« 2008-03 | Page d'accueil | 2008-05 »
30.04.2008
Retraites : la CFDT rencontre le gouvernement
La CFDT a été reçue le lundi 28 avril de 17h00 à 18h30 par Xavier Bertrand, ministre des Affaires sociales, André Santini, secrétaire d’Etat à la Fonction publique et Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’Emploi.
Cette réunion marquait la deuxième étape du cycle de concertation entre les pouvoirs publics et les partenaires sociaux dans le cadre du rendez-vous de 2008, relatif à la réforme des retraites, tel que prévu dans la loi de 2003. Tous les partenaires sociaux, syndicaux et patronaux étaient reçus le même jour.
La délégation CFDT était composée de François Chérèque, secrétaire général, Laurence Laigo et Jean-Louis Malys, secrétaires nationaux, et Alain Petitjean, secrétaire confédéral.
Lors de cette réunion, le ministre des Affaires sociales nous a présenté les propositions du gouvernement.
La CFDT porte un jugement très réservé sur les annonces gouvernementales. Notre principal point de désaccord est le déclenchement du passage à 41 ans de cotisation dès maintenant, alors que le niveau actuel de l'emploi des seniors rend cet allongement inefficace et injuste. Par ailleurs si le maintien du dispositif « carrières longues » est une bonne nouvelle, on peut relever trois absences étonnantes dans le document du gouvernement : la pénibilité, l'alimentation du fonds de réserve des retraites, qui est un élément fondamental pour la période 2020-2050, et les polypensionnés alors qu’un engagement avait été pris lors de la réforme des régimes spéciaux.
De façon plus détaillée, nous avons fait part des appréciations suivantes au ministre.
Nous sommes en désaccord avec :
- l’allongement immédiat à 41 ans de la durée de cotisation, compte tenu du faible taux d’emploi des seniors ;
- l’absence de réponse sur le niveau des pensions ;
- la suppression du délai de 6 mois avant de pouvoir cumuler emploi et retraite.
Nous avons des interrogations sur :
- la poursuite non chiffrée de l’amélioration du niveau des retraites pour les bénéficiaires du minimum contributif ;
- les services actifs dans les fonctions publiques ;
- les dispositifs de réversion et les avantages familiaux dont les éventuelles évolutions doivent faire l’objet d’une étude plus globale ;
- l’accès à l’épargne retraite collective pour tous.
Nous déplorons des « oublis » significatifs sur des points importants pour la CFDT :
- la pénibilité (mais suite à notre interpellation à ce sujet, le ministre s’est engagé à intervenir si la négociation entre partenaires sociaux ne débouchait pas d’ici un mois),
- les carrières accidentées
- les polypensionnés.
- le Fonds de réserve des retraites et son amélioration.
- le régime additionnel de la Fonction publique.
Nous prenons acte positivement de :
- la reconduction du dispositif des carrières longues, tel qu’il avait été obtenu en 2003 ;
- l’amélioration de la surcote et de sa mise en œuvre pour les bénéficiaires du dispositif des carrières longues ou du minimum contributif ;
- l’amélioration du financement des régimes par le transfert, à terme, d’une partie des cotisations Unedic ;
- un calendrier plus approprié pour les revalorisations des pensions.
En dehors des « oublis » sur lesquels il faudra bien que le gouvernement évolue, la question de l’emploi des seniors est centrale. De ce point de vue, si les perspectives de négociations nous semblent pertinentes, le fait d’allonger la durée de cotisation dès 2008 nous semble toujours inefficace et injuste. D’autres éléments doivent être mis en avant, en particulier la pénibilité et le niveau des retraites. Il nous faut donc marquer notre désapprobation
10:05 Publié dans CFDT | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : retraites, assurance vieillesse, protection sociale, dialogue social, pensions, cotisations
29.04.2008
La CFDT renoue avec la syndicalisation
Comme chaque année, la CFDT a transmis à la presse un panorama complet de la situation de ses effectifs.
A ma connaissance, aucun parti politique n’agit de la sorte alors que leurs adhérents sont nettement moins nombreux que chez les organisations syndicales.
Les chiffres de 2007 prennent une importance particulière puisque nous sommes en plein débat sur la représentativité des syndicats et la place qu’ils revendiquent au sein de notre société.
2007 a plutôt été un bon cru car le nombre des adhérents a augmenté en passant de 803 635 en 2006 à 808 720 en 2007. Une croissance certes modeste mais encourageante qui met fin à 4 exercices en baisse.
Cette augmentation se retrouve chez les actifs alors que les retraités ont baissé de 0,92 %.
Ce phénomène s’explique par la déperdition subie au moment de la mise à la retraite des adhérents qui ne voient plus l’utilité de rester dans un syndicat. C’est un axe majeur de travail pour les syndicats consistant entre autres à sensibiliser leurs adhérents sur le syndicalisme des retraités.
