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31.10.2008

Quelques jours en vacances !

44606758.jpgNe vous étonnez si vous ce blog n'est pas aussi alimenté qu'auparavant.
La raison en est toute simple, c'est que je passe une dizaine de jours en vacances dans le Gers. En effet, comme il me reste des jours à prendre avant la fin de l'année, j'ai décidé de me reposer, me ressourcer quelques temps dans mon cher sud-ouest.
Cela me permettra à mon retour de mieux affronter une actualité dense même si je ne serai pas coupé du monde extérieur.
Au programme, beaucoup de lecture car j'ai en ce domaine beaucoup de retard à rattraper et mon programme est plutôt chargée :
- les 4 derniers numéros de Courrier International
- quelques livres (un sur Mendes-France, un autre sur Monsanto, le dernier de l'économiste américain Joseph Stiglitz et peut-être une bio de Léon Blum)
- quelques publications d'Alternatives Economiques
Autres activités prévues : un petit tour dans l'Ariège, des ballades, cinéma et des DVD.
Je n'oublie pas évidemment la nuit du 4 au 5 novembre qui verra, je l'espère, la victoire de Barack Obama lors des élections présidentielles US. Si vous ne savez pas quoi faire, je vous invite à suivre la nuit électorale à la mairie de Cesson en Seine et Marne, un évènment organisé par le maire vert de la ville Jean-Marc Brulé mais je vous donnerai plus de détails dans un prochain article.

29.10.2008

Bienvenue dans l'ère des crises systémiques

383346922.jpgArticle rédigé par Olivier Ferrand président de la fondation Terra Nova

Que nous enseigne la crise financière sur le capitalisme ? Fondamentalement ceci : le capitalisme est entré dans une ère de risques systémiques. Amplifiés par la mondialisation et les nouvelles technologies, ses dérèglements prennent désormais une telle ampleur qu’ils tendent à menacer la pérennité même de nos sociétés.
Au départ de la crise, il y a une défaillance sectorielle localisée d’ampleur limitée : le marché des subprimes immobiliers aux Etats-Unis – un marché relativement étroit de moins de 1.000 Md$. A l’arrivée, il y a une crise globale, financière, économique, demain sociale, qui a métastasé en Europe et dans les pays en développement, avec une destruction de valeur déjà supérieure à 20.000 Md$.
Les risques systémiques du capitalisme sont nombreux. Risques économiques, donc. Risques sociaux, avec la montée globale des inégalités. Risques écologiques, avec le réchauffement climatique et la destruction de la biodiversité. Risques sanitaires, avec les menaces de pandémies.
Face à ce nouveau « capitalisme systémique », deux modèles d’action publique sont disqualifiés. Le modèle néo-libéral, en premier lieu. Le mythe de l’auto-régulation du marché a vécu. Le marché n’internalise pas les dégâts externes qu’il génère. Par exemple, aucun mécanisme spontané de marché ne saurait réguler les émissions de gaz à effet de serre. Et le marché ne sait pas intégrer ses risques systémiques internes. La crise financière l’a montré : si on le laisse faire, le marché s’auto-détruit.
Mais le « capitalisme systémique » affaiblit également le modèle d’intervention de la social-démocratie traditionnelle, celui de l’Etat-providence. Il est fondé sur la réparation : on laisse le marché produire de la richesse et on corrige a posteriori les désordres qu’il a engendrés. Ce modèle de « l’Etat pompier », limitant les excès du capitalisme, a vécu. Les dégâts, par leur ampleur, sont de plus en plus difficiles à réparer. L’Etat-providence est débordé par la prolifération des inégalités. Le coût de la réparation s’accroît
de manière exponentielle. Ainsi pour la crise financière : 700 Md$ pour le plan Paulson, 360 Md€ en France, 1.700 Md€ en Europe – des chiffres vertigineux. Et les dégâts deviennent irréparables. C’est le cas en matière écologique. Il faudra cinquante ans pour résorber le « trou » dans la couche d’ozone. Et le réchauffement climatique est sans doute irréversible : l’enjeu est désormais d’en limiter son intensité, et plus de l’empêcher.
Il est nécessaire d’inventer un autre modèle d’intervention publique. Il repose sur un contenu : la régulation ex ante. La régulation doit permettre de prévenir puisqu’il n’est plus possible de guérir, d’anticiper plutôt que de réagir, d’empêcher et non plus de corriger. Dans le domaine financier, c’est tout l’objet des propositions de régulation macro-prudentielle.
Ce modèle repose aussi sur des institutions nouvelles – internationales : la « démocratie-monde », selon la formule de Pascal Lamy. La crise financière montre une nouvelle fois qu’un Etat seul – même le plus puissant d’entre eux, les Etats-Unis – n’a plus la taille critique dans la mondialisation. La coordination informelle des Etats, telle qu’elle s’est déployée ces dernières semaines, est une première étape mais on en voit les limites : lenteurs, hésitations, réflexes nationalistes… Il est vital que le territoire de la régulation rejoigne le territoire du capitalisme : le monde. Et l’Union européenne, qui a réussi en son sein à mutualiser une partie de ses régulations nationales, est l’acteur le mieux placé pour porter cette réforme.
La régulation internationale : tel est bien le nouvel horizon des progressistes, le coeur de la refondation sociale-démocrate. La prise de conscience actuelle peut lui permettre de passer de l’utopie à la réalisation.

