21.07.2009

La CES interpelle le nouveau président de l'UE

1261897918.pngConformément aux règles en vigueur, la présidence de l'Union Européenne a changé de mains à partir du 1er juillet dernier. En effet, le 1er ministre de la Suède a remplacé pour une période de 6 mois celui de la République Tchèque au grand soulagement de tous ceux qui soutiennent la construction européenne. Il faut dire que les tchèques n'auront pas laissé un grand souvenir, pas étonnant pour un pays des plus eurosceptiques qui a également connu une crise politique avec la démission du 1er ministre Topolanek. Ce changement a lieu a un moment crucial pour l'Europe qui doit gérer 3 dossiers importants : économique avec la crise qui fait des ravages sur l'emploi, institutionnel avec le prochain référendum de l'Irlande sur le traité de Lisbonne et environnemental avec la conférence de Copenhague de décembre qui doit organiser les suites de Kyoto. Lors de son discours d'investiture, le 1er ministre suédois Frédérik Reindfeld a indiqué que ses priorités durant sa présidence seront l'emploi et la lutte contre le réchauffement climatique.

Or, ces engagements ne sont pas suffisants pour une Confédération Européenne des Syndicats qui a tenu à interpeller le tout nouveau président de l'UE à travers un mémorandum transmis le 7 juillet dernier. Ce texte insiste sur la nécessité de relancer la construction de l'Europe sociale grâce au traité de Lisbonne, de lutter contre le dérèglement climatique et contre une crise économique et financière sans précédent dans notre histoire.

Ci-joint l'article paru sur le site internet de la CES et concernant la diffusion du mémorandum envoyé à la présidence suédoise :

La CES regrette que la dimension sociale de l’Europe ne semble plus figurer parmi les priorités de la Présidence suédoise. John Monks, Secrétaire général de la CES, a déclaré : «  A un moment où le chômage augmente, nous pensons que l’Union européenne devrait envoyer un signal clair indiquant qu’elle comprend les préoccupations les plus urgentes des travailleurs européens et qu’est disposée à agir ».

Le premier et le plus grand défi consistera à guider l’Europe à travers la crise financière, économique et sociale, à préserver les emplois existants, à créer les conditions nécessaires à la création d’emplois plus nombreux et de meilleure qualité et à proposer la régulation des marchés financiers.

Le deuxième défi majeur consiste à assurer l’issue heureuse du référendum irlandais et une transition sans heurts du traité de Nice au traité de Lisbonne, en d’autres termes : donner à l’Europe un nouvel élan politique. Lorsque le traité de Lisbonne entrera en vigueur, les institutions européennes devront accorder la priorité au « plein emploi » et à la solidarité.

Le troisième défi est l’agenda du changement climatique dans la perspective de la Conférence de Copenhague. Il est temps pour l’Europe d’investir dans des emplois plus nombreux et de meilleure qualité, d’encourager l’innovation, la recherche et le développement et l’emploi dans les industries clés, d’investir dans de nouvelles technologies vertes et durables, de soutenir les services publics de grande qualité, d’offrir aux travailleurs les qualifications requises par l’économie de demain, à faible teneur en carbone, dans le cadre de la technologie verte et de meilleurs emplois qualifiés.

Afin de regagner le soutien des travailleurs à l’égard de l’UE, il est urgent d’affirmer la primauté des droits fondamentaux sur les règles du marché unique. La CES espère que la présidence suédoise corrigera les jugements de la Cour de justice européenne (CJE) qui ont élevé la libre circulation au-dessus du respect des conventions collectives et permis le développement des réductions et des inégalités de salaires. Pour sa part, la CES a déjà présenté plusieurs propositions en la matière telles que le fait d’annexer un protocole de progrès social au traité de Lisbonne, afin d’affirmer la primauté des droits fondamentaux sur le marché unique, et une refonte de la directive sur le détachement.

La CES appelle la Présidence à annexer aux traités un protocole de progrès social et donc à indiquer à la CJE qu’il convient de respecter les droits fondamentaux dans le marché unique. Sinon, la pression exercée sur les syndicats afin qu’ils se tournent contre le marché unique s’intensifiera encore, ce ne fera que compliquer la crise actuelle. L’impression que le « laissez faire » est le principe directeur en la matière ne cesse de se répandre et la CES espère recevoir suffisamment de soutien pour corriger cette situation.

Consulter le mémorandum syndical de la CES

04.07.2009

Agenda-Ecology Day du 4 juillet 2009

1191792564.pngLES RENCONTRES EUROPEENNES D'EUROPE ECOLOGIE

Samedi 4 juillet 2009 de 9h30 à 2h00 du matin

Lieu : Mains d'Oeuvres
1 Rue Charles Garnier, 93400 Saint-Ouen, France

9h30  Ouverture des portes, accueil

10h - 11h30 : Europe Ecologie : Hier, aujourd’hui, demain

Bilan, retour d’expérience et perspectives par les acteurs d’Europe Ecologie

Ouverture des débats par les eurodéputés Monica Frassoni, Pierre Jonckheer et Jean-Paul Besset,  eurodéputé-e-s membres du groupe VERTS/ALE au sein du Parlement européen

Animation des débats: Cécile Duflot et Pascal Durand : porte-parole d’Europe Ecologie

Lieu : salle Le gymnase

11h30 – 12h30  Europe Ecologie, le Parlement européen et les eurodéputé-e-s

Présentation par Hélène Flautre, eurodéputée,  coordinatrice du groupe des eurodéputés Verts/ALE français au Parlement européen du rôle d’un eurodéputé et de son travail  au sein du Parlement européen en commission.

