20.12.2009
Copenhague : un lamentable fiasco
Communiqué de presse des Verts français
La conférence de Copenhague s’achève sur un fiasco. Le résultat est aussi désespérant que les enjeux étaient d’importance. La Chine et Obama sont les coupables numéro un, mais l’Europe a péché par sa désunion et son absence de leadership. Nous avons eu la preuve éclatante durant ces jours passés que nombre de nos responsables sont en fait des irresponsables.
Ces quinze jours de négociation n’ont pas pu déboucher sur un accord chiffré et contraignant. L’absence de contrainte et le non transfert tant de nouvelles technologies que de moyens financiers du Nord vers le Sud font qu’en l’état, les experts prédisent un hausse de 3,5 degrés. Le but initial de la conférence était de ne pas dépasser les 1,5 degrés celsius...
La seule lueur d’espoir durant ces deux semaines est la montée en puissance des pays du sud et la réussite du Klimaforum qui réunissait les activistes altermondialistes et écologistes du Nord comme du Sud.
Dix ans après Seattle, le mouvement altermondialiste prend une nouvelle impulsion et une nouvelle force en intégrant pleinement le combat écologiste.
Face à l’échec des gouvernements occidentaux, c’est sur cette alliance qu’il faut aussi espérer pour répondre et agir face à la crise climatique.
Les Verts et les écologistes feront pression pour que lors du sommet de Bonn qui doit se tenir l’année prochaine, un accord contraignant soit enfin trouvé. Le combat continue, dans les institutions et dans les mouvements citoyens.
10:13 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : copenhague, réchauffement climatique, écologie, co2, gaz à effet de serre, climat
13.08.2009
Pour le renforcement des sanctions contre la dictature birmane
Communiqué des Verts suite à la nouvelle condamnation d'Aung San Suu Kyi, dissidente birmane et prix Nobel de la paix
Aung San Suu Kyi vient d’être condamnée à 18 mois d’assignation à résidence au terme d’un procès de trois mois. Dans un premier temps le tribunal l’avait condamnée à trois ans d’emprisonnement, immédiatement commué à 18 mois d’assignation à résidence par un décret du chef de la junte militaire. Son seul crime : n’avoir pas respecté les conditions de son assignation en ayant accueilli un américain qui avait rejoint sa résidence à la nage.
Voilà cinq ans qu’Aung San Suu Kyi est maintenant assignée à résidence par la junte. Ces vingt dernières années, elle aura passée 14 ans en privation de liberté.
Prix nobel de la Paix depuis 1991, Aung San Suu Kyi est devenue un symbole de la lutte pacifique pour les droits de l’homme et la démocratie à l’instar d’un Nelson Mandela.
Face au courage et à la non-violence d’Aung San Suu Kyi, et au succès électoral de sa formation (la Ligue Nationale pour la Démocratie), la junte militaire n’oppose depuis des années que répression, violences et violation de la constitution.
Comment ne pas voir dans la nouvelle condamnation qui la touche un moyen de l’écarter des élections prévues pour 2010 ?
Les Verts dénoncent cette nouvelle condamnation arbitraire qui touche Aung San Suu Kyi.
Les Verts demandent la libération immédiate d’Aung San Suu Kyi et de tous les prisonniers politiques birmans.
Les Verts demandent à l’ONU et à l’UE de condamner par avance les élections birmanes de 2010 qui se tiendraient sans la principale opposante.
Les Verts demandent le renforcement des sanctions européennes contre le régime de Rangoon.
Les Verts demandent au gouvernement français la plus ferme condamnation et le soutien de la France au renforcement des sanctions de l’UE, en dépit des intérêts de la compagnie Total qui s’arrange avec le régime birman.
Les Verts soutiennent le rassemblement organisé ce soir Mardi 11 août à 18 heures devant l’Ambassade de Birmanie à Paris, à l’initiative d’Info Birmanie.
10:02 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aung san suu kyi, birmanie, droit d'expression, dictature, libertés
25.07.2009
Agenda-Pique-nique des Verts Paris le 26 juillet 2009
TOUT SAVOIR SUR COPENHAGUE
Les Verts Paris vous invitent à un pique-nique le dimanche 26 juillet à partir de 12h30 au parc Montsouris dans le 14ème arrondissement de Paris.
