« 2008-05 | Page d'accueil
| 2008-07 »
29.06.2008
La CES demande à l'UE de changer de cap
Le comité exécutif de la Confédération européenne des syndicats (CES) qui s’est réuni les 24 et 25 juin, a durci le ton en raison du piétinement actuel de l’Europe sociale.
Les récentes décisions sur la directive du temps de travail et le jugement de la Cour européenne de justice sur le cas Luxembourg donnent une orientation dangereuse à l’Union européenne (UE). Les citoyens européens ont l’image d’une Europe qui s’attaque aux droits des travailleurs et qui est subordonnée à l’Europe des marchés. Cette perception est sans doute une des raisons majeures du “non” irlandais. L’UE doit changer de cap au risque de mettre au pilori le projet européen et d’engendrer un divorce avec ses citoyens.
La CES s’était déjà exprimée sur ces sujets, mais la récente décision du Conseil européen Emploi et des Affaires sociales sur le temps de travail et le jugement sur le cas Luxembourg ont marqué une régression supplémentaire du droit du travail européen. Le cas Luxembourg a été édifiant à plus d’un titre, en effet, c’est la Commission européenne qui a attaqué un État membre : le Luxembourg, car elle protégeait trop ses travailleurs. Les cas précédents (Laval, Viking, Rüffert) avaient ouvert une brèche grave car les jugements rendus avaient déjà mis hors la loi des conventions collectives nationales. Donner une autre orientation à l’UE est l’enjeu actuel le plus important, car l’Europe est perçue aujourd’hui comme un facteur de régression dépourvue de régulation qui protégerait les citoyens.
Ces décisions ont été prises, de surcroît, dans un contexte socio-économique dégradé aggravé par l’augmentation des denrées alimentaires et du prix du pétrole qui touchent en premier lieu les foyers les plus modestes. L’inflation est un autre facteur aggravant. Les politiques dérégulatrices au niveau européen se retrouvent parfois au niveau national, détériorant les acquis sociaux et augmentant le sentiment d’insécurité.
Dans ce contexte, qui se traduit par des politiques anti-sociales, où le social est considéré comme un poids, le “non” au référendum irlandais est un signal à prendre au sérieux, d’autant que ce sont les ouvriers qui ont majoritairement voté “non”. Pour autant, l’Eurobaromètre montre que l’écrasante majorité des Irlandais est pro-européenne. Ce “non” se vérifierait assurément dans d’autres pays si il y avait des référendums.
Les syndicats européens appellent les décideurs européens à changer d’orientation s’ils ne veulent pas provoquer une fracture profonde avec les citoyens. Ils se déclarent également en faveur d’un protocole de progrès social. Des journées d’action européenne sont prévues à la rentrée (journée internationale du 7 octobre, actions en direction du Parlement sur le temps de travail, en fonction du calendrier).
08:30 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CES, syndicalisme, Europe sociale, durée du travail, directive
27.06.2008
Agenda-Marche des Fiertés le samedi 28 juin
MARCHE DES FIERTES 2008
Lesbiennes,Gaies, Bi et Trans
POUR UNE ECOLE SANS AUCUNE DISCRIMINATION
Samedi 28 juin 2008
De Denfert-Rochereau à Bastille
Départ 14H00
Comme chaque année, les 2 organisations dans lesquelles je milite, la CFDT et les Verts, participeront samedi prochain à la traditionnelle marche des fiertés.
Pour l'une comme pour l'autre, il s'agit de réaffirmer par leur présence leur volonté de lutter contre l'homophobie et pour l'égalité des droits concernant des personnes qui ont fait des choix différents.
Pour la 6ème fois consécutive, le char de la CFDT Ile de France sera dans le cortège afin de démontrer que la lutte contre toute forme de discrimination est une action syndicale à part entière.
Les Verts feront dans la sobriété avec deux fanfares pour la musique et trois vélos-taxis.
Quant à moi, je serai bien sûr présent mais dans l'encadrement de la manifestation puisque je me suis encore porté volontaire pour faire partie du service d'ordre du carré de tête regroupant les personnalités invités.
