclenchée depuis quelques années et surtout à cause du désengagement de l'Etat, les régions ont un rôle de plus en plus important à jouer afin d'améliorer la vie quotidienne des citoyens. Europe Ecologie a donc voulu continuer la dynamique commencée en juin dernier en présentant un programme permettant aux politiques publiques d'aller vers une véritable éco-région. Répondre sur le territoire francilien aux urgences environnementales, sociales et démocratiques, voilà les objectifs que se fixent Europe Ecologie Ile de France à l'instar des autres régions.

Etant moi même signataire d'Europe Ecologie, je soumettrai régulièrement sur ce blog des éléments du programme qui ont fait l'objet d'une réflexion collective de la part de militants venus d'horizons divers et désireux de rénover notre région.

La crise financière et économique du capitalisme, qui prépare un véritable tsunami social, nous montre que nous touchons les limites de notre mode de développement. Des millions d’emplois sont en train de disparaître, plongeant des familles dans le chômage et la précarité. Pourtant, les solutions mises en oeuvre par les gouvernements dans le monde entier trahissent la volonté de sauver le modèle des 19e et 20e siècles. Modèle qui repose sur l'exploitation du travail et qui a produit les inégalités sociales, les dommages environnementaux et l’inefficacité économique que l’on connaît. La transformation est nécessaire. Elle passe par la transformation écologique de l'économie, seule réponse responsable et globale à la faillite du système.

Nous voulons faire émerger une nouvelle économie. Une économie fondée sur l’utilité sociale, la démocratie dans le travail et le respect de l’environnement. Pour cela, nous avons deux objectif :

- opérer la modernisation écologique de l'ensemble des activités productives et de services;

- créer des emplois socialement utiles et non délocalisables, de petites entreprises et des services publics de proximité, permettant d'aller vers « plus de liens et moins de biens », notamment par le développement de l'économie sociale et solidaire.

Et deux principes :

- l'introduction du principe de responsabilité sociale et environnementale des entreprises afin de permettre à la collectivité (entrepreneurs, salariés mais aussi citoyens, élus locaux, consommateurs et usagers) d'orienter les choix faits par l'entreprise ;

- la relocalisation de l'économie afin de développer une politique qui favorise la (re)territorialisation des activités, autour de circuits courts, sobres en CO2, générateurs d'emplois locaux, favorisant les savoir-faire et les identités culturelles.

La méthode que nous proposons repose sur quatre propositions :

- atteindre un objectif de 50 000 emplois verts en 2014 ;

- mettre en place un Contrat régional de reconversion écologique de l’industrie automobile ;

- prioriser les aides en faveur des entreprises de l’économie sociale et solidaire ;

- organiser des conférences régionales de l’emploi, par filières, pour débattre des besoins.

Nous donnerons également une « deuxième chance » aux entreprises défaillantes, en aidant leurs salariés à les conserver en devenant eux-mêmes propriétaires. La région interviendra :

- en abondant les fonds que mettront les salariés pour reprendre leur entreprise et la transformer en coopérative ;

- en formant ces coopérateurs, en leur proposant un accompagnement et une expertise

- en garantissant leur investissement, car il ne s’agit pas de risquer les indemnités de licenciement que les salariés auront investies dans la reprise de leur société

Exemple, particulièrement parlant aujourd’hui : l’automobile. La société post-pétrole a déjà commencé. Demain, nous n’aurons plus deux voitures par famille, mais deux familles par voiture. La conversion de ce secteur est donc nécessaire. Pas seulement parce que cela désengorgera les villes, réduira la pollution. Mais parce que nous refusons que les employés de cette industrie fassent les frais de l’absence d’anticipation de leurs patrons. D'autres domaines sont concernés et doivent s'adapter et se transformer : chimie, BTP, agriculture, énergie, artisanat, commerce… Pour conduire cette transformation, nous avons besoin d’une nouvelle alliance entre salariés, artisans, paysans, consommateurs, afin d’orienter la production vers des solutions écologiquement et socialement responsables.