La mobilité géographique ou professionnelle des adhérents est d’ailleurs le 1er facteur qui explique les départs de la CFDT. Viennent ensuite des difficultés financières et des désaccords locaux ou nationaux.
Dans la lignée des années précédentes, la sociologie des adhérents se rapproche de celle du monde du travail avec 45,3 % d’adhérents femmes, un taux très proche de celui des femmes occupant un emploi. Si l’on regarde par secteur d’activité, ceux qui connaissent le plus d’adhérentes sont ceux qui sont les plus féminisés comme l’enseignement privé, l’éducation nationale, la santé, la protection sociale.
Autre statistique intéressante, 62 % des adhérents sont issus du secteur privé et 38 % du secteur public (principalement les collectivités territoriales, la défense, les finances, l’éducation et la santé). Cela fait maintenant quelques années que la syndicalisation dans le privé progresse plus vite que dans le public. Cela s’explique pour partie par les départs successifs dans le public à cause des désaccords liés à la position de la CFDT sur les retraites. La CFDT a toujours été mieux implanté dans le privé car plus en phase avec ses particularités. Le secteur public est la chasse gardée de la CGT et, à un moindre niveau, de FO.
Par conséquent, la CFDT a fait de son développement dans ce secteur l’un de ses chantiers prioritaires.
Les chiffres répartis par fédération professionnelle montrent que la plus forte progression concerne les collectivités territoriales (+ 3,05 %), viennent ensuite la santé (+ 2,67 %) et les finances (+ 2,59 %). Quant aux banques, mon secteur d’activité, la fédération réalise une croissance de 2 %.
En fonction du champ géographique, l’Auvergne est la région qui croit le plus avec une augmentation de 3,87 % puis sont classées derrière la Haute Normandie (+ 3,42 %), le Languedoc-Roussillon (+ 3,33 %) et l’Ile de France, ma région, (+2,51 %).
Les équipes ont mieux pris en compte la question du développement dans leur plan d’action grâce notamment aux efforts de sensibilisation de toutes les structures de l’organisation.
Cela a consisté à (re)mettre en place des politiques de syndicalisation structurées à l’aide de contrats de développement entre union régionale, fédération et syndicats ou en créant des groupes de travail dédiés.
Les responsables syndicaux ont remis l’accent sur la formation syndicale en tant que vecteur de développement : mise en œuvre de plans de formation, formations spécifiques autour de l’adhésion, pour améliorer le fonctionnement collectif des équipes.
Il ne faut pas perdre de vue que cette évolution positive reste fragile et qu’il faudra le consolider dans les années qui viennent. L’ensemble de la CFDT devra redoubler d’efforts afin de faire face aux prochaines mutations du monde de travail : des départs massifs à la retraite, des restructurations incessantes dans des secteurs en difficulté ou en plaine croissance. Il nous faudra agir pour attirer des jeunes et ainsi renouveler les militants, sécuriser le parcours des adhérents face aux aléas de la vie professionnelle, innover en permanence pour donner envie aux salariés de rejoindre la CFDT.
C’est l’avenir de notre syndicalisme d’adhérents et de notre indépendance qui sont en jeu.
10:36 Publié dans CFDT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : adhérent, développement syndical, syndicalisation, adhésion, représentativité
28.04.2008
Syndicalisme : la fin d’une époque ?
Article de Guy Groux paru sur le site internet de Telos
Les résultats de la négociation sur la représentativité et le financement syndical n’étaient pas garantis d'avance. Pourtant, une déclaration commune est aujourd’hui publique. Ses enjeux vont bien au-delà d’une simple recomposition du champ syndical.
D’une certaine façon, la déclaration commune – un accord qui ne dit pas son nom ? – est sans surprise. Ceux qui l’ont signée – la CGT, la CFDT, le MEDEF, la CGPME – avaient intérêt à le faire. Ceux qui pensaient qu’elle pouvait leur être hostile ne l’ont pas fait.
De la même façon, les critiques formulées lors de sa publication étaient attendues. Certains regrettent son manque d’ambition et s’interrogent sur les seuils de représentativité fixés par les signataires, la mise à l’écart des entreprises de moins de 50 salariés ou l’extension des clauses de la déclaration commune au secteur public. D’autres dénoncent les menaces qui pèseraient désormais sur le pluralisme syndical, un pluralisme qui confine pourtant à une sur-division du syndicalisme français et, comparé à d’autres pays, à un affaiblissement conséquent de la représentation des intérêts des salariés face à l’employeur.