Echange entre les acteurs d’Europe Ecologie et les eurodéputés sur le travail des députés dans le cadre de la prochaine législature et sur les liens avec les régions dans lesquelles ils ou elles ont été élu-e-s

Animation des débats: Hélène Flautre

Lieu : salle Star trek


12h30 – 14h
 : Déjeuner sur place

14h - 17h : Europe Ecologie : L’histoire continue

Interventions de Daniel Cohn-Bendit, Président du Groupe Verts/ALE au Parlement européen, puis de Cécile Duflot, Secrétaire nationale des Verts, José Bové, Karima Delli et Yannick Jadot, eurodéputé-e-s

Débat avec la salle sous forme de questions/réponses

Lieu : salle Le gymnase  + retour vidéo : Bar, salle Star trek, Galerie


17h15 - 19h30 : Spectacle

Carte verte à Gustave Parking et ses amis

19h30 - 20h30 : Dîner festif

21h00- 2h00 : Grand concert et Mix

Comment venir ?

 > Par le métro :
- ligne 4, terminus Porte de Clignancourt
- ligne 13, Garibaldi

> Par le bus :
- Bus 85, arrêt Paul Bert, jusqu’à 00h (Mairie de St-Ouen > Luxembourg)
- Noctilien 14, arrêt Garibaldi, à partir de 00h (Mairie de St-Ouen > Bourg-la-Reine, en passant par Gare de l’Est/Chatelet - Fréquence du dimanche au jeudi, toutes les 30 min, vendredi et samedi toutes les 10 min)

> A pied :
- 12 minutes depuis le métro Porte de Clignancourt
- 10 minutes depuis le métro Garibaldi

> En voiture : Pte de Clignancourt > Rue des Rosiers > Rue Charles Garnier

> En velib’ :
- Porte de Clignancourt : 5 rue Binet ou face au 59 rue Belliard - 75018
- Porte de Montmartre : face au 66 rue René Binet - 75018

10.06.2009

Elections européennes 2009 : Europe Ecologie réussit son pari

94239223.jpgComme à chaque élection, j'ai passé la journée de dimanche dernier à tenir un bureau de vote comme assesseur dans le cadre des élections européennes destinées à renouveler le Parlement de Strasbourg.

Les assesseurs sont généralement désignés par les listes en lice afin de veiller au bon déroulement des opérations de vote. C'est ainsi qu'ils s'occupent de l'émargement des électeurs, vérifient que les informations soient bien disposées, que la neutralité et la confidentialité du scrutin soient bien respectées. Très loin d'être pour moi une corvée, cet investissement militant permet de faire vivre la démocratie.

J'étais donc assesseur pour Europe Ecologie sur le bureau de vote n°23, un bureau du 17ème arrondissement où j'habite et installé dans une école maternelle passage St Ange entre l'avenue de St Ouen et la rue Jean Leclaire pour celles et ceux qui connaissent le quartier. Je choisit généralement ce bureau car l'ambiance est très bonne et que la gauche y est majoritaire.

La journée s'est passée sans problème malgré quelques difficultés pour installer la table de décharge sur laquelle sont placés les bulletins de vote des listes candidates qui étaient au nombre de 27 pour l'Ile de France. De plus, certaines listes, pour des raisons de coût, n'avaient pas livrées de bulletins obligeant les éventuels électeurs intéressés à le télécharger sur Internet.

A l'instar de l'ensemble du pays, ce fut une journée malheureusement tranquille en ce qui concerne la participation et à aucun moment, nous n'avons été débordés comme lors du 1er tour des élections présidentielles de 2007.

Puis ce fut le dépouillement après la clôture du scrutin à 20h00 pétantes. Nous étions parvenus à recruter 12 scrutateurs afin de pouvoir constituer 3 tables qui allaient devoir ouvrir 574 enveloppes sur un total de 1534 inscrits soit un taux de participation de 37,4 %, un chiffre très bas conformément aux prévisions des sondages. Les électeurs ont montré ainsi le peu d’intérêt qu’ils portaient aux questions européennes alors que le Parlement est l’institution la plus démocratique au sein de l’Union Européenne. Il est encore plus nécessaire aujourd’hui d’agir pour rapprocher l’Europe des citoyens et de refonder son modèle.

A ce moment là, je sentais qu'il se passait quelque chose d'inhabituel, une sensation due aux bulletins Europe Ecologie de plus en plus nombreux au fur et à mesure de l'avancée du dépouillement. Les barres correspondant aux votes Europe Ecologie s'accumulaient sur les feuilles de décompte. Je recevais en même temps des SMS m'indiquant les 1ers sondages nationaux aux sorties des bureaux de vote : nous étions à près de 15 %, le PS aux alentours de 18 % alors que le Modem n'était qu'à 10 %. J'étais en train d'assister à une soirée historique pour le mouvement écologiste et j'en faisais partie à mon modeste niveau.

J'ai alors commencé à appeler à gauche et à droite pour avoir confirmation de ces résultats inespérés, résultats qui s'avéraient effectivement justes.