27.10.2008

Elections Prud'hommes 2008 : la CFDT Cortal Consors en campagne

1795699389.jpgCa y est ! La CFDT Cortal Consors a débuté la semaine dernière sa campagne pour les élections des Prud'hommes.
Si vous ne le savez pas, Cortal Consors est une banque, filiale du groupe BNP-Paribas, spécialisée dans l'épargne (OPCVM, bourse, livret ...) et dont les bureaux se situent à Rueil-Malmaison dans les Hauts de Seine.
Jusqu'à présent, il nous a été difficile de nous consacrer pleinement à cette campagne à cause d'une actualité particulièrement chargée : conflit social sur les salaires en juin, annonce d'un plan social en septembre, des résultats en berne à cause de la crise financière etc. Nous avions pour l'instant procédé qu'à quelques affichages et repris sur nos tracts les slogans de la campagne nationale.
La section syndicale CFDT a donc décidé de mettre les bouchées doubles afin de sensibiliser les salariés sur l'extrême importance de se déplacer pour voter CFDT.
Cela a commencé par un article sur le blog de la section (http://cfdtcortalconsor.canalblog.com) qui informait sur les modalités de vote : l'emplacement du bureau de vote situé dans les locaux de l'entreprise, la possibilité de voter par correspondance, celle du vote électronique pour les salariés travaillant à Paris etc.
La campagne d'information a continué par l'affichage sur les 4 panneaux syndicaux de l'affiche nationale sur le vote par correspondance et la distribution du tract confédéral expliquant comment voter par correspondance.
Cette diffusion s'est plutôt bien passée puisque près de 600 tracts ont été distribués dont Cela nous a permis de toucher une partie des salariés d'Arval, une autre société du groupe BNP-Paribas qui partage le même immeuble avec Cortal Consors. En tout cas, l'efficacité de cette diffusion a démontré l'importance de la campagne de proximité que souhaite promouvoir la CFDT. En effet, l'implication des équipes dans les entreprises est sans doute le meilleur moyen pour inciter vraiment les gens à aller voter même si nous devons continuer les distributions de masse.
J'ai également profité d'une réunion d'échanges avec le personnel de notre agence Kléber à Paris pour faire un focus sur les élections et surtout sur le vote électronique. Après que l'Union Départementale de Paris nous ait informé de problèmes de réception de cartes électorales, j'ai été rassuré lorsque les salariés présents ont confirmé avoir bien reçu leur carte. Vers la mi-novembre, je compte programmer la même réunion avec le personnel de notre 2ème agence parisienne située à Opéra.
Comme les bureaux de vote se tiendront dans les locaux même de Cortal Consors et d'Arval, nous avons aussi contacté à plusieurs reprises la DRH de Cortal Consors pour mieux connaitre la disposition et les modalités de tenue de ces bureaux. La DRH ne nous a pas répondu renvoyant la balle à la mairie de Rueil Malmaison qui organise le scrutin.
Les 1ers retours étant positifs, c'est avec impatience que nous allons attendre la fin des vacances scolaires pour continuer notre campagne grâce notamment à de nouvelles diffusions de tracts.

