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        <title>Politique et syndicalisme - immigration</title>
        <description>le blog militant de Christophe Rieuze</description>
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        <lastBuildDate>Mon, 06 Oct 2008 09:56:38 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Quand les préfectures piègent les sans-papiers</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (fipho32)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 15 Apr 2008 08:05:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://christopherieuze.rsfblog.org/media/02/00/c49d52c2469ca8a0e78baa055ac769c7.jpg&quot; id=&quot;media-173495&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;2d34b4d3b7e7d1ab4005ef062cfcdb45.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;LIBERATION.FR : lundi 14 avril 2008&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une note de service de la préfecture de Nanterre décrit comment les étrangers en situation irrégulière sont invités à se rendre en personne au guichet, en réalité pour être arrêtés sur place.&lt;br /&gt;Préfecture, le piège ? C'est l'alerte que lancent depuis plusieurs semaines des militants associatifs, au premier rang desquels le réseau RESF, aux étrangers en situation irregulière qui voudraient se rendre en préfecture pour avoir des nouvelles de leur dossier ou demander une régularisation.&lt;br /&gt; De plus en plus de sans-papiers seraient, selon les associations, «piégés» par les préfectures qui les attireraient sur place sous prétexte de «réexaminer leur dossier» pour pouvoir les interpeller à leur arrivée au guichet. Des documents de la préfecture de Nanterre (Hauts-de-Seine) obtenus par «Libération» semblent attester d'une telle pratique. &lt;br /&gt;D'abord, un courrier type, adressé aux étrangers en situation irrégulière, les informe que «les demandes de régularisation ne sont plus reçue par voie postale». Et précise:  «Il vous appartient par conséquence de vous présenter le mardi ou le jeudi matin en préfecture». &lt;br /&gt;Dans un autre document que s'est procuré «Libération» - une note interne adressée aux agents qui accueillent les sans-papiers en préfecture - il est écrit noir sur blanc que deux catégories d'étrangers en situation irrégulière sont susceptibles d'être interpellés au guichet: ceux faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) depuis plus d'un mois, et ceux à l'encontre desquels a été pris un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF) de moins d'un an. &lt;br /&gt;La note, à l'en-tête de la Direction de la Population et de la Citoyenneté,  décrit par le menu le scénario conduisant à l'interpellation. Une fois que l'étranger s'est présenté «de sa propre initiative pour demander la régularisation de sa situation ou le réexamen de celle-ci», s'il appartient à l'un des deux catégories «susceptibles d'être interpellées au guichet», l'agent d'accueil est tenu de suivre  le «shéma chronologique» prévu. Ce dernier se décline ainsi: «l'étranger remet son passeport à l'agent» et «prend place dans la salle d'attente». L'agent alerte ses supérieurs, qui saisissent la direction départementale de la sécurité publique. Enfin «l'interpellation sera réalisée en cabine fermée». &lt;br /&gt;Le texte se termine par un rappel aux agents: «L'éloignement des étrangers en situation irrégulière est une mission prioritaire de notre service: nous avons dans ce domaine une obligation de résultat. Je vous demande donc d'appliquer avec un zèle particulier les instructions contenues dans la présente note». &lt;br /&gt;Depuis le 4 avril, des militants RESF mais aussi du parti communiste, de la Ligue des droits de l'Homme ou des Verts se relaient devant la préfecture de Nanterre pour distribuer des tracts et tenir une banderole «Ici on arrête, ici on expulse». RESF a également mis en ligne une pétition pour demander à la préfecture de mettre fin à ces pratiques.&lt;br /&gt;En réaction, la préfecture explique dans un communiqué, publié également le 4 avril, que «depuis début 2008, 14 étrangers en situation irrégulière ont été interpellés à la préfecture» alors qu'ils «étaient tous sous le coup de mesures d'éloignement déjà notifiées et devenues définitives». «Avant chaque interpellation, la personne concernée a été réentendue par un cadre du bureau des étrangers, qui a une fois encore vérifié l'absence de motifs sérieux de régularisation, précise le texte (...) Plus de 650 dossiers de personnes en situation irrégulière ont été examinés depuis le début de l'année parmi lesquels 190 ont d'ores et déjà fait l'objet d'une régularisation.»