Le service d'ordre des Verts, dont je suis membre a répondu à l'appel des organisateurs pour renforcer la securité.
J'invite celles et ceux, qui ont à la fois envie de s'amuser et de faire passer un message, à venir nombreux samedi après-midi surtout qu'il devrait faire beau.
Pour plus d'informations sur la marche des Fiertés : http://marche.inter-lgbt.org/
Voici le communiqué de soutien des Verts à la marche des fiertés :
Les Verts soutiennent la marche des Fiertés du samedi 28 juin
Si le côté festif de la marche des fiertés est indéniable - et le cortège des Verts y apportera sa contribution colorée et musicale - nous savons l’importance qu’il représente surtout en matière de revendication pour l’égalité des droits.
Si celle-ci continue de progresser, pas assez loin et pas assez vite, c’est en grande partie parce que les associations LGBT ne relâchent pas la pression sur les pouvoirs publics, en France comme dans le reste du monde. A cet égard, ce qui vient de se passer avec le revirement de la commission européenne sur la directive anti-discrimination vient rappeler qu’aucune bataille n’est jamais perdue avant d’avoir été livrée.
Nous sommes particulièrement sensibles aux revendications portées cette année au sujet de la discrimination des personnes LGBT en milieu scolaire. Ce sujet reste très sensible et douloureux, différentes enquêtes ayant montré que les jeunes homosexuels ont de six à treize fois plus de risque de faire une tentative de suicide que les jeunes hétérosexuels. Nous soutenons donc sans hésitation ce mot d’ordre, sur un thème que nous portons nous-mêmes depuis longtemps, les Verts ayant déjà fait des propositions de loi sur le sujet.
08:35 Publié dans Droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LGBT, marche des Fiertés, CFDT, les Verts, discrimination, homophobie, égalité
26.06.2008
La CFDT explique pourquoi elle a signé l'accord salarial chez Cortal Consors
Après un conflit historique chez Cortal Consors, la CFDT a décidé de signer les dernières mesures proposées par la direction. Parce qu'elle veut toujours faire preuve de transparence vis à vis des salariés, elle a expliqué les raisons d'une telle décision lors d'une assemblée du personnel et de la diffusion d'un tract mardi dernier.
En voici le texte :
ACCORD SALARIAL 2008-POURQUOI LA CFDT A SIGNE
La CFDT et les autres organisations syndicales attendaient avec impatience les négociations salariales 2008
Cette année, les discussions se sont déroulées dans un climat social tendu marqué notamment par un contexte défavorable lié à une très forte inflation pénalisant le pouvoir d’achat. De plus, à l’instar des syndicats, les salariés ont très mal accepté le fait de ne pas bénéficier en 2007 d’une augmentation collective alors que les résultats n’ont jamais été aussi élevés.
Après près d’un mois et demi de négociations, un accord a finalement été trouvé par les partenaires sociaux, un accord que la CFDT a finalement signé.
Une mobilisation sans précédent
Le mardi 3 juin 2008 restera dans les annales de Cortal Consors car pour la première fois dans l’histoire de l’entreprise, des salariés se sont mis en grève pour défendre leurs droits.
Par cette action extrême, ils ont voulu faire entendre à la direction une voix trop longtemps ignorée malgré les efforts des syndicats pour faire passer leur message. Le fait que près de 25 % du personnel ait décidé de cesser le travail a mis à jour le fort malaise ressenti sans que la direction apporte des réponses.
La CFDT est fière d’avoir accompagné celles et ceux qui ont accepté de prendre un risque afin qu’ils soient entendus.