Il y a urgence : engageons la transformation écologique de l’économie !

16.01.2010

Agenda-meeting national d'Europe Ecologie du 16 janvier 2010

2d75944781.pngPour le lancement de la campagne des élections régionales

MEETING NATIONAL D'EUROPE ECOLOGIE

Samedi 16 janvier 2010 à partir de 14h30

Espace Paris Est à Montreuil (93)-128 rue de Paris (métro Robespierre)

Avec Cécile Duflot, Tête de liste Europe Ecologie Île-de-France,
Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly, José Bové, Dominique Voynet, Robert Lion, Emmanuelle Cosse, Augustin Legrand, Pierre Larrouturou, Stéphane Gatignon et l'ensemble des têtes de listes régionales.

Les électeurs et les électrices ont de nouveau rendez-vous le 14 mars prochain avec la démocratie à travers le 1er tour des élections régionales. Il y a 6 ans, la gauche et les écologistes avaient remporté 20 régions sur un total et ont mis en place des politiques progressistes qui ont modifié le visage de ces territoires mal connus mais si important aujourd'hui.

les régions sont devenus des collectivités territoriales beaucoup plus territoriales que par le passé suite à la décentralisation. Leurs domaines d'intervention sont multiples : formation professioonnelle, transports, aménagement du territoire, gestion des lycées etc. Par conséquent, ils davantage de responsibilités dans le but d'améliorer le cadre de vie des citoyens et des citoyennes du fait également d'une plus grande proximité.

De plus, elles ont du faire face au désengagement constant de l'Etat face à la crise systémique qui touche notre pays depuis plusieurs années. L'Etat s'est en effet de plus en plus défaussé sur les régions plus par volonté de faire des économies que de déconcentrer les politiques publiques. Par conséquent, les régions agissent pour tenter de répondre aux préoccupations des habitants et aux mutations qui les provoquent.

Face aux différentes crises actuelles, il est nécessaire aujourd'hui de changer de braquet et de mettre en oeuvre un nouveau projet politique pour nos régions qui soit plus juste socialement et plus respectueux de l'environnement. C'est la démarche du rassemblement des écologistes initié en juin dernier avec Europe Ecologie et qui continue pour les élections régionales.

Rendez-vous samedi après-midi pour le début d'une nouvelle étape dans la construction d'une nouvelle force politique.

J'y serai bien sûr car je crois en ce projet (et accessoirement je ferai partie du service d'ordre)

13.01.2010

26 éco-régions pour construire l'avenir

5c92a11c51.jpgEUROPE ECOLOGIE, L'APPEL AU RASSEMBLEMENT

Aux dernières élections européennes, les Françaises et les Français ont démontré qu’ils étaient prêts à répondre à la double urgence environnementale et sociale, et à s’engager dans la construction d’une autre société, écologique, apaisée et solidaire.

A présent, il s’agit de démontrer concrètement que la transformation écologique de la société n’est pas seulement nécessaire, mais possible. Il s’agit d’incarner l’espoir, en faisant de nos 26 régions autant de modèles d’éco-régions. Il s’agit d’inscrire durablement le progrès de l’humanité dans une trajectoire écologique, en rupture avec la course à la démesure et au profit qui conduit au déclin économique et à la régression sociale.

La crise économique mondiale n'est pas finie et les urgences sociales et écologiques demeurent. Elles deviennent même chaque jour plus dures, plus évidentes. Il est impensable de les hiérarchiser ou de vouloir traiter les unes sans les autres. Sans attendre d’hypothétiques solutions venues d’en haut, le temps est venu de procéder à des révolutions par le bas, en inscrivant les choix d'avenir dans les territoires, là où les décisions politiques rencontrent la vie quotidienne et s'appliquent au plus près des préoccupations de chacun.