Par-delà ces constats immédiats et les logiques d’intérêts et d’appareils qu’ils traduisent, la déclaration commune implique des enjeux qui renvoient à des traits d’importance. Parmi eux, le moindre n’est pas de donner pour assise à la légitimité des accords le vote démocratique des salariés directement concernés, ce qui élargit ainsi le périmètre de la démocratie sociale.
Mais surtout, ce qui est en cause c’est l’existence de deux cycles sociaux ou historiques. D’une part, la déclaration clôt un cycle ouvert au tournant du siècle à propos de la révision des règles de la représentativité syndicale ; de l’autre, elle marque la fin d’un autre cycle – beaucoup plus long – ouvert dès l’après-guerre et qui renvoie aux rapports de la négociation collective et de l’État.
Au tournant du siècle en effet, la CFDT puis la CGT se prononçaient en faveur d’une révision profonde de la représentativité des syndicats et de la validation des accords professionnels. La déclaration commune, en préconisant d’établir l’accord d’entreprise ou de branche sur des critères d’audience syndicale, met un terme à un cycle de près de 10 ans jalonné de débats, de polémiques et d’initiatives publiques et parmi lesquelles on notera : l’institution d’un droit d’opposition face à l’accord majoritaire ; la loi Fillon sur le dialogue social ; le vote controversé du Conseil économique et social à l’automne 2006 ; la loi de janvier 2007 créant de nouveaux rapports entre le législateur et la négociation collective ; le récent accord sur la modernisation du marché du travail.
Deux faits se dégagent aujourd’hui avec force.
Le premier est la signature de la CGT. Certes, celle-ci était prévisible. Même aux pires périodes, notamment lors des divisions liées à la réforme des retraites en 2003, l’unité entre la CGT et la CFDT sur la nécessité de redéfinir les critères de représentativité, s’est toujours maintenue. Mais sur d’autres plans, la signature de la CGT s’avère encore plus importante. En effet, depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale l’adhésion de la CGT à des accords interprofessionnels fut rare et lorsqu’elle le fut, c’était toujours dans le cadre d’un accord réunissant généralement la totalité des confédérations syndicales – les « cinq grandes ». Aujourd’hui, la CGT avalise une déclaration avec la seule CFDT et du côté patronal le MEDEF et la CGPME c’est-à-dire un texte fondé du côté syndical sur une minorité arithmétique. En fait, la CGT répond en l’occurrence à trois traits essentiels : la nécessité de remédier à un syndicalisme figé, divisé, à une « société syndicale » paralysée ; celle de répondre aux divers blocages caractérisant le dialogue social à la française ; et surtout celle de reconnaître et d’assumer le rôle décisif et indispensable que beaucoup lui reconnaissent quant à l’évolution des rapports sociaux et de la négociation collective en France. Un tournant historique ?
La question peut se poser en des termes quasiment identiques du côté du MEDEF. Ligne Parisot versus UIMM ? C’est ainsi que certains analysent et réduisent aujourd’hui les clivages au sein de l’organisation patronale. Mais l’important se situe au-delà des jeux de pouvoirs, d’influences et des rivalités personnelles. À l’automne 2006, le MEDEF s’opposait aux côtés de la CGC, de FO et de la CFTC à la modification des règles de représentativité lors d’un vote organisé au Conseil économique et social. Aujourd’hui, l’organisation patronale a le courage d’affirmer une révision en profondeur – et ceci 18 mois à peine après le vote du CES. En fait, derrière la position du MEDEF – et de la CGPME – réside un changement de stratégie contractuelle d’importance. Longtemps, la ligne du patronat s’inspirait en la matière de celle de l’UIMM. Il s’agissait de privilégier les accords de branche et d’aboutir à des résultats même lorsqu’ils découlaient d’accords fondés sur l’adhésion de syndicats minoritaires. En privilégiant un face-à-face avec la CGT et la CFDT, le patronat rompt avec ces pratiques et favorise la notion d’accords fondés sur des critères d’audience plus démocratiques et représentatifs notamment au sein de l’entreprise.
Le MEDEF ne met-il pas fin à des pratiques patronales qui avaient marqué en matière de négociations collectives la société française depuis l’après-guerre ? Et ce faisant, n’avalise-t-il aussi une autre rupture, mais une rupture historique cette fois, liée à la fin de l’extension des conventions collectives de branche,et à un interventionnisme public de type keynésien ?