Un accord qui concrétise des avancées
Même si nos revendications n’ont pas été entièrement satisfaites, l’action des salariés a permis d’obtenir d’enregistrer des progrès par rapport aux propositions initiales de la direction
- Avant le mouvement social :
+ 1,95 % à + 2,10 % pour la 1ère tranche salariale au 1er juin 2008
+ 1,20 % à + 1,35 % pour la 2ème tranche salariale au 1er juin 2008
+ 0,95 % à + 1,10 % pour la 3ème tranche salariale au 1er juin 2008
- Après le mouvement social :
+ 1,95 % à + 2,10 % pour la 1ère tranche salariale avec rétroactivité au 1er janvier 2008 et une prime de 300 €
+ 1,70 % à + 1,85 % pour la 2ème tranche salariale au 1er juin 2008 et une prime de 300 €
+ 0,45 % à + 0,60 % pour la 3ème tranche salariale au 1er juin 2008
Nous avons aussi obtenu l’engagement de tenir les négociations salariales 2009 en janvier (au lieu d’avril pour 2008) avec un engagement à discuter d’une augmentation collective.
La journée de grève a ébranlé une direction éloignée des aspirations des salariés qui revendiquaient une plus grande reconnaissance de leur travail, une répartition plus juste des richesses créées par l’entreprise.
La CFDT au cœur de l’action
La CFDT s’est attachée à respecter scrupuleusement l’unité d’action avec les autres syndicats selon les engagements pris au début des négociations.
C’est ainsi que nous avons pleinement participé aux actions de communication organisées par l’intersyndicale. Lors des distributions de tracts et des assemblées du personnel, nous avons constamment veillé à être à l’écoute des salariés. Nous avons été en première ligne pour leur permettre de s’exprimer et pour les informer de manière transparente.
Nous avons finalement décidé de signer l’accord car nous avons considéré que c’était le meilleur moyen d’engranger les progrès obtenus et ainsi assumer notre rôle d’interlocuteur responsable.
Cette démarche s’inscrit dans le syndicalisme de transformation sociale prôné par la CFDT qui s’engage pour améliorer au quotidien la vie des salariés.
Cela ne signifie pas pour autant que tout est réglé. La CFDT sera particulièrement vigilante afin que les engagements pris et les droits des salariés soient respectés.
LA CFDT : DES CHOIX, DES ACTES


08:30 Publié dans CFDT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Cortal Consors, négociations, dialogue social, salaires, accord collectif, rémunérations, syndicalisme
25.06.2008
Les salariés aspirent à une simplification du paysage syndical
Article paru sur le site internet des Echos
En plein conflit sur les 35 heures, François Fillon, Bernard Thibault et François Chérèque confrontent leurs points de vue aujourd'hui, lors d'un colloque sur le dialogue social. Pour 79 % des salariés, l'idéal serait d'« avoir un, deux ou trois syndicats nationaux ».
Le projet de loi sur le dialogue social qui réforme la représentativité syndicale et le temps de travail est examiné à partir de demain en commission par les députés. Les relations entre la CGT et la CFDT et le gouvernement restent au plus bas, les deux principaux syndicats essayant, en dépit de la faible mobilisation de la semaine dernière, de convaincre les parlementaires d'amender le projet de l'exécutif qui permettra aux entreprises, par accord, de s'exonérer largement des 35 heures. C'est dans ce contexte que le Premier ministre, François Fillon, doit retrouver aujourd'hui François Chérèque (CFDT) et Bernard Thibault (CGT) lors d'un colloque sur... la promotion de la négociation sociale, organisé par l'association Dialogues, qui regroupe des grands patrons et des experts des relations sociales. A cette occasion, le chef du gouvernement devrait à nouveau insister sur la nécessité de développer la négociation dans les entreprises et vanter une réforme de la représentativité qui vise à renforcer l'assise des syndicats.
