27.06.2009
Agenda-Marche des Fiertés à Paris le 27 juin 2009
Si vous aimez à la fois faire la fête, vous engagez pour l'égalité des droits et contre l'homophobie, je vous invite à participer à la traditionnelle Marche des Fiertés qui aura lieu aujourd'hui à partir de 14h00. Elle partira de la place Montparnasse pour se rendre à la place de la Bastille.
Contrairement aux années précédentes, je ne ferai pas partie, au nom des Verts, du service d'ordre chargé de la protection du carré de tête qui sera placé en début de cortège. Ce service d'ordre sert d'ailleurs plutôt à canaliser des journalistes parfois trop pressants que protéger les personnalités de personnes mal intentionnées.
Cette fois-ci, je serai présent comme simple participants désireux de manifester ma solidarité avec des citoyens et des citoyennes venus réaffirmer leur droit à l'égalité, leur droit à vivre comme ils l'entendent au sein d'une société censée être démocratique. Il s'agit pour moi d'un acte militant contre les discriminations.
La Marche des Fiertés est l'occasion également de vivre un moment festif en musique avec des dizaines de milliers de personnes réunies pour les mêmes causes : la fête et la liberté. Si vous n'avez pas de rendez-vous particulier, je vous conseille d'accompagner le char de la CFDT Ile de France qui participe régulièrement à la Marche dans la cadre de son combat contre l'homophobie dans le monde du travail. Sauf erreur de ma part, il devrait être situé en 26ème position dans le cortège.
- Pour information, ci-joint le communiqué de presse d'Anousheh Karvar secrétaire nationale de la CFDT :
Pour la 7ème année consécutive, la CFDT participera à la marche parisienne avec le char de la CFDT Ile-de-France, et aux côtés des fédérations des Services, du Sgen et de la F3C.
Avec pour mot d’ordre « 1969 – 2009 : Fier-e-s de nos luttes, à quand l’égalité réelle ? », l’Inter-LGBT consciente de ce que les lesbiennes, les trans, les bis, et les gais doivent aux mouvements féministes et aux luttes des lesbiennes et des trans, fière de cette histoire collective, souhaite attirer l’attention sur la nécessité de faire avancer l’égalité des droits pour les LGBT, mais aussi s’adresser à la société tout entière pour mieux faire connaître le vécu des lesbiennes, des transsexuel-le-s et des homosexuels dans la France d’aujourd’hui. Elle souhaite aussi rappeler que dans 75 pays encore, homosexualité et transidentité sont pénalisées, voire, pour cinq d’entre-eux, punies de mort. Enfin, les trois minutes de silence observées par l’ensemble de la marche à 16h30, en hommage aux victimes du SIDA et à leurs proches, sont aussi le vecteur d’une nécessaire prise de conscience que l’épidémie n’est pas terminée, loin s’en faut. Avec un tiers des nouvelles contaminations en France, les gays restent particulièrement affectés.
La présence à la Marche des Fiertés LGBT de Liza MINELLI qui, à l’occasion de son passage à Paris au Palais des Congrès pendant sa tournée européenne, a souhaité être à nos côtés pour assurer de son soutien nos luttes pour l’égalité des droits et contre les discriminations est pour nous un grand honneur et un grand bonheur, qui nous va droit au cœur. Après les prises de parole associatives qui commencent à 13h30, elle fera un discours à 14h sur le podium situé place du 18 juin 40, et annoncera le départ du cortège.
Dans la nuit du du 27 au 28 juin 1969, à New York, dans un bar homosexuel du Greenwich Village, The Stonewall Inn, une émeute éclata entre les forces de police et la clientèle du bar, composée de gays et de drag-queens.
Ces émeutes et leurs commémorations annuelles suivantes marquèrent une étape importante en matière de symbole de l’émancipation des homosexuels, des lesbiennes et des transsexuel-le-s. Elles sont précurseur de ce qui deviendra la gay pride (fierté gay), puis la lesbian and gay pride, et en France la Marche des Fiertés LGBT. C’est en hommage à cette émeute que de nombreuses marches des fiertés LGBT dans le monde ont lieu le dernier week-end de juin. En France, parallèlement, à la fin des années soixante, les luttes féministes inclurent très vite les combats contre l’homophobie et la lesbophobie et les féministes, lesbiennes ou non, furent aux avant postes des luttes LGBT.
La lutte contre les discriminations nécessite la lutte contre les préjugés. Combien d’hommes, de femmes hésitent à faire connaître leur homosexualité dans leur environnement familial, professionnel ou au sein de leurs activités de loisirs ? Comment les lesbiennes, les transsexuel-le-s, les bisexuel-le-s, les homosexuels sont-ils perçus dans l’espace social ? Comment vivre son homosexualité ou sa transidentité sans risquer d’être agressé ? Le mal-être d’une partie des LGBT dans leur quotidien, dû aux agressions ou à la stigmatisation dont ils font l’objet, témoigne de la nécessité de lutter toujours et encore contre l’homophobie, la lesbophobie, la biphobie ou la transphobie.
Malgré un gouvernement qui refuse le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels, refus revendiqué par Nicolas SARKOZY pendant sa campagne pour les présidentielles, l’Inter-LGBT maintient la pression pour faire avancer les droits des LGBT jusqu’à l’égalité. Le gouvernement, appuyé par la majorité présidentielle, acceptera-t-il d’enfin de reconnaître la réalité sociale de nombreuses familles homoparentales, pour leur donner la sécurité juridique qu’elles méritent ? L’avant-projet de loi d’un statut du tiers ressortira-t-il des tiroirs de la commission parlementaire Léonetti, que l’Inter-LGBT a rencontré hier et, si oui, y maintiendra-t-il les avancées que nous avions soulignées ? Les revendications fortes des trans, après l’annonce saluée de déclassification de la transsexualité des maladies mentales, seront-elles entendues, qu’il s’agisse de l’accès au changement d’état civil sans nécessité de réassignation sexuelle chirurgicale obligatoire ou d’un accès facilité à un parcours de soin où les personnes prennent toute leur place ?
Même si le gouvernement vient d’accomplir un geste fort pour l’égalité , que l’Inter-LGBT salue avec vigueur pour l’avoir porté à de nombreuses reprises et encore récemment auprès des pouvoirs publics, en accordant enfin la transmission du capital décès dans la fonction publique d’Etat et hospitalière, à l’instar de ce qui se fait déjà dans le régime général et la fonction publique territoriale, la revendication d’égalité subsiste en matière de pension de réversion, de congés pour événements familiaux, de signature en mairie et d’acquisition de la nationalité, mise à égalité promise par Nicola SARKOZY pendant sa campagne pour les élections présidentielles ?