 

Nous avons officiellement proclamé les résultats du bureau 23 vers 21h30 :

- Inscrits : 1534

- votants : 574

- bulletins nuls et blancs : 21

- exprimés : 553

 

- UMP: 140 voix = 25,3 %

- Europe Ecologie : 113 voix = 20,4 %

- PS : 99 voix = 17,9 %

- Front de Gauche : 38 voix = 6,9 %

- Modem : 35 voix = 6,3 %

- Front National : 32 voix = 5,8 %

- MPF : 27 voix = 4,9 %

 

Europe Ecologie a donc réussit l'exploit de devancer le PS sur un bureau qui lui était traditionnellement favorable. Je ne savais pas encore que cette tendance allait devenir une réalité sur l'ensemble de Paris et sur l'Ile de France avec un résultat national au delà de toute espérance.

Après le dépouillement, je me suis retrouvé avec d'autres membres du comité Europe Ecologie du 17ème à la mairie d'arrondissement pour suivre la soirée électorale et assister au triomphe des écolos.

C'est en Ile de France avec 20,8 % que nous avons réalisé notre meilleur score loin devant le PS (13,5 %) sans parler du Modem (8,52 %).

L'effet Cohn-Bendit associé à l'indigence du PS trop marqué par une campagne antisarkozyste nous a permis d'atteindre un score jamais atteint. Encore plus étonnant, on retrouve la même situation à Paris mais avec des écarts beaucoup plus importants. Europe Ecologie a ainsi devancé le PS dans tous les arrondissements pour finalement réaliser un résultat global de 27,7 % alors que le PS ne recueillait que 14,57 %.

En ce qui concerne le 17ème, Europe Ecologie est largement devant le PS avec 21,7 % des voix contre 10,97 %. Une situation totalement différente des dernières élections législatives et municipales qui furent des échecs pour les Verts avec à peine 4,5 %.

Pour en finir avec les résultats, il est important de rappeler les scores nationaux qui sont du même tonneau : Europe Ecologie fait 16,2 % soit à peine 0,6 % de moins que le PS.

 

Comment expliquer un tel succès ? Les médias ont commencé à donner des explications mais je n'en retiendrai que les deux principales :

- les questions environnementales prennent une part de plus en plus d'importance dans les préoccupations des citoyens mais la grande nouveauté est que beaucoup d'entre eux ont été convaincus par le fait qu' Europe Ecologie apportaient des solutions concrètes, crédibles qui méritaient d'être mises avant comme la conversion écologique de l'économie. De plus, le fait d'avoir su unir des personnes au parcours différent a séduit un grand nombre de personnes déçues par les partis traditionnels.

- la crise d'un PS marqué par les luttes de pouvoir, l'incapacité de fournir un projet politique en phase avec les questions que se posent les gens et notamment sur la crise écologique et la crise économique. On peut aussi mettre en avant l'échec du Modem qui dépend d'un seul homme qui s'est totalement planté pendant la campagne.

 

Quel avenir après Europe Ecologie ? Les excellents de dimanche nous donnent un énorme responsabilité, celle de continuer le mouvement d'ouverture et de modernisation de la politique qui a été créé voilà un an. Nous avons une occasion inespérée pour faire de l'écologie le socle d'un projet politique moderne, innovateur, capable de répondre aux urgences actuelles.

Je lance donc un appel à toutes les bonnes volontés qui veulent un vrai changement afin qu'elles se joignent au mouvement qui a pris son essor dimanche.

Rendez-vous dès maintenant pour continuer la belle aventure.

02.06.2009

Agenda-Meeting Europe Ecologie au Zenith le 3 juin 2009

2137472203.jpgElections Européennes du 7 juin 2009

EUROPE ECOLOGIE FAIT SON ZENITH !

Grand meeting concert au Zenith de Paris-mercredi 3 juin 2009 à 19h30

Parc de la Villette-211 avenue Jean Jaurès-75019 Paris

(métros ligne 5 : station Porte de Pantin-ligne 7 : station Porte de la Villette)

Ouverture des portes à 18h, entrée libre et gratuite !

Tous les candidats et toutes les candidates vous donnent rendez-vous le 3 juin prochain au Zenith de Paris pour le dernier meeting de la campagne des élections européennes 2009. Ils seront accompagnés par tous ceux et tous celles qui ont décidé de soutenir le rassemblement Europe Ecologie, qu'ils soient artistes, intellectuels, militants associatifs et bien sûr les membres actifs des comités locaux Europe Ecologie. Au programme, politique, musique, vidéos et bonne humeur : mis en scène par Marc Jolivet et son ami l’ours blanc, le groupe l’Homme parle, Les Tambours de la Résistance, Tryo… 
Ce sera donc l'occasion, grâce à ce grand final, de rassembler le "peuple écologiste" afin de se mobiliser en vue du scrutin de dimanche prochain.

Venez nombreux soutenir Europe Ecologie !

01.06.2009

Pour une relance démocratique de l'Europe

860421051.pngTribune de Daniel Cohn-Bendit et de José Bové parue dans le Monde

A quelques jours d'une échéance capitale pour l'avenir de tous les Européens, les listes Europe-Ecologie ont d'ores et déjà prouvé deux choses qui pouvaient paraître impensables. Nous avons réussi à montrer qu'il est possible de réunir dans la même dynamique et un projet partagé les trois grandes familles historiques de l'écologie politique : associatifs, acteurs des mouvements sociaux et militants politiques. Ce rassemblement est d'autant plus significatif qu'il a permis de dépasser, sans la nier, l'opposition entre deux camps politiques que beaucoup veulent croire irréconciliables.