Au mois de décembre, la conférence des Nations unies sur le climat de Copenhague devra fixer une feuille de route pour éviter une catastrophe climatique mondiale. Ce rendez-vous crucial fera l’objet d’une mobilisation médiatique, civique et politique massive. Pour connaître les enjeux de la conférence de Copenhague, les Verts vous donnent rendez-vous au Parc Montsouris (RER B+T3 Cité Universitaire).
En présence de
- Denis Baupin, Adjoint au Maire de Paris chargé du Plan climat et du développement durable, Président du Club des villes cyclables
- Andrée Buchmann, Vice-Présidente de la Communauté urbaine de Strasbourg en charge du plan climat, de l’écologie et du développement durable.
Retrouvez les Verts, côté rue Gazan (allée du lac). Chacun amène quelque chose, il y aura à boire et à manger !
Pour en savoir plus sur la conférence de Copenhague : http://www.copenhague-2009.com/
11:29 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : verts paris, copengague, écologie, réchauffement climatique, gaz à effet de serre
24.07.2009
Taxe climat énergie : un manque d'ambition
Communiqué de presse des Verts
Les verts sont favorables à une taxe climat énergie mais pas n’importe laquelle. Nous reconnaissons que le fait qu’elle soit programmée rapidement va dans le bon sens. Cela dit, nous regrettons l’exclusion de l’électricité, issue en grande partie du nucléaire ou des centrales à charbon.
Nous regrettons aussi l’exclusion des industries les plus polluantes, celles qui émettent le plus de CO2 parce qu’elles sont liées au marché des quotas. Il faut lier cette nouvelle taxation avec le marché des quotas pour avoir une taxe climat énergie efficace. Mais ce que nous déplorons en premier lieu c’est que ce sont les ménages qui devraient être les premiers payeurs. Sur les 8 milliards que cette taxe pourrait rapporter à l’État, plus de 50% seraient payés par les ménages. Il est bien question d’un « chèque vert » mais le dispositif reste flou. Il n’est pas lié aux conditions de ressources, mais à des conditions géographiques - éloignement du lieu de travail - et des conditions de type de chauffage choisi. Cette dernière condition donne une prime au nucléaire, puisque l’électricité n’est pas concernée par cette taxe. Il est dommage aussi que M. Rocard et la commission se limitent à des mesures incitatives qui encourageraient les ménages et les entreprises à modifier leur comportement. Il faudrait proposer aussi et surtout des mesures de soutien aux investissements qui contribuent à faire baisser les émissions de gaz à effet de serre, comme dans les secteurs du logement et du transport pour ne pas pénaliser les plus défavorisés. On ne peut pas se limiter à des mécanismes de marché. Concrètement, il faut soutenir les investissements dans les transports collectifs, l’autopartage, les énergies renouvelables, l’isolation des bâtiments... Le rapport Rocard sur la taxe climat énergie représente un petit pas mais encore insuffisant compte tenu de l’urgence climatique et sociale.
11:06 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fiscalité, taxe carbone, contribution climat énergie, écologie, réchauffement climatique
15.07.2009
Le monde change, changeons l'impôt
Communiqué des Verts suite au débat sur la contribution climat-énergie
La taxe carbone - ou contribution climat énergie - est une avancée pour répondre aux enjeux climatiques et rattraper le retard de la France en matière de fiscalité verte.
Pour être vraiment efficace, il faut que la contribution climat énergie :
- s’applique à l’électricité et non seulement aux énergies fossiles afin de prendre en compte les émissions induites par le chauffage électrique et donc le nucléaire,
- prenne en compte l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre en particulier celles induites par l’agriculture,
- soit mise en oeuvre dès 2010 afin de ne pas être contingenté pour des raisons électoralistes.
La Contribution Climat Energie des ménages doit être mise en place dans un souci de justice sociale et ne pas venir grever le budget des ménages les plus modestes. Les Verts soutiennent donc l’idée d’un "chèque vert", sous condition de ressources, affecté à des produits et services qui contribuent à la baisse des émissions, par exemple : alimentation bio et équitable ou de proximité (type AMAP), produits d’entretien de la maison bio, solutions de chauffage écologiques, transports écologiques...