Pendant cette campagne, Nicolas SARKOZY avait également déclaré : « si vous êtes persécuté pour votre orientation sexuelle, vous devez pouvoir bénéficier du droit d’asile », et il ajoutait : « les critères de l’OFPRA doivent donc pouvoir évoluer sur ce point ». Il concluait « Être persécuté en raison de sa sexualité, c’est choquant et inadmissible. La France doit faire sienne cette position chaque fois qu’un homosexuel est martyrisé parce qu’il est homosexuel ».
La réalité française est plus crue, et à l’heure où est écrit ce communiqué, des personnes sont en centre de rétention administrative et s’apprête à subir une expulsion contrainte, vers des pays où l’homosexualité et la transidentité sont punies. Il est temps que cesse ce scandale !
L’Inter-LGBT tient pour feuille de route les engagements de Nicolas Sarkozy, candidat en 2007 devenu Président de la République. Ceux-ci arrivent au compte-goutte. Il est temps d’accélérer le mouvement.
06:59 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marche des fiertés, inter lgbt, discriminations, homophobie, égalité, droits, cfdt
25.06.2009
Les contradictions du Président de la République
Suite à la loi du 23 juillet 2008 réformant la Constitution de la 5ème république, le Président de la République s'est exprimé pour la 1ère fois lundi dernier devant l'Assemblée Nationale et le Sénat réunis en congrès à Versailles.
L'objectif de cette conférence de presse à 300000 €, selon l'expression de la députée verte Martine Billard, était d'insuffler une nouvelle dynamique à l'action de l'omniprésident Sarkozy alors que nous connaissons la crise la plus grave de notre histoire. Il s'agissait en fait de copier sur les USA et son président qui chaque année se retrouve devant les députés et les sénateurs pour le discours de l'état de l'Union. La grande différence entre les 2 pays est contrairement à la France, les Etats-Unis ont accordé des contre-pouvoirs beaucoup plus puissants aux parlementaires afin de rééquilibrer la présidentialisation du régime.
Alors que nos élus étaient privés de débats, pour une grande première, le discours de Sarkozy se révéla être un coup d'épée dans l'eau. Le président s'est effectivement contenté de délivrer un catalogue de mesures pour la plupart déjà plus ou moins connues. La seule grande nouveauté fut d'annoncer la mis en place d'un emprunt national destiné à mieux combattre les effets de la crise actuelle. Cette proposition donne vraiment l'impression que Nicolas Sarkozy n'est pas en phase avec les attentes et les inquiétudes des français face à une crise économique dont on ne voit toujours pas la fin. Ce n'est pas la 1ère fois que les pouvoirs publics font appel à l'épargne publique pour faire face à des situations particulières mais il faut avoir bien conscience que ce genre d'opération creuse encore plus une dette déjà colossale. Personne n'a oublié, par exemple, les effets de l'emprunt Balladur sur les finances publiques. Ce genre de mesure est totalement incohérente car elle va grever encore plus l'avenir des futures générations alors que des marges de manoeuvre existent à condition de supprimer l'injuste bouclier fiscal et l'inefficace defiscalisation des heures supplémentaires. De plus, la crise actuelle a démontré la nécessité de mettre en place des réponses coordonnées à l'échelle de l'Europe alors que les plans de relance se cantonnet aux états. Par conséquent, c'est l'Union Européenne qui devrait contracter cet emprunt dans le cadre d'un budget véritablement européen et non pas constitué de l'addition des budgets des nations.
Autre fait marquant dans les déclarations du Président, c'est l'absence totalement d'engagements vis à vis de l'urgence écologique alors que le Grenelle de l'environnement a de plus en plus de mal à exister. Cette lacune est d'autant plus inadmissible qu'elle est totalement contraire aux préoccupations des citoyens qui se sont exprimés lors des dernières élections européennes.
Pour conclure, cette initiative n'a été qu'une énième opération de communication et qui en plus discrédite un Parlement réduit au silence.
Ci-joint l'éditorial de François Chérèque qui sera publié dans le prochain numéro de Syndicalisme Hebdo, le magazine de la CFDT à destination de ses militants :
Devant les parlementaires réunis en congrès, le président de la République s’est employé à délivrer un discours solennel de politique générale aux accents volontaristes cherchant à donner une vision de la France de demain. De ce fait, il n’a pas parlé de la France d’aujourd’hui. Celle où, dans des bassins d’emplois ou des secteurs d’activité sinistrés, les salariés subissent la crise de plein fouet et attendent des mesures concrètes pour améliorer leur situation. Le lancement d’un emprunt national est la seule annonce d’un discours empreint de contradictions. Ainsi, le président déclare ne pas vouloir transmettre la dette aux générations futures ni augmenter les impôts. Mais un emprunt supplémentaire n'estrien d'autre qu’une nouvelle et future dette. Il dit aussi vouloir s’attaquer aux niches sociales. Mais il ne touche pas à la plus injuste d’entre elles, le bouclier fiscal, qui exonère les plus hauts revenus d’une partie du financement de la protection sociale. On ne peut pas vouloir remettre en cause les inégalités et ne pas supprimer celle-là.
Nicolas Sarkozy dit vouloir accentuer la maîtrise des dépenses de santé alors qu’intervient cette semaine le vote définitif par le Parlement de la loi Hôpital, patients, santé et territoire qui, justement, ne répond pas à cet objectif. Par exemple, la liberté d’installation des médecins n’est pas touchée, alors que certaines régions sont désertées par les praticiens, ce qui désorganise le système de santé et génère des dépenses supplémentaires. Comment, par ailleurs, trouver une cohérence entre la dénonciation du «rationnement aveugle» des dépenses publiques et l’objectif réaffirmé du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux? S’agissant de la question des retraites, on notera au passage une avancée du calendrier avec une réforme globale en 2010.Mais, nous l’avons dit et nous le répétons, on ne pourra pas aborder cette réforme sans avancer au préalable sur les questions de la pénibilité au travail et de l’emploi des seniors que l'on exclut actuellement des entreprises par milliers.
Enfin, la CFDT ne peut qu’approuver que tout licencié économique puisse, pendant un an, conserver son salaire et recevoir une formation. C’est bien pour répondre à cette exigence que nous avons demandé et obtenu la création du Fiso (Fonds d’investissement social) qui doit être alimenté à la hauteur de ce qu’exige la situation. Mais en se limitant aux seuls licenciés économiques, on laisse sans réponse la question des intérimaires et des CDD qui ont, les premiers, fait les frais de la crise.
