11.04.2009
L’Assemblée Nationale rejette la loi HADOPI !
A la surprise générale, l’Assemblée Nationale a refusé jeudi dernier de valider la loi anti-téléchargement dite HADOPI (ou « Hadopire » selon l’expression d’un député socialiste).
Alors que le groupe UMP est majoritaire, le texte du gouvernement a été rejeté par 21 voix contre 15, 2 députés de droite ayant décidé de voter avec les élus de l’opposition.
Deux phénomènes ont marqué les esprits : le très faible de votants (36 !) alors que l’assemblée nationale compte 577 députés et la très faible mobilisation du groupe UMP prouvent que le projet gouvernemental ne faisait pas l’unanimité.
Au-delà de l’affront salvateur fait à la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy, le peu de participation à un vote d’un tel projet de loi renforce la mauvaise image de la démocratie parlementaire en France. Il ne faut pas s’étonner après que le fossé entre les citoyens et nos institutions se creusent et favorise ensuite l’abstention lors des échéances électorales.
Tout défenseur des libertés publiques ne peut que se réjouir de ce résultat même si l’on sait que le texte reviendra devant les parlementaires. Il faut espérer que le sursaut républicain de jeudi fasse en sorte que la question des droits d’auteur par rapport à internet soit examinée loin de toute intention démagogique : un vœux pieux chez Sarkoland ?
Pour ma part, j’espère que d’autres solutions moins répressives, plus adaptées aux évolutions technologiques seront enfin étudiées sérieusement comme la licence globale.
Puisqu’à travers la loi Hadopi, le thème de la gratuité est abordé, j’espère que les pouvoirs publics se pencheront aussi sur les journaux gratuits qui participent grandement à la crise de la presse quotidienne, qui transmettent une information édulcorée et qui polluent gravement les lieux publics.
Je me permets de reproduire l’article de François De Rugy, député vert de Loire-Atlantique, posté sur un blog du quotidien Libération. Son texte explique bien à la fois les enjeux de la loi Hadopi et comment s’est déroulée la procédure de vote.
Comment on a piégé Hadopi...
L'Assemblée nous réserve parfois des surprises plutôt savoureuses. Ainsi, ce jeudi 9 avril, elle vient, dans sa grande sagesse, de rejeter le projet de loi Création et Internet, créant une Haute Autorité de protection des droits sur Internet (HADOPI).
Ce projet de loi très controversé (et qui faisait beaucoup parler de lui sur... Internet) prévoyait notamment des sanctions contre le téléchargement pouvant aller jusqu'à la coupure de l'accès à Internet pour les internautes.
Alors que les sénateurs venaient juste de voter les conclusions de la commission mixte paritaire Sénat–Assemblée, qui durcissaient encore le caractère répressif du texte, l'Assemblée a rejeté le texte que 15 députés UMP seulement ont voté, en étant présents lors d'un vote à main levée à 13h10. A gauche, nous étions une petite vingtaine auxquels sont venus s'ajouter au moins un député du Nouveau Centre (allié de l'UMP), Jean Dionis du Séjour ainsi que Nicolas Dupont-Aignan, député non-inscrit (ex-UMP).
Après de nombreux échanges avec des citoyens et artistes de Loire-Atlantique, j'avais défendu durant ce débat avec ma collègue Martine Billard, qui était la principale intervenante des députés Verts sur ce texte, les droits des internautes et le renouvellement du principe de droits d'auteurs par la licence globale.
Alors que j'étais ce matin dans mon bureau ou en réunion à l'Assemblée pour préparer une proposition de loi que nous devons déposer la semaine prochaine, une collaboratrice de notre groupe m'a appelé pour me signaler que le vote allait bientôt intervenir sur ce texte et que, compte-tenu du rapport de force, il y avait une chance qu'il ne soit pas adopté.
Lorsque j'ai accouru à l'hémicycle, j'ai constaté que plusieurs députés socialistes restaient groupés derrière la porte de l'hémicycle ou plus exactement derrière le rideau qui sépare le sas d'entrée du bas de l'hémicycle. J'ai évidemment compris qu'il s'agissait d'attendre là, la fin de l'intervention de la ministre pour faire une entrée groupée. Ainsi le groupe UMP se croyant majoritaire, sur la foi du décompte des députés effectivement installés à leur siège, n'allait pas tenter d'ultimes manoeuvres de procédures pour retarder le vote et «rameuter» à leur tour des députés UMP dispersés dans leur bureau...
A notre grande surprise, cette petite précaution de dernière minute a marché. Comme quoi le vote d'un texte tient parfois à un rideau qui se lève ou se baisse au bon moment !
Plus sérieusement, le très faible nombre de députés UMP présents en séance au moment du vote montre que ce texte était loin de rassembler au sein du goupe majoritaire. J'avais d'ailleurs entendu ces derniers temps des collègues UMP dire dans les couloirs qu'ils ne voteraient pas ce texte. Habituellement, on prend ce genre de propos avec une certaine méfiance car à mesure que le moment du vote approche, la détermination à se distinguer a en général tendance à s'émousser...