Gagner en légitimité
Un sondage, dévoilé par « Les Echos » et réalisé pour le colloque par TNS Sofres auprès de 500 salariés, révèle le chemin que les syndicats ont encore à parcourir pour gagner en légitimité. Les salariés jugent qu'ils ont une approche « trop idéologique » (61 %) et comprennent souvent « mal les réalités économiques » (43 %) et les « vrais besoins » des salariés (41 %). Ils leur reprochent aussi de se préoccuper plus de défendre leurs propres intérêts et ceux des salariés du public (77 %) que ceux des salariés du privé. Le constat est sévère, mais les syndicats trouveront aussi matière à se réjouir. Tout d'abord parce que leur image s'améliore. Par rapport à l'édition 2005 de cette même étude, la quasi-totalité des opinions négatives reculent de plusieurs points. Ensuite, et c'est un vrai signe d'espoir et de reconnaissance, parce que les salariés jugent globalement les syndicats « efficaces » (70 %, + 12 points en trois ans) et sont enclins à leur faire « confiance » (58 %). C'est tout le « paradoxe » que souligne Claude Tendil, président de Dialogues (lire ci-dessous) : les salariés sont sceptiques sur l'attitude des syndicats, mais ils comptent plus que jamais sur eux pour les défendre dans leur entreprise.
Reste que pour retisser des liens solides avec la base, les syndicats devront profondément repenser leur stratégie. Les salariés estiment en effet qu'il y a « trop de syndicats » (53 %) et « trop de concurrence » entre ces derniers (67 %), qui pourtant « se ressemblent » à tel point qu'« on ne voit pas ce qui les distingue » (60 %). Cette confusion explique en partie la réticence des salariés à adhérer à une organisation. Trop de syndicats, en somme, tueraient le syndicalisme. Ce constat sonne surtout comme un plaidoyer pour la position commune sur la représentativité signée par la CFDT, la CGT, la CGPME et le Medef, qui va être traduite dans la loi sur le dialogue social. En fixant des seuils de représentativité fondés sur les résultats aux élections professionnelles, elle pourrait conduire à une réduction du nombre d'organisations. En témoigne la fusion en préparation entre la CGC et l'Unsa. Pour 79 % des salariés, l'idéal serait d'« avoir un, deux ou trois syndicats nationaux, comme ailleurs en Europe ». Une telle évolution ne suffirait cependant pas à faire fortement remonter le taux de salariés syndiqués. Quatre salariés sur dix expriment ainsi leur « peur des représailles » en cas d'adhésion. Cela vient rappeler aux dirigeants qu'eux aussi ont une révolution culturelle à mener.
Cliquer sur l'image ci-dessous pour visualiser les résultats du sondage

10:56 Publié dans Syndicalisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : représentativité, dialogue social, sondage, syndicats, salariés
24.06.2008
Agenda-Réunion/débat le mardi 24 juin de Sauvons l'Europe IDF : la politique française d'immigration
L'association Sauvons l'Europe-Collectif Ile-de-France a le plaisir de vous inviter à sa prochaine réunion publique. Elle aura pour thème : immigration : la France, bonne élève ou mauvais exemple en Europe ?
L'association aura le plaisir de recevoir à cette occasion :
M. Jean-Louis MALYS
Secrétaire national de la C.F.D.T.
Mardi 24 juin 2008
19h - 20h30
Salle de conférence de Sauvons l'Europe,
4, Place de Valois – Paris (1er)
Métro : Palais-Royal
08:30 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CFDT, immigration, politique, Sauvons l'Europe
23.06.2008
Derrière le miracle de la baisse du chômage
Article écrit par Guillaume Duval rédacteur en chef d'Alternatives Economiques
Paru sur le site internet de Terra Nova
Les récents chiffres du chômage, publiés par l’INSEE le 5 Juin dernier, montrent une baisse significative du nombre des chômeurs. Guillaume Duval, rédacteur en chef de la revue Alternatives Economiques, explique que cette bonne nouvelle a une cause problématique : le fléchissement de la population active, du à la fois au vieillissement et à une recherche d’emploi atone.
Le 5 juin dernier, l’Insee publiait les chiffres officiels du chômage au 1er trimestre 2008. Ils faisaient apparaître ne baisse sensible du nombre des chômeurs, descendu à 2 000 000 de personnes, ainsi que du taux de chômage, ramené à 7,2 %, pour la première fois depuis 1982.
Cette bonne nouvelle a immédiatement donné lieu à un grand exercice d’autosatisfaction de la part du gouvernement : « grâce à l’accélération des réformes pour libérer le travail, moderniser le service public de l’emploi et soutenir la compétitivité des entreprises, l’économie française crée des emplois », s’est félicité Christine Lagarde, ministre de l’économie.