En fait, la déclaration commune comme l’accord interprofessionnel sur la modernisation du marché du travail de janvier 2008 s’inscrivent dans le cadre des nouveaux rapports qui régissent désormais la loi et l’accord collectif. Le fait est bien connu, longtemps l’État eut en la matière un rôle hégémonique. La loi de janvier 2007 redéfinit les rapports entre la négociation et la production des droits ou le législateur. Elle offre aux partenaires sociaux le soin de pouvoir influencer par la concertation ou la négociation les lois relatives à la réforme du droit du travail. C’est dans ce contexte que s’inscrit le dernier accord sur la modernisation du marché du travail, mais aussi les négociations sur la formation professionnelle et la GPEC (Gestion prévisionnelle de compétences) qui doivent aboutir avant la fin 2008. En renforçant la légitimité des accords d’entreprise et de branche, la déclaration commune complète ainsi ce qui se jouait déjà dans les rapports entre l’accord interprofessionnel et la production de nouveaux droits. Elle peaufine une architecture contractuelle qui prend en compte les liens entre la nécessaire réglementation publique et l’autonomie des acteurs ; entre les divers niveaux de la négociation ; entre la légitimité du droit et celle de la négociation collective.
Dès lors, faut-il être à son égard résolument critique et dénoncer un manque d’ambition, réel sur certains points ? Par exemple, pourquoi ne pas avoir fondé l’accord professionnel sur la notion d’accord majoritaire reposant sur la signature de syndicats recueillant au moins 50% des voix lors des élections professionnelles ? Certes, cela avait été envisagé durant un temps. Mais dans les faits, tout s’est passé comme si les signataires de la déclaration commune avaient choisi la sagesse plus que le rêve, parfois source de frustrations lorsqu’il est confronté au réel. À une réforme trop ambitieuse mais impossible à mettre en œuvre, ils ont préféré une réforme plus limitée mais faisable à court terme. Et alors ?
Guy Groux
Directeur de recherche au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof)
13:13 Publié dans Syndicalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : syndicats, dialogue social, représentativité, élections professionnelles, démocratie sociale, syndicalisation
26.04.2008
Interview de Nicolas Sarkozy : "un exercice de justification peu convaincant"
Dépêche AFP suite à l’interview du président de la République sur les chaînes télévisées
Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a estimé jeudi que Nicolas Sarkozy s'était "livré à un exercice de justification peu convaincant, avec des approximations sur des sujets importants" lors de son interview télévisée.
Le président de la République "a reconnu avoir fait des erreurs mais en fait, il ne change rien, en particulier sur le pouvoir d'achat", a déclaré M. Chérèque à l'AFP.
Sur les retraites, selon le leader syndical, Nicolas Sarkozy "ne connaît pas la loi" car il "a oublié un élément important : dans la loi il est marqué que le gouvernement pouvait ajuster le passage à 41 ans s'il n'y avait pas une évolution du taux d'activité des personnes de plus de 50 ans".
"Sur les sans papiers, par deux fois il a confondu devenir Français et avoir l'autorisation de venir travailler en France, alors que les sans-papiers demandent tout simplement l'autorisation de venir travailler légalement", a relevé M. Chérèque.
Le dirigeant cédétiste a aussi reproché au chef de l'Etat d'avoir "eu une phrase terrible vis à vis de la jeunesse : « si on n'est pas inquiet quand on est jeune, alors on n'est pas jeune »".
Enfin, concernant les chômeurs, la CFDT souhaite "que l'offre valable d'emploi soit définie entre le chômeur et le service public de l'emploi" et non "par la loi" comme le veut M. Sarkozy.
11:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CFDT, Chérèque, Sarkozy, retraites, dialogue social, immigration, pouvoir d'achat
25.04.2008
La CFDT et mai 68
Livres, DVD, documentaires à la télévision, affiches, débats : difficile d’échapper au 40ème anniversaire des évènements de mai 68. Pour ma part, je conseille vivement la lecture de l’ouvrage en 2 tomes de Patrick Rotman et Hervé Hamon, Génération.
Il semble d’ailleurs qu’un certain candidat aux élections présidentielles de 2007 ait eu envie de fêter en avance l’anniversaire. En effet, Nicolas Sarkozy a mis mai 68 sur le devant de sa campagne électorale en le rendant responsable de toutes les dérives de notre société. Il a conclut sa diatribe en promettant de liquider l’héritage de mai 68 et ainsi résoudre comme par enchantement tous les problèmes. Voilà encore une des nombreuses promesses, comme l’amélioration du pouvoir d’achat, que le président aura du mal à tenir étant donné la régression que serait la remise en cause des apports de mai 68.
Si on applique cette résolution au droit syndical, ce serait la fin pure et simple de la section syndicale qui fut créé suite aux accords de Grenelle. Un comble à un moment où l’on cherche au contraire à renforcer le poids et la représentativité des syndicats.
