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16.08.2008

Appel contre le pacte européen sur l’immigration

da50c454007e06582f41455040a31c4e.jpgUn sommet sera organisé les 17 et 18 octobre pour demander « une autre Europe que celle qui se transforme en forteresse ».
Plus de 150 organisations de plusieurs pays européens et africains, dont la CFDT (*), se mobilisent pour contrer le pacte européen sur l’immigration et le droit d’asile proposé par la France, dans le cadre de la présidence de l’Union européenne. Présenté le 7 juillet au Conseil européen des ministres des affaires intérieures de la justice et des affaires intérieures, ce pacte a reçu l’approbation de l’ensemble des Etats membres de l’Union européenne. Ce texte sera examiné les 13 et 14 octobre par le Conseil européen, pour être formellement adopté. Il reprend le concept d‘immigration choisie cher au président français. Sa présentation suit de près l’adoption de la directive retour par le Parlement européen, qui avait suscité des inquiétudes quant à la durée de rétention des migrants en situation irrégulière. Le pacte inquiète également les pays africains, qui voient l’Europe se barricader. Les 20 et 21 octobre, se tiendra une conférence interministérielle euro-africaine sur le sujet. Jean-Louis Malys, secrétaire national, trouve « choquant que les pays d’origine des immigrants doivent serrer la vis pour limiter l’immigration vers l’Europe ».
Le collectif d’organisations, intitulé « Des ponts, pas des murs », dénonce « le caractère essentiellement sécuritaire des politiques migratoires », ainsi que des accords qui « visent à contraindre les pays du Sud à réadmettre leurs ressortissants expulsés ». Il appelle donc à un sommet citoyen sur les migrations, à Paris, les 17 et 18 octobre, « pour une autre conception de l’immigration et un autre rapport entre l’Union européenne, l’Afrique et le reste du monde ». Le collectif exige « un dialogue équitable qui assure le respect et le droit des migrants ». Cette manifestation prendra la forme d’une conférence non gouvernementale euro-africaine sur les migrations, le 17 octobre, et d’une grande marche suivie d’un concert le 18 octobre.

(*) Plusieurs partenaires de la CFDT sont présents dans ce collectif : France Terre d’Asile, Cimade, Emmaüs International, Crid, Terre des Hommes… Parmi les autres organisations syndicales figurent la CGT, la FSU et Solidaires.

Pour en savoir plus :
http://www.despontspasdesmurs.org

Article paru su le site internet de la CFDT

14.08.2008

La mystification des heures supplémentaires

021b36fc182639d980f4d4cedb1d15ba.jpgLe Conseil constitutionnel a donné son aval. Les partenaires sociaux pourront désormais négocier la durée du travail dans chaque entreprise. Et l’accord qu’ils signeront pourra être moins favorable aux salariés que l’accord de branche. Revient-on à ce qui prévalait avant 1945 ou avant 1936 ? Quoiqu’il en soit, c’est une rupture dont les 35 heures ne sont pas le principal enjeu.
Que négociera-t-on ? Le contingent d’heures supplémentaires. Pour l’entreprise, ce sera tout bénéfice : les salaires correspondants, exonérés des charges sociales patronales, leur coûteront finalement moins cher. Les salariés, eux, perdront au change. Les heures supplémentaires seront certes mieux payées et défiscalisées. Mais les salaires correspondants n’entreront pas dans le calcul des indemnités d’arrêt maladie ; ni, ce qui est plus grave encore, dans le calcul des pensions de retraite. Quant aux chômeurs, ils attendront leur tour.
Ainsi se concrétise une extraordinaire mystification. Il y a deux ans, presque jour pour jour, Nicolas Sarkozy avait justifié ainsi le futur slogan vedette de sa campagne présidentielle - « travailler plus pour gagner plus » - devant l’université d’été du Medef :
« La France ne s’est pas encore remise du choix historiquement stupide d’expliquer aux gens qu’en travaillant moins, on pouvait gagner davantage. »
L’appel au simili-bon sens était sans doute habile, mais l’appel à l’histoire était vraiment osé.
Depuis 1970, la durée annuelle du travail a diminué de 8% aux Etats-Unis, de 14% en Europe du Nord, et de plus de 20% en Europe de l’ouest et au Japon rappelle l'OCDE. Cela n’a pas empêché le pouvoir d’achat du revenu par tête d’être multiplié par deux, voire plus encore, dans la plupart de ces pays.
On notera qu’aux Etats-Unis, où la durée du travail a le moins diminué, le revenu par tête ne s’est pas accru beaucoup plus qu’en France, le pays des 35 heures. En réalité, les Etats-Unis avait creusé l’écart avec les autres pays industriels avant 1970. Depuis lors, cet écart n’a guère changé pour la plupart d’entre eux.
Au demeurant, la durée travail est loin d’être le principal facteur du revenu national. La productivité des travailleurs compte elle aussi beaucoup. Or la productivité des Français est une des meilleures du monde : 24,3% au dessus de la moyenne européenne. Si « un choix historiquement stupide » fut jamais fait en France, c’est peut-être d’ailleurs celui de la productivité maximale. Dans les années 1980-1990, les pays qui résistèrent le mieux au chômage furent également ceux ayant su freiner leur productivité.