25.10.2008

François Chérèque dénonce les incohérences des annonces présidentielles

958180113.jpgInvité de l’émission de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 vendredi 4 octobre, François Chérèque a fustigé les annonces du gouvernement pour répondre à la crise économique.
« Nicolas Sarkozy a quelques accents étatistes au niveau économique mais au niveau social, il s'inspire beaucoup du thatchérisme ». Interviewé vendredi 4 octobre sur Europe 1, François Chérèque a soulevé les incohérences du chef de l’État quant à la manière dont il compte répondre à la crise économique.
Déréglementation sociale
« La volonté de réglementer la sphère financière est en train de s’accompagner d’une déréglementation sociale, a-t-il souligné. Le président de la République continue en effet d'annoncer une déréglementation du temps de travail, une déréglementation des heures supplémentaires et le développement du gré à gré entre salariés et employeurs. »
Alors que le pays entre dans une crise économique grave, ces annonces risquent d’amplifier le malaise des salariés qui vont déjà payer en partie les turpitudes du capitalisme financier. « Je ne peux pas exclure, dans certains endroits, dans certaines entreprises, de vrais mouvements de révolte face cette injustice », a-t-il prévenu.
Un minimum d’éthique
Dans ce contexte, il estime que le PDG de la Société Générale, Daniel Bouton, qui a réalisé des plus-values boursières « immorales » ces derniers mois à travers la vente de ses stock-options, devrait démissionner. « Je ne supporte pas que le Président donne des leçons sur la régulation du capitalisme financier et que, dans le même temps, il aide une banque comme la Société Générale sans exiger un minimum d'éthique et de morale de la part de ses dirigeants ».

Enfin, François Chérèque a dénoncé le flou ou les non-dits de ces annonces. « Le président de la République annonce des centaines de milliards d'euros d'investissements et de soutien au crédit, mais il dit que cela n’affectera pas notre dette. On ne sait pas d'où vient le miracle ».

Article paru sur le site internet de la CFDT

23.10.2008

Négociations salariales AFB : la CFDT fait des propositions

374253322.jpgLa première séance de négociation annuelle de branche sur les salaires s’est tenue à l’AFB le 29 septembre. Préalablement la CFDT avait préparé ses revendications dans un groupe de travail fédéral élargi aux DSN des principales banques AFB.
Après le discours habituel sur le contexte économique, cette année bizarrement plus sobre que d’habitude, le représentant patronal a écouté les demandes des organisations syndicales.

La CFDT a donc décliné ses revendications :
Egalité professionnelle
Nous voulons négocier un avenant à l’accord de branche
- qui précise que les indicateurs par métiers doivent être communiqués aux IRP dans les entreprises,
- qui modifie l’article 7-1 de l’accord pour tenir compte de la circulaire du 19 avril 2007 qui interdit le calcul prorata temporis des éléments variables.
Concernant la suppression des écarts nous voulons :
- prendre des mesures volontaristes (individuelles ou statistiques) pour la suppression des écarts dans les 6 métiers ciblés en 2006,
- communiquer les chiffres sur les autres métiers dans la branche,
- communiquer dans les entreprises les données sur les 10 métiers dans lesquels les écarts sont les plus grands.
Evolution professionnelle
La CFDT veut réintroduire dans la CCN un lien entre le parcours dans la classification et/ou le métier et le salaire. Ainsi il faut :
- classer tous les diplômes dans la grille (BTS, Licence, Master, CESB, ITM, Certifications …),
- associer une augmentation à l’obtention de chaque diplôme : 5 % du salaire médian de la catégorie à laquelle on accède dans l’entreprise,
- déterminer un minimum d’augmentation en cas de changement de niveau : 5 % du salaire médian de la catégorie à laquelle on accède dans l’entreprise. La négociation d’entreprise peut adapter cette règle en préférant la référence au métier plutôt qu’à la classification.
Minimas
Nous voulons
- étendre les minimas à l’ancienneté jusqu’à 20 ans pour les niveaux E,
- augmenter les minimas de un plus que l’inflation sur deux ans soit 10% jusqu’au niveau E, 7% pour les autres.
GSI (Garantie Salariale Individuelle conventionnellement prévue à 3% tous les 5 ans glissants)
Il convient de mettre en place une forme de corrélation entre l’évolution de la GSI et l’indexation des minima.