En ce qui me concerne, étant trop jeune (j’avais 1 an et demi en mai 68), je n’ai pas connu cette période mais cela ne m’empêche pas de m’y intéresser à plusieurs titres. Mai 68 s’inscrit dans une période très riche en matière de politique intérieure, de politique internationale, d’économie, de société. Si l’on regarde les années 60 et 70 dont mai 68 a été l’apogée, on constate les importantes accélérations qui ont fait entrer la France et le reste du monde dans la modernité. On peut citer en vrac la décolonisation, la féminisation du marché du travail, l’industrialisation et l’essor du secteur tertiaire, l’avènement de la société de consommation, le déclin des vieux partis de gauche (parti communiste, SFIO, parti radical), l’espoir éphémère d’un renouveau à gauche avec Mendes-France et le PSU, l’émergence dans la douleur des pays du tiers monde etc.
En tant que militant politique et syndicaliste, tous ces bouleversements font que je m’intéresse énormément à cette période. Le fait aussi que la gauche et l’écologie ne parviennent pas à rénover sa pensée me donne envie de me plonger dans le bouillonnement politique et social des années 60/70. Etudier le passé peut donner des pistes pour l’avenir.
C’est pourquoi j’ai assisté au colloque organisé mardi dernier par la CFDT sur mai 68. L’objectif de cette manifestation était de brosser un portrait le plus complet possible des évènements. Elle a notamment insisté sur la grève massive de près de 7 millions de salariés que l’on a tendance à oublier au profit des barricades et des affrontements entre les jeunes et la police.
Elle a divisé ce colloque en 3 tables rondes en invitant des personnalités dont le profil permettait d’avoir une vision d’ensemble de mai 68.
La 1ère table ronde réunissait des acteurs connus ou inconnus qui ont vécu les évènements à différents niveaux. C’est ainsi que Marie-Colette Patin, bobineuse et délégué CFDT dans une usine du textile, nous a raconté avec enthousiasme et émotion comment elle avait vécu le mouvement de grève dans son entreprise. Les difficiles conditions de travail de l’époque et la chape de plomb instaurée par une hiérarchie pesante. Elle a surtout insisté sur l’effet libérateur qu’a eu le mouvement sur les ouvriers, sur le fait que mai 68 a permis de libérer la parole surtout chez les femmes. De son côté, Edmond Maire, ancien secrétaire général de la CFDT, a rappelé que mai 68 a 2 visages et qu’il s’agit aussi d’un mouvement social massif aussi important et plus dur qu’en 1936. Alain Geismar, ancien secrétaire général du Snesup, a plutôt évoqué l’état de l’université dans les années 60. Dernier intervenant de la table ronde, Edouard Balladur, ancien 1er ministre de 1993 à 1995, était le conseiller social de Georges Pompidou lors des négociations de Grenelle. Il a donné sa propre vision du mouvement en étant du côté du gouvernement et malgré un point de vue logiquement plus nuancé, il est hors de question de liquider l’héritage de mai 68.
Les intervenants ont tous mis en avant l’effet libérateur du mouvement social sur les salariés qui ont pu s’exprimer librement au cours du conflit.
La 2ème table ronde était consacré aux anciens pays de l’est dont certains ont connu à peu près au même moment une période de libéralisation. Jacques Rupnik, historien spécialiste de l'Europe centrale, est intervenu plus particulièrement sur le printemps de Prague, une expérience de « socialisme à visage humain » qui s’est terminée dans le sang. Quant à Bronislaw Geremeck, député polonais au Parlement européen, il a parlé de la révolte des étudiants de Varsovie, une révolte qui n’a pas pu faire la jonction avec le monde ouvrier contrairement à mai 68. Il a profité de l’occasion pour remercier chaleureusement la CFDT pour son soutien à la lutte en faveur de la démocratie en Pologne, particulièrement lors de la grève des chantiers de Gdansk et la création de Solidarnosc.
La 3ème table ronde avait comme difficile mission de débattre de l’héritage de mai 68 pour la CFDT et de dégager ce qui reste aujourd’hui du plus grand mouvement social de notre histoire. François Dubet, sociologue des mouvements sociaux, a livré une comparaison pessimiste entre notre société matérialiste d’aujourd’hui et un mai 68 utopique en insistant sur la faillite de l’éducation. Frank Georgi, historien du syndicalisme, a fait un rapide panorama de l’évolution de la CFDT depuis 1968. Il distingue 2 grandes périodes :
- 1968-1974 correspondant à la mise en avant de l’autogestion avec, comme point d’orgue, le conflit à LIP comme point d’orgue,
- après 1974 correspondant à la phase de resyndicalisation et de recentrage
Françoise Picq, historienne du féminisme, a mis en avant l’apport essentiel de mai 68 en matière de droits pour les femmes mais aussi a déploré le fait que le combat en faveur de l’égalité hommes-femmes connaît quelques ralentissements. François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a fait le lien entre l’actualité syndicale et l’influence de mai 68, en particulier sur l’importance accordée par la CFDT au contrat, à la démocratie sociale.