Enfin, la création d’une Contribution Climat Energie des entreprises doit enclencher la transition d’une fiscalité qui pénalise le travail vers une fiscalité qui protège l’environnement. Mais cette évolution ne doit pas se faire au détriment du financement d’un système de protection sociale plus que jamais indispensable.
08:21 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fiscalité, environnement, contribution climat énergie, écologie, taxe carbone
14.06.2009
Poursuivre le rassemblement Europe Ecologie
Le Conseil National InterRégional des Verts est réunit ce week-end afin d'analyser les résultats des élections européennes de dimanche dernier et de débattre des suites à donner au rassemblement Europe Ecologie.
Voici la motion qui a été votée à l'unanimité des déléguéEs :
Les résultats des élections européennes marquent un tournant historique pour l’écologie politique. Les électrices et les électeurs ont fait d’Europe Ecologie la troisième force politique du pays, au coude à coude avec le PS. L’écologie politique qui a obtenu 16,3 % et 2 800 000 voix peut devenir désormais une force incontournable et majeure. Cette campagne, faite en commun avec l’ensemble du Parti Vert Européen a vu une vague verte déferler en Europe de Belgique en Angleterre, d’Allemagne en Grèce. Le groupe Vert au Parlement Européen passe de 41 députés à au moins 53 et devient un groupe charnière pour la construction d’une autre Europe et d’une majorité anti Barroso.
Ce résultat n’est pas un accident électoral. Il est le produit de la rencontre entre une volonté de rassemblement, des candidats aux parcours différents mais complémentaires dont Dany, Eva et José ont été les porte-parole, la construction d’une campagne de longue durée, cohérente fondée sur un projet et un programme de transformation écologiste, un réseau social s’appuyant sur Internet et l’action militantes des groupes de terrain, des initiatives comme celle du collectif Sauvons les Riches. La campagne a montré non seulement un rejet de l’action de la gauche traditionnelle et de l’extrême gauche de témoignage mais aussi un désir d’écologie, un sentiment d’appartenance nouveau de la part des électrices et des électeurs.
Ce résultat signe l’entrée, après la naissance publique de l’Ecologie politique avec René Dumont et la fondation des Verts, après la maturation avec l’entrée de milliers d’élus dans les instances locales et régionales, au Parlement et au gouvernement, de la troisième période de l’écologie politique. L’écologie politique n’est plus un élément marginal du paysage politique mais peut devenir une force politique majeure, autonome, refusant d’être le supplétif de quiconque et aspirant à gouverner pour changer le cours des choses. Nous avons porté lors de cette campagne européenne l’espoir d’une transformation écologiste de la société européenne. Nous devons maintenant le concrétiser en France. Nous avons d’immenses responsabilités pour ne pas décevoir l’électorat qui s’est porté sur Europe Ecologie. L’abstention atteste de la profondeur de la crise de représentation en particulier dans les milieux populaires. S’accompagnant d’une montée des extrême droites en Europe, c’est une situation dangereuse pour la démocratie. Par nos propositions, nos pratiques, nous devons convaincre qu’une autre politique est possible et que l’écologie s’est aussi la prise en compte des problèmes sociaux. . Les urgences écologiques, sociales et démocratiques n’ont jamais été aussi fortes. Les attentes qui en découlent nous appellent à inventer de nouvelles formes d’expression et de structuration politiques de notre famille politique, l’écologie. Construire l’alternative écologiste, en fédérant tout le peuple de l’écologie doit être notre boussole dans la période. Nous devons à tout prix sauvegarder le véritable trésor constitué par les acquis de la campagne d’Europe écologie : Rassemblement, diversité, autonomie, crédibilité.