Le gouvernement et le rapporteur UMP du projet de loi ont évidemment crié à la manoeuvre d'obstruction de l'opposition. Ils sont pourtant pris à leur propre piège qui consiste à refuser de plus en plus les votes dits "solennels", votes qui sont organisés à un jour et à une heure connus à l'avance pour que chacun puisse s'organiser et être effectivement présent ou donner sa procuration. Le gouvernement refuse cette procédure, pourtant la plus transparente (le vote est nominatif – on sait donc qui a voté quoi), au motif qu'elle retarde l'adoption des textes (de quelques jours seulement). Il y a surtout une raison moins avouable: les divisions de la majorité, lorsqu'il y en a, se voient directement après le vote à la lecture du relevé des votes.
Il ne reste plus qu'à espérer que le gouvernement et la majorité UMP saisissent cette occasion pour remettre à plat ce texte. Internautes, faites monter la pression auprès des députés UMP : ils ne sont pas obligés d'accepter un passage en force du gouvernement !
09:33 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hadopi, internet, téléchargement, p2p, droits d'auteur, assemblée nationale, libertés publiques
03.08.2008
Wall-E : un conte écolo et poétique
La semaine dernière fut placée sous le signe du cinéma.
Après m’être ennuyé devant le très décevant X-Files Regénération (je suis un grand fan de la série), je suis allé voir Wall-E, le dernier dessin animé des studios Pixar.
Je ne fus pas déçu par mon choix car Wall-E est certainement la meilleure production sortie de la filiale Pixar après Nemo , les Indestructibles ou Toy Story.
En fait, Wall-E est plus qu’un simple dessin animé, un véritable film de science-fiction car le graphisme, le scénario, les personnages sont époustouflants. L’histoire à la fois une fable écolo et une histoire d’amour inédite
C’est l’histoire d’un petit robot programmé pour le compactage des ordures et qui est resté sur une terre dévastée, rendue inhabitable par la folie consommatrice des humains.
Totalement isolé, avec un cafard comme seul compagnon, Wall-E continue sa tâche gigantesque, inutile consistant à élaborer des immenses tas d’immondices compressées.
Sa vie s’écoule normalement jusqu’à sa rencontre avec EVE une sonde envoyée par les hommes confinés sur un énorme vaisseau à la recherche de toute vie organique.
Cette rencontre va bouleverser complètement l’existence d’un Wall-E romantique, plus humain que les humains, qui va tomber amoureux de la belle robote et entreprendre de la séduire. Or, c’est une tâche immense à laquelle il s’attelle car EVE est plus intéressé par ses recherches que par son soupirant mécanique. Les efforts de ce dernier restent vains jusqu’au moment où il lui offre une petite plante trouvé dans un frigo abandonnée.
Ce cadeau innocent va alors le projeter dans un voyage épique car n’écoutant que son courage, il décide de suivre EVE rapatriée sur le vaisseau des terriens pour leur remettre sa découverte. Wall-E va tout entreprendre pour rester auprès de sa bien-aimée même si cela nécessite de bouleverser le cadre de vie d’êtres humains fainéants et obèses. Je m’arrêterais là concernant l’histoire.
Ce qui m’a d’abord frappé, comme bon nombre de spectateurs, ce sont les 1ères minutes lorsque nous découvrons une terre laissée à l’abandon par les êtres humains, transformée en ruines et jonchée d’ordures. La folie des hommes consistant à piller la planète pour pouvoir consommer toujours plus l’a rendue stérile et inhabitable. A travers ce dessin animé, Pixar a voulu transmettre un message et sensibiliser les spectateurs sur les problèmes environnementaux. Même si on peut taxer la société de Disney d’hypocrisie, la démarche a le mérite d’exister et de participer à la nécessaire prise de conscience des urgences écologiques.
De plus, le film livre une vision cauchemardesque des conséquences d’une société de consommation poussée à l’extrême (obésité, absence de libre arbitre et du goût de l’effort etc). Cette critique est renforcée par le fait que ce soit un robot qui exprime des sentiments humains à la place d’hommes et de femmes robotisés. Par moment, le film est carrément subversif.
Il n’est pas donc étonnant que Wall-E ait provoqué le courroux des milieux conservateurs aux USA alors que le film rencontre un énorme succès.
Au-delà du message politique, ce sont aussi la diversité des émotions lors de la projection qui fait de ce dessin animé pas comme les autres un chef d’œuvre.
Les rires quand on voit Wall-E vivre comme un être humain ou quand il essaie maladroitement de conquérir EVE. Le suspense quand nos deux robots sont coincés dans la décharge du vaisseau pour être expédiés dans l’espace. L’émotion quand Wall-E fait prendre conscience aux humains qu’il existe un autre monde autour d’eux ou lorsque EVE se rend compte qu’elle est amoureuse.
Voici la bande-annonce (en anglais)
En bonus, une de mes scènes préférés
08:00 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Wall-E, cinéma, dessin animé, Pixar, robots
12.08.2007
Quelques livres pour l'été
Enfin les vacances, l'occasion de me plonger dans les livres, une véritable passion.
Mes goûts en matière de lecture sont assez éclectiques. Après m'être intéressé à l'histoire pendant mon enfance, la science-fiction et l'heroîc-fantasy pendant le lycée et la fac, aux romans policiers pendant mes 1ères années à Paris, je me concentre aujourd'hui sur des essais ou des biographies en rapport avec l'histoire et l'actualité politique ainsi qu'avec la sociologie.
Voici donc mon "best of" des ouvrages politiques et sociologiques qui m'ont marqué.