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                <guid isPermaLink="true">http://christopherieuze.rsfblog.org/archive/2008/01/07/immigration-des-politiques-d-annonces-a-la-responsabilite.html</guid>
                <title>Immigration : des politiques d’annonces à la responsabilité</title>
                <link>http://christopherieuze.rsfblog.org/archive/2008/01/07/immigration-des-politiques-d-annonces-a-la-responsabilite.html</link>
                <author>noreply@blogspirit.com (fipho32)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 07 Jan 2008 09:00:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;img src=&quot;http://christopherieuze.rsfblog.org/media/00/01/f7dee4268fcfc1e9997f2f093a7fbc0d.jpg&quot; id=&quot;media-113022&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;8a705296ba965312d5d02ab12a87e7c7.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;em&gt;La question de l'immigration est devenue une question centrale non seulement en France mais aussi dans la majeure partie des pays européens.&lt;br /&gt;En France, alors que la gauche hésite entre plusieurs positions, la droite en a fait un thème électoraliste jouant sur certaines peurs des francais face à la mondialisation et la crise économique qui perdure.&lt;br /&gt;Il est particulièrement difficile, voire impossible, de voir le monde politique sortir des idées reçus, des slogans pour prendre du recul et tenter d'avoir une analyse sortant des sentiers battus.&lt;br /&gt;Pour relancer un débat souvent schématique, je me permets de diffuser un texte écrit par un copain des Verts, Jean-Marc Pasquet, ancien secrétaire des Verts Paris. Un texte que je trouve fort intéressant qui se base sur un diagnostic assez juste tout en donnant des pistes d'action pour une politique différente en matière d'immigration.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;LA DIFFICULTE DE S’ENTENDRE SUR DES CHIFFRES&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La France est le seul grand pays d’Europe où la contribution de l’immigration à la croissance démographique reste minoritaire depuis dix ans. Ailleurs, la croissance se fait par l’immigration à plus de 50 %, voire à plus de 100 %.&lt;br /&gt;C’est aussi le seul grand pays d’Europe qui connaît une immigration en continu depuis le milieu du XIXe. Les autres pays (Suisse exceptée) n’ont rien connu de semblable à nos vagues des années 1950-1974.&lt;br /&gt;Selon des sources de l’institut Eurostat, l’institut national de la démographie souligne que &quot;les flux actuels d’immigrants n’ont rien d’exceptionnel dans la Ve République&quot;.&lt;br /&gt;Selon l’OCDE, le nombre cumulatif de sans-papiers vivant en France serait de l’ordre de 300 à 500 000 personnes pour une population immigrée d’environ 8 % de la population totale.&lt;br /&gt;Toutes ces informations sont au conditionnel.&lt;br /&gt;Car il existe une spécificité française, c’est la difficulté pour quantifier ces données par des organismes publics que certains démographes attribuent à &quot;l’effet Vel-d’hiv&quot;. Des raisons historiques compréhensibles qui posent aujourd’hui de lourds problèmes pour aborder sereinement tout ce qui touche aux migrations.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’ECHEC ANNONCE DES POLITIQUES MIGRATOIRES&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;500 000, c’est la proportion d’entrées annuelles sur le territoire de l’UE et le mouvement devrait s’accélérer.&lt;br /&gt;Premier constat un peu particulier à la France : la politique de l’immigration est en échec dès lors qu’elle nie la volonté des migrants à fuir la dictature, l’oppression, la misère et elle n’arrête pas ceux qui sont déterminés à tirer leur chance.&lt;br /&gt;Pourquoi ?&lt;br /&gt;Parce que pour certains Etats africains, ces flux représentent en même temps une « rente » : 14 milliards d’euros transférés par les migrants vers les &quot;pays d’origine&quot; en 2005. Ils ne compensent pas, loin s’en faut, ceux liés au remboursement de leur dette, mais aident à constituer une épargne privée précieuse (1). C’est un élément essentiel à prendre en compte si on veut bien comprendre l’absence de volonté partagée par les Etats de ne pas aborder sérieusement les questions liées aux migrations.&lt;br /&gt;Il y a aussi l’avenir : la croissance démographique de l’Afrique devrait accroître encore la poussée de ses jeunes dans les canaux migratoires. L’Europe reste pour nombre d’entre eux un « eldorado » dans un continent du « no future ». En même temps, la seule issue migratoire n’est pas une solution à l’évolution démographique de l’Afrique. Aborder la question de l’immigration, c’est aussi pointer ses causes - politiques - ce que personne ou presque ne veut soulever ou économiques même si celles-ci peuvent apparaître - à certains égards - de plus en plus secondaires (2).