Les élections régionales de mars 2010 offrent une occasion de mettre en œuvre, à l'échelle de chaque bassin de vie, la nécessité de la transformation écologique de notre société. Transports, logement, formation et emploi, environnement, santé, culture, les conseils régionaux interviennent au cœur même de notre vie quotidienne, façonnent notre habitat, aménagent notre territoire. Les régions sont un espace privilégié d'initiative pour changer le monde et la vie. Suppléant, sans en avoir toujours les moyens, les carences d'un État centralisé souvent aveugle aux réalités locales, nos régions sont le lieu stratégique pour imaginer et mettre en œuvre de nouvelles politiques publiques de proximité et permettre de relocaliser l’économie.

Partout en France métropolitaine et en outremer de nouveaux espaces de vie, respectueux des singularités culturelles, peuvent surgir.
Depuis deux décennies la France est soumise à un processus de déménagement du territoire : dilution du lien social à mesure que recule le maillage des services publics, érosion de la biodiversité, saccage des paysages, infrastructures destructrices, désertification de territoires ruraux, de l'agriculture paysanne, planification urbaine inégalitaire et centrée sur l'automobile, mise en concurrence inégalitaire entre les territoires... En 2004, malgré la très large victoire de l'opposition et en dépit des efforts des élus écologistes, l'absence d'un projet fédérateur, de volonté commune et d'actions concertées, a conduit les baronnies locales à se contenter de gérer sans accompagner, sans anticiper sur l'avenir ni engager la transition vers un autre modèle de développement.

Cela doit changer, il est temps de réveiller nos régions ! La France ne peut rester le dernier Etat centralisé d'Europe. Il faut une nouvelle et véritable politique de renforcement des pouvoirs des régions, car c'est à leur échelle que peut s'affirmer la maîtrise d'un développement à visage humain. Elles en ont le pouvoir et les compétences dans les domaines essentiels comme l'économie, l'emploi, la formation, les transports, l'urbanisme, l'aménagement du territoire, la culture ou la solidarité. Ces éco-régions peuvent devenir des fers de lance pour imaginer et conduire concrètement de nouvelles politiques publiques d'intérêt général.

En réunissant des femmes et des hommes aux parcours divers et aux compétences reconnues dans un projet commun de changement social et écologique, le rassemblement Europe-Ecologie remet la politique au cœur de la cité.
Pour transformer les inquiétudes en espoir et traduire l’espoir en actions concrètes.

Inscrites dans l’esprit de rassemblement et d’innovation des élections européennes, les listes Europe-Ecologie se présentent en toute autonomie, pour convaincre les citoyens de la nécessité d'un vote écologiste d'ampleur qui permettra de construire dans chaque région des majorités déterminées à engager des changements radicaux. Enfin, les listes Europe-Ecologie porteront aux élections régionales de 2010 un message à la fois régional et européen, car chacune de nos régions s’inscrit dans un espace collectif politique plus large, celui de l’Europe.

La campagne des européennes 2009 et l’ampleur du succès d’Europe-Ecologie ont démontré avec force que le renouvellement de la vie politique française était déjà en marche. Face au libéralisme déshumanisant et à la droite décomplexée incarnée par Nicolas Sarkozy, portons ensemble un projet novateur et crédible pour une majorité de rupture et de refondation.

Un projet politique alternatif qui embrasse et réponde à la complexité des défis du XXIe siècle.

Un projet de civilisation.

14.11.2009

Agenda-Forum d'Europe Ecologie Ile de France

Logo Europe Ecolo.jpgEUROPE ECOLOGIE-FORUM REGIONAL ILE DE FRANCE

En route pour réussir le premier rendez-vous du rassemblement des écologistes !

Samedi 14 novembre 2009 de 14h30 à 17h00

Palais des Congrès d'Issy Les Moulineaux-25 avenue Victor Cresson

Métro ligne 12 (station Mairie d'Issy)-RER Ligne C (station Issy Ville)-Tramway 2 (station Val de Seine)

En présence des personnalités du Rassemblement des écologistes, ce Forum sera l'occasion de présenter le projet d'Europe Ecologie pour les élections régionales et de lancer la mise en débat de nos propositions.