Dans cette campagne, Les Verts ont été la colonne vertébrale de la mise en œuvre du rassemblement, dont la force provient de la diversité de ses acteurs : associatifs, personnalités de la société civile, initiateurs du Pacte écologique, membres actifs du Grenelle de l’environnement, et les nombreux citoyennes qui ont rejoint les comités locaux... Ils portent ainsi la responsabilité majeure de faire vivre ce rassemblement qui passe par la métamorphose de l’écologie politique. Nous devons bâtir la maison commune des écologistes sans détruire les acquis politiques, organisationnels et programmatiques des Verts. Pour concrétiser cette ambition, nous devons nous donner des repères pour rassembler un arc de forces très larges. Le périmètre de l’écologie politique ne se réduit pas aux militants issus des associations environnementalistes. Il doit s’ouvrir à tous ceux qui partagent le projet de transformation écologique et solidaire de la société. Nous devons faire le pari de la créativité collective fondée sur la richesse des différences des composantes du rassemblement. Nous devons enfin proposer aux dizaines de milliers de membres déjà signataires ou étant susceptibles de participer à ce projet commun, une feuille de route précise avec des rendez vous réguliers ;
En effet, nous devons continuer d’adapter nos modes d’organisation pour que, comme nous avons su le faire lors de cette élection européenne, nos campagnes puissent s’inscrire dans des formes de militantisme dont le mode d’engagement au sein de la mouvance de l’écologie est variable. Cette diversité d’engagement est une des clefs du succès d’Europe Ecologie, nous devons en prendre acte et veiller à sa possibilité même lorsqu’elle s’exerce dans un cadre relativement informel. Ce militantisme n’est pas concurrent des Verts ; il est complémentaire et nous devons continuer à le prendre en compte. Si la porte des Verts est ouverte à ceux et celles qui adhèrent à leurs valeurs et que chacun(e) peut contribuer à l’évolution depuis leur création, les Verts doivent aussi entendre ceux qui préfèrent se tenir à l’écart des engagements partidaires et continuer à œuvrer avec eux. Ce qui nous importe avant tout est la sincérité des engagements et la démocratie des fonctionnements.
Considérant l’urgence de prolonger l’élan de la campagne des européennes, le CNIR propose :
1- de poursuivre, élargir, renforcer, approfondir la dynamique de rassemblement de l’écologie politique. Les 15000 signataires et les 510 comités locaux, les Verts, R&PS, les militants et candidats issus du mouvement associatif, et les eurodéputés nouvellement élus forment le socle de cette dynamique. Un comité d’animation et de pilotage (CAP) du rassemblement issu de ces composantes sera institué pour organiser la journée du 4 juillet 2009 rendez vous militant et festif des comités Europe Ecologie, tirer un bilan de la campagne, définir les attentes vis à vis des députés européens, organiser le suivi citoyen du travail européen, avec le mouvement associatif et de mettre en chantier les initiatives du rassemblement. Le CE et les élus au Parlement européen doteront ce Comité d’animation et de pilotage (CAP) d’un dispositif lui permettant de continuer son travail : site internet, mise à disposition de collaborateurs, financement...
2 -de faire du Rassemblement un des axes majeurs des Journées d’Etés des Verts. Ces Journées d’été des Verts avec Europe Ecologie seront l’occasion d’un approfondissement du rassemblement ouvert à tous les comités locaux d’Europe Ecologie. Elles permettront d’élaborer un bilan collectif, de mettre en commun les attentes à l’égard des eurodéputés et de préparer avec le Parti Vert Européen les prochaines échéances. Une plénière, et d’autres moments de débat, avec la participation des principaux acteurs du rassemblement, seront consacrés à l’avenir de l’écologie politique en France et en Europe.
3 - de charger le comité d’animation et de pilotage du Rassemblement en lien avec le CE de préparer les rendez-vous en mettant sur pied des groupes de travail nationaux associant des acteurs de la campagne, des militants verts et des citoyens engagés dans la mouvance de l’écologie politique : faire de Copenhague le Seattle du Climat ; préparer à la base le Bruxelles de l’emploi, organiser la lutte contre les paradis fiscaux.