Article paru sur le blog de Jean-François Couvrat, journaliste économique

13.08.2008

Conseil Constitutionnel : "une brèche" dans la remise en cause des 35 heures

78e24cc30ca2dbe0bd52ca48788f10dd.jpgCommuniqué de presse de Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT

La décision du Conseil constitutionnel concernant le volet temps de travail de la loi adoptée par le Parlement amène deux remarques essentielles de la CFDT :
- Le Conseil valide ce volet temps de travail que nous persistons à considérer comme négatif pour les salariés comme pour les entreprises.
- Il a cependant censuré deux dispositions particulièrement dangereuses que nous avons dénoncées dès le dépôt du projet de loi et que nous avons rappelées lors de notre audition par le Conseil constitutionnel, le 30 juillet :
La première concerne les repos compensateurs générés par les heures supplémentaires effectuées. Le Conseil confirme, comme nous l’affirmions, que cette disposition a un impact direct sur la santé et la sécurité des salariés et qu’elle ne peut en conséquence être remise en cause par les employeurs hors un encadrement légal.
La seconde valide le fait que la loi ne peut remettre en cause les accords conclus dans les entreprises et dans les branches. Le droit à la négociation collective est ainsi respecté.
Pour la CFDT, la décision du Conseil constitutionnel réduit d’une manière significative les prétentions gouvernementales sur la remise en cause des 35h.
Cette décision, pour partie positive, intervient au lendemain de la publication d’une étude de l’INSEE confirmant que le temps de travail moyen à temps plein des salariés français avoisine les 41 heures. Cela confirme que la démarche gouvernementale est idéologique et n’a pas pour objectif de résoudre les véritables problèmes auxquels sont confrontés les salariés et les entreprises.

12.08.2008

Accord historique entre les syndicats israéliens et palestiniens

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Les confédérations syndicales israéliennes et palestiniennes ont signé un accord pour améliorer la protection des travailleurs palestiniens employés par les entreprises israéliennes.

La confédération syndicale nationale israélienne Histadrut et la Fédération générale des syndicats de Palestine (PGFTU) ont scellé, mercredi 6 août, un accord historique sur la protection des travailleurs palestiniens employés par des entreprises israéliennes. En vertu de ce texte, les relations futures entre les deux confédérations se baseront sur le dialogue pour favoriser la promotion de « la fraternité et de la coexistence entre les deux peuples. »
L’accord, sous sa forme actuelle, s’inspire des termes d’un accord initialement signé en 1995 mais qui n’a jamais pu être pleinement appliqué depuis lors. Les éléments essentiels du nouveau texte incluent le remboursement par Histadrut à la PGFTU du solde en souffrance correspondant aux cotisations syndicales et frais de représentation juridique payés depuis 1993 par des Palestiniens employés auprès de patrons israéliens. L’affectation de ces fonds est laissée à la totale discrétion de la PGFTU, conformément aux règles établies dans les statuts de l’organisation.
À l’avenir, au moins 50% des cotisations des travailleurs palestiniens employés par des entreprises israéliennes seront transférées au compte de la PGFTU pour permettre aux deux organisations de garantir aux travailleurs une représentation syndicale ainsi que des services juridiques. L’application de l’accord, qui a été négocié sous la houlette de la CSI (Confédération syndicale internationale), sera supervisée par un comité conjoint réunissant les deux organisations.