Certes, les traumatismes de la campagne référendaire de 2005 demeurent. Valmy pour les uns, Waterloo pour les autres, l'affrontement a laissé de profondes traces dans l'opinion française. Car, très loin de la substance du texte, ce sont deux imaginaires antagonistes, deux perceptions des finalités et du sens de la construction européenne qui se sont cristallisés le 29 mai 2005. Depuis, une partie de la classe politique hexagonale en a fait un élément de son identité et s'obstine à vouloir rejouer le match, comme de vieux supporteurs nostalgiques d'une gloire passée, tandis que l'autre partie s'empresse d'en dissimuler les séquelles derrière la grande comédie de l'unité, en dépit des blessures internes.

Pour ce qui nous concerne, nous avons fait le choix de la réflexion, de la clarification des divergences par le dialogue, la rencontre et l'entente, pour porter une vision commune. Quand on a le regard fixé dans son rétroviseur, on ne fait pas attention à ce qui est devant soi. Or il faut faire face à d'immenses défis, dont la complexité nous impose d'y répondre ensemble. Le danger de volatilisation de nos économies, l'augmentation de la souffrance humaine et les limites des réponses politiques classiques viennent ajouter de l'urgence sociale à l'urgence écologique désormais évidente pour tous : ces deux exigences s'imposent en même temps à l'action politique ; si l'on néglige l'une pour l'autre, on paiera la crise une nouvelle fois et bien plus cher. C'est dans ces moments que se décide l'avenir, et nous refusons de nous laisser enfermer dans des combats d'arrière-garde.

C'est dire à quel point la question des traités, de Lisbonne ou d'ailleurs, peut paraître secondaire. Suspendu au bon vouloir d'un président tchèque eurosceptique et ultralibéral, ou au seul choix d'un électorat irlandais assommé par la récession, le traité de Lisbonne entrera en vigueur en 2010 - ou pas. C'est un texte utile sur beaucoup de points. Il promet ainsi la fin des présidences tournantes du Conseil, donc des "sarkoshow" nationaux. Surtout, il renforce considérablement le rôle de législateur du Parlement européen.

Malheureusement, dans la méthode (sordides marchandages intergouvernementaux) comme dans la substance, c'est un texte qui ne résout pas l'essentiel et laisse intact le profond déficit de légitimité politique qui mine la construction européenne depuis une quinzaine d'années. Or seule une réelle légitimation politique du projet européen par les citoyens pourra résoudre la crise persistante de confiance envers les institutions européennes.

C'est pourquoi nous proposons de relancer un véritable processus constituant, pour doter l'Europe d'une Constitution digne de ce nom - c'est-à-dire d'un texte court et intelligible par tous, commun à tous les Européens, rappelant les valeurs et les projets qui les unissent, décrivant les institutions et les droits qui les régissent et donnant une substance à la citoyenneté européenne qui reste encore une fiction.

Qu'il soit rédigé par une Assemblée constituante spécifique, par le prochain Parlement européen ou au sein d'une nouvelle Convention, ce texte tirera surtout sa légitimité de sa ratification par un référendum paneuropéen à la double majorité des Etats et des citoyens. Les peuples qui auraient choisi de le refuser pourraient alors poser en toute clarté la question de leur participation ou non à l'UE.

1254303394.jpgMalgré ses évidentes imperfections, l'Europe est aujourd'hui le seul embryon fonctionnel d'une démocratie supranationale. Mais, dans nos démocraties contemporaines, la légitimité politique se forge dans la participation des citoyens à l'espace public. Cette exigence de participation des citoyens européens est forte et ne doit pas être étouffée. Il faut y répondre en développant des pratiques démocratiques à l'échelle du continent.

Europe-Ecologie en propose deux. Primo, des "consultations citoyennes d'intérêt général", chaque fois que l'avenir de l'Union européenne est en jeu, en posant à tous les citoyens européens, le même jour, une ou plusieurs questions simples et concrètes liées aux réformes envisagées. Secundo, un changement progressif du mode d'élection du Parlement européen pour arriver à des listes transnationales dont les têtes correspondraient aux candidats des partis européens à la présidence de la Commission. Voilà qui contribuerait efficacement à faire naître un espace public continental, tout en "dramatisant" l'enjeu du scrutin européen.

La construction de l'Europe ne peut plus se limiter à faciliter la prise de décisions entre vingt-sept Etats membres, dans un grand supermarché continental. Après cinquante ans d'une intégration limitée à l'économie, l'Europe arrive à maturité : elle doit entrer dans une véritable phase politique et construire une démocratie à l'échelle du continent. C'est une occasion historique pour penser, enfin, la politique hors du cadre étroit et myope de l'intérêt national et des seuls intérêts commerciaux et financiers. Une démocratie enracinée dans la diversité sociale et nationale des citoyens et des peuples européens et donnant une nouvelle dimension à l'action politique.

Contrairement à ce qu'affirment les nostalgiques de 2005 et les souverainistes forcenés, ce ne sont pas les traités qui font les politiques européennes. C'est la politique qui fait les traités. Face aux crises qui se conjuguent, les réponses doivent nécessairement dépasser le cadre français. Nous nous sommes réunis justement parce que la politique se nourrit de vision commune, d'imagination partagée et d'ambition collective. C'est cette ambition que nous voulons porter ensemble dans l'enceinte du Parlement européen - et au-delà.