Après une suspension de séance, la délégation patronale est revenue avec des propositions bien maigrelettes : une augmentation de 3 % des minima et une GSI exceptionnellement portée à 4% cette année.
Ils étudient notre demande de minima à l’ancienneté à 20 ans jusqu’à la catégorie E.
Pour les diplômes ils ne veulent classer que le BTS dans la grille, et bien sur aucune augmentation associée.
Pour l’égalité ils sont d’accord pour demander aux entreprises des statistiques par métiers, mais ce sont les entreprises qui choisiraient les métiers…
Ils sont d’accord aussi pour des entretiens individuels avec les femmes mais il faut attendre la rédaction précise du texte avant de lever toute ambigüité : nous avons souhaité que soit précisé que ces entretiens doivent aboutir à justifier objectivement ou à supprimer les écarts.

21.10.2008

Rejoignez le rassemblement des écologistes

367662988.JPGDans le cadre des prochaines élections européennes de juin 2009, un rassemblement des écologistes a été initiée par Daniel Cohn Bendit a été lancée afin de promouvoir l'écologie politique à l'échelle de l'Europe.
En effet, devant la menace de la crise écologique (réchauffement climatique, biodiversité, crise énergétique) et la montée des inégalités sociales, il est temps de faire valoir un nouveau modèle de société.
Il s'agit de modifier profondément à la fois nos comportements et notre modèle socio économique encore tournée vers un consumérisme effréné et dont les excès ont des conséquences désastreuses sur les plus pauvres.
C'est pourquoi le rassemblement des écologistes s'est formé afin de proposer démocratiquement une refondation du modèle social européen basée sur plus de justice sociale et sur la préservation de nos ressources naturelles.
Les Verts ont décidé de s'associer à ce projet ambitieux au côté de personnalités comme José Bové, Yannick Jadot, Jean-Paul Besset, Eva Joly, bien connus pour leur engagement envers l'écologie.
Un manifeste a été rédigé afin de faire connaître les raisons et les objectifs de ce rassemblement :

EUROPE ECOLOGIE
Changer d’ère


L’histoire est en suspens car la déraison s'est emparée du monde. Comme en témoignent brutalement les dérèglements des mécanismes financiers, la croissance de la famine, l’aggravation des inégalités ou l'emballement du bouleversement climatique, l'humanité s’est mise en situation de perdre la maîtrise de son destin. Nous sommes parvenus à ce moment-clé où tout peut basculer, jusqu’à l’irréversible, ou, au contraire, favoriser un sursaut pour construire une nouvelle donne dont l’Europe devienne le creuset. Soit la trajectoire d’effondrement dans laquelle s’inscrit la mondialisation du tout marché et de la prédation aveugle se prolonge, et l’on verra la conjonction des crises - écologique, énergétique, alimentaire, financière, économique, sociale, identitaire - précipiter la planète dans une régression sans précédent ; soit les sociétés humaines se ressaisissent, refusant la spirale de l’excès, des fractures sociales et du découplage avec la nature, et alors surgiront les forces porteuses des réformes nécessaires pour échapper au chaos et tracer l’horizon d’une nouvelle espérance. Il est urgent de se rassembler pour y concourir. Ni demain, ni peut-être. Maintenant et résolument !


Lire la suite du manifeste d'Europe Ecologie

Pour rejoindre Europe Ecologie ou pour en savoir plus sur le rassemblement des écologistes : http://www.europeecologie.fr/