Le 1er juillet, Nicolas Sarkozy reçoit les partenaires sociaux pour faire le point sur les mesures mises en œuvre durant ce premier semestre de l’année. Nous lui réaffirmerons notre détermination à obtenir les moyens d’accompagner les plus vulnérables face à la crise, en particulier les 650000 jeunes qui vont arriver en septembre sur le marché du travail.
07:42 Publié dans CFDT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : congrès, versailles, constitution, assemblée nationale, sénat, sarkozy
23.06.2009
Agenda-53ème Congrès de la CFDT Ile de France du 23 au 25 juin 2009
En tant que membre de l’exécutif du syndicat CFDT des Banques Ile de France, je serai amené au cours des moins prochains à participer à plusieurs congrès de la CFDT.
Moment très important dans la vie d’une organisation, un congrès est l’occasion de débattre pour élaborer un projet et de désigner les hommes et les femmes qui auront à la porter.
La structuration de la CFDT repose sur 2 types d’organisations :
- les fédérations qui traitent des questions nationales sur un secteur d’activité déterminé,
- les unions régionales interprofessionnelles (URI) qui traitent des sujets transversaux touchant l’ensemble des branches professionnelles sur une région
La Confédération chapeaute l’ensemble pour tout sujet interprofessionnel à l’échelon national.
Tous les syndicats locaux sont rattachés à une fédération et à une union régionale. C’est ainsi que mon syndicat dépend à la fois de l’Union Régionale de l’Ile de France et de la fédération des banques et des sociétés financières.
Eléments centraux de l’organisation politique de la CFDT, les syndicats décident de l’orientation des URI et des fédérations sans oublier la Confédération, ceci à travers les congrès.
Que ce soit la Confédération, une région ou une fédération, un congrès se prépare d’abord en amont au sein des syndicats. Ces temps d’échanges et de débats permettent le cas échéant d’amender le projet de résolution proposé puis de donner un avis qui devra être donné lors du congrès.
Etant donné que les structures travaillent toutes sur un période de 4 ans, les congrès se succèdent en 2009 qui marque la fin d’un mandat commencé en 2005.
En ce qui me concerne, le cycle commence dès aujourd’hui avec l’ouverture du congrès de la CFDT Ile de France qui se tiendra jusqu’au 25 juin à Conflans Sainte Honorine dans les Yvelines.
Ce sera au tour de la Fédération des banques qui organisera son congrès en décembre prochain à Nîmes. Ce sera la Confédération qui viendra en dernier en juin 2010 avec un congrès qui se situera à Tours mais la délégation de mon syndicat n’a pas encore été arrêtée.
Un congrès répond à des règles strictes avec des moments obligés comme, par exemple, le vote des amendements au projet de texte d’orientation ou l’élection des instances exécutives (ici le Bureau Régional). Il arrive parfois que les organisateurs permettent à des invités extérieurs de prendre la parole ou mettent en place un débat sur un sujet important lié à l’actualité.
Voici l’ordre du jour détaillé du congrès :
Mardi 23 juin 2009 :
Le matin de 8h30 à 12h15
- retrait des mandats et accueil des délégués
- Intervention de Philippe Esnol, maire de Conflans Ste Honorine
- Ouverture du congrès par Maud Billon secrétaire générale de la CFDT des Yvelines
- Présentation du bureau de vote et élection de la commission des mandats
- Présentation du rapport d’activité par François Lareur, secrétaire générale de la CFDT Ile de France
- Intervention des syndicats sur le rapport d’activité
L’après-midi de 14h15 à 18h15
- Rapport de la commission des mandats
- Suite des interventions des syndicats sur le rapport d’activité
- Intervention de François Chérèque, secrétaire général de la CFDT
- Motions d’actualité
Mercredi 24 juin 2009 :
Le matin de 9h00 à 12h15
- Réponse de Françoise Lareur aux interventions des syndicats
- Vote du rapport d’activité et annonce des résultats
- Intervention de Jean-Claude Boucherat, président du Conseil Economique et Social Régional
- Election du Bureau Régional
L’après-midi de 14h00 à 18h00
- Table ronde sur le thème « l’Europe face à la crise » avec la participation de Jacques Delors, Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT et de Lahouari Boubekeur, secrétaire régional.
- Annonce des résultats de l’élection du Bureau Régional
- Présentation de la résolution d’orientation par Philippe Lengrand, secrétaire général adjoint
- Intervention de Jean-Paul Huchon, président du Conseil Régional
- Cocktail et réunion du Bureau Régional
Jeudi 25 juin 2009 :
Le matin de 9h00 à 12h15
- Annonce des résultats de l’élection du secrétariat régional
- Débat et vote du 1er amendement
- Débat et vote du 2ème amendement
- Interventions des délégations étrangères
- Débat et vote du 3ème amendement
L’après-midi de 14h00 à 17h30
- Débat et vote du 4ème amendement
- Débat et vote du 5ème amendement
- Suite des interventions des délégations étrangères
- Débat et vote du 6ème amendement
- Vote de la résolution d’orientation
- Clôture du congrès
11:00 Publié dans CFDT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : congrès, ile de france, démocratie, mandat, conflans sainte honorine
22.06.2009
Le nouvel aggiornamento syndical de la CFDT
Article publié par le Monde suite à la publication du rapport "Le syndicalisme à un tournant, osons le changement" présenté lors du Conseil Nationale Confédéral du 17 juin 2009
A un an de son prochain congrès, en juin 2010 à Tours, la CFDT opère un nouvel aggiornamento syndical. Dans un rapport débattu, jeudi 18 juin, au conseil national de la CFDT, "Le syndicalisme à un tournant, oser le changement", Marcel Grignard décrète l'urgence. "Le syndicalisme est engagé,souligne le numéro deux de la CFDT, dans une course de vitesse pour s'adapter à une société dont les changements rapides et profonds menacent son existence." Il faut donc "réinterroger et adapter en permanence" un syndicalisme qui "ne va pas bien". Avec 814 636 adhérents en 2008, la centrale cédétiste revendique la première place, mais, aux élections prud'homales de 2008 (21,8 %, - 3,4 points par rapport à 2002), c'est elle "qui perd le plus d'électeurs". Et elle avoue n'avoir pas réussi à se réimplanter "dans beaucoup d'endroits" où elle a perdu des adhérents.
Avec l'aval de François Chérèque, M. Grignard, élu le 17 juin secrétaire général adjoint de la CFDT, a centré son rapport sur "le rôle du syndicalisme". Adopté à l'unanimité par le bureau national, il fait l'impasse sur les services aux adhérents. Le thème sera évoqué à Tours, et il suppose au préalable, pour M. Grignard, d'"éclairer le sens du syndicalisme". "Si on met en oeuvre le rapport,assure-t-il, cela obligera à des révisions déchirantes." Voire des ruptures.