Pourtant ce n’est pas tant, en réalité, le dynamisme des créations d’emplois qui explique cette baisse que la stagnation de la population active. Une évolution qui a plutôt de quoi inquiéter si elle devait se confirmer au cours des prochains mois.
Les chiffres publiés par l’Insee ont surpris tous les observateurs. A commencer par l’Insee lui-même qui avait pronostiqué, dans sa note de conjoncture publiée en mars dernier, que le chômage cesserait de baisser cette année.
Le nombre des créations d'emplois au premier trimestre 2008, 57 000 emplois dans le secteur marchand, a été certes non négligeable mais quand même deux fois moins important qu'au premier trimestre 2007.
De son côté le nombre des chômeurs inscrits à l'ANPE fait apparaître, une fois corrigé des variations saisonnières, l'inflexion prévue par l'Insee : avec 7700 chômeurs de plus au premier trimestre 2008 par rapport au dernier trimestre 2007, il augmente de nouveau pour la première fois depuis 2005.
Au cours des dernières années les chiffres du chômage avaient donné lieu à de vives polémiques du fait que le nombre des chômeurs inscrit à l’ANPE baissait davantage que ceux recensés par l’Insee sur la base d’enquêtes réalisées directement auprès des français. D’où des accusations de manipulation à travers une politique de radiation agressive des chômeurs inscrits à l’ANPE.
Au premier trimestre 2008, on s’est retrouvé dans la situation inverse : le chômage a baissé davantage selon l’Insee que ce qu’on pouvait attendre au vu de l’évolution des inscrits à l’ANPE. Or, il paraît peu probable, dans le contexte actuel, que l’agence soit brutalement devenue laxiste au premier trimestre 2008. Comment expliquer dès lors le miracle des bons chiffres de l’INSEE ?
La réponse se trouve dans le détail des données publiées : entre le premier trimestre 2008 et le dernier trimestre 2007, ce qu'on appelle la population active, c'est-à-dire l'ensemble des gens qui ont un emploi ou en recherchent un, n'a augmenté, selon l'Institut statistique, que de 5 000 personnes en France, soit à un rythme annuel de 20 000 personnes. Alors que l'an dernier ce nombre avait augmenté de 122 000 personnes et plutôt de 200 000 personnes par an au cours des années antérieures.
Il fallait donc créer au minimum autant d'emplois supplémentaires chaque année, pour commencer à faire baisser le chômage. Le départ en retraite des baby boomers explique bien sûr cette inflexion, mais son effet n'aurait pas dû être aussi important que ne le mesure l'Insee au premier trimestre.
En effet, il aurait dû être compensé en partie par le fait que des gens, jusque là découragés de prendre un emploi, se remettent à tenter leur chance sur le marché du travail. Or cela ne s'est pas produit : à force de ne créer pour l'essentiel que des petits boulots mal payés et à temps très partiels dans les services aux personnes, les gens ont été, semble-t-il, découragés de chercher un emploi. Et du coup, l'Insee trouve qu'il y a moins de chômeurs.
Il faut toujours prendre les évolutions mesurées sur un seul trimestre avec beaucoup de pincettes, mais si cette tendance devait perdurer, elle n'aurait rien de rassurant pour l'économie et la société française. Même si elle contribue à limiter le nombre des chômeurs officiellement reconnus comme tels...
10:49 Publié dans Travail | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chômage, emploi, ANPE, Terra Nova
21.06.2008
Agenda-AG de la Société des Lecteurs de Libération le 21 juin 2008
Depuis des années, je suis un fidèle lecteur de Libération qui est pour moi un journal engagé, de gauche et démocratique. Même quand je pars en vacances à l’étranger, je cherche constamment un kiosque ou un marchand de journaux où je pourrais me le procurer.
En 2006, à l’instar d’une presse quotidienne en difficultés, Libération a traversé une profonde crise qui aurait pu le laisser sur le carreau. Face à la défection de plus en plus importante des lecteurs, la montée en puissance d’internet, la concurrence déloyale des gratuits et la manque de recettes publicitaires, le journal a mis en place un plan social drastique.