20.10.2008

Pour la CES, le changement climatique doit rester une priorité

2028409477.jpgSuite au conseil européen, la Confédération Européenne des Syndicats souhaite que la lutte contre le changement climatique demeure une priorité. Mais la crise financière renforce en particulier la nécessité d’un vaste plan européen d’investissement pour améliorer l’efficacité énergétique, soutenir la création d’emplois verts et alléger la facture énergétique des plus démunis. La CES demande également des instruments européens pour anticiper et accompagner les conséquences inévitables sur les travailleurs de la transition vers une économie bas carbone.
« La crise financière ne doit pas conduire à affaiblir les objectifs du paquet énergie et changement climatique ou même à en reporter l’adoption prévue pour la fin de l’année 2008. Au contraire, la crise renforce la nécessité d’investir massivement dans les économies d’énergie et les énergies renouvelables, pour rendre nos économies moins dépendantes des importations de pétrole et de gaz » déclare Joël Decaillon, Secrétaire confédéral de la CES.
Toutefois, la CES constate avec inquiétude que le paquet climat-énergie est loin de convaincre les syndicats européens qu’il générera vraiment la création d’emplois promise et garantira une transition socialement responsable pour les travailleurs des secteurs affectés.
C’est la raison pour laquelle la CES demande, dans le cadre d’une relance de l’économie visant une croissance durable :
- que la Commission présente un Livre blanc sur le changement climatique, les compétences et les emplois en 2009, formulant des propositions concrètes afin de promouvoir une action coordonnée des Etats membres en faveur de la formation aux nouvelles compétences dans des secteurs tels que l’efficacité énergétique et les énergies renouvelable.
- la création d’un « fonds d’ajustement à une économie bas carbone » afin d’accompagner les transitions subies par les travailleurs déplacés du fait des mesures liées au changement climatique.
La CES s’inquiète également des risques de délocalisation des industries fortement consommatrices d’énergie dans le cadre de la révision de la directive sur le marché du CO2. La CES appelle les ministres européens de l’environnement à modifier le projet de directive de manière à :
- identifier de manière précoce les secteurs soumis à un risque avéré de fuite de carbone, d’ici à juin 2009, et proposer des mesures adaptées pour ces secteurs dès 2010, et non en 2011 comme proposé par la Commission ;
- instaurer un système d’ajustement aux frontières pour les importations et les exportations aussi longtemps qu’un accord mondial garantissant des conditions de concurrence équitables n’est pas en place.

Article paru sur le site internet de la Confédération Européenne des Syndicats

19.10.2008

Pour un parti Vert fort en Ile de France (et ailleurs)

2124863196.gifAprès les Verts Paris et le congrès national du mois de décembre, voici le 3ème épisode de la présentation des assemblées générales des Verts avec le région Ile de France.
Ce n'est pas la moins importante car les régions sont à la base de l'organisation des Verts. Une personne qui a décidé de rejoindre le parti adhère obligatoirement à la structure régionale correspondant à son lieu de résidence (l'Ile de France en ce qui me concerne).
Le 16 novembre prochain, les Verts Ile de France tiendront leur traditionnelle assemblée générale, un moment incontournable dans la vie de l'organisation. Ce sera l'occasion de faire le point sur la mandature précédente, faire le choix des orientations politiques pour les années à venir et désigner l'exécutif chargé de les mettre en oeuvre.
Comme d'habitude, plusieurs motions vont se disputer les suffrages des adhérents afin d'influencer dans leur sens la future stratégie des Verts Ile de France. De mon côté, comme à l'échelon national, j'ai signé le texte qui décline à l'échelle régionale la motion nationale Urgence Ecolo, Urgence Sociale (lire la motion régionale) . Ce procédé permet d'assurer une cohérence entre les différents niveaux de l'organisation interne des Verts.
Un des objectifs est d'initier pour l'Ile de France la même démarche de rassemblement des écologistes que celle mis en place nationalement pour que l'écologie politique soit réellement portée
Cette année, les débats seront encore plus riches, encore plus importants car les thèmes d'actualité abordés et les enjeux sont nombreux.
En effet, il sera notamment question de l'intercommunalité que l'on désigne sous le vocable quelque peu abusif du "grand Paris". Il s'agit d'un dossier complexe avec nombreuses interrogations : quelle place donner au Conseil Régional ? Quel périmètre et quels pouvoirs ? On a bien vu l'importance des enjeux lorsque le gouvernement a créé un poste de Secrétaire d'Etat à la Région Capitale, une véritable entorse à la décentralisation qui constitue une régression. C'est en fait une manoeuvre politicienne destinée à mettre des bâtons dans les roues de collectivités territoriales gérées par la Gauche.
Autres sujets importants dans l'actualité francilienne : le vote en septembre dernier par le Conseil Régional du Schéma Directeur de l'Ile de France (SDRIF), les prochaines élections régionales qui auront lieu en mars 2010, les énormes retards pris dans l'amélioration de l'offre en transports en commun et dans la rénovation du logement ancien (sans oublier la logement social), deux axes majeurs pour lutter contre le réchauffement climatique.
Or, les assemblées générales ne sont pas uniquement tournées vers les sujets externes mais débattent également sur l'organisation interne en faisant le diagnostic de ce qui ne fonctionne pas et, plus important, en proposant des pistes d'action.
J'aurai beaucoup de choses à dire sur ce point, non seulement basée sur ma propre expérience d'adhérent (depuis avril 2002) mais en m'appuyant également sur mon expérience de militant syndicaliste (depuis 1993). C'est ainsi que je m'intéresse particulièrement à la gestion des adhésions menée par les Verts Ile de France.
Même si les partis politiques politiques se disent démocratiques, on s'aperçoit que la relation à l'adhérent n'est pas si évidente et ne constitue pas au final une priorité. Rien d'étonnant si l'on regarde l'histoire politique de la France, mis à part peut-être le parti communiste à une époque, les partis politiques n'ont jamais constitué de partis de masse.
De plus, le financement public est organisé de telle manière qu'il est dorénavant la 1ère source de financement des partis et exonère ces derniers de toute politique de développement basé sur l'adhésion. Comme il repose sur le résultat des élections, gare aux échecs électoraux alors qu'un nombre important d'adhérents permettrait d'en atténuer les effets négatifs sur les finances.
Les adhérents sont censés chez les Verts être au coeur du système puisque ce sont eux qui votent lors des assemblées générales à condition qu'ils de déplacent ou qu'ils remettent une procuration.
A part cela, il n'existe pas de réelle politique de l'adhésion basée sur une volonté commune de développer le mouvement au sein de la société et ainsi pouvoir rivaliser avec les autres partis et surtout vis à vis du PS.
Il existe pourtant des moyens à mettre en oeuvre qui permettraient, à mon avis, de favoriser l'arrivée de citoyens sensibles aux thématiques écolos. En voici quelques unes (je ne sais pas si elles existent dans la réalité) :