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Article paru sur le site internet de la CFDT

10.08.2008

Agenda-Journées d'été 2008 des Verts du 21 au 23 août à Toulouse

23844e0b2903c29f195323cf3b3ad031.gifComme chaque année, les Verts organisent leurs journées d'été qui auront lieu cette fois-ci à Toulouse.
Du 21 au 23 août, les adhérents ont rendez-vous au sein de la faculté des sciences sociales pour suivre de nombreux débats et participer à plus de 70 ateliers qui concernent aussi bien l'environnement que le social.
C'est aussi l'occasion de préparer les prochaines échéances internes du parti comme le prochain congrès qui se tiendra début décembre ou les élections européennes de juin 2009.
Les journées d'été ont toujours été le théatre au sein duquel de nouvelles alliances se nouent, des contributions sont rédigées : bref, une des activités traditionnelles, quoique parfois ennuyeuses, d'un mouvement politique.
En marge de ces discussions internes, les journées d'été 2008 auront une connotation européenne puisqu'il sera beaucoup question de l'échéance électorale de 2009 qui va renouveler le parlement de Strasbourg.
Parmis les appels à constituer une alliance de tous les écologistes, c'est la démarche de Daniel Cohn-Bendit qui a particulièrement retenu l'attention suite à l'adresse lancée aux Verts pour se joindre à une liste d'union écolo.
La dernière journée de Toulouse sera d'ailleurs consacrée à une débat sur la question avec comme participants (sous réserve), outre Cohn-Bendit, devraient être présents José Bové et Nicolas Hulot.
Quant à moi, je ne pourrai pas y participer car mon planning fait que je serai encore une fois en congés en même temps que les journées d'été. Cette année, je serai de nouveau en Crète pendant la manifestation.
Je le regrette d'autant plus que Toulouse est une ville que je connais bien, que j'apprécie particulièrement puisque j'y ai fait mes études. En plus, j'ai été étudiant en sciences économiques à la fac de sciences sociales, là se tiendront les journées. Tant pis pour le "pélerinage".

Pour tout savoir sur les journées d'été des Verts
http://jde.lesverts.fr/

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08.08.2008

JO Pékin 2008 : participez à la cybermanifestation de RSF

48bee85fb1bbe60e06cfe60092d1b954.jpgC'est aujourd'hui que débutent les Jeux Olympiques de Pékin avec la cérémonie d'ouverture à partir de 14h08 (heure française).
Depuis que la Chine a obtenu du CIO l'organisation des jeux, les organisations de défense des droits de l'homme s'élève contre ce choix qui consacre un pays qui allie dictature et régime ultra-capitaliste.
Malgré les protestations venant des 4 coins du monde, les JO se tiendront dans une Chine polluée, verrouillée, qui a interdit toute manifestation contraire à sa politique.
Reporters Sans Frontières est l'une des ONG les plus en pointe pour protester contre un choix du CIO en totale opposition avec l'esprit olympique.
C'est pourquoi RSF organise une cybermanifestation sur son site internet qui consiste à simuler une manifestion devant le stade olympique de Pékin. Lorsque le site s'affiche, l'internet est invité à cliquer sur un lien qui lui permet ensuite de s'inscrire en choisissant un slogan. La silhouette d'un manifestant est créée après la validation de l'opération et vient s'ajouter aux autres qui représentent environ 5100 personnes.
Autre manifestation, réelle cette fois-ci, celle prévue toujours par RSF devant l'ambassade de Chine à Paris à partir de 13h00 (métro Georges V). Elle a été interdite mais RSF a déposé un recours devant les tribunaux et l'a quand même maintenue.
Cette interdiction, la seule en Europe, démontre l'attitude de la France qui, avec la participation de Sarkozy à la cérémonie d'ouverture, a décidé de faire passer la realpolititik avant les droits humains.
Il est où le président des droits de l'homme ?