C’est ainsi qu’un grand nombre de journalistes comme Pierre Haski, Florence Aubenas, Antoine de Gaudemar a quitté le quotidien, sans oublier la figure emblématique qu’était Serge July. Après un passage au Nouvel Observateur, Laurent Joffrin est revenu chez Libération pour en prendre la tête et mener la rénovation du journal. Une rénovation qui s’est notamment traduite par une nouvelle maquette que j’ai trouvé plutôt réussie.
Libération se distingue aujourd’hui par son positionnement contre la politique de Nicolas Sarkozy, un positionnement qui met encore plus en lumière les insuffisances des partis de gauche.
Face à de tels bouleversements qui ont nécessité de nouveaux capitaux, des journalistes ont fait appel aux lecteurs pour qu’ils s’investissent dans la défense de l’indépendance de Libération. Cela s’est traduit par la création d’une Société des Lecteurs qui a organisé de nombreux débats sur la situation du journal mais aussi de la presse en général.
J’ai tout de suite adhéré à cette association qui a mis en place son 1er conseil d’administration l’année dernière. Le problème est que la SLL s’est plus ou moins mise en sommeil pour se réveiller avec son assemblée générale qui aura lieu aujourd’hui.
Malgré cette inactivité que j’espère temporaire, j’ai décidé de renouveler mon adhésion et j’espère que de nombreux autres lecteurs et lectrices feront de même afin que Libération conserve son identité.
Assemblée Générale de la Société des Lecteurs de Libération
Samedi 21 juin 2008 de 15h00 à 18h00
Salle des Fêtes de la mairie du 20ème arrondissement
6 place Gambetta-75020 Paris-métro Gambetta
Ordre du jour :
- présentation et approbation du rapport moral
- présentation du rapport financier et vote du quitus
- approbation des comptes 2007 et du budget prévisionnel 2008
- affectation du résultat de l’exercice 2007
- rapport d’activité du conseil d’administration
- discussion d’orientation sur l’avenir de la SLL
08:30 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Libération, presse, quotidien, journalisme, SLL, société des lecteurs
19.06.2008
Manif du 17 juin : la CFDT Ile de France s’est mobilisée
C’est sous le soleil que près de 15000 adhérents de la CFDT Ile de France ont manifesté mardi dernier afin de dénoncer le projet du gouvernement de démanteler la durée du travail et son mépris envers les partenaires sociaux.
Les Banques étaient bien sûr bien représentées avec environ 600 personnes qui ont constitué un cortège haut en couleurs, dynamique, faisant entendre sa voix du début à la fin de la manifestation. Sous la banderole de la CFDT des Banques Ile de France, les militants ont répondu nombreux à l’appel de la Confédération afin de faire face aux attaques d’un gouvernement de plus en plus réactionnaire.
Cette forte mobilisation permet à la CFDT de réaffirmer sa volonté de ne pas abandonner les 35 heures, un dossier qu’elle porte depuis des années. Elle n’oublie pas pour autant la question des retraites car le gouvernement apporte de mauvaises réponses à d’importantes interrogations. Le fait de passer outre la position commune sur la représentativité est enfin une atteinte au syndicalisme mis en avant par la CFDT, basé sur la négociation source de progrès social.
L’attitude des pouvoirs publics est une régression car ils refusent d’accorder de la place à la démocratie sociale, aux corps intermédiaires. Alors que le MEDEF et la CGT démontraient une envie d’évoluer, l’Etat aux relents jacobins a tué l’initiative dans l’œuf avec le risque de faire le jeu des plus conservateurs et ainsi « flinguer » un dialogue social qui aura encore plus de mal à s’en relever.
Cette attitude est totalement incohérente. On souhaite d’un côté des organisations syndicales fortes, représentatives pour fortifier un dialogue social mais de l’autre côté on leur coupe l’herbe sous le pied dès que des solutions négociées sont trouvées.