Animé par Pascal Durand, porte-parole d’ Europe Ecologie
Introduction par Jean-Vincent Placé, directeur de campagne Europe Ecologie région Ile-de-France

Programme

14h30
Présentation du Forum-Introduction des tables rondes

14h45
Trois tables-rondes
avec des personnalités du Rassemblement des écologistes en Ile-de-France

1 L'urgence climatique : réussir le rendez-vous du sommet de Copenhague
 Alain Lipietz, ancien député européen Vert,  Denis Baupin, maire adjoint au développement durable à Paris,  Hélène Gassin, ancienne responsable de la campagne Energie de Greenpeace

2 Le Grand Paris : quel projet pour l'Ile-de-France ?
Robert Lion, ancien président de Greenpeace, Dominique Voynet, Maire de Montreuil, Stéphane Gatignon, Maire de Sevran

3 Sortir de la crise : répondre à l'urgence sociale, transformer l'économie
Emmanuelle Cosse,  ancienne présidente d’Act up,  Jean-Marc Brulé, Maire de Cesson

Karima Delli, Yannick Jadot, eurodéputés Europe Ecologie et d’autres personnalités d’ouverture du Rassemblement des écologistes

16h00
Intervention de Cécile Duflot, Tête de liste du Rassemblement des écologistes en Ile-de-France

 

24.09.2009

Votez Anny Poursinoff; votez Europe Ecologie

arton4830.gifAprès le beau score des élections européennes, c'est  le 1er tour de l'élection partielle dans la 10ème circonscription des Yvelines qui est venu dimanche dernier confirmer les progrès réalisés par le rassemblement des écologistes qui avait décidé de continuer l'aventure.

Ce scrutin intervenait après la décision de Christine Boutin, c'est tout à son honneur, de démissionner de son poste de députée après avoir été virée du gouvernement. Par conséquent, les électeurs étaient appelés à voter le 20 septembre et il faut dire qu'ils ne se sont pas déplacés en masse puisque seulement 22,76 % des inscrits ont fait leur devoir civique, un taux habituel pour ce genre d'élection.

Cela n'a pas empêcher Anny Poursinoff, militante verte, candidate d'Europe Ecologie, de réaliser un score canon lui permettant d'être au 2ème tout en devancant notamment le candidat du PS. Avec ses 20,15 %, Anny a vu sa persévérance être enfin récompensée en améliorant de près de 4 point le score des écolos lors des européennes de juin dernier. Cerise sur le gateau, elle relègue le parti socialiste 8 points derrière, un parti socialiste qui paie encore une fois non seulement ses divisions internes nationales mais aussi ses dissensions locales : quand ça va mal, ça va mal !.

Ce nouveau succès électoral donne encore plus de poids au projet politique d'Europe Ecologie et que porte Anny Poursinoff dans sa circonscription. Sa présence au 2ème tour sans le soutien du PS, une grande première, permet d'affirmer que le succès d'Europe Ecologie n'est pas du uniquement à l'envie d'un certain nombre d'électeurs qui voulaient se défouler. Le rassemblement démontre, via son succès, sa capacité à s'enraciner, à répondre aux nombreuses attentes et inquiétudes de nos concitoyens, de plus en plus nombreux à vouloir un réel changement politique.

Face aux vieux partis politiques incapables de rénover leur corpus idéologique, leurs pratiques, le très bon score d'Anny Poursinoff avec Europe Ecologie a montré qu'une autre voie, celle de l'écologie politique, est possible et qu'elle est notre avenir.

Même si la droite est largement en tête dans un de ses fiefs, j'appelle tous les électeurs et les électrices de la 10ème circonscription à choisir Anny Poursinoff pour être leur prochaine députée afin de construire une société plus juste, plus démocratique, plus soucieuse de préserver la planète.