30.05.2009

Elections Européennes 2009 : aux citoyens de s'exprimer

1349547135.2.jpgLes élections au Parlement européen ont une importance cruciale pour l’avenir de l’Europe, de la France et du monde. Les décisions des députés de Strasbourg ont une influence croissante sur notre vie quotidienne. Dans le contexte actuel de crise mondiale, le rôle de l’Union européenne pour proposer des solutions et les mettre en œuvre s’en trouve renforcé. Le choix de la CFDT est celui d’une Europe fidèle à ses valeurs de démocratie, de liberté et de solidarité. C’est pourquoi nous demandons aux candidats aux élections européennes de s’engager :

 

Pour une politique européenne de l’emploi, de l’innovation, du développement durable

L’Union européenne doit se donner les moyens de relancer l’économie et l’emploi par une politique commune et coordonnée avec celles des Etats membres, en :

• développant une économie de la connaissance par la formation initiale et professionnelle et par l’investissement en recherche et développement,

• investissant dans le développement durable,

• renforçant les capacités d’intervention des fonds européens pour aider les salariés à faire face aux mutations.

 

Pour une Europe de la cohésion sociale et de la solidarité

La crise actuelle démontre à quel point le social ne peut être subordonné à l’économique :  deux dimensions pleines à intégrer. L’Union européenne doit agir pour :

 

• assurer cohésion sociale et dynamisme économique en incitant les Etats membres à favoriser une répartition équitable des richesses, soutenir le pouvoir d’achat, et assurer une protection sociale de qualité ;

• garantir des services publics de qualité pour tous ;

• favoriser les coopérations entre Etats membres au lieu de concurrences négatives, lutter contre le « dumping fiscal », et favoriser des fiscalités socialement justes ;

• renforcer les outils de solidarité avec les régions défavorisées, renforcer le budget européen en mettant en place des ressources propres, mettre en place un système d’emprunt au niveau européen pour développer des projets communs  ;

• garantir la liberté de circulation dans l’ensemble de l’Union européenne et favoriser une politique de migration respectueuse des personnes et contribuant au développement économique, à la fois en Europe et dans les pays d’origine ;

• intensifier la lutte contre les discriminations et les inégalités, renforcer les outils de lutte contre la précarité, la pauvreté et l’exclusion sociale ;

• renforcer les moyens de concilier vie professionnelle et vie privée, lutter contre les temps de travail excessifs et les mauvaises conditions de travail ;

• renforcer l’intégration de la question sociale dans les traités européens  ;

• impulser le dialogue social, outil privilégié dans la recherche des solutions adaptées aux différentes situations.

 

Pour une Europe active dans le monde

L’Union européenne joue un rôle de premier plan dans le monde pour la lutte contre le changement climatique et dans l’aide publique au développement. Elle est intervenue au G20 pour que des mesures soient prises en matière de régulation financière. Sa capacité d’intervention doit également jouer en faveur d’une prise en compte de la question sociale dans les règles du commerce mondial. Elle doit :

 

• agir pour l’intégration de clauses sociales dans les accords commerciaux prévoyant le respect des normes fondamentales de l’OIT,

 

• établir des règles européennes pour faire progresser la Responsabilité Sociale des Entreprises,

 

• agir dans les négociations à l’OMC et dans les accords bilatéraux pour des règles commerciales équitables, soutenant le développement des pays pauvres,

 

• approfondir l’action pour la régulation financière,

 

• poursuivre l’action pour la réduction des gaz à effets de serre.

 

La CFDT appelle tous les salariés à montrer leur attachement à la construction d’un monde plus juste, plus solidaire, plus respectueux de l’avenir de la planète, en participant au scrutin européen du 7 juin 2009.

25.05.2009

Elections européennes 2009 : votez Europe Ecologie

398116833.2.jpgDans moins de 2 semaines, les citoyens des 27 pays de l’Union Européenne seront appelés aux urnes pour renouveler le Parlement européen.

La 1ère question que se posent les observateurs de la vie politique concerne le taux de participation. En effet, depuis 1979, date du 1er scrutin, l’abstention n’arrête pas d’augmenter dans l’ensemble des pays membres. Ce phénomène tend à malheureusement démontrer le manque d’intérêt pour une institution que l’on considère comme bureaucratique, éloignée des habitants. Bon nombre de politiciens portent une grande responsabilité dans cette désaffection à force d’accuser l’Europe de tous les maux pour mieux cacher leurs erreurs. De plus, la plupart des partis politiques considèrent le parlement européen comme une voie de garage pour recycler les élus dont on veut se débarrasser.

Il est donc difficile dans ses conditions de promouvoir un véritable engagement européen qui n’interfère pas avec les enjeux nationaux.

L’élection du parlement européen est pourtant un scrutin majeur car c’est la seule instance de l’UE à connaître le suffrage universel à l’échelon européen, la seule à donc être véritablement démocratique. Il ne faut pas oublier également que l’assemblée qui siège à Strasbourg adopte de plus en plus de directives qui doivent être ensuite reprises par les législations nationales.

Le scrutin de cette  année va prendre encore plus d’importance à cause d’un contexte difficile.