Pour participer à la cybermanifestation :
http://www.rsfbeijing2008.org

07.08.2008

Cohn-Bendit veut unir les écolos

42c74a5f79eb9bbfe84fc43ba28c1843.jpgLIBERATION-jeudi 7 août 2008

Même au creux du mois d’août, Daniel Cohn-Bendit fait de la politique. Dimanche, il a relancé l’idée de fédérer les écologistes de tous poils pour les européennes de juin 2009. Objectif : rassembler, sur des listes «Europe solidaire», José Bové, des amis de Nicolas Hulot, mais aussi des représentants des ONG et de la société civile. De quoi proposer un débouché électoral aux déçus et aux insatisfaits du Pacte écologique et du Grenelle de l’environnement.
«Mon objectif est de faire plus de 10 %, explique le coprésident du groupe Verts au Parlement européen. Ça va être dur, ça peut capoter. Mais si la dynamique prend, on peut obtenir 10 à 12 élus, contre 6 actuellement.»
Urgence. Pour ce faire, Dany le Vert dispose déjà d’une stratégie et d’un axe programmatique. «Le PS va sortir difficilement de son congrès et devra rassembler ses courants. Besancenot va tester son nouveau parti. Si nous, on fédère, au-delà des Verts, toute l’écologie politique, pour répondre à la triple urgence écologique, de solidarité et de démocratie, on peut faire un carton. Notamment en concurrençant Bayrou sur son terrain», prédit Cohn-Bendit. Qui pousse à la roue, conscient de l’importance du calendrier : «Il faut partir très tôt et se placer les premiers pour obliger les autres à se positionner en fonction de nous. D’où la nécessité d’avoir tout bouclé en octobre. L’échéance pour les Verts étant leur conseil national de septembre.» Reste à convaincre chacune des parties qui pourraient être concernées des bienfaits de cette fédération. «Tout le problème va être de savoir comment les Verts français accepteront de s’intégrer à quelque chose et non pas que les autres s’intègrent à une liste des Verts», lance Cohn-Bendit.
Malgré «le côté provoc de Dany, sur le mode "c’est comme ça ou allez vous faire foutre", le truc prend un tour positif», explique Jean-Vincent Placé, des Verts, vice-président de la région Ile-de-France. En coulisses les négociations pour le panachage des listes ont déjà commencé : «Dans l’esprit de Dany ce serait plutôt deux tiers de non-Verts pour un tiers de Verts. Je lui ai proposé fifty-fifty. Il m’a répondu 60-40», raconte un négociateur.
Réunie mardi en collège exécutif, la direction des Verts a décidé de «poursuivre sur cette voie du rassemblement, de Bové à Hulot, largement partagée au sein du parti, confirme Cécile Duflot, leur secrétaire nationale. Mon boulot est d’éviter que tout le monde soit pour et que ça foire quand même. Pour cela il faut jouer collectif. Personne ne doit se poser en "rassemblator", ni formuler des oukases. Les mots de l’été sont douceur et subtilité.»
Liens. Après la proposition de Cohn-Bendit, Nicolas Hulot et José Bové, soucieux qu’on ne leur force pas la main, ont aussitôt téléphoné à Cécile Duflot : «Il y va un peu fort, tu crois pas ?» Alors que le député Noël Mamère a applaudit «ce coup de pied dans la fourmilière», la sénatrice Dominique Voynet, plus réticente, compte bien interpeller José Bové sur la «réalité de son engagement européen». Et ce, même si leur combat commun contre la loi OGM et pour le Grenelle a créé des liens.
Au printemps, une première tentative de Cohn-Bendit s’était ensablée après le refus de Nicolas Hulot de se présenter aux européennes. Si l’inventeur du Pacte écologique «a choisi de rester en retrait», selon l’eurodéputé, son bras droit, l’ancien journaliste Jean-Paul Besset, a décidé de sauter le pas. Hulot devrait afficher son soutien à l’aventure. De son côté, Bové, revenu de la gauche radicale (1,32 % à la présidentielle), revient à ses fondamentaux : «Dans l’écologie, il y a le politique, le mouvement social et le milieu associatif. Je n’écarte pas l’idée de participer à ça.» Tout ce petit monde devrait se retrouver le 23 août, pour une table ronde en clôture des journées d’été des Verts, à Toulouse.