4 - d’ouvrir sans tabous en lien avec les partenaires du rassemblement le chantier de l’écologie politique du XXIème siècle. De quels outils nouveaux se doter : Fondation, revue, fête annuelle, liens avec les différents secteurs sociaux, rôle de la Fédération des Elus, contrats de partenariats avec les associations... Les Journées d’Eté de Nîmes seront l’occasion de lancer les travaux. Ce chantier se traduira par une première étape en décembre : le Forum national des 6 h de l’écologie politique
5 - de tenir à l’automne des conventions régionales du rassemblement précédé d’une convention nationale, ouvertes aux acteurs sociaux et chargées de proposer un projet de conversion écologique des territoires et d’organiser la campagne régionale et autonome de listes de rassemblement des écologistes en lien avec les CAR. Cette campagne sera une campagne nationale s’inspirant de la campagne des élections européennes avec des meetings nationaux dans chaque région, une communication nationale et un projet d’écorégion décliné pour chaque liste.
6 - Tout en restant disponibles pour les échanges sur le fond avec leurs partenaires de gauche, les Verts dans cette période ont pour tâche prioritaire de construire l’union des écologistes, de construire ce pôle autonome. Cette construction politique va de pair avec notre stratégie d’alliance visant à créer une majorité de transformation sociale et écologique pour battre la droite en 2012.
7 - de faire au prochain CNIR un bilan sur la tenue de cette feuille de route en présence de nos partenaires du rassemblement
10:33 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : europe ecologie, rassemblement, écologie, politique, élections régionales
15.12.2008
Un congrès des Verts apaisé
J’étais, le week-end du 6 décembre, à Lille parmi les 528 délégués pour participer au congrès national des Verts.
Ce dernier concluait le cycle des assemblées destinées à renouveler les différentes instances du parti écologiste, que ce soit à l’échelon départemental, régional ou national.
Cela avait commencé dès le mois d’août avec les journées d’été de Toulouse pour s’achever le 6 décembre dans la métropole nordiste. Près de 4 mois et demie de débats, de réunions pour trouver une ligne politique, débattre, convaincre afin de dégager les orientations les plus consensuelles possibles.
Que soit à Paris, dans les régions ou sur le plan national, les Verts ont su démontrer une certaine maturité tout en dégageant des priorités permettant de réunir de larges majorités. Elles reposent sur 2 idées maîtresses : la rassemblement des écologistes et le fait que l’écologie politique doit être considérée comme l’élément indispensable d’un projet rénové.
De plus, l’image désastreuse laissée par le parti socialiste nous confère une certaine responsabilité. Celle effectivement d’offrir à nos concitoyens une alternative à une gauche traditionnelle engluée dans ses luttes de pouvoir, ses archaïsmes et une droite ultra-libérale dont la politique est désastreuse pour les peuples et la planète, les deux étant encore sur des concepts productivistes, consuméristes.
Les Verts Paris ont été les 1ers à tenir leur assemblée générale le 15 novembre dernier.
J’en parle tout particulièrement car j’ai été élu au Secrétariat Exécutif par une majorité d’adhérents et d’adhérentes qui veulent un autre fonctionnement au service de l’écologie. C’est pour répondre à ces attentes qu’une synthèse s’est construite autour de militants et de militantes désireuses de s’impliquer pour mettre en place de nouvelles pratiques plus transparentes, plus démocratiques. Cette majorité a obtenu près de 88 % des suffrages afin de mettre aussi en œuvre sur Paris le rassemblement des écologistes décidé dans le cadre des élections européennes de juin 2009. Les premiers pas du nouvel exécutif démontrent bien cette volonté de réussir ce challenge en travaillant étroitement avec le comité de campagne d’Europe Ecologie.
Quant à moi, je vais bien sûr m’y investir pleinement mais je vais aussi m’occuper plus particulièrement de la communication, un thème qui va demander beaucoup de travail : rénovation de l’architecture internet, relance du bulletin d’information des Verts Paris, optimisation des outils pour une meilleure communication interne etc.
Le congrès national de Lille a lui aussi permis d’afficher une certaine sérénité dans les débats pour aboutir à une majorité pesant près de 72% des délégués et permettant à Cécile Duflot d’être réélue Secrétaire Nationale, un phénomène rare chez les Verts.
J’ai pu d’autant plus apprécier cette évolution positive que j’étais présent au précédent congrès de 2006 de Bordeaux qui fut beaucoup plus conflictuel.