Il s’agit tout d’abord de relancer la construction européenne bloquée depuis le refus de la France et des Pays Bas de ratifier le traité constitutionnel. Après des années de tergiversations qui n’ont jamais vu émerger le fameux plan B des nonnistes, les 27 pays sont parvenus à un compromis imparfait avec le traité de Lisbonne. L’enjeu le plus important est de relancer le processus de construction d’un Europe plus sociale, plus politique, plus solidaire, plus démocratique.

La crise actuelle est un élément d’analyse essentiel à prendre en compte afin de bien comprendre les enjeux du vote du 7 juin prochain.

Elle met en exergue l’extrême fragilité d’un système libéral et productiviste à bout de souffle. Le manque de gouvernance en matière économique lié au poids trop important des états rend inefficace les différents plans de relance. Ces derniers sont notoirement insuffisants car ils sont sous-financés, sans coordination et ils ne prennent pas en compte les urgence sociales et écologiques.

C"est dans ce contexte très particulier que se déroule en France une campagne électorale qui a pris une nouvelle dimension avec le début de la campagne officielle et la diffusion des clips des listes candidates. Les panneaux d’affichage ont été également installés devant chaque bureau de vote. Au total, ce sont 161 listes qui concourront sur l’ensemble du territoire français dont 28 pour la seule Ile de France.

Le rassemblement Europe Ecologie présente des listes dans les 8 circonscriptions afin de promouvoir l'écologie comme élément central et intangible des politiques publiques européennes. Comme des milliers d’autres signataires, militants ou simples citoyens, j’ai rejoint Europe Ecologie car je considère que c’est le force politique la plus à même d’apporter des réponses aux défis qui attendent l’Europe dans les prochaines années.

La violence de la crise écologique, économique, démocratique nécessite aujourd’hui des mesures qui tranchent avec les vieux modèles actuels. Pour moi, l’écologie politique prônée par Europe Ecologie permettra de redonner un nouveau souffle au modèle social européen et ainsi donner des pistes pour sortir du libéralisme qui nous a plongé dans la récession.

Une fois constituée, Europe Ecologie a décidé de mener une campagne de terrain décentralisée, ouverte, plus proche des citoyens à travers des centaines de comités locaux géographiques ou thématiques.

Dans cette optique, j’ai créé le comité du 17ème arrondissement de Paris, où j’habite. Depuis le mois de février, nous arpentons les marchés et les sorties de métro afin de convaincre les habitants de se déplacer le 7 juin pour voter Europe Ecologie. Alors que les débuts ont été difficiles du fait d’une certaine indifférence, la mayonnaise commence à prendre à l’approche du scrutin. Les diffusions de tracts ont de plus en plus de succès et nous croisons un nombre croissant de personnes (dont des électeurs du PS) qui nous affirme vouloir votez écolo. Les sondages qui semblent avoir l'ambition de servir d'oracle nous attribuent des scores plutôt flatteurs : aux alentours de 10 % à l’échelon national, près de 15 % en Ile de France.

Nous ne devons pas néanmoins nous endormir sur nos lauriers et au contraire, continuer inlassablement à convaincre les gens de voter le 7 juin et de faire le bon choix avec Europe Ecologie pour une Europe écolo, sociale, démocratique et solidaire.

Rendez-vous le 7 juin au soir pour les résultats.

 

1186811001.pngPour information, voici la liste des réunions publiques à venir en Ile de France :

- lundi 25 mai : meeting national à Cesson (77) à 20h00 au gymnase Colette Besson

avec Daniel Cohn-Bendit (tête de liste IDF), Eva Joly (2ème de liste IDF), Cecile Duflot (secrétaire national des Verts), Jean-Marc Brulé (maire Vert de Cesson)

- mardi 26 mai : projection du film "Enfants, graines de délinquants" à 19h45 à la salle Jean Damme (75002 Paris)

- mardi 26 mai : réunion publique à 20h00 à Levallois (92) au Palais des Sports Marcel Cerdan

avec Eva Joly et Noel Mamère (député Vert)

- mercredi 27 mai : réunion publique à Montreuil (93) à 20h30 à la salle des Fêtes de la mairie

avec Eva Joly, José Bové (tête de liste Sud-Ouest), Dominique Voynet (Sénatrice-Maire de Montreuil)

- mercredi 3 juin : meeting national de fin de campagne à Paris à 19h30 au Zenith (75019)

en présence de tous les candidats et de nombreux artistes

 

 

15.05.2009

Pour une Europe juste

1349547135.jpgLe week-end dernier, le 9 mai exactement, fut l'occasion pour fêter un peu partout le vieux continent à travers la journée de l'Europe. C'est ainsi que plusieurs évènements étaient organisés afin de mettre en avant l'union européenne alors quel'on a tendance malheureusement, surtout en France, à occulter le sujet au cours des 364 autres jours de l'année. Cette année, cette célébration a eu une signification particulière car elle s'inscrit dans une actualité importante marquée par la crise économique qui touche l'ensemble des pays européens et les élections du 7 juin prochain afin de renouveler le Parlement de Strasbourg.