06.08.2008

Cohn-Bendit invite les Verts à rejoindre la liste Europe Ecologie

eba9f520de05a816c6937bebd19294fd.jpgArticle paru le 3 août 2008 sur le site internet du Nouvel Observateur

L'eurodéputé écologiste propose à ses collègues écologistes français de participer à une liste qui réunit des ONG environnementales et des membres de la société civile pour les prochaines élections européennes, en 2009.
Le co-président des Verts au Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit, a annoncé, dimanche 3 août, qu'il allait proposer aux Verts français de participer à une liste Europe Ecologie pour les élections européennes à venir, en 2009. Cette liste réunira des ONG environnementales et des membres de la société civile.
L'ancien leader de 1968, qui se rendra en août à l'Université d'été des Verts à Toulouse, a confié à l'AFP : "Je leur proposerai une liste que j'appelle, d'un nom de travail, Europe Ecologie, qui réunirait des gens d'ONG environnementales et des gens de la société civile répondant à trois thèmes: urgence écologique, urgence de solidarité, urgence de démocratie et de transparence".
Des proches de Nicolas Hulot sur la liste
Selon Daniel Cohn-Bendit, sur cette liste, on trouvera "des proches de Nicolas Hulot, dont Jean-Paul Besset, une des charnières de l'opération". L'animateur écologiste, sollicité par l'eurodéputé, "dit qu'il trouve cela très intéressant, mais reste en retrait".
"Tout le problème va être de savoir comment les Verts français accepteront de s'intégrer à quelque chose et non pas que les autres s'intègrent à une liste des Verts", souligne Daniel Cohn-Bendit.
"Ils feront partie du comité de pilotage mais les listes ne seront pas en fonction de telle ou telle tendance" de cette formation, poursuit-il.
Daniel Cohn-Bendit ne sait pas pour l'instant s'il sera candidat en France ou en Allemagne. Il assure toutefois qu'il subordonne sa décision à cette proposition :"C'est à prendre ou à laisser. Si les Verts ne veulent pas y participer, moi, je ne serai pas candidat des Verts en France", avertit-il.
Il réclame "une union de rassemblement écologique en France, pour proposer une nouvelle offre politique où les Verts ont leur place". L'altermondialiste José Bové est "partie prenante". "Pour moi, il n'y a pas de chiffon rouge".
"La situation est nouvelle, la démarche est nouvelle", affirme Daniel Cohn-Bendit.
En septembre, le Parlement (Conseil national inter-régional) des Verts se réunit et "là, il faut qu'ils disent oui ou non", conclut Daniel Cohn-Bendit. (avec AFP)

05.08.2008

Le syndicalisme mondial s’engage pour promouvoir le travail décent

51e0f0e06cf2fba3cc53fdd7a9c136e2.jpgL’ensemble des organisations syndicales françaises et mondiales témoignent leur solidarité pour lutter contre la pauvreté.
Dans un monde où la pauvreté demeure un fléau, certains se complaisent dans l’idée que certains pays ne peuvent se permettre des salaires et des conditions de travail équitables à chaque travailleur. Loin de penser aux bénéfices à long terme en matière de santé au travail, trop nombreux sont les employeurs chez qui prédomine le refus d’investissements – humains et matériels – à court terme. Aussi le travail décent, porteur des valeurs de la solidarité internationale, de dialogue social, et de droits au travail, est il indispensable à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement et à la lutte contre la pauvreté mondiale. C’est en ce sens que le mouvement syndical mondial se mobilise le 7 octobre prochain. Le même jour, partout dans le monde, l’événement se voudra festif, visible et mobilisateur autour de trois thèmes principaux : la solidarité, les droits au travail et l’éradication de la pauvreté et des inégalités. En amont des festivités, les confédérations européenne et internationale (CES et CSI) ont d’ores et déjà lancé, en association avec d’autres organisations de la société civile, une pétition pour le travail décent (lien).
C’est arrivé près de chez vous
Si elle fait partie des continents relativement privilégiés, l’Europe a elle aussi son lot d’insuffisances et de progrès à accomplir. Dans ce contexte, le mouvement syndical français compte bien se faire entendre. Profitant de la présidence française de l’Union européenne, les cinq organisations françaises adhérentes à la Confédération européenne des syndicats (CFDT, CGT, FO, CFTC et Unsa) organisent conjointement un Meeting concert à Paris1. Ouvert à tous, cette mobilisation n’a qu’un seul objectif : faire du travail décent le moteur d’une vie décente.