Il est d’ailleurs dommage que l’ensemble des organisations syndicales ne se soit pas engagé dans une démarche unitaire. On peut déplorer que certaines centrales soient plus préoccupées par leur petite personne que par les attaques du gouvernement.
Après un accord sur la modernisation du marché du travail qui jette les bases d’une sécurisation des parcours professionnels chère à la CFDT, nous avions l’impression d’entrer dans une nouvelle ère. Le revirement du gouvernement pour des motivations purement politiciennes permet aux vieux démons de la France de revenir en force. Cela risque d’affaiblir des syndicats qui cherchent un nouveau souffle.
Ce n’est pas une bonne nouvelle pour la démocratie et pour les citoyens.
J'ai trouvé une photo où l'on m'aperçoit dans le cortège de la CFDT (oui, oui, c'est bien moi à droite avec la casquette)
12:13 Publié dans CFDT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : syndicalisme, manifestation, 35 heures, retraites, représentativité, position commune, dialogue social
17.06.2008
Agenda-Manifestation le 17 juin sur le temps de travail et les retraites
MANIFESTATION INTERSYNDICALE CFDT-CGT-SOLIDAIRES-FSU
LE MARDI 17 JUIN 2008 à 14h30
De Bastille à Richelieu-Drouot
TOUS MOBILISES POUR ETRE RESPECTES !
- Pour la défense de la retraite solidaire
- Pour une règlementation du temps de travail qui protège le salarié
- Pour le respect des salariés et des partenaires sociaux !
En décidant unilatéralement de s’attaquer aux 35 heures, le gouvernement ne respecte pas la position commune du 10 avril et prend le risque de rompre le processus de réforme des relations sociales en France.
Depuis deux ans, il s’est en effet produit dans notre pays une sorte de révolution silencieuse qui, peu à peu, a permis à notre démocratie sociale d’accomplir une mutation à laquelle nous aspirons depuis des années. L’échec du CPE en 2006, les leçons qui en ont été tirées ont permis de lancer une dynamique de dialogue avec le patronat et de modernisation des relations sociales. La loi de janvier 2007 est issue de ce contexte. Elle instaure la concertation entre partenaires sociaux et pouvoirs publics et autorise un espace de négociation avant de légiférer en matière sociale. Élu président de la République, Nicolas Sarkozy s’est engagé au respect de ce texte. Engagement tenu par le gouvernement après la signature de l’accord sur la modernisation du marché du travail qui a ouvert un champ de négociations inédit à même de donner corps à la sécurisation des parcours professionnels.
Et puis, en complément de la loi de 2007, les partenaires sociaux ont trouvé, dans une position commune, les bases d’une réforme de la représentativité syndicale offrant des perspectives de développement du dialogue social. Elle donne aussi dans son article 17 la possibilité de déroger par accord majoritaire et de façon expérimentale au contingent d’heures supplémentaires. Comme pour l’accord de modernisation du marché du travail, le gouvernement devait reprendre cette proposition et la soumettre aux parlementaires.
Malgré ces engagements répétés, voilà que le gouvernement remet en cause les 35 heures pour régler un débat idéologique interne à la majorité, choisissant l’affrontement avec les deux principales organisations syndicales. Alors que la présidente du Medef elle-même demande que le gouvernement s’en tienne au texte du 10 avril. En instrumentalisant la position commune, il prend le risque de tirer un trait sur le processus en cours. Tout cela sur le dos des salariés qui risquent de payer de leur santé la déréglementation du temps de travail.
Les partenaires sociaux ont négocié. Ils sont parvenus en quelques mois à un résultat inédit dans l’histoire sociale de notre pays. Faut-il qu’aux yeux du gouvernement cela n’ait guère d’importance et que les relations sociales demeurent celles d’une époque faite de défiance réciproque que l’on pensait révolue ?