&lt;br /&gt;On ne construit pourtant pas de politique en niant ces réalités.&lt;br /&gt;Plusieurs impasses devant la politique actuelle, essentiellement fondée sur un alibi sécuritaire à des fins de communication intérieure.&lt;br /&gt;Celle que nous faisons subir et qui conduit ces migrants à connaître un véritable état de servitude dans le pays « d’accueil », véritables proies des ténardiers en tout genre.&lt;br /&gt;Celle que nous pourrions connaître par une politique plus répressive encore : la « chasse à l’immigré », déjà pratiquée à la sortie des écoles et la reconduite à la frontière est non seulement indigne de la République, mais elle est simplement inefficace.&lt;br /&gt;Inefficace car cette politique repose sur un discours sur « les immigrés qui coûtent ». C’est une contre-vérité.&lt;br /&gt;C’est la chasse aux immigrés qui est un non-sens économique : disproportion des sommes englouties (centres de rétention, santé...) pour les reconduire. Et ce, sans commune mesure avec les &quot;résultats&quot;, si on peut utiliser ce terme dans ces circonstances. Avec 25 000 reconduites d’une politique d’expulsion poussée à son maximum, et sans même de nouvelles entrées, il faudrait plus d’une quinzaine d’années pour &quot;écluser le stock des clandestins&quot;, pour utiliser un langage de préfecture.&lt;br /&gt;Impasse humaine, impasse quantitative sur fond de communication gouvernementale. A grands coups de descentes à l’issue tragique, comme cet été à Amiens ou plus récemment après la défenestration d’une jeune femme chinoise dans le quartier de Belleville à Paris.&lt;br /&gt;Impasse que nous nous infligerons nous-mêmes en méconnaissant l’importance à venir des flux, alimentés par une Afrique « à la dérive », mais que certaines puissances comme la Chine, l’Inde ou le Brésil, par exemple, considèrent qu’elle est un foyer de ressources précieuses. Un « investissement » dont elles pourraient à terme tirer les bénéfices : accès aux matières premières, richesses pétrolières et minières, etc.&lt;br /&gt;D’ores et déjà, la Chine récupère environ 80 % des nouveaux contrats de BTP en Algérie. Le gouvernement algérien perçoit les fruits d’un baril de pétrole élevé et use de ses 80 milliards de produits pétroliers pour relancer massivement son effort d’équipement en infrastructures.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;LA FRANCE A REBOURS DE SES VOISINS&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La France, déjà impliquée par son passé colonisateur avec ce pays, pourrait co-écrire une nouvelle histoire, de véritable coopération celle-là. En se fondant sur l’importance de la francophonie et de sa diaspora. Elle choisit la politique de l’autruche y compris sur son propre territoire, comme &quot;bunkérisé&quot; et un paternalisme reflété dans sa relation gazière.&lt;br /&gt;Notre politique d’immigration va à rebours des exemples italien et espagnol. Une part significative (la moitié) de la croissance de l’Espagne sur la période récente est liée aux régularisations (près d’un million sous le gouvernement Zappatero dont une part essentielle de migrants d’Amérique latine) qui génèrent aussi consommations et donc taxe sur la consommation...&lt;br /&gt;Une partie de l’avenir des régimes sociaux peut aussi passer par là. Sans flux migratoires depuis un siècle, on oublie souvent que notre population serait d’un tiers inférieur à son niveau actuel et nos systèmes sociaux en seraient déséquilibrés.&lt;br /&gt;L’immigration est pourtant une chance économique pour nos défis collectifs actuels. Alors que la France a du mal par exemple à construire 400 000 logements par an alors qu’il en faudrait au bas mot 500 000 (3), l’Espagne en sort des cartons plus de 800 000 par an pour une population un tiers inférieure.&lt;br /&gt;Il n’y a aucun hasard à cet état de fait. L’immigration est, dans tous les pays qui ont fait le choix de s’approprier l’enjeu, un élément de dynamisation dans le domaine du bâtiment, de la restauration, des services à la personne...&lt;br /&gt;Quiconque s’est déjà déplacé dans les services d’urgence d’un hôpital en constatera les résultats. Notre numerus clausus restrictif a des effets collatéraux dans les pays africains et nous en sommes en partie responsables. C’est, dans cet exemple, une source &quot;d’aspiration des cerveaux&quot; qui est aussi un facteur aggravant pour les pays du sud dont certains sont étranglés par la &quot;double peine&quot; liée à la charge de la dette (4). Une politique d’accueil renforcée doit aussi tenir compte de cette réalité.