Dans le cadre du congrès de cette année, j’ai fait le choix de m’inscrire dans une nouvelle démarche associant des personnes au parcours atypique, qui n’étaient pas dans les mêmes sensibilités. Des environnementalistes, des rénovateurs pragmatiques et des militants issus de l’aile gauche des Verts ont su travailler ensemble à partir de valeurs communes. A partir de là, un projet collectif a pu être élaboré pour tenter d’apporter des réponses politiques aux urgences environnementales et sociales. Il s’agit aujourd’hui de proposer un nouveau modèle dont l’écologie politique sera le cœur et fondé sur la volonté démocratique de faire décroître notre empreinte écologique. Les autres objectifs de la nouvelle sensibilité sont de réussir le rassemblement des écologistes et de rénover les pratiques internes des Verts afin de les rendre plus transparentes, plus conviviales, bref, plus démocratiques.
Les débats du congrès de Lille ont été menés avec une certaine sérénité et avec l’envie de voir aboutir la synthèse la plus large possible. C’est d’autant plus satisfaisant que la majorité qui s’est dégagée a réaffirmé haut et fort les mêmes priorités que sont les miennes aujourd’hui chez les Verts. Cette majorité pesant près de 72% des délégués a d’ailleurs permis la réélection de Cécile Duflot comme Secrétaire Nationale, un phénomène rare chez les Verts.
Rendez-vous en juin 2009 pour un premier bilan.
07:43 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : congrès, assemblée fédérale, verts paris, europe ecologie, écologie, politique
19.10.2008
Pour un parti Vert fort en Ile de France (et ailleurs)
Après les Verts Paris et le congrès national du mois de décembre, voici le 3ème épisode de la présentation des assemblées générales des Verts avec le région Ile de France.
Ce n'est pas la moins importante car les régions sont à la base de l'organisation des Verts. Une personne qui a décidé de rejoindre le parti adhère obligatoirement à la structure régionale correspondant à son lieu de résidence (l'Ile de France en ce qui me concerne).
Le 16 novembre prochain, les Verts Ile de France tiendront leur traditionnelle assemblée générale, un moment incontournable dans la vie de l'organisation. Ce sera l'occasion de faire le point sur la mandature précédente, faire le choix des orientations politiques pour les années à venir et désigner l'exécutif chargé de les mettre en oeuvre.
Comme d'habitude, plusieurs motions vont se disputer les suffrages des adhérents afin d'influencer dans leur sens la future stratégie des Verts Ile de France. De mon côté, comme à l'échelon national, j'ai signé le texte qui décline à l'échelle régionale la motion nationale Urgence Ecolo, Urgence Sociale (lire la motion régionale) . Ce procédé permet d'assurer une cohérence entre les différents niveaux de l'organisation interne des Verts.
Un des objectifs est d'initier pour l'Ile de France la même démarche de rassemblement des écologistes que celle mis en place nationalement pour que l'écologie politique soit réellement portée
Cette année, les débats seront encore plus riches, encore plus importants car les thèmes d'actualité abordés et les enjeux sont nombreux.
En effet, il sera notamment question de l'intercommunalité que l'on désigne sous le vocable quelque peu abusif du "grand Paris". Il s'agit d'un dossier complexe avec nombreuses interrogations : quelle place donner au Conseil Régional ? Quel périmètre et quels pouvoirs ? On a bien vu l'importance des enjeux lorsque le gouvernement a créé un poste de Secrétaire d'Etat à la Région Capitale, une véritable entorse à la décentralisation qui constitue une régression. C'est en fait une manoeuvre politicienne destinée à mettre des bâtons dans les roues de collectivités territoriales gérées par la Gauche.
Autres sujets importants dans l'actualité francilienne : le vote en septembre dernier par le Conseil Régional du Schéma Directeur de l'Ile de France (SDRIF), les prochaines élections régionales qui auront lieu en mars 2010, les énormes retards pris dans l'amélioration de l'offre en transports en commun et dans la rénovation du logement ancien (sans oublier la logement social), deux axes majeurs pour lutter contre le réchauffement climatique.
Or, les assemblées générales ne sont pas uniquement tournées vers les sujets externes mais débattent également sur l'organisation interne en faisant le diagnostic de ce qui ne fonctionne pas et, plus important, en proposant des pistes d'action.