Signer la pétition sur www.decentwork.org.


Article paru sur le site internet de la CFDT

03.08.2008

Wall-E : un conte écolo et poétique

eb9af04eae7f09f7bc327e1329201721.jpgLa semaine dernière fut placée sous le signe du cinéma.
Après m’être ennuyé devant le très décevant X-Files Regénération (je suis un grand fan de la série), je suis allé voir Wall-E, le dernier dessin animé des studios Pixar.
Je ne fus pas déçu par mon choix car Wall-E est certainement la meilleure production sortie de la filiale Pixar après Nemo , les Indestructibles ou Toy Story.
En fait, Wall-E est plus qu’un simple dessin animé, un véritable film de science-fiction car le graphisme, le scénario, les personnages sont époustouflants. L’histoire à la fois une fable écolo et une histoire d’amour inédite
C’est l’histoire d’un petit robot programmé pour le compactage des ordures et qui est resté sur une terre dévastée, rendue inhabitable par la folie consommatrice des humains.
Totalement isolé, avec un cafard comme seul compagnon, Wall-E continue sa tâche gigantesque, inutile consistant à élaborer des immenses tas d’immondices compressées.
Sa vie s’écoule normalement jusqu’à sa rencontre avec EVE une sonde envoyée par les hommes confinés sur un énorme vaisseau à la recherche de toute vie organique.
Cette rencontre va bouleverser complètement l’existence d’un Wall-E romantique, plus humain que les humains, qui va tomber amoureux de la belle robote et entreprendre de la séduire. Or, c’est une tâche immense à laquelle il s’attelle car EVE est plus intéressé par ses recherches que par son soupirant mécanique. Les efforts de ce dernier restent vains jusqu’au moment où il lui offre une petite plante trouvé dans un frigo abandonnée.
Ce cadeau innocent va alors le projeter dans un voyage épique car n’écoutant que son courage, il décide de suivre EVE rapatriée sur le vaisseau des terriens pour leur remettre sa découverte. Wall-E va tout entreprendre pour rester auprès de sa bien-aimée même si cela nécessite de bouleverser le cadre de vie d’êtres humains fainéants et obèses. Je m’arrêterais là concernant l’histoire.
Ce qui m’a d’abord frappé, comme bon nombre de spectateurs, ce sont les 1ères minutes lorsque nous découvrons une terre laissée à l’abandon par les êtres humains, transformée en ruines et jonchée d’ordures. La folie des hommes consistant à piller la planète pour pouvoir consommer toujours plus l’a rendue stérile et inhabitable. A travers ce dessin animé, Pixar a voulu transmettre un message et sensibiliser les spectateurs sur les problèmes environnementaux. Même si on peut taxer la société de Disney d’hypocrisie, la démarche a le mérite d’exister et de participer à la nécessaire prise de conscience des urgences écologiques.
De plus, le film livre une vision cauchemardesque des conséquences d’une société de consommation poussée à l’extrême (obésité, absence de libre arbitre et du goût de l’effort etc). Cette critique est renforcée par le fait que ce soit un robot qui exprime des sentiments humains à la place d’hommes et de femmes robotisés. Par moment, le film est carrément subversif.
Il n’est pas donc étonnant que Wall-E ait provoqué le courroux des milieux conservateurs aux USA alors que le film rencontre un énorme succès.
Au-delà du message politique, ce sont aussi la diversité des émotions lors de la projection qui fait de ce dessin animé pas comme les autres un chef d’œuvre.
Les rires quand on voit Wall-E vivre comme un être humain ou quand il essaie maladroitement de conquérir EVE. Le suspense quand nos deux robots sont coincés dans la décharge du vaisseau pour être expédiés dans l’espace. L’émotion quand Wall-E fait prendre conscience aux humains qu’il existe un autre monde autour d’eux ou lorsque EVE se rend compte qu’elle est amoureuse.

Voici la bande-annonce (en anglais)



En bonus, une de mes scènes préférés

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