&lt;br /&gt;En déverrouillant les mobilités (aller/retour) entravées par l’absence de délivrance de papiers, en cessant cet appui de fait aux corruptions de toutes sortes - des réseaux qui vivent sur les déplacements de clandestins jusqu’aux Etats qui voient dans le départ de leurs ressortissants une fuite de la contestation politique et sociale - nous pouvons desserrer les noeuds d’une politique migratoire engoncée dans ses contradictions. Il nous faut aussi tenir compte du changement de nature de l’immigration sur la période récente. Plus féminine, elle est de moins en moins une immigration de mouvement et davantage une immigration de peuplement.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;DES PISTES POUR UNE POLITIQUE HUMANISTE ET RESPONSABLE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour l’heure, la France doit ratifier la Convention internationale des droits des migrants. Cette convention, qui s’applique à tout le processus de migration (préparatifs, départ, transit, séjour) vise à garantir le respect des libertés fondamentales et des droits de la personne humaine...&lt;br /&gt;Il existe une oppression spécifique aux femmes issues de l’immigration du fait de leur dépendance à leur partenaire comme parfois de leur pays d’origine, et de leur précarité. Pour lutter contre celle-ci, il faut mettre en place une autonomie juridique des femmes migrantes afin qu’elles ne dépendent plus de leur partenaire, faciliter l’accès à un cursus comprenant alphabétisation et/ou langue française et formation professionnelle. Nous devons également abroger les conventions bilatérales défavorables aux femmes.&lt;br /&gt;Mais pour fonder une grande initiative en matière de politique d’immigration dans notre pays, il faut surtout sortir des tabous qui bloquent notre société sur cette question. Nous régularisions plus de 100 000 personnes par an dans les années 60. Pourquoi notre ambition républicaine a disparu ?&lt;br /&gt;L’Espagne a régularisé récemment près d’un million de migrants. Cela recadre singulièrement nos enjeux nationaux et pointe d’autant notre politique de gribouille.&lt;br /&gt;Pour autant, une ouverture sans conditions ne saurait tenir lieu &quot;d’autre politique&quot; qui cacherait mal son masque libéral. En effet, les tenants d’une immigration &quot;non choisie&quot; font le jeu des partisans de la politique restrictive actuelle, fondée sur les liens familiaux.&lt;br /&gt;En s’affublant de la supériorité morale, ils ne disent pas que leur choix est aussi... celui du patronat. En réalité, c’est celui d’une économie qui utilise les services des migrants en jouant la pression à la baisse des salaires et à la remise en cause des compromis sociaux.&lt;br /&gt;De fait, le statu quo actuel privilégie ceux qui ont la chance d’avoir des liens familiaux ou qui répondent aux critères patronaux. C’est-à-dire massivement la main-d’oeuvre faiblement ou pas qualifiée (5). Ce choix c’est aussi celui de l’auto-engendrement de l’immigration actuelle par l’immigration passée et, finalement, l’absence de diversité.&lt;br /&gt;Plusieurs priorités.&lt;br /&gt;Il nous faut faire ce travail impératif sur notre histoire commune, il est temps. Ce sans quoi, notre avenir commun sera occulté ou le &quot;débat&quot; sera monopolisé par les tenants d’une histoire partielle en vue d’instrumentalisation (type &quot;Indigènes de la République&quot;...) ou d’une présentation partielle, de l’esclavage - dans ses réalités d’hier et contemporaine.&lt;br /&gt;Nous devons cesser de détourner le regard de la réalité imbriquée des dominations économiques ET de la corruption, du clanisme, de l’imbrication entre le religieux et le politique. Ce sont autant de freins à une nouvelle donne pour l’Afrique avec la complicité de puissances et de firmes (6).&lt;br /&gt;Quand sortirons-nous du paternalisme traditionnel vis-à-vis de l’Afrique ? Faut-il éviter de pointer les détournements et l’utilisation des 80 milliards d’avoirs issus de la rente pétrolière pour la seule Algérie ?&lt;br /&gt;L’Afrique n’est pas pauvre dans son ensemble. Son problème global est politique, mais dépasse la seule question de la &quot;gouvernance&quot;, au sens de la Banque mondiale (7).&lt;br /&gt;Peser au niveau international pour de justes cours des matières premières, base d’un nouvel ordre économique, remettre à plat la politique agricole commune qui est une impasse pour tous les agriculteurs.&lt;br /&gt;Desserrer l’étau de la dette et favoriser l’émergence de constitutions pérennes comme pierre angulaire de la démocratie...&lt;br /&gt;En l’état, notre réponse est étriquée, sécuritaire, sans proportion avec les enjeux. Elle va à l’encontre des intérêts les plus élémentaires des migrants. C’est aussi un non-sens pour l’Europe et la France, nous l’avons déjà évoqué précédemment.