J'aurai beaucoup de choses à dire sur ce point, non seulement basée sur ma propre expérience d'adhérent (depuis avril 2002) mais en m'appuyant également sur mon expérience de militant syndicaliste (depuis 1993). C'est ainsi que je m'intéresse particulièrement à la gestion des adhésions menée par les Verts Ile de France.
Même si les partis politiques politiques se disent démocratiques, on s'aperçoit que la relation à l'adhérent n'est pas si évidente et ne constitue pas au final une priorité. Rien d'étonnant si l'on regarde l'histoire politique de la France, mis à part peut-être le parti communiste à une époque, les partis politiques n'ont jamais constitué de partis de masse.
De plus, le financement public est organisé de telle manière qu'il est dorénavant la 1ère source de financement des partis et exonère ces derniers de toute politique de développement basé sur l'adhésion. Comme il repose sur le résultat des élections, gare aux échecs électoraux alors qu'un nombre important d'adhérents permettrait d'en atténuer les effets négatifs sur les finances.
Les adhérents sont censés chez les Verts être au coeur du système puisque ce sont eux qui votent lors des assemblées générales à condition qu'ils de déplacent ou qu'ils remettent une procuration.
A part cela, il n'existe pas de réelle politique de l'adhésion basée sur une volonté commune de développer le mouvement au sein de la société et ainsi pouvoir rivaliser avec les autres partis et surtout vis à vis du PS.
Il existe pourtant des moyens à mettre en oeuvre qui permettraient, à mon avis, de favoriser l'arrivée de citoyens sensibles aux thématiques écolos. En voici quelques unes (je ne sais pas si elles existent dans la réalité) :
- fournir aux groupes locaux de véritables bulletins d'adhésion tout en conservant les procédures actuelles,
- fournir un kit d'information sur la structuration, le fonctionnement des Verts
- lancer des promotions sur la cotisation
- renforcer l'accueil et la formation des nouveaux adhérents
- valoriser l'action des Verts lors de grandes campagnes d'adhésions
- relancer les personnes qui se sont manifestées sans toutefois adhérer
Ces idées s'inspirent des méthodes des syndicats, comme par exemple la CFDT, qui se sont lancées dans une véritable politique de développement du nombre de ses adhérents. La CFDT compte près de 90 500 adhérents en Ile de France (860 000 pour toute la France) alors les Verts Ile de France atteignent péniblement les 1 800 adhérents (France = 7680) : cela donne à réfléchir.
Cela explique que je me suis porté candidat pour être membre du Secrétariat Exécutif des Verts Ile de France car j'ai envie de travailler à la mise en place d'une nécessaire politque des adhésions en liaison avec les Verts Ile de France.
L'objectif est de faire des Verts un parti fort de nombreux adhérents et adhérentes à Paris et en Ile de France.
Rendez-vous après le 16 novembre pour connaître les résultats
08:00 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ile de france, politique, écologie, adhérents, adhésions, assemblée générale
13.10.2008
Réussir Le Paris de l'Ecologie
Lors d'un billet précédent, j'évoquais le cycle quelque peu infernal des assemblées générales d'adhérents des Verts qui déterminent les orientations de chacune des structures composant la "galaxie" verte.
Après avoir parlé du congrès national, il s'agit de s'arrêter quelques instants sur Paris car c'est dans la capitale que les Verts ont le plus d'adhérents, une statistique qui reste néanmoins à améliorer.
Du fait d'une sociologie basée de plus en plus sur les classes moyennes et supérieures, les Verts ont depuis des années bénéficié d'une audience importante et engrangé avant 2007 des succès électoraux qui ont permis l'arrivée de la gauche à la tête de Paris.
Grâce à un travail de terrain et une grande connaissance des dossiers, les élus verts ont pu modifier le visage de la métropole et rendre les politiques publiques municipales plus écolos même s'il faut aller plus loin.
Malheureusement, les récentes élections municipales de 2007 ont radicalement changé l'échiquier politique en rendant le PS encore plus hégémonique et en laissant aux Verts le portion congrue.