De mon côté, j'ai participé à ma manière à cette journée en distribuant avenue de St Ouen des tracts pour la liste Europe Ecologie. L'oebjectif était non seulement de sensibiliser les habitants du quartier à l'importance du scrutin de juin mais aussi à les inciter à faire le choix du rassemblement des écologistes. La perspective d'un fort taux d'abstention démontre l'impérieuse nécessité d'être sur le terrain pour convaincre les gens de l'utilité de l'Europe en ces temps de crise qui menacent gravement notre planète et l'équilibre de nos sociétés. Il s'agit de faire preuve de pédagogie pour tenter d'effacer des années de contre-vérités et de mauvaise fois professées par des responsables politiques trop contents de trouver en l'Europe le bouc émissaire permettant de d'endosser leurs propres échecs. Il ne suffit pas, comme on le voix au cours de cette journée du 9 mai, de voir les bus de la RATP arborer le drapeau européen pour que les gens se transforment en citoyens européens. C'est un travail de tous les jours qui nécessite de laisser de côté nos égoïsmes nationaux pour construire quelque chose qui nous rassemble au delà des nations.

C'est pourquoi Europe Ecologie a lancé un appel pour une Europe plus juste capable de mettre en place un modèle qui soit en mesure de répondre aux attentes du peuple européen et dont l'écologie serait le socle.

Voici le texte en question :

860421051.pngEn Europe, nous avons la chance d’avoir une instance démocratique, un parlement commun à plus de 500 millions de citoyennes et citoyens. Certes il y a des carences et lacunes, aucune de nos institutions n’est parfaite et nous agirons pour les transformer. La construction d’une Europe écologiste et solidaire se fera au quotidien, par l'engagement des parlementaires : ce sera notre combat pour une Europe juste.

L’Europe est aujourd’hui un levier irremplaçable au niveau international. Elle doit incarner une  force de paix, de respect des droits, à l’avant-garde de la lutte contre les crises. Pour cela, nous voulons une Europe exemplaire, tant au niveau domestique que sur la scène internationale : c’est l’Europe pour bouger le monde.
L’Europe, réunifiée, peut devenir un espace de liberté, d’égalité, de fraternité, unpoint de référence pour les peuples du monde. Elle ne le peut cependant que si nous réinventons le rêve européen.

L’Europe doit en même temps protéger et changer :

–Protéger ses citoyens des crises économiques, financières, écologiques, climatiques.
–Changer son fonctionnement et ses objectifs. L’Europe ne peut plus se faire sans les citoyens, ni à fortiori
contre eux.

Ce Projet est à la fois Politique, Culturel, Ecologique

Politique car l’Europe réduite à un grand marché n’est pas l’Europe.
Nous voulons un espace démocratique où le Parlement Européen, les partis transnationaux, la société civile, deviennent la source du pouvoir, où un contrôle parlementaire puisse s’exercer sur les décisions de la Commission, de la banque centrale, du Conseil des Chefs d’Etat.

Culturel car l’Europe réduite à une machine à produire n’est pas l’Europe.
De Descartes aux Beatles, de goethe à Kundera, nous sommes les héritiers de la diversité de nos langues, de nos territoires et de nos cultures.  Nous avons tiré les leçons de nos confrontations sanglantes et construit une Europe de la coopération et du dialogue face aux Empires qui dominent et imposent. Ce que nous appelons une politique de civilisation ce n’est pas un gadget comme les aiment sarkozy, Berlusconi ou Barroso, c’est l’expression de cette identité européenne qui s’enracine dans l’histoire et la culture.

Ecologique car l’Europe réduite à la croissance dérégulée n’est pas l’Europe.
Le 11 septembre de la finance a entraîné une récession sans précédent. Nous ne pourrons nous en sortir que par une transformation de nos modes de production et de consommation. La conversion écologique et sociale de l’économie est à l’ordre du jour. C’est le pari d’une Europe qui protège les peuples et les éco- systèmes, impose la justice face au poids des lobbies industriels et financiers.

Ce rêve européen, écologique et solidaire, celui d’une Europe juste, d’une Europe de la fraternité n’est pas un mirage. il est à notre portée. A condition que nous le décidions, ensemble.

EUROPE ECOLOGIE PROPOSE

1. Un nouveau processus constituant

Le traité de Lisbonne, que nous ayons voté oui ou non, est déjà dépassé. L’union européenne, cinquante ans après la constitution du marché commun doit franchir un nouveau cap, celui de la co-souveraineté partagée entre peuples, Etats et citoyens. Nous devons sortir de la logique intergouvernementale et rédiger une Constitution pour l’union européenne, courte, lisible, qui fixe les principes et les droits fondamentaux et répartissent les compétences en donnant un contenu à la citoyenneté européenne. Cette constitution devra être votée le même jour dans toute l’Union avec un résultat à la majoritée qualifiée.

C’est possible dès maintenant !

2. Un Pacte de coopération écologique et solidaire européen.

 Ce nouveau pacte de stabilité remplacerait le traité  de Maastricht, obsolète et prisonnier d’une vision libérale et productiviste de l’Europe. il se traduirait par l’adoption de nouveaux objectifs financiers complétés par dix nouveaux critères de convergences écolo- giques et sociaux. un Conseil de sécurité éco- nomique, sociale et financière, responsable devant le Parlement européen coordonnerait la politique de l’emploi et l’harmonisation fiscale notamment par l’instauration d’une “Zone tobin” européenne et d’une contribution “énergie – climat”.

C’est possible dès maitenant !
 
 3. Un espace européen de la recherche et de la culture

La culture, l’éducation et la recherche ne sont pas des marchandises. Nous proposons un statut social européen de l’étudiant, l’ouverture d’Erasmus à toutes les personnes en formation, le doublement des crédits de la recherche et l’adoption d’un plan européen de lutte contre l'illettrisme.