&lt;br /&gt;Certains pays (le Canada, la Grande-Bretagne) mettent à l’essai un accueil des immigrés sur des critères permettant la mixité des populations, au-delà des seuls besoins liés à leur économie.&lt;br /&gt;Les politiques manquent de courage en intégrant un supposé blocage de l’opinion. Ils se cachent derrière l’alibi sécuritaire à grands coups de com’. Pour combien de temps ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;NOTES&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;(1) Selon le comité contre la faim, &quot;l’Initiative pour les pays pauvres très endettés (IPPTE) mise en place en 1996 et renforcée en 1999, constitue la mesure la plus « ambitieuse » d’annulation prise par la communauté internationale. Six ans après, le bilan est clair, étayé par la CNUCED. Elle a échoué à atteindre le double objectif qu’elle s’était fixé : ramener la dette des pays à un niveau soutenable tout en luttant durablement contre la pauvreté. En 2004, seuls sept des 41 pays concernés avaient une dette jugée soutenable par le FMI et la Banque mondiale. En 2003, le service de la dette des 27 pays ayant bénéficié d’allègements s’élevait toujours à 15 % de leurs revenus (36 % pour le Sénégal en 2004), un niveau ne permettant pas à ces pays d’atteindre les OMD. A l’issue de l’initiative, seul un tiers du stock de la dette des PPTE aura été effacé (49 sur 139 milliards de dollars), ce qui représente moins de 5 % du montant total de la dette des PED et alors même que les pays continuent de contracter de nouveaux emprunts.&quot;&lt;br /&gt;(2) Selon les estimations, les revenus issus du pétrole des principaux producteurs seraient de l’ordre de 1 milliard d’euros par jour, en forte hausse depuis l’explosion du prix du baril&lt;br /&gt;(3) Source : étude prospective du Crédit foncier de France, étude de 2006&lt;br /&gt;(4) Alors que des milliers de professeurs formés et qualifiés sont actuellement sans emploi et que les classes débordent d’élèves (70 élèves par classe en moyenne), la Zambie continue cependant de consacrer près de 380 millions de dollars au service de la dette. En 2004, les seuls remboursements à destination du FMI se sont élevés à 247 millions de dollars, dépassant largement le montant des dépenses annuelles allouées à l’éducation (221 millions de dollars). Dans un pays comme la Zambie où plus de 70 % de la population vit dans la pauvreté et un adulte sur cinq est infecté par le virus du sida, l’annulation de la dette est un impératif. Les ressources ainsi dégagées pourront servir à l’expansion du système éducatif et la prise en charge des coûts récurrents tels que les salaires des enseignants. (source : Agir ici &amp; Campagne mondiale sur l’éducation )&lt;br /&gt;(5) Selon les analyses de plusieurs démographes reprises par Michèle Tribalat (in Libération, 9 août 2007)&lt;br /&gt;(6) Les pays créanciers ne sont pas étrangers à l’accumulation d’une dette colossale. Ils portent la lourde responsabilité de la pratique d’une politique de prêts incontrôlée, répondant plus à des intérêts économiques, politiques et personnels obscurs qu’à une politique cohérente de coopération au service du développement des populations. Particulièrement, la France n’est le premier contributeur de l’IPPTE (programme de réduction de la dette), à hauteur de plus de 12 milliards d’euros, qu’en conséquence d’un soutien financier intéressé, voire parfois criminel, de Paris aux régimes « amis de la France » en Afrique (le Cameroun, l’ex-Zaïre de Mobutu et la Côte-d’Ivoire figurent ainsi parmi les principaux débiteurs de la France, sans même parler du Congo Brazzaville ou encore du Rwanda).&lt;br /&gt;(7) Selon le Comité contre la faim, &quot;la dette des pays du Sud est le résultat d’une politique d’endettement aussi irresponsable de la part des gouvernements des pays créanciers que de la part de ceux des pays débiteurs. Or, seules les populations des pays débiteurs en ont assumé le coût, au prix de millions de vies humaines : le remboursement de la dette prive en effet les Etats de ressources nécessaires au financement des secteurs sociaux essentiels. Aujourd’hui, nombre de pays croulant sous une dette impayable ne seront même pas en mesure de réaliser les OMD. La mise en place d’un partenariat mondial pour le développement implique à la fois la reconnaissance par les créanciers de leurs responsabilités, en annulant la dette, et le rééquilibrage des pouvoirs entre créanciers et débiteurs dans la gestion de la dette, vers des règles équitables et transparentes pour tous.&quot;&lt;/em&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://christopherieuze.rsfblog.org/archive/2007/10/21/non-a-la-loi-hortefeux.html</guid>