Trente et un ans après le rapport Moreau (1978), à l'ère d'Edmond Maire - qui avait marqué le recentrage de la CFDT en affirmant l'autonomie du syndicalisme par rapport au politique et en réhabilitant la négociation et le compromis -, la centrale s'attribue bien des mérites : "une incontestable reconnaissance sociale et politique" ; "au centre du jeu social", "moteur des changements". "C'est la CFDT qui a creusé le sillon et tenu le cap dans les tempêtes", est-il souligné dans le rapport. Pourtant, ce n'est qu'en 1995, quand elle provoqua un séisme syndical en soutenant une réforme de la Sécurité sociale émanant d'un gouvernement de droite, qu'elle "a démontré, même si elle l'a payé au prix fort, son autonomie vis-à-vis du politique. Il n'y aura pas de retour en arrière sur ce point, et, au fil des ans, la CGT y viendra aussi en s'affranchissant d'un PC déclinant".
Mais la CFDT n'a pas réussi à ce que l'aggiornamento du rapport Moreau entraîne une "appropriation de l'ensemble des enjeux par toute l'organisation". A défaut de dynamiques, l'"institutionnalisation" du syndicalisme a nourri sa crise. "Au final, écrit M. Grignard, la CFDT assume ses choix et ses actes, mais n'a pas su mettre ses militants en capacité de les porter." Avec la réforme de la représentativité, qui impose aux syndicats un seuil d'audience électorale (10 % dans les entreprises) pour être reconnus, la CFDT se trouve "au pied du mur", obligée de changer ses pratiques pour s'implanter durablement.
Le rapport manie l'autocritique : "Le syndicalisme a échoué à intégrer dans sa stratégie la montée de l'individualisation du travail et du salariat" ; après la réforme des retraites de 2003, qu'elle a soutenue, la CFDT est "affaiblie dans sa stratégie, crispée quant aux engagements qu'elle peut prendre, parce que soucieuse, avec raison, de préserver sa cohésion interne". Compte tenu de ses fortes "faiblesses structurelles", la CFDT a "manqué de rapidité dans le changement de (ses) pratiques pour continuer à être (un) capteur attentif" des évolutions du salariat et de la société. Elle a fait de la gestion ou de la négociation un "but en soi"... "On sait mal capter ce qui vient des sections d'entreprise", note M. Grignard. "Pourquoi feraient-elles "remonter" (au sommet de la centrale), puisqu'elles ont le sentiment qu'elles ne sont pas entendues, que ce qu'elles vivent ne sert pas." Faiblement enraciné, en déficit de proximité, le syndicat est face à des individus qui se revendiquent "plus autonomes". L'autonomisation des sections, avec des délégués dotés d'une "dualité de légitimité" - le syndicat et les salariés -, est aussi "inéluctable". Le rapport veut "modifier radicalement les pratiques d'organisation", à travers un "fonctionnement flexible et réactif" et "un réseau maillant l'ensemble des sections et dont la Confédération est la tête de pont".
Réformiste, la CFDT écarte toute recomposition, mais cherche "une relation structurée" avec les autres syndicats. Ni anathème ni exclusive. "La CGT a beaucoup évolué", note M. Grignard, même s'il la décrit en "passager clandestin" des négociations nationales. "Elle a conquis, écrit-il, son autonomie vis-à-vis du politique, mais elle n'a pas remplacé le vide résultant de l'abandon d'une doctrine élaborée par le parti, par un fonctionnement et un projet syndical qui lui permettraient de s'engager au nom de l'intérêt général du salariat." La CFDT se dit "ouverte, accueillante, sans arrogance, convaincue qu'elle ne pourra pas faire seule". Par deux fois, elle fustige son arrogance comme pour mieux garantir à ses partenaires qu'elle ne jouera plus l'avant-garde éclairée du salariat.
16:58 Publié dans CFDT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : syndicalisme, le monde, changement, pratiques syndicales, structuration
19.06.2009
Les militants au coeur de la formation syndicale
Depuis que je suis animateur pour l'IREFE, l'institut de formation de la CFDT Ile de France, j'ai toujours cherché à réserver dans mon calendrier des moments me permettant d'assurer cette part de mon activité militante, très importante à mes yeux. Dans les années qui viennent, la CFDT va devoir renouveler la majeure partie de ses équipes syndicales en recrutant notamment des jeunes qui devront remplacer les anciens partis à la retraite. Cela signifie que l'ensemble des structures va devoir faire de la formation un axe majeur de leur politique de développement afin de faire de ces futurs adhérents des militants capables de porter les revendications dans et en dehors de leur entreprise. C'est pourquoi j'ai rejoint le réseau d'animateurs de l'IREFE et que je m'intéresse beaucoup à la formation syndicale au sein de mon syndicat.
De plus, les efforts en matière de pédagogie que cette activité nécessite me permettent de mieux expliquer les positions et les valeurs de la CFDT dans ma propre entreprise.
Après avoir animé un stage CE en mars, je me suis porté volontaire début juin pour m'occuper, pour la 1ère fois, d'une session sur le rôle du délégué du personnel, organisée dans les locaux de l'Union Départementale. 8 élus inexpérimentés ont ainsi suivi pendant 3 jours ce stage censé les aider à mieux connaître le mandat, leurs fonctions au sein de l'entreprise et de leur section syndicale.
Le 1er jour a été l'occasion pour le groupe de faire mieux faire connaissance afin de mettre en place du mieux possible une dynamique de groupe positive et indispensable au bon déroulé du stage. Il a été ensuite question du rôle particulier des délégués du personnel et ses particularités par rapport aux autres mandats exercées dans l'entreprise (CE, CHSCT).
Le 2ème jour a été principalement le théâtre de mises en situation au cours desquelles les stagiaires étaient invités à vivre des cas concrets qu'ils avaient eux mêmes vécus. Il s'agissait plus précisément de rencontres entre un élu et un salarié puis d'une réunion des délégués du personnel avec la DRH. Un travail de bilan et d'analyse a été ensuite entrepris permettant de donner aux sessionnaires des pistes d'action.
Le 3ème et dernier jour fut axé sur le travail important et nécessaire à fournir au sein de la section syndicale afin de participer à l'élaboration de la politique revendicative. J'ai donc rappelé à plusieurs reprises que le délégué du personnel est un militant de terrain proche des salariés. Par conséquent, il est normalement un relais pour confronter les revendications de l'organisation avec les attentes des salariés. Cela nécessite donc que les DP s'impliquent au même titre que les autres élus dans le fonctionnement de la section syndicale en n'étant surtout pas un électron libre. J'ai du également prendre plus de temps pour expliquer le fonctionnement et la structuration de la CFDT à cause de l'adhésion très récente des stagiaires qui n'avaient pas suivi le stage de découverte de la CFDT.