Un meeting est organisé à Rambouillet ce jeudi soir à 20h30 avec notamment Jean-Vincent Placé, Yannick Jadot, Jean Desessard, Alain Lipietz, Christophe Carrech, Christian Vélot, Jean Paul Huchon, Marc Dufumier... Vous y êtes tous conviés. Il aura lieu à la Salle Raymond Patenôtre, 64 rue Gambetta.

Pour en savoir plus : http://www.poursinoff2009.fr/

04.01.2009

Bonne année 2009 !

1947075623.jpgCa y est, nous venons de commencer une nouvelle année et voici venu le temps des voeux, des éventuelles résolutions que l'on prend mais qui risquent de ne pas tenir longtemps.
En ce qui me concerne, je n'ai pas pris d'engagements insurmontables si ce n'est de continuer mes combats politiques et mes luttes syndicales, d'essayer de faire un peu de sport (certainement la résolution la plus dure à mettre en oeuvre).
Je profite aussi de l'occasion pour souhaiter une très bonne année aux internautes qui ont pris l'habitude de visiter mon site mais aussi à toutes et à tous qui rêvent d'un monde meilleur en 2009.
Après avoir fait le bilan d'une année écoulée marquée par une crise aux multiples visages, on se demande ce que va nous réserver 2009, s'il est possible de voir une planète mieux préservée, plus juste, plus solidaire.
Les 1ers jours de la nouvelle année semblent malheureusement indiquer le contraire avec notamment la relance du conflit entre palestiniens et israéliens. Bombardements meurtriers d'un côté, tirs de roquettes aveugles de l'autre rendent de plus en plus difficile la recherche d'une solution pacifique à une guerre dont les 1ères vicitimes sont avant tout les populations civiles.
2009 pourrait être l'année de tous les espoirs, l'espoir de voir une nouvelle politique se mettre en place aux USA avec l'intronisation officielle de Barack Obama. Son élection ayant fait naître de grandes espérances dans le monde entier, La tâche qui attend le 1er président noir de l'histoire des Etats-Unis semble insurmontable tant les problèmes sont nombreux. Obama est particulièrement attendu sur de grands dossiers comme le Moyen-Orient (retrait des troupes de l'Irak, guerre en Afghanistan, question israelo-palestinienne), la lutte contre le réchauffement climatique avec la conférence de Copenhague en point de mire, la crise économique et financière qui aggrave les inégalités aux USA.
La composition de l'administration Obama semble indiquer une rupture avec la politique désastreuse de Bush même si elle fait la part belle au camp Clinton et donc loin du changement proné par Obama durant sa campagne. Au final, il ne faut pas s'attendre non plus à des modifications révolutionnaires mais plutôt à des évolutions positives.
Autre échéance très importante, les élections européennes de juin 2009 qui verra se renouveler le parlement de Strasbourg. Ce sera l'occasion pour Europe Ecologie, un rassemblement inédit d'écologistes, de refonder un modèle européen en panne. Les vieux modèles que sont le libéralisme et la social-démocratie sont aujourd'hui dépassés car incapables de sortir d'un carcan productiviste, consumériste destructeur pour l'environnement et facteur d'inégalités sociales. De par son approche globale, l'écologie politique est à même d'apporter des réponses aux urgences écologiques et sociales qui menacent l'équilibre de nos sociétés. A nous de convaincre les citoyens français de la justesse de notre projet politique et de le soutenir en juin.
2009 ne devrait pas non plus me laisser de répit dans le domaine syndicale car beaucoup de dossiers m'attendent comme les élections professionnelles chez Cortal Consors en mars, les négociations salariales en janvier qui s'annoncent difficiles, le congrès de la CFDT Ile de France en juin et sans oublier l'externalisation du service titres toujours chez Cortal Consors.
En regardant de plus près, il s'avère en fait que 2009 ressemble de plus en plus à 2008.

Bonne année à toutes et à tous !

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