Même si la CGT est restée la 1ère organisation syndicale suite à la grève, mai 68 a permis l’émergence de la CFDT qui n’avait que 4 ans d’existence suite à un long conflit avec la CFTC. Déjà à l’époque, la CFDT pratiquait un syndicalisme différent, à base d’expertises et de travail sur le terrain. Elle était beaucoup plus en phase avec le mouvement étudiant alors que la CGT, fidèle au parti communiste, était beaucoup plus méfiante.
Cette différence s’est aussi retrouvée dans les revendications portées par les centrales syndicales lors des négociations de Grenelle. Alors que la CGT était plus classique avec des exigences salariales, la CFDT mettait en avant le droit syndical dans les entreprises afin de mieux organiser les salariés, de promouvoir leur droit d’expression et ainsi obtenir un contre-pouvoir plus efficace. Il est d’ailleurs intéressant de faire le parallèle avec les actuelles discussions sur la représentativité des syndicats destinés comme en 68 à améliorer le dialogue social.
Pour consulter la page spéciale mai 68 du site internet de la CFDT, cliquer ici
07:59 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mai 68, CFDT, syndicalisme, grève, histoire, université, années 60
24.04.2008
Représentativité : vers une nouvelle dynamique sociale
Le Bureau national, l'organe politique de la CFDT, a décidé de signer la « position commune du 9 avril sur la représentativité, le développement du dialogue social et le financement du syndicalisme ».
Ci-joint sa déclaration expliquant cette position :
Améliorer les garanties dont bénéficient les salariés, construire avec eux les solutions à leurs problèmes quotidiens, c’est le rôle essentiel du syndicalisme.
Depuis 15 ans, la CFDT a engagé le débat et fait des propositions sur la rénovation des relations professionnelles, consciente que le syndicalisme français répondait mal à ce qu’en attendaient les salariés.
La « position commune » issue de la négociation définit des principes clairs qui permettent d’engager cette rénovation.
- Le vote des salariés pour leurs représentants dans l’entreprise doit être à la base de la légitimité des organisations syndicales. Ce vote doit déterminer quelles sont les organisations syndicales représentatives dans l’entreprise, dans la branche et au niveau interprofessionnel. Il permet la désignation du délégué syndical chargé de négocier au nom des salariés.
- Les accords collectifs doivent être validés par des organisations syndicales représentant ensemble une majorité de salariés.
- Le financement du syndicalisme doit reposer principalement sur les cotisations des adhérents, condition d’autonomie incontournable. Les comptes doivent être transparents et publiés.
Ces nouvelles règles dans lesquelles le rapport des salariés aux organisations syndicales est central permettront d’entrer dans une nouvelle dynamique sociale en remplaçant un dispositif largement dépassé et contribuant à un affaiblissement du syndicalisme préjudiciable aux salariés.
Les modalités de négociation collective dans les entreprises dépourvues de représentants syndicaux visent à développer très largement le nombre de salariés pouvant bénéficier de la négociation et de ses résultats.
Les changements de règles définissant représentativité, modalités d’élection dans les entreprises, validité des accords, financement du syndicalisme… vont modifier les pratiques et les comportements. Plus légitimes, les organisations syndicales devront donner plus de poids aux accords collectifs qu’elles concluront au nom des intérêts individuels et collectifs des salariés. La CFDT est convaincue que ces nouvelles règles favoriseront la coopération entre toutes les composantes du syndicalisme, ce qui permettra de mieux répondre aux attentes des salariés. La responsabilité des employeurs et des organisations patronales est aussi déterminante pour que cette place de la négociation collective soit assurée et qu’elle parvienne à concerner tous les salariés.
Après la conclusion positive de la négociation sur la modernisation du marché du travail, les règles de représentativité et de validation des accords proposées dans la « position commune » permettront de donner toute la légitimité à la démocratie sociale dont la place est reconnue par la loi de modernisation du dialogue social de janvier 2007. La négociation collective aux différents niveaux est un outil vital pour répondre aux défis d’une société en profonde mutation.
10:11 Publié dans CFDT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : syndicalisme, représentativité, négociation, dialogue social, accord, adhérents
22.04.2008
Agenda-Colloque de La CFDT sur mai 68 le mardi 22 avril
"1968 Tout un peuple en marche, 2008 L’émancipation en héritage"
C'est sous ce titre que la CFDT organise un colloque le 22 avril 2008 afin de commémorer les 40 ans de mai 68.
A travers cette manifestation, la CFDT a tenu à revenir sur l’héritage de Mai 68 : création des sections syndicales d’entreprise, droit d’expression des salariés, autogestion, émancipation des femmes, dissidences à l’Est etc.