Comme les autres formations que j'ai animées, j'ai beaucoup apprécié cette session car les participants ont énormément participé à travers des débats et des échanges constants. Ils semblaient également avoir pris conscience de certains choses comme le fait que leur travail d'élu est nécessaire au développement de la CFDT, qu'ils ne sont pas seuls et qu'ils peuvent compter sur un réseau (section syndicale, syndicat...) à condition bien sûr que celui-ci fonctionne.
Autre moment important en matière de formation, les rencontres des animateurs organisées par l'Irefe et qui se sont tenues les 15 et 16 juin derniers. Chaque année, l'Irefe réunit au centre de formation de la CFDT à Bierville ses animateurs qui se transforment en stagiaire l'espace de 2 jours. C'est l'opportunité pour l'institut de formation de faire le point avec son réseau d'animateurs sur tout ce qui touche à l'animation des stages. Ces deux journées permettent aux animateurs et à l'équipe pédagogique de mieux se connaître et d'échanger dans un cadre convivial malgré le mauvais temps de la 1ère journée.
L'IREFE en profite aussi pour organiser des ateliers au cours desquels les animateurs se transforment en stagiaires afin de travailler sur des thèmes susceptibles d'améliorer leurs compétences.
Je me suis inscrit cette année à un atelier animé par une spécialiste du CNAM et consacré aux pédagogies de l'action ou comment utiliser des méthodes d'apprentissage interactives basées sur des échanges et l'utilisation de cas concrets. Cela correspond d'ailleurs aux méthodes employées par l'IREFE qui ne souhaite vraiment pas que ses sessionnaires aient l'impression de retourner à l'école. Cela tombe bien, je n'ai pas envie de mon côté d'être comme un professeur devant des élèves (je sais de quoi je parle, mes parents étaient tous les deux enseignants).
Au sein de cet atelier, nous avons travaillé plus précisément sur la méthode des cas à partir d'un exemple concret connu dans les milieux de la formation : le cas des abats. Il s'agissait pour le gouvernement américain d'inciter pendant la 2ème guerre mondiale les ménages d'acheter et de consommer des abats alors que la viande était réservée aux forces armées. L'objectif était entre autres de mieux rentabiliser ces produits jusqu'ici utilisées pour autre chose que pour l'alimentation. Afin de parvenir à modifier les comportements alimentaires des ménagères américaines, deux méthodes pédagogiques ont été testées pour être ensuite comparées : la méthode A qui consistait à libérer la parole lors de réunions d'information et la méthode B plus directive car s'agissant de conférences sans véritables débats. Le but de l'exercice était d'identifier les ressorts de ces méthodes, de les évaluer et de choisir celle qui a fonctionné le mieux. La plupart des stagiaires ont opté pour la méthode A qui s'avéra être finalement la meilleure alors que l'autre fut un échec total. Quant a moi, j'avais penché au début pour la méthode B pour en fait voter pour la méthode A étant donné la méfiance habituelle des américains envers ce que peut imposer le gouvernement fédéral.
Nous avons ensuite planché sur un autre cas racontant l'histoire vraie d'une stagiaire qui n'avait pas compris la méthode pédagogique utilisée par le formateur de l'IREFE lors d'un stage DP. Cette incompréhension fut tellement forte que la personne a rejeté en bloc la formation en essayant notamment d'entraîner avec elle le reste du groupe et en remettant en cause systématiquement le formateur. En tant qu'animateur, j'ai parfois l'appréhension de me retrouver dans une telle situation. Mis à part quelques difficultés vite maîtrisées lors d'un stage CE, cela ne m'est jamais arrivé et dans ce cas là, on se demande comment réagir et quelle est la bonne solution. Le travail effectué sur le cas nous a apporté des éléments de réponse touchant à la dynamique de groupe même s'il n'existe pas de solution toute faite. Cela dépend de beaucoup de facteurs comme le comportement du groupe qui peut être un précieux allié dans la régulation. J'espère ne pas y être confronté lors de mes prochaines animations.
Malgré la pluie, ces deux jours ont été très intéressants et ont permis de renforcer les liens entre l'IREFE et les militants animateurs, ceci dans une excellente ambiance. Un petit bémol néanmoins : la faible participation due à des plannings surchargés.
Quant à moi, je remettrai ma casquette d'animateur le 23 septembre lors du stage Repères, la formation identitaire de base qui permet de découvrir la structuration et le fonctionnement de la CFDT.
J'animerai à cette occasion la séquence sur l'histoire du syndicalisme qui a pour objectif de mieux faire connaître l'histoire des syndicats et du mouvement ouvrier.
11:00 Publié dans CFDT | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : formation syndicale, irefe, stage, stagiaire, délégué du personnel, pédagogie, syndicalisme
14.06.2009
Poursuivre le rassemblement Europe Ecologie
Le Conseil National InterRégional des Verts est réunit ce week-end afin d'analyser les résultats des élections européennes de dimanche dernier et de débattre des suites à donner au rassemblement Europe Ecologie.
Voici la motion qui a été votée à l'unanimité des déléguéEs :
Les résultats des élections européennes marquent un tournant historique pour l’écologie politique. Les électrices et les électeurs ont fait d’Europe Ecologie la troisième force politique du pays, au coude à coude avec le PS. L’écologie politique qui a obtenu 16,3 % et 2 800 000 voix peut devenir désormais une force incontournable et majeure. Cette campagne, faite en commun avec l’ensemble du Parti Vert Européen a vu une vague verte déferler en Europe de Belgique en Angleterre, d’Allemagne en Grèce. Le groupe Vert au Parlement Européen passe de 41 députés à au moins 53 et devient un groupe charnière pour la construction d’une autre Europe et d’une majorité anti Barroso.
Ce résultat n’est pas un accident électoral. Il est le produit de la rencontre entre une volonté de rassemblement, des candidats aux parcours différents mais complémentaires dont Dany, Eva et José ont été les porte-parole, la construction d’une campagne de longue durée, cohérente fondée sur un projet et un programme de transformation écologiste, un réseau social s’appuyant sur Internet et l’action militantes des groupes de terrain, des initiatives comme celle du collectif Sauvons les Riches. La campagne a montré non seulement un rejet de l’action de la gauche traditionnelle et de l’extrême gauche de témoignage mais aussi un désir d’écologie, un sentiment d’appartenance nouveau de la part des électrices et des électeurs.