Lorsque un journaliste proche de François Mitterrand interview le chantre de la 2ème gauche, rival de ce même Mitterrand, cela donne un passionnant moment d'histoire politique qui en dit long sur le parcours de celui qui aurait pu, après Mendès France, moderniser la gauche française.

Hervé Hamon et Patrick Rotman racontent comme une enquête la genèse de mai 68 : avant, pendant et après les évènements qui ont marqué toute une génération. Ce livre est en deux tomes dans sa version de poche.

Un collectif d'historiens ont entrepris dans ces deux tomes de raconter l'histoire des gauches en France depuis la Révolution jusqu'à nos jours. Un travail titanesque qui explique bien qu'il n'existe pas une gauche mais plusieurs d'où l'impossibilité d'affirmer que quelqu'un est plus ou moins à gauche comme le font assez souvent les tenants d'une gauche dite radicale.
Le 1er volume traite des origines des mouvements de gauche en fonction de certains thèmes comme la question sociale ou celle de la nation.

Dans cette 2ème partie, les auteurs établissent l'histoire chronologique des gauches en faisant ressortir les périodes marquantes sans oublier de faire l'historique des partis et des mouvements .

Il aura fallu un ancien conseiller de Mitterrand, social-démocrate dans l'âme, pour me faire renouer avec l'inventeur du communisme. Attali a rédigé une biographie qui fait abstraction de la vulgate imposée par les héritiers de Marx, Engels et Lénine.
Le résultat est surprenant : visionnaire internationaliste, favorable à la démocratie parlementaire comme étape nécessaire à la libération du prolétariat, Marx était un bourreau de travail surdoué. Dans un monde de plus en plus globalisé, Attali considère que Marx, débarrassé de ses scories léninistes, redevient d'actualité.