                <title>Non à la loi Hortefeux !</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (fipho32)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 21 Oct 2007 17:38:52 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://christopherieuze.rsfblog.org/media/00/02/928b8eeb0bb05f060796e5cd45a2db65.jpg&quot; id=&quot;media-68579&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;0454215ffc398a8a4845ddfa4f1eceec.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Beaucoup de citoyens et de citoyennes se sont mobilisés hier à Paris, et dans toute la France, pour répondre à l'appel des collectifs UniEs Contre l'Immigration Jetable et Réseaux Education Sans Frontières.&lt;br /&gt;Environ 15000 personnes, selon les organisateurs, ont marché de Belleville jusqu'à Palais Royal afin de protester contre la nouvelle loi sur l'immigration présentée par le ministre de l'Intégration (plutôt la désintégration) et de l'Identité Nationale (on a vraiment du mal à s'y faire) Brice Hortefeux.&lt;br /&gt;Le 20 octobre était une journée de mobilisation nationale pour affirmer le refus de stigmatiser encore plus les étrangers, le refus d'utiliser la science pour effectuer un tri sélectif, le refus de bafouer le droit de vivre en famille, le refus d'être de moins en moins solidaire avec celles et ceux qui sont menacés.&lt;br /&gt;Comme tant d'autres, j'ai participé à la manifestation d'hier car j'en ai assez de voir la France se replier de plus en plus sur soi comme si cela allait régler tous ses problèmes, de voir une partie de la droite conservatrice draguer ouvertement les voix de l'extrême-droite, de celles et ceux qui ne considèrent l'immigration que comme une menace.&lt;br /&gt;Après le meeting de dimanche dernier contre les tests ADN, la manifestation de samedi était une nouvelle étape dans le combat contre l'injustice et l'intolérance, elle continue et je compte bien y participer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : j'ai pris quelques photos de la manifestation que vous pouvez retrouver dans la section &quot;Albums&quot;
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                <title>Uni(e)s contre une immigration jetable</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (fipho32)</author>
                                                <category>Immigration</category>
                                                <pubDate>Fri, 19 Oct 2007 16:07:51 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://christopherieuze.rsfblog.org/media/01/00/a1512be111b6c0a8a8321636a4c1fe40.jpg&quot; id=&quot;media-67474&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;6ec80b9a052e8fe4895933ce0c5d5e7b.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Journée Nationale de Mobilisation, samedi 20 octobre&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Journée de la Solidarité avec les étrangers dans une résistance réfléchie au nom des droits fondamentaux et de la dignité de la personne humaine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Manifestation à Paris le 20 octobre 2007, départ Belleville à 14h30&lt;br /&gt;La loi Hortefeux est une atteinte à la dignité de tous !!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cinq ans, nous aurons eu droit à quatre lois, à de multiples décrets et circulaires, à tout un arsenal d'inspiration xénophobe et raciste, à une inacceptable atteinte aux - déjà faibles- droits des étrangers.&lt;br /&gt;Demain, une nième Loi, où s&quot;illustre Brice Hortefeux, à la tête du sinistre ministère de l&quot;identité nationale, de l'immigration et du codéveloppement sera soumise à l&quot;avis du Conseil Constitutionnel.&lt;br /&gt;Contre cette loi, radicalement contraire aux principes d'égalité et de non-discrimination de la Convention Internationale des Droits de l&quot;Enfant (ratifiée par la France), de la Convention Internationale des migrants, de la Convention de l'ONU … Test ADN, proposition d'exclusion de l'hébergement d'urgence… Réagissons !!&lt;br /&gt;Nous qui sommes riches de nos multiples résistances et solidarités, des parrainages « hors la loi ! » des sans-papiers ! aux mobilisations dans les écoles contre les innommables expulsions des familles, de la résistance spontanée des passants et militants lors des rafles aux positions des chercheurs et des universitaires, à celles des syndicats solidaires des initiatives de tant de professions (assistantes sociales, personnel enseignant, inspecteurs du travail, personnels hospitaliers, pilotes de ligne, avocats, magistrats), nous disons non !&lt;br /&gt;Le 20 octobre manifestons notre soutien à tous ceux qui sont poursuivis pour le délit de solidarité, comme l&quot;instituteur Florimond Guimard en procès à Aix le 22 octobre.&lt;br /&gt;Le 20 octobre manifestons notre volonté de voir appliquer une autre politique respectueuse cette fois des familles, des enfants, des travailleurs immigrés !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Signataires :&lt;br /&gt;CSP / Collectifs de Sans Papiers d’Ile de France &lt;br /&gt;RESF / Réseau Education sans Frontière &lt;br /&gt;UCIJ / Uni(e)s contre l’immigration jetable &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;