Rendez-vous le mardi 22 avril 2008 de 17h à 20h (réservation obligatoire)
Opéra-Bastille – Salle de l’Amphithéâtre
A cette occasion, des acteurs et des militants qui ont connu mai 68, livreront leur propre témoignage, des chercheurs analyseront la portée de ces évènements et ce qu'il en ressort aujourd'hui
Les intervenants sont les suivants :
- Edmond MAIRE (ancien secrétaire général de la CFDT),
- Edouard BALLADUR (conseiller de Georges Pompidou, Premier ministre, lors des négociations de Grenelle),
- Alain GEISMAR (secrétaire général du SNESup en 68),
- Marie-Colette PATIN (bobineuse et déléguée CFDT à la Lainière de Roubaix en 68)
- François CHEREQUE (secrétaire général de la CFDT),
- Françoise PICQ (historienne du féminisme),
- François DUBET (sociologue des mouvements sociaux),
- Frank GEORGI (historien du mouvement syndical)
- Bronislaw GEREMEK (député au Parlement européen),
- Jacques RUPNIK (Historien spécialiste de l'Europe centrale)
Les débats animés par Jacques JULLIARD et Hervé HAMON
Vous pourrez également suivre ces débats sur le site internet de la chaîne parlementaire Public Senat en cliquant sur le lien
08:10 Publié dans CFDT | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : histoire, mai 68, syndicalisme, démocratie, émancipation, féminisme, colloque
20.04.2008
Quelles solidarités européennes face aux défis de la mondialisation ? : l'avis du CES
L’Europe doit refaire rêver, clame un avis du Conseil économique et social, présenté et voté les 8 et 9 avril 2008.
Pour remobiliser ses citoyens, l’Europe se doit de reformuler son projet au regard des évolutions du développement économique, des mutations démographiques et des exigences écologiques.
Le contexte de la mondialisation, dans lequel tous les continents sont acteurs à part entière, est un déterminant majeur à prendre en compte. Dans ce monde multipolaire à la complexité croissante, il faut une gouvernance adaptée reposant sur des entités régionales de poids suffisant pour influer sur des régulations économiques et géopolitiques étroitement dépendantes.
Les pays d’Europe ont su dégager de leur histoire des facteurs d’intérêts communs en matière économique et sociale pour dépasser les affrontements nationaux au service de la paix et de la liberté. Il s’agit désormais d’en faire émerger de nouveaux, portés par les citoyens européens et adaptés aux évolutions du monde.
La CFDT partage les analyses de cet avis en insistant sur trois points :
Les préférences collectives :
Celles-ci s’affirment en Europe autour de normes sanitaires, sociales et environnementales, constitutives d’un intérêt commun. Elles ne sauraient être remises en cause par le seul objectif de la libre circulation des biens et services. L'Europe contribuera ainsi au renouvellement des termes du dialogue qu’il soit multilatéral au sein de l’OMC, bilatéral ou régional dans le cadre d’accords commerciaux ou de partenariat qui se développent devant l’incertitude des résultats du cycle de l’OMC. Pour une approche solidaire, l’Europe doit continuer à privilégier les politiques d’incitation et les mesures positives plutôt que des positions unilatérales et imposées.
Les solidarités internes entres pays et régions :
Les fonds structurels ont fortement contribué à développer la cohésion économique et sociale entre pays ou régions au développement inégal. Ils doivent continuer à être utilisés afin de réduire les disparités avec les nouveaux membres tout en assurant la montée en puissance de l’instrument innovant que constitue le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation destiné aux politiques d’emplois des régions affectées par des délocalisations. L’augmentation des dotations budgétaires de ces fonds sera une démonstration concrète de la solidarité européenne.
Le développement durable et une croissance respectueuse de l’environnement :
Pour lutter contre le changement climatique, l'UE a créé un marché intérieur d'échange de quotas d'émissions de CO2 entre les entreprises. De nouvelles dispositions complémentaires sont indispensables, coordination entre les états membres, mécanismes d'ajustement aux frontières européennes, afin d'éviter des distorsions de concurrence et pour maintenir l'industrie lourde et les emplois en Europe.
Enfin, la CFDT regrette qu’un avis sur la solidarité européenne ne rappelle pas la nécessité de poursuivre et renforcer les programmes européens d’aide envers les pays en voie de développement. Pour atteindre les Objectifs de développement du millénaire, l'Union européenne a renforcé ses engagements en 2005 afin de faire plus, plus vite et mieux, notamment en assurant la coordination, la complémentarité et la cohérence des politiques mises en œuvre. Au delà de ces dispositifs, l'Union européenne doit également mettre en œuvre une politique d'immigration commune conciliant, dans le respect des droits fondamentaux, ses intérêts économiques et démographiques avec les impératifs de développement des pays d'origine.
Malgré cette dernière remarque la CFDT a voté cet avis.