C’est possible dès maintenant !

Le 7 Juin l’Europe ça se vote !

21.04.2009

Agenda-6 heures pour l'Europe des cultures

860421051.pngDans le cadre des élections européennes du 7 juin 2009, Europe Ecologie organise le 26 avril 2009 avec la revue Multitudes une réunion publique consacrée à la culture

6 HEURES POUR L'EUROPE DES CULTURES

Dimanche 26 avril 2009 à partir de 14h00

L'Odeon Théâtre de l'Europe-Grande salle

Place de l'Odéon-75006 Paris

 

Atelier de la pensée – Grande salle

La culture, qui se conjugue en réalité au pluriel, est constitutive de l'Europe, son irrigation, sa vitalité, résultat de siècles de créativité, d'échanges, de circulation et de partage. C'est au travers de ce prisme que nous avons l'ambition de faire découvrir l'Europe d'aujourd'hui. Croiser des regards du dedans comme du dehors avec des personnalités artistiques de toutes origines, confronter et commenter visions et perceptions d'une Europe forte de ses héritages culturels communs et déterminée à faire de la diversité un principe à la fois d'unité et d'ouverture sur le monde.

 

Journée en trois parties :

 

-  14h00 : De l'étranger sur l'Europe

- 16h00 : Europe, archipel de cultures ?

- 18h00 : «Il faut être déchiré par quelque chose qui nous dépasse pour penser» (Peter Sloterdjik)

Lectures par Fanny Ardant, Stéphane Hessel et Guy Bedos (à confirmer) / Musique par FrankWolff

Introduction par Olivier Py (directeur de l'Odéon-Théâtre de l'Europe – France) et Yann Moulier-Boutang (Multitudes – France)

 

1er Opus – De l’étranger sur Europe

Ce premier acte fera la part belle aux regards hybrides posés sur l’Europe par l’entremise de témoignages d’artistes et d’intellectuels qui, chacun par leur parcours singulier et parfois leur exil, interrogent notre passé et notre vision du monde, contribuent par leurs créations à la diversité d’un continent «ouvert» et au final viennent enrichir le fonds commun d’une citoyenneté en devenir.

Animé par Daniel Cohn-Bendit (Président du Groupe des Verts au Parlement européen)

avecAmosGitaï (cinéaste – Israël),Marjane Satrapi (scénariste et dessinatrice – Iran), Elias Sanbar (écrivain – Palestine),

Hoda Barakat (écrivain – Liban) (à confirmer) et Yuri Andrukhovych (écrivain – Ukraine)

 

2ème Opus – Europe : Archipel des Cultures ?

Ce second acte sera plus particulièrement dédié à l’échange et à la réflexion sur la diversité et la multiplicité «congénitale» de l’Europe ; une multiplicité construisant une forme d’identité non statique et non impériale, une identité en devenir, en mouvement et fondée sur les interrelations ouvertes entre des cultures qui dépassent très largement le champ des «composantes» historiques de l’Europe en tant que continent.

Animé parGeneviève Fraisse (ancienne députée européenne membre de la commission culture au Parlement européen) avec Elif Shafak (écrivain – Turquie), Matthias Langhoff (metteur en scène – Allemagne), Ales Debelja (poète et essayiste – Slovénie), CédricKlapish (réalisateur, acteur, producteur et scénariste – France) etWerner Schulz (animateur de la révolution douce en Allemagne de l'est – Allemagne).

 

3ème Opus – «Il faut être déchiré par quelque chose qui nous dépasse pour penser» (Peter Sloterdjik)

La journée s'achèvera sur un échange, animé par Guillaume Durand (journaliste – France), entre Edgar Morin (philosophe– France), Richard Sennett (professeur de sociologie – États-Unis), Claus Leggewie (politologue – Allemagne) et Daniel Cohn-Bendit.

 Pour s’inscrire

09.04.2009

Elections européennes 2009 : Europe Ecologie en campagne

398116833.jpgNous ne sommes plus qu'à 2 mois des élections européennes du 7 juin prochain et la campagne d'Europe Ecologie est entrée dans une nouvelle phase avec le 1er meeting public hier soir à Toulouse.
En présence des têtes de liste et des personnalités politiques, ce fut l'occasion de dévoiler le programme du rassemblement des écologistes afin de donner un nouvel élan à la construction européenne tout en apportant des réponses à la crise systémique actuelle.
Pour résumer, le projet politique d'Europe Ecologie repose sur la conversion écologique de nos sociétés à l'échelle européenne, seul échelon pertinent pour combattre les effets destructeurs d'un système libéral et productiviste à bout de souffle.

Pour en savoir plus, lisez le tract "10 bonnes raisons de voter pour Europe Ecologie"

Découvrez Europe Ecologie à travers quelques videos :

- La convention nationale du 15 mars 2009 au Cabaret Sauvage


- Eva Joly, 2ème sur la liste Europe Ecologie en Ile de France, s'exprime sur les paradis fiscaux



- Le débat organisé par le journal Libération entre Daniel Cohn-Bendit, tête de lsite Europe Ecologie en Ile de France, et Edgar Morin



- Yannick Jadot, tête de liste Europe Ecologie dans la région Grand Ouest, fait le point sur la politique agricole






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