Une biographie incontournable pour celles et ceux qui s'intéresseraient aux personnalités qui ont marqué l'histoire des gauches. Malgré le peu de temps passé à la tête du pays, Pierre Mendès France aura marqué les esprits par sa façon de faire de la politique, d'exercer le pouvoir avec transparence, honnêteté et courage. Il sera tellement en phase avec ses principes qu'il refusera de se présenter face à de Gaulle afin de ne pas cautionner une constitution qu'il abhorre et diviser la gauche-communiste. Un vrai homme d'état !

Deux spécialistes du monde du travail établissent dans cet essai un comparatif entre le système social français et celui des pays scandinaves. Malgré le titre quelque peu provocateur et le problème d'échelle, les auteurs ont trouvé des similarités. Il existe tout de même deux grandes différences qui plaident pour le régime scandinave : une plus importante place donnée aux contrats passés par les partenaires sociaux et une politique plus volontariste par le biais d'une pression fiscale plus forte, plus efficace.
Les sociologues font des propositions avec l'ambition de réformer le modèle français, propositions qui d'ailleurs correspondent beaucoup à celles de la CFDT.

Devant les énormes bouleversements que la France est en train de vivre avec difficultés, des sociologues, des économistes ont créé un club de réflexion "la République des Idées". Ce "think tank " a pour but de renouveler l'analyse critique du système social avec l'objectif de mieux faire comprendre les mutations actuelles.
Marqué à gauche, ce club a édité un certain nombre de livres dont ce recueil auquel ont participé entre autres Pierre Rosenvallon, professeur au Collège de France (un ancien de la CFDT), Thomas Piketty, directeur de l'Ecole d'Economie de Paris (membre du comité de campagne de Ségolène Royal).