C'est un échec que les Verts doivent absolument analyser rapidement s'ils veulent y remédier pour repartir de l'avant. Cette démarche est indispensable car les urgences écologiques et sociales que les Verts en France, en Ile de France et à Paris ont dénoncé, sont toujours là et nécessitent des politiques plus volontaristes.
C'est la démarche entreprise par des militants et des militantes Verts venus d'horizons différents. Nous nous sommes retrouvés, lors de l'assemblée générale des Verts Paris de 2006, autour d'une motion d'orientation politique dont l'objectif est de mettre l'écologie au coeur des politiques publiques afin de lutter plus efficacement à l'échelle parisienne contre le réchauffement climatique et les inégalités sociales. Cette sensibilité qui s'appelait le Paris de l'Ecologie souhaitait également engager des réformes internes afin de faire des Verts Paris un véritable parti politique représentatif et qui s'adresse à toute la population parisienne.
Deux ans après notre création, notre bilan est globalement positif car nous avons su faire notre chemin tout en gagnant le respect des autres militants grâce à des pratiques les plus démocratiques. Ceci étant dit, nous constatons également que notre message est encore plus d'actualité lorsque nous observons par exemple que le plan climat à Paris a beaucoup de mal à se mettre en oeuvre ou que l'offre en transports en commun reste à améliorer malgré le tramway et Velib.
Cela explique que nous ayons décidé de déposer une nouvelle motion pour l'AG des Verts Paris du 15 novembre 2008, une motion dont le titre "Réussir Le Paris de l'Ecologie" illustre notre volonté d’être inventifs, réactifs, créatifs.
Cette nouvelle dynamique, écologique, sociale et populaire s’inscrit dans le cadre du rassemblement des écologistes aux Européennes animé par Dany Cohn-Bendit, voté au dernier Conseil National InterRégional de septembre, mais aussi, bien au-delà, dans les échéances qui suivront.
L’urgence est là, à la fois écologique et sociale : rassembler les écologistes pour réinventer d’autres possibles, proposer des alternatives au dogme du "Paris hypercompétitif" et refonder un pacte social particulièrement maltraité dans notre ville.
Nous appellons les adhérents des Verts à Paris à soutenir massivement notre projet qui se veut à la fois écolo, démocratique et solidaire.
Lire la motion d'orientation Réussir Le Paris de l'Ecologie
08:00 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, écologie, politique, assemblée générale, motion, orientations
04.10.2008
Livret A et crise financière : un hold-up inacceptable !
Communiqué de presse des Verts du 3 octobre 2008
Après les déclarations fracassantes de Nicolas Sarkozy garantissant que les « épargnants » qui ont investi dans les fonds de placement les plus spéculatifs auront la garantie d’être remboursés en cas de difficultés de leur banque, le Gouvernement tente un nouveau coup de force.
Non contents de faire payer la crise aux contribuables, Nicolas Sarkozy et François Fillon veulent détourner les fonds du Livret A qui servent à financer le logement social pour en faire bénéficier les entreprises.
Le motif invoqué selon lequel il y aurait plus de placements que de besoins à satisfaire en dit long sur le cynisme de la droite. Qui peut oser affirmer ainsi qu’il y a trop de logements sociaux ? Qui peut oser dire qu’il ne faut pas réhabiliter les logements sociaux existants ?
La priorité doit rester à l’affectation des fonds du Livret A au seul logement social. La banalisation récente de la collecte du Livret A pour toutes les banques portait en germe ce redéploiement. Il n’aura pas fallu longtemps pour que ce gouvernement lève le masque.
Au-delà de ce hold-up, qui peut garantir que le Livret A restera un placement garanti ? En finançant les entreprises, il est évident que les risques de non remboursement vont augmenter, surtout dans le contexte de crise actuelle. Les contribuables seront-ils de nouveau appelés au secours en cas de difficultés ?
Jamais le principe de la socialisation des pertes et de la privatisation des profits n’avait été appliqué avec autant de zèle et sans pudeur.
Les Verts demandent au gouvernement de faire payer les spéculateurs et pas l’ensemble des Français.
08:28 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : livret a, crise financière, logement social, finances, banques