Le gouvernement doit s’en tenir à la position commune. C’est pourquoi nous appelons à une mobilisation massive le 17 juin pour le lui rappeler mais aussi pour la défense des retraites. Il n’est pas dans notre pratique de globaliser les mots d’ordre. Mais le gouvernement nous y contraint et c’est lui qui a choisi l’épreuve de force. Dans les deux cas nous devons le faire bouger
François CHEREQUE
08:30 Publié dans Syndicalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CFDT, retraites, position commune, représentativité, 35 heures, durée du travail, heures supplémentaires
16.06.2008
Un accord salarial est trouvé chez Cortal Consors, la CFDT le signe !
Le feuilleton des négociations salariales chez Cortal Consors a trouvé son dénouement vendredi dernier.
En effet, après plusieurs réunions, pas mal de tergiversations, les partenaires sociaux ont finit par trouver un accord.
Nous en étions resté au vendredi 6 juin avec un débrayage organisé par les organisations syndicales qui a vu une cinquantaine de salariés se retrouver devant les bureaux à Rueil.
Cette manifestation avait pour objectif de maintenir la pression sur la direction dont les propositions avaient été jugées peu satisfaisantes.
Même si la mobilisation était moins forte que lors de la grève du 3 juin, elle témoignait toujours d’un climat social tendue. Malgré ses opérations de communication, la direction n’était pas parvenue à bien faire accepter ses nouvelles propositions.
Changement de décor la semaine dernière avec une nouvelle réunion entre les syndicats et la DRH qui dévoile de nouvelles propositions :
Avant :
+ 1,95 % à + 2,10 % pour la 1ère tranche salariale avec une rétroactivité au 1er mars
+ 1,70 % à + 1,85 % pour la 2ème tranche salariale au 1er juin
+ 0,95 % à + 1,10 % pour la 3ème tranche salariale au 1er juin
Après :
+ 1,95 % à + 2,10 % pour la 1ère tranche salariale avec une rétroactivité au 1er janvier et une prime de 300 €
+ 1,70 % à + 1,85 % pour la 2ème tranche salariale au 1er juin et une prime de 300 €
+ 0,45 % à + 0,60 % pour la 3ème tranche salariale au 1er juin
Il est également prévu de commencer les négociations salariales 2009 en janvier (avril en 2008) avec les principes actés de discuter d’une augmentation collective et d’en savoir plus sur le budget consacré aux augmentations individuelles.
FO et la CFTC se sont montrés prêts à signer mais il fut à un moment question d’appliquer un simple relevé de conclusion au lieu d’un accord. Je suis intervenu pour exiger la rédaction d’un véritable accord collectif qui illustre la volonté de la CFDT à aboutir à un compromis, même s’il a fallu passer par un conflit.
Après avoir débattu du projet d’accord au sein de la section syndicale, j’ai annoncé lors d’une réunion extraordinaire du comité d’entreprise la signature de la CFDT.
Conformément à nos engagements pris au début des négociations, ce sont néanmoins les salariés qui ont eu la primeur de cette décision. Au cours d’une ultime assemblée générale du personnel, je leur ai expliqué les tenants et les aboutissants qui ont fondé cette décision.
Un exercice délicat mais au combien nécessaire car je représente les salariés face à la direction tout en étant également le porte-parole de la CFDT dans l’entreprise.
Je suis donc intervenu pour leur dire que même si nos revendications n’ont pas été satisfaites à 100 %, leur mobilisation historique a ébranlé la direction et ses certitudes. Pour la 1ère fois, des salariés se sont manifestés collectivement pour exprimer un malaise resté jusqu’à présent latent. En signant le projet d’accord, nous avons voulu engranger les avancées ainsi obtenues et prendre acte pour les futures négociations.
Autre facteur qui a motivé notre choix : la crainte de voir la mobilisation s’essoufler au fil du temps et à l’approche des congés d’été.
Notre choix a été au final guidé par une évaluation réaliste de la situation et dans le but de mettre en œuvre le syndicalisme de transformation sociale pratiqué par la CFDT.
En agissant ainsi, je pense que nous avons démontré que la CFDT, c’est faire
08:00 Publié dans CFDT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Cortal Consors, pouvoir d'achat, salaires, négociations, dialogue social