08:54 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livres, politique, sociologie, biographie, gauche, histoire
30.07.2007
Le documentaire écolo de Leonardo Di Caprio bientôt sur les écrans
On connaissait Leonardo Di Caprio, acteur, voici Leonardo Di Caprio militant écolo qui a écrit et co-produit un documentaire the 11th Hour.
Ce film qui sort aux Etats-Unis le 17 août prochain traite du réchauffement climatique et des solutions pour le resoudre à travers le regard de scientifiques, d'intellectuels et de leader politiques
A l'image d'une société civile américaine qui prend conscience du problème, Di Caprio s'investit depuis quelques temps et utilise sa renommée pour sensibiliser la communauté internationale, surtout les américains, en faveur de l'environnement.
Découvrez en avant-première la bande-annonce US du film
La date de sortie du film en France n'est pas encore connue
09:30 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, documentaire, réchauffement climatique, écologie, Al Gore, environnement
16.07.2007
Hommage à un rocker pas comme les autres
Grand fan des Clash depuis le lycée, je suis allé voir samedi soir The Future is Unwritten sur la vie de Joe Strummer, chanteur et parolier du célèbre groupe punk anglais, décédé en dédembre 2002 à l'âge de 50 ans.
Loin des Star Academy et autres Nouvelle Star, ce documentaire raconte l'épopée d'un musicien hors normes qui a marqué l'histoire du rock comme jamais.
Né d'un père diplomate très marqué à gauche et d'une mère écossaise, il gardera de ses origines une grande générosité et un profond engagement politique (pour en savoir plus, cf sa biographie sur Wikipedia).
C'est bien sûr à la tête des Clash qu'il entrera dans la légende du rock, non seulement par son énergie mais aussi pas ses luttes sans faille contre la pauvreté, l'extrême-droite
Sa soudaine disparition a choqué et attristé toute une génération qui restera marquée par des album mythiques comme London Calling ou Sandinista.
A l'aide d'interview et d'images d'archive, The Future Is Unwritten retrace parfaitement la vie de Joe Strummer, son amour pour la musique mais aussi les difficultés relationnelles avec son entourage.
Je vous conseille vivement d'aller voir ce film foisonnant parfois drôle, souvent poignant, jamais ennuyeux.
Voici la bande-annonce en VO
Pour le plaisir, une video de I Fought The Law, une des plus célèbres chansons des Clash qui résume à elle seule ce qu'était ce grand groupe
12:52 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, rock, punk, clash, cinéma, documentaire
10.07.2007
Live Earth, un méga concert pour la lutte contre le réchauffement climatique
Comme le cinéma, le monde du rock s'est mobilisé samedi dernier en faveur du combat contre le réchauffement climatique à travers plusieurs concerts géants dans différents pays et réunissant une pléiade d'artistes comme les Beastie Boys, Metallica, Linkin Park etc ... Spinal Tap s'est même reformé pour l'occasion.
A l'origine de cette manifestation, l'ancien vice-président des USA Al Gore qui, après avoir connu un succès planétaire avec son documentaire "une vérité qui dérange", s'est transformé momentanément en producteur de concert pour sensibiliser le monde sur le dérèglement climatique.
Même si quelques esprits chagrins peuvent ergoter sur l'énergie dépensée (au sens propre comme au sens figuré) pour un tel évènement, on peut dire que les organisateurs ont atteint leur objectif.
Live Earth a permis de mettre la question du climat au devant de la scène.
Pour vous donner un aperçu du concert, voici un extrait avec un groupe que j'aime bien : les Beastie Boys
Et pour celles et ceux qui n'auraient pas encore vu le film d'Al Gore, la bande annonce en VO
Allez le voir, c'est très intéressant et très instructif
09:30 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, cinéma, climat, Al Gore, environnement
05.07.2007
Persepolis, Good Night and good Luck : quand le cinéma s'engage
Du cinéma engagé hier au programme avec deux films qui donnent à réfléchir.
Tout d'abord, Persepolis de Marjane Satrapi qui est sorti hier à Auch (ville du Gers où je passe mes vacances).
Nous connaissions déjà la BD en quatre volumes, voici le dessin animée qui s'en inspire.
Avec les mêmes couleurs et le même graphisme, Persepolis conte l'histoire d'une jeune fille iranienne et de sa famille de la fin du régime du Shah aux premiers pas de la révolution islamique en passant par la guerre Iran-Irak.
Voilà un très beau témoignage de la vie quotidienne d'un pays qui passera de la dictature du Shah à celle des mollahs avec son lot de répression, de souffrances et de frustrations.
Alors que la communauté internationale est en conflit avec l'Iran sur la question du nucléaire, le film permet de ne pas oublier ce qu'est aujourd'hui la société iranienne
Voici un extrait du film pour se donner une idée
Après Persepolis, j'ai regardé sur Canal + Good night and Good Luck de Georges Clooney.
Ce film passionnant relate le combat d'un journaliste de CBS, Ed Murrow, et de son équipe qui se sont lancés contre la chasse aux sorcières menée par le sénateur McCarthy.
Le film démontre la nécessité pour les médias de constituer un contre-pouvoir afin de dénoncer les dérives d'un gouvernement qui met en péril les fondements d'une démocratie.
Ce film qui se passe aux débuts de années 50 est d'autant plus intéressant qu'il est toujours d'actualité aux USA avec la guerre en Irak et la couverture très partiale qu'en ont fait les médias américains.
Il aura fallu plus de 3 ans pour que la plupart des journalistes ait la même prise de conscience que Murrow à l'époque.
Cela ne concerne pas uniquement les Etats-Unis mais aussi la France quand on observe les relations privilégiés qu'a su nouer Nicolas Sarkozy avec les grands patrons de la presse.
Cela a eu certaines conséquences sur la liberté de la presse : auto-censure au Journal du Dimanche, licenciement du directeur de Paris Match, menaces envers la direction de France 3 de la part du candidat de l'UMP etc...
Nous devons rester vigilants
Ci-après, en extrait, la fin du film
09:52 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, BD, libertés, droits des femmes, médias