Ce résultat signe l’entrée, après la naissance publique de l’Ecologie politique avec René Dumont et la fondation des Verts, après la maturation avec l’entrée de milliers d’élus dans les instances locales et régionales, au Parlement et au gouvernement, de la troisième période de l’écologie politique. L’écologie politique n’est plus un élément marginal du paysage politique mais peut devenir une force politique majeure, autonome, refusant d’être le supplétif de quiconque et aspirant à gouverner pour changer le cours des choses. Nous avons porté lors de cette campagne européenne l’espoir d’une transformation écologiste de la société européenne. Nous devons maintenant le concrétiser en France. Nous avons d’immenses responsabilités pour ne pas décevoir l’électorat qui s’est porté sur Europe Ecologie. L’abstention atteste de la profondeur de la crise de représentation en particulier dans les milieux populaires. S’accompagnant d’une montée des extrême droites en Europe, c’est une situation dangereuse pour la démocratie. Par nos propositions, nos pratiques, nous devons convaincre qu’une autre politique est possible et que l’écologie s’est aussi la prise en compte des problèmes sociaux. . Les urgences écologiques, sociales et démocratiques n’ont jamais été aussi fortes. Les attentes qui en découlent nous appellent à inventer de nouvelles formes d’expression et de structuration politiques de notre famille politique, l’écologie. Construire l’alternative écologiste, en fédérant tout le peuple de l’écologie doit être notre boussole dans la période. Nous devons à tout prix sauvegarder le véritable trésor constitué par les acquis de la campagne d’Europe écologie : Rassemblement, diversité, autonomie, crédibilité.
Dans cette campagne, Les Verts ont été la colonne vertébrale de la mise en œuvre du rassemblement, dont la force provient de la diversité de ses acteurs : associatifs, personnalités de la société civile, initiateurs du Pacte écologique, membres actifs du Grenelle de l’environnement, et les nombreux citoyennes qui ont rejoint les comités locaux... Ils portent ainsi la responsabilité majeure de faire vivre ce rassemblement qui passe par la métamorphose de l’écologie politique. Nous devons bâtir la maison commune des écologistes sans détruire les acquis politiques, organisationnels et programmatiques des Verts. Pour concrétiser cette ambition, nous devons nous donner des repères pour rassembler un arc de forces très larges. Le périmètre de l’écologie politique ne se réduit pas aux militants issus des associations environnementalistes. Il doit s’ouvrir à tous ceux qui partagent le projet de transformation écologique et solidaire de la société. Nous devons faire le pari de la créativité collective fondée sur la richesse des différences des composantes du rassemblement. Nous devons enfin proposer aux dizaines de milliers de membres déjà signataires ou étant susceptibles de participer à ce projet commun, une feuille de route précise avec des rendez vous réguliers ;
En effet, nous devons continuer d’adapter nos modes d’organisation pour que, comme nous avons su le faire lors de cette élection européenne, nos campagnes puissent s’inscrire dans des formes de militantisme dont le mode d’engagement au sein de la mouvance de l’écologie est variable. Cette diversité d’engagement est une des clefs du succès d’Europe Ecologie, nous devons en prendre acte et veiller à sa possibilité même lorsqu’elle s’exerce dans un cadre relativement informel. Ce militantisme n’est pas concurrent des Verts ; il est complémentaire et nous devons continuer à le prendre en compte. Si la porte des Verts est ouverte à ceux et celles qui adhèrent à leurs valeurs et que chacun(e) peut contribuer à l’évolution depuis leur création, les Verts doivent aussi entendre ceux qui préfèrent se tenir à l’écart des engagements partidaires et continuer à œuvrer avec eux. Ce qui nous importe avant tout est la sincérité des engagements et la démocratie des fonctionnements.
Considérant l’urgence de prolonger l’élan de la campagne des européennes, le CNIR propose :
1- de poursuivre, élargir, renforcer, approfondir la dynamique de rassemblement de l’écologie politique. Les 15000 signataires et les 510 comités locaux, les Verts, R&PS, les militants et candidats issus du mouvement associatif, et les eurodéputés nouvellement élus forment le socle de cette dynamique. Un comité d’animation et de pilotage (CAP) du rassemblement issu de ces composantes sera institué pour organiser la journée du 4 juillet 2009 rendez vous militant et festif des comités Europe Ecologie, tirer un bilan de la campagne, définir les attentes vis à vis des députés européens, organiser le suivi citoyen du travail européen, avec le mouvement associatif et de mettre en chantier les initiatives du rassemblement. Le CE et les élus au Parlement européen doteront ce Comité d’animation et de pilotage (CAP) d’un dispositif lui permettant de continuer son travail : site internet, mise à disposition de collaborateurs, financement...
2 -de faire du Rassemblement un des axes majeurs des Journées d’Etés des Verts. Ces Journées d’été des Verts avec Europe Ecologie seront l’occasion d’un approfondissement du rassemblement ouvert à tous les comités locaux d’Europe Ecologie. Elles permettront d’élaborer un bilan collectif, de mettre en commun les attentes à l’égard des eurodéputés et de préparer avec le Parti Vert Européen les prochaines échéances. Une plénière, et d’autres moments de débat, avec la participation des principaux acteurs du rassemblement, seront consacrés à l’avenir de l’écologie politique en France et en Europe.
3 - de charger le comité d’animation et de pilotage du Rassemblement en lien avec le CE de préparer les rendez-vous en mettant sur pied des groupes de travail nationaux associant des acteurs de la campagne, des militants verts et des citoyens engagés dans la mouvance de l’écologie politique : faire de Copenhague le Seattle du Climat ; préparer à la base le Bruxelles de l’emploi, organiser la lutte contre les paradis fiscaux.
4 - d’ouvrir sans tabous en lien avec les partenaires du rassemblement le chantier de l’écologie politique du XXIème siècle. De quels outils nouveaux se doter : Fondation, revue, fête annuelle, liens avec les différents secteurs sociaux, rôle de la Fédération des Elus, contrats de partenariats avec les associations... Les Journées d’Eté de Nîmes seront l’occasion de lancer les travaux. Ce chantier se traduira par une première étape en décembre : le Forum national des 6 h de l’écologie politique
5 - de tenir à l’automne des conventions régionales du rassemblement précédé d’une convention nationale, ouvertes aux acteurs sociaux et chargées de proposer un projet de conversion écologique des territoires et d’organiser la campagne régionale et autonome de listes de rassemblement des écologistes en lien avec les CAR. Cette campagne sera une campagne nationale s’inspirant de la campagne des élections européennes avec des meetings nationaux dans chaque région, une communication nationale et un projet d’écorégion décliné pour chaque liste.