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                <title>Agenda-Toutes et tous au Zenith le 14 octobre pour dire non aux tests ADN</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (fipho32)</author>
                                                <category>Immigration</category>
                                                <pubDate>Sat, 13 Oct 2007 09:00:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://christopherieuze.rsfblog.org/media/02/01/b6aca54841cc71c05a4db2d064b75ee3.jpg&quot; id=&quot;media-62934&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;7fcae5f19cd442a52803cf1b65c6ae20.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;La pétition contre les tests ADN, lancée par Charlie Hebdo et SOS Racisme, avec le soutien de Libération, connaît un très grand succès puisque plus de 160 000 personnes l'ont signée en quelques jours.&lt;br /&gt;Il semble malheureusement que cette initiative soit insuffisante pour faire reculer le gouvernement et les parlementaires à l'origine de cette loi inique et discriminatoire.&lt;br /&gt;C'est pourquoi les organisateurs et de nombreux signataires donnent rendez vous à celles et ceux qui ont dit non le dimanche 14 octobre à 18h00 au Zenith &lt;br /&gt;L'objectif est d'amplifier la mobilisation et de faire entendre une autre voix, la voix d'une France qui refuse la stigmatisation, la discrimination et le racisme engendrés par la loi Hortefeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici le détail du texte appelant à participer au meeting de dimanche :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;SOS Racisme, Charlie Hebdo et Libération vous invitent dimanche prochain à manifester &lt;strong&gt;votre opposition à l’amendement Mariani sur les tests ADN.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’esprit de la loi républicaine :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• On ne sélectionne pas les individus sur des critères génétiques.&lt;br /&gt;• La filiation ne se déduit pas de la génétique.&lt;br /&gt;• On ne laisse pas un amendement parlementaire briser le consensus national sur les lois de bioéthique.&lt;br /&gt;• On ne banalise pas les tests ADN, au risque de les voir utilisés à des fins de fichage en tout genre.&lt;br /&gt;• On n’insinue pas qu’il y a un fraudeur derrière chaque immigré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Retrait de l’amendement Mariani. Le mot «génétique» n’a pas sa place dans une loi sur l’immigration.&lt;br /&gt;Tous au Zénith dimanche 14 octobre à 18 heures,&lt;br /&gt;en présence des hommes politiques, des artistes, des scientifiques signataires de la pétition&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les invitations gratuites sont à retirer dans les Fnac, dans la limite des places disponibles, ainsi qu’au bureau de SOS Racisme, 51, avenue de Flandre, 75019 Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous pouvez aussi consulter &lt;a href=&quot;http://touchepasamonadn.blogs.liberation.fr/adn/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;le blog de Libération &lt;/a&gt;consacré à ce dossier
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                <guid isPermaLink="true">http://christopherieuze.rsfblog.org/archive/2007/10/03/signez-la-petition-touche-pas-a-mon-adn.html</guid>
                <title>Signez la pétition &quot;Touche pas à mon ADN&quot;</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (fipho32)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 03 Oct 2007 14:30:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://christopherieuze.rsfblog.org/media/01/02/b43dc6f39f0bea247891474324e4289b.jpg&quot; id=&quot;media-56450&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;a278792ae63f5589659622c21b77b898.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Scandalisé par la politique du gouvernement en matière d'immigration, j'ai signé la pétition de SOS Racisme et de l'hebdomadaire Charlie Hebdo contre l'instauration des tests ADN pour prouver le filiation des migrants.&lt;br /&gt;Vous pouvez faire de même en allant sur le site web &lt;a href=&quot;http://www.touchepasamonadn.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://www.touchepasamonadn.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici le texte intégral de la pétition : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;PETITION CONTRE LES TESTS ADN&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d’un regroupement familial, l’amendement Mariani, adopté par l’Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l’ère d’une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique.&lt;br /&gt;Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d’abord, des problèmes d’ordre éthique. En effet, l’utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d’emblée cette question : depuis quand la génétique va t’elle décider de qui a le droit ou non de s’établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont pères ou mères les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu’ils reconnaissent comme étant leurs enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, cet amendement fait voler en éclats un consensus précieux dans un champ – la génétique – qui ne peut être durablement dynamique en matière de recherche que sur la base de ce consensus qui éloignait du domaine du possible des utilisations de la génétique potentiellement contraires à notre idée de la civilisation et de la liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, cet amendement s’inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s’accorde à dire que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d’enfants annuellement concernés et au regard de l’absence de raison substantielle qu’il y aurait à frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu’ils sauraient ne pas être les leurs ? Autrement dit, l’amendement instaurant les tests ADN n’a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs. C’est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l’idée que l’on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d’un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l’immigration.&lt;/em&gt;
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                <title>Le &quot;chiffre&quot; tue</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (fipho32)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 29 Sep 2007 09:25:09 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://christopherieuze.rsfblog.org/media/01/02/1eccc6baa9bf62fa1ae3d937b80e746c.jpg&quot; id=&quot;media-53757&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;224b3942667a5701bbb3349b0ce5a1f7.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;em&gt;Communiqué commun du 26 septembre&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendredi 21 septembre, Chulan Zhang Liu, chinoise résidant en France, est décédée après s’être défenestrée lors d’un contrôle de police boulevard de la Villette à Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette mort tragique, qui a été dissimulée tout le week-end, n’est pas un malheureux accident dû au hasard. C’est la cinquième défenestration d’un étranger sans papiers en deux mois. La mort de Madame Zhang Liu est la conséquence d’une politique inutile et dangereuse qui se met en place contre les étrangers en situation irrégulière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les lois se multiplient pour fermer toutes les voies à la régularisation, et ôter aux personnes le droit de vivre en famille. On veut imposer des tests ADN à l’usage exclusif des immigrants. On met en place des fichiers classant les personnes selon leur origine ethnique. Le droit d’asile est de plus en plus menacé. Le gouvernement somme les préfets de faire du chiffre et de remplir des quotas d’expulsion. Les rafles se multiplient, les gens n’osent plus sortir, circuler, aller travailler. Les jeunes partent à l’école la peur au ventre. La peur et l’absence de perspective conduisent à des gestes désespérés, qui peuvent se reproduire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne pouvons pas admettre cette politique discriminatoire et violente, qui provoque des drames. Combien de morts faudra-t-il pour que s’arrêtent les contrôles, les perquisitions, les arrestations et les expulsions ? La politique du chiffre doit cesser. Les étrangers doivent être accueillis dans le respect des droits fondamentaux de la personne, conformément aux principes de la République et des conventions internationales, ce ne sont ni des délinquants ni des criminels. Les signataires demandent solennellement au ministre de l’immigration de cesser de fixer aux préfets des quotas de reconduite aux frontières, politique du chiffre aux conséquences inévitablement dramatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Signataires :&lt;br /&gt;ACORT-RACORT, ALIF, ATMF, AUTREMONDE, CIMADE, CEDETIM, Coordination des Groupes de femmes Egalité, CSP 11, 19e, CSP Montreuil, FASTI, FCPE, GISTI, LDH, MRAP, RACORT, RESF, UCIJ CFDT, CGT, FSU, SOLIDAIRES, SUD-EDUCATION, UNSA-EDUCATION ALTERNATIVE LIBERTAIRE, LCR, MJS, PCF, PCOF, PS, LES VERTS, Le Maire de Paris&lt;/em&gt;
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