- fournir aux groupes locaux de véritables bulletins d'adhésion tout en conservant les procédures actuelles,
- fournir un kit d'information sur la structuration, le fonctionnement des Verts
- lancer des promotions sur la cotisation
- renforcer l'accueil et la formation des nouveaux adhérents
- valoriser l'action des Verts lors de grandes campagnes d'adhésions
- relancer les personnes qui se sont manifestées sans toutefois adhérer


Ces idées s'inspirent des méthodes des syndicats, comme par exemple la CFDT, qui se sont lancées dans une véritable politique de développement du nombre de ses adhérents. La CFDT compte près de 90 500 adhérents en Ile de France (860 000 pour toute la France) alors les Verts Ile de France atteignent péniblement les 1 800 adhérents (France = 7680) : cela donne à réfléchir.

Cela explique que je me suis porté candidat pour être membre du Secrétariat Exécutif des Verts Ile de France car j'ai envie de travailler à la mise en place d'une nécessaire politque des adhésions en liaison avec les Verts Ile de France.
L'objectif est de faire des Verts un parti fort de nombreux adhérents et adhérentes à Paris et en Ile de France.
Rendez-vous après le 16 novembre pour connaître les résultats

17.10.2008

Agenda-Sommet citoyen "Des ponts pas des murs"-samedi 18 octobre 2008

1450842549.jpgSOMMET CITOYEN SUR LES MIGRATIONS
"DES PONTS PAS DES MURS"
Samedi 18 octobre 2008
Marche citoyenne à partir de 13h30 à Bastille
Suivie d’un grand concert à République


Dans le cadre du sommet citoyen sur les migrations qui se tient le 17 octobre à Montreuil, les organisations des sociétés civiles européennes et africaines appellent à une mobilisation le 18 octobre :
-lors d'une marche festive autour du slogan « Des ponts pas des murs », départ de la Place de la Bastille à 13h30.
- pour un grand concert gratuit en présence de nombreux artistes : Place de la République, de 16h à 22h avec :
les Têtes Raides, Olivia Ruiz, Cali, le Ministère des Affaires Populaires, Didier Super, les Frères Guissé, Karpatt, Akli D, Agnès Bihl, les Hyènes, Courir les rues...