6 - Tout en restant disponibles pour les échanges sur le fond avec leurs partenaires de gauche, les Verts dans cette période ont pour tâche prioritaire de construire l’union des écologistes, de construire ce pôle autonome. Cette construction politique va de pair avec notre stratégie d’alliance visant à créer une majorité de transformation sociale et écologique pour battre la droite en 2012.
7 - de faire au prochain CNIR un bilan sur la tenue de cette feuille de route en présence de nos partenaires du rassemblement
10:33 Publié dans Les Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : europe ecologie, rassemblement, écologie, politique, élections régionales
13.06.2009
Agenda-Manifestation intersyndicale du 13 juin 2009
MANIFESTATION INTERSYNDICALE REGIONALE
A l'appel des syndicats CFDT-CGT-FO-CFTC-CFE/CGC-UNSA-FSU-Solidaires
Samedi 14 juin 2009 à Paris à partir de 14h00
Parcours : place de la Bastille-Montparnasse
Depuis Janvier, le mouvement syndical a engagé une série de mobilisations de grande ampleur.
Des millions de personnes dans la rue ont permis d’obtenir quelques résultats. Ainsi le Fonds d’investissement social a pris corps. Les premiers projets se mettent en route. Mais il va falloir passer à la vitesse supérieure. Former plutôt que de licencier, élever le niveau général de qualifications des salariés, maintenir le lien avec l’entreprise … sont autant d’objectifs de plus en plus partagés. Mais l’essentiel est de les traduire dans des dispositifs concrets modifiant le quotidien des salariés.
Après des mois d’attentisme, le patronat a enfin daigné ouvrir une négociation sur les conséquences sociales de la crise. Il faut des mesures rapides améliorant l’accès au chômage partiel, faisant le lien avec les formations qualifiantes, réduisant les précarités…
Il est indispensable que la délibération sociale débutant le 22 juin aborde la gouvernance des entreprises. Renforcer la place des représentants des salariés face aux décisions qui engagent l’avenir de l’entreprise et des salariés ; disposer de nouveaux droits afin de parvenir à une autre distribution de richesses… C’est essentiel pour remettre le social à la place qu’il devrait toujours avoir dans la vie économique.
Sans pression forte, nous aurons du mal à atteindre ces objectifs. Notre présence massive dans la manifestation du 13 juin est le moyen d’affirmer au patronat comme au gouvernement notre détermination sans faille.
Au patronat, parce que la négociation qui s’engage doit déboucher sur des résultats à la hauteur de l’exigence sociale imposée par la crise.
A l’état employeur, parce que les salariés des fonctions publiques n’acceptent pas une politique d’emploi répondant aux seuls critères comptables.
Au gouvernement, parce qu’une politique fiscale plus juste et l’abandon de la défiscalisation des heures supplémentaires sont des impératifs.
Rendez-vous avec la CFDT à Bastille à 13h30 à hauteur du passage de l'Arsenal

08:03 Publié dans Syndicalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : intersyndicale, manifestation 13 juin, mobilisation, emploi, pouvoir d'achat, crise
12.06.2009
Manifestation du 13 juin : se faire entendre !
Face à la crise, les salariés attendent du patronat et du gouvernement des réponses concrètes aux problèmes qu'ils rencontrent. La CFDT fait des propositions en termes d'emploi, de salaires, pour plus de justice sociale et pour préparer l'avenir.
- Former plutôt que licencier : tout faire pour maintenir les salariés dans les entreprises, en uilisant les périodes de sous-activité pour les former et les qualifier davantage.
- Favoriser l'accès au chômage partiel dans toutes les entreprises confrontées aux baisses d'activité.
- Tout faire pour donner aux jeunes un emploi et des perspectives de carrière.
- Arrêter les suppressions aveugles de postes dans la fonction publique.
- Suspendre la défiscalisation des heures supplémentaires qui aggravent encore plus la situation de l'emploi et pénalise les salariés les plus précaires (intérim, CDD...).
- Permettre une répartition plus équitable des richesses par des salaires qui garantissent le maintien du pouvoir d'achat et reconnaissent réellement les compétences et le déroulement de carrière des salariés, par une meilleure répartition des richesses produites par les salariés entre les entreprises donneuses d'ordre et leurs sous-traitants, par une plus grande transparence des rémunérations des chefs d'entreprise pour limiter les avantages exorbitants obtenus par certains dirigeants.
- Suspendre le bouclier fiscal et créer une nouvelle tranche d'impôts sur les hauts revenus. Ces mesures permettraient aussi de financer les différentes actions en faveur de l'emploi et des jeunes.
- Permettre aux salariés et leurs représentants de peser sur les choix des entreprises en matière de stratégie économique et de répartition des richesses. Les entreprises qui reçoivent de l'argent public devraient aussi rendre des comptes.
- S'engager avec les autres pays de l'Union dans la mise en oeuvre de plans européens en faveur des secteurs qui feront les emplois de demain : l'énergie, les transports, le développement durable.
Sur toutes ces questions, c'est maintenant qu'il faut agir !
Pour se faire entendre et obtenir un véritable changement de cap, toutes et tous dans la rue le samedi 13 juin 2009
La CFDT appelle les salariés à participer nombreux à la manifestation intersyndicale régionale du 13 juin
Parcours : Bastille-Montparnasse (départ à 14h00)
07:17 Publié dans CFDT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : syndicalisme, intersyndicale, manifestation 13 juin, emploi, pouvoir d'achat, crise, propositions
10.06.2009
Elections européennes 2009 : Europe Ecologie réussit son pari
Comme à chaque élection, j'ai passé la journée de dimanche dernier à tenir un bureau de vote comme assesseur dans le cadre des élections européennes destinées à renouveler le Parlement de Strasbourg.
Les assesseurs sont généralement désignés par les listes en lice afin de veiller au bon déroulement des opérations de vote. C'est ainsi qu'ils s'occupent de l'émargement des électeurs, vérifient que les informations soient bien disposées, que la neutralité et la confidentialité du scrutin soient bien respectées. Très loin d'être pour moi une corvée, cet investissement militant permet de faire vivre la démocratie.
J'étais donc assesseur pour Europe Ecologie sur le bureau de vote n°23, un bureau du 17ème arrondissement où j'habite et installé dans une école maternelle passage St Ange entre l'avenue de St Ouen et la rue Jean Leclaire pour celles et ceux qui connaissent le quartier. Je choisit généralement ce bureau car l'ambiance est très bonne et que la gauche y est majoritaire.