12:14 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Conseil Economique et Social, CFDT, développement durable, solidarité, environnement
18.04.2008
L’alimentation, enjeu majeur du développement durable
Editorial de Marcel Grignard, secrétaire national de la CFDT – Syndicalisme hebdo du 17 avril 2008
Pour les pays pauvres, la hausse des prix du blé, du riz et du maïs rend ces denrées inaccessibles à des millions de familles dont l’alimentation représente plus de la moitié de leur budget. Cette situation insoutenable est au cœur du développement durable qui signifie, pour nous, un mode de développement répondant, sur toute la planète, aux besoins fondamentaux de l’ensemble de ses habitants.
Les raisons de la flambée des prix des denrées agricoles sont multiples : mauvaises récoltes, accroissement de la demande, pratiques spéculatives, utilisation abusive des céréales, production d’agrocarburants… En toile de fond de ces phénomènes, une croissance démographique des pays en voie de développement qui reste toujours importante.
Toutes les matières premières de base se négocient sur des marchés boursiers classiques et il n’existe aucun mode de régulation. Face à cette situation, la CFDT plaide depuis longtemps pour des régulations de la mondialisation. Elle demande que l’ONU, la Banque mondiale et le FMI jouent ensemble un rôle central dans la coordination de la gestion des stocks de céréales. Ces organisations doivent agir pour revaloriser le rôle de l’agriculture dévolue à l’alimentation locale au détriment des cultures destinées à l’exportation. Mais l’urgence impose aux pays développés de débloquer dès aujourd’hui les aides qui permettent d’éviter des catastrophes alimentaires.
Il faut surtout à terme bouleverser le modèle agricole des pays en voie de développement et privilégier l’autosuffisance alimentaire. Trop longtemps, les institutions internationales ont favorisé les activités économiques s’insérant dans le marché mondial. Le cas du coton, avec ses conséquences dévastatrices pour l’alimentation locale, est emblématique de cette tentative d’insertion des pays pauvres sur un marché mondial.
De son côté, l’Europe doit réformer sa PAC et utiliser ses nombreuses compétences agricoles pour appuyer une révolution verte respectueuse de l’environnement que l’on attend depuis si longtemps. Elle doit, comme pour le réchauffement climatique, être à l’initiative.
Pour le monde entier, c’est un gage de paix et de justice sociale. C’est aussi une approche efficace du développement durable que de vouloir concilier les impératifs sociaux et une agriculture qui respecte son environnement.
Face à l’urgence, le syndicalisme doit réagir. Nous demandons, avec la Confédération européenne des syndicats et la Confédération syndicale internationale, un autre type de croissance mondiale qui tienne compte des besoins alimentaires de base des populations les plus démunies. Cette exigence, nous l’adressons aussi aux responsables politiques de notre pays alors que va être débattue la loi qui fait suite au Grenelle de l’environnement et que, dans quelques mois, la France présidera l’Union européenne.
08:25 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, alimentation, matières premières, développement durable, CSI, CES, CFDT
16.04.2008
Agenda-Manifestation le 16 avril sur le salaires et le pouvoir d'achat
Les Unions régionales syndicales d’Ile-de-France se sont réunies trois fois depuis le 8 février pour discuter des suites à donner à la déclaration commune régionale du 24 janvier 2008 sur le pouvoir d'achat.
L’ensemble des organisations syndicales était présent à la dernière rencontre intersyndicale du 20 mars 2008, saufla CGC. La délégation CFDT a insisté sur le principe d’une initiative interprofessionnelle qui tiennecompte des négociations en cours dans les entreprises et qui ne vienne pas entraver les discussions qui se déroulent dans les secteurs professionnels. Le 28 mars, un consensus a donc été trouvé sur le contenu d’un tract commun rappelant les difficultés des franciliens concernant les domaines de la santé, du logement, de l’éducation, des retraites, des traitements et des salaires.
L’intersyndicale a ensuite décidé d’un rassemblement de militants et d’adhérents qui aura lieu le mercredi 16 avril 2008 à 14h00 devant la Préfecture de Région pour interpeller l’Etat sur ses responsabilités. Le rassemblement se déplacera ensuite jusqu’au siège du Medef national, afin d’exiger auprès du patronat des négociations de salaires et une meilleure prise en compte de la situation des salariés à temps partiel subi.
Le Bureau national de FO vient de décider d’appeler ses syndicats à manifester non plus seulement sur le pouvoir d’achat mais aussi sur les retraites.
Après consultation, la CFDT, la CGT, la CFTC, l’UNSA, la FSU et SUD confirment l’appel commun du 28 mars centré uniquement sur le pouvoir d’achat et ne s’associent pas à l’appel de FO.
Une conférence de presse intersyndicale régionale a eu lieu le 3 avril 2008.
09:00 Publié dans Syndicalisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : pouvoird'achat, salaires, manifestation, intersyndicale, Ile de France