La CFDT Ile-de-France, avec la Confédération, s’associe à cette manifestation. Elle invite tous ses militants et adhérents à se mobiliser le samedi 18 octobre et à participer à la marche citoyenne et au grand concert qui s’en suivra.

16.10.2008

Trouver des pistes alternatives à la politique migratoire en Europe

1450842549.jpgPlus de 250 organisations, dont la CFDT, appellent à réfléchir, les 17 et 18 octobre, à des pistes alternatives à la politique migratoire développée par l’Europe.
Comme elle l’avait annoncé, la France a fait des migrations l’un des dossiers prioritaires de la présidence française de l’Union européenne. Preuve en est l’adoption par le Conseil européen du “Pacte européen sur l’immigration et l’asile dans les prochains jours. Un événement perçu par de nombreuses organisations de la société civile comme une nouvelle étape de la construction d’une Europe forteresse, dont elles entendent dénoncer les méthodes. C’est pourquoi, en amont de la seconde conférence interministérielle euro-africaine prévue en novembre, plus de 250 organisations émanant de 32 pays ont décidé de mener leur propre réflexion autour du thème « Des ponts, pas des murs » en appelant à un sommet citoyen sur les migrations en Europe, qui se tiendra à Paris les 17 et 18 octobre.
Conscients des causes profondes et structurelles de l’immigration, les signataires de l’appel souhaitent repenser les modèles de développement ( et co-développement ) Nord-Sud. Concrètement, ce sommet prendra la forme d’une conférence non gouvernementale euro-africaine le 17 octobre, où sont attendues un millier de personnes. Des ateliers sur des questions majeures de l’immigration ( les mineurs, le droit d’asile… ) permettront un réel débat entre les participants. Le lendemain, une marche festive ( de Bastille à République ) sera suivie d’un concert.
Respect des droits fondamentaux
Face à l’adoption de mesures toujours plus restrictives – la directive “retour”, adoptée récemment, a institutionnalisé l’enfermement comme mode de gestion des flux migratoires –, ce sommet souhaite réinventer d’autres règles fondées sur le respect des droits fondamentaux et de la dignité humaine. Car les règles en place, censées favoriser le concept d’immigration choisie, organisent de fait une forme de sous-traitance du contrôle des frontières par certains pays ( au Maroc, par exemple ). De plus, l’aide au développement « est clairement utilisée comme un levier de négociation pour contraindre les pays tiers à prendre des mesures pour restreindre l’émigration », estime la Cimade, l’une des associations appelant au sommet.
Depuis les années 1990, la “coopération” en matière de politique migratoire de l’UE et de ses États membres s’organise sans que les sociétés civiles européennes et africaines y soient associées. Aujourd’hui, celles-ci veulent faire entendre leur voix dans toute leur diversité. Une diversité appréciée par la CFDT, qui participe, au même titre que d’autres organisations syndicales, à ce sommet citoyen sur les migrations.
Pour Jean-Louis Malys, secrétaire national, « la diversité des points de vue constitue un espace, un moment où il doit être possible de s’extirper de la dictature des opinions, qui fait de la question de l’immigration une somme de problèmes à résoudre ». Dans cette perspective, les organisations syndicales défendront les concepts forts d’égalité, de justice et de dignité, mais également de solidarité.

La France ne tient pas ses promesses envers le Sud
Alors que la France appelait récemment les pays riches à tenir leurs engagements en termes d’APD ( Aide publique au développement ) des pays pauvres ( 0,7 % du PIB en 2015 avec un objectif intermédiaire de 0,51 % en 2010 ), la réalité des engagements français n’a pas la même ferveur. Considérés par la France comme le pendant d’une politique d’immigration contrôlée, les moyens alloués aux pays du Sud devraient connaître une hausse réelle de 0,06 % en 2009, compte tenu de l’inflation prévue de 2 %. Dans de telles conditions, l’APD française, estimée à 0,39 % du PIB en 2007, n’a aucune chance d’atteindre 0,51 % en 2010. D’autant que l’engagement pris par la France en 2002 était de porter cette aide à 0,7 % en 2012, un objectif discrètement reporté à 2015 par Nicolas Sarkozy peu de temps après son élection.

Article paru sur le site internet de la CFDT



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