La journée s'est passée sans problème malgré quelques difficultés pour installer la table de décharge sur laquelle sont placés les bulletins de vote des listes candidates qui étaient au nombre de 27 pour l'Ile de France. De plus, certaines listes, pour des raisons de coût, n'avaient pas livrées de bulletins obligeant les éventuels électeurs intéressés à le télécharger sur Internet.
A l'instar de l'ensemble du pays, ce fut une journée malheureusement tranquille en ce qui concerne la participation et à aucun moment, nous n'avons été débordés comme lors du 1er tour des élections présidentielles de 2007.
Puis ce fut le dépouillement après la clôture du scrutin à 20h00 pétantes. Nous étions parvenus à recruter 12 scrutateurs afin de pouvoir constituer 3 tables qui allaient devoir ouvrir 574 enveloppes sur un total de 1534 inscrits soit un taux de participation de 37,4 %, un chiffre très bas conformément aux prévisions des sondages. Les électeurs ont montré ainsi le peu d’intérêt qu’ils portaient aux questions européennes alors que le Parlement est l’institution la plus démocratique au sein de l’Union Européenne. Il est encore plus nécessaire aujourd’hui d’agir pour rapprocher l’Europe des citoyens et de refonder son modèle.
A ce moment là, je sentais qu'il se passait quelque chose d'inhabituel, une sensation due aux bulletins Europe Ecologie de plus en plus nombreux au fur et à mesure de l'avancée du dépouillement. Les barres correspondant aux votes Europe Ecologie s'accumulaient sur les feuilles de décompte. Je recevais en même temps des SMS m'indiquant les 1ers sondages nationaux aux sorties des bureaux de vote : nous étions à près de 15 %, le PS aux alentours de 18 % alors que le Modem n'était qu'à 10 %. J'étais en train d'assister à une soirée historique pour le mouvement écologiste et j'en faisais partie à mon modeste niveau.
J'ai alors commencé à appeler à gauche et à droite pour avoir confirmation de ces résultats inespérés, résultats qui s'avéraient effectivement justes.
Nous avons officiellement proclamé les résultats du bureau 23 vers 21h30 :
- Inscrits : 1534
- votants : 574
- bulletins nuls et blancs : 21
- exprimés : 553
- UMP: 140 voix = 25,3 %
- Europe Ecologie : 113 voix = 20,4 %
- PS : 99 voix = 17,9 %
- Front de Gauche : 38 voix = 6,9 %
- Modem : 35 voix = 6,3 %
- Front National : 32 voix = 5,8 %
- MPF : 27 voix = 4,9 %
Europe Ecologie a donc réussit l'exploit de devancer le PS sur un bureau qui lui était traditionnellement favorable. Je ne savais pas encore que cette tendance allait devenir une réalité sur l'ensemble de Paris et sur l'Ile de France avec un résultat national au delà de toute espérance.
Après le dépouillement, je me suis retrouvé avec d'autres membres du comité Europe Ecologie du 17ème à la mairie d'arrondissement pour suivre la soirée électorale et assister au triomphe des écolos.
C'est en Ile de France avec 20,8 % que nous avons réalisé notre meilleur score loin devant le PS (13,5 %) sans parler du Modem (8,52 %).
L'effet Cohn-Bendit associé à l'indigence du PS trop marqué par une campagne antisarkozyste nous a permis d'atteindre un score jamais atteint. Encore plus étonnant, on retrouve la même situation à Paris mais avec des écarts beaucoup plus importants. Europe Ecologie a ainsi devancé le PS dans tous les arrondissements pour finalement réaliser un résultat global de 27,7 % alors que le PS ne recueillait que 14,57 %.
En ce qui concerne le 17ème, Europe Ecologie est largement devant le PS avec 21,7 % des voix contre 10,97 %. Une situation totalement différente des dernières élections législatives et municipales qui furent des échecs pour les Verts avec à peine 4,5 %.
Pour en finir avec les résultats, il est important de rappeler les scores nationaux qui sont du même tonneau : Europe Ecologie fait 16,2 % soit à peine 0,6 % de moins que le PS.
Comment expliquer un tel succès ? Les médias ont commencé à donner des explications mais je n'en retiendrai que les deux principales :
- les questions environnementales prennent une part de plus en plus d'importance dans les préoccupations des citoyens mais la grande nouveauté est que beaucoup d'entre eux ont été convaincus par le fait qu' Europe Ecologie apportaient des solutions concrètes, crédibles qui méritaient d'être mises avant comme la conversion écologique de l'économie. De plus, le fait d'avoir su unir des personnes au parcours différent a séduit un grand nombre de personnes déçues par les partis traditionnels.
- la crise d'un PS marqué par les luttes de pouvoir, l'incapacité de fournir un projet politique en phase avec les questions que se posent les gens et notamment sur la crise écologique et la crise économique. On peut aussi mettre en avant l'échec du Modem qui dépend d'un seul homme qui s'est totalement planté pendant la campagne.
Quel avenir après Europe Ecologie ? Les excellents de dimanche nous donnent un énorme responsabilité, celle de continuer le mouvement d'ouverture et de modernisation de la politique qui a été créé voilà un an. Nous avons une occasion inespérée pour faire de l'écologie le socle d'un projet politique moderne, innovateur, capable de répondre aux urgences actuelles.
Je lance donc un appel à toutes les bonnes volontés qui veulent un vrai changement afin qu'elles se joignent au mouvement qui a pris son essor dimanche.
Rendez-vous dès maintenant pour continuer la belle aventure.
10:09 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : elections européennes 2009, europe ecologie, parlement, strasbourg
05.06.2009
Elections Européennes 2009 : la CFDT appelle au vote
Communiqué de presse de Laurence Laigo secrétaire nationale de la CFDT
Entre les 4 et 7 juin, les citoyens européens élisent pour cinq ans leurs représentants au parlement européen.
Dans une période où le monde est confronté à une crise sans précédant qui souligne le besoin de réponse vigoureuse et coordonnée au niveau européen, cette élection revêt une importance particulière.
Le parlement est la seule instance européenne élue au suffrage universel direct : il tire sa légitimité des citoyens, il recherche leur intérêt commun au-delà des intérêts particuliers des Etats. De plus, les prérogatives du parlement et son pouvoir de contrôle sur la commission sont appelés à s’étendre significativement.
La CFDT redit son attachement au droit de vote, outil d’expression démocratique. C’est le plus sur moyen de donner plus de légitimité aux acteurs politiques et de renforcer les possibilités d’intervention et de contrôle des citoyens.
15:18 Publié dans CFDT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : elections européennes 2009, parlement européen, démocratie, union européenne













