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29.02.2008

Politiques industrielles, posons les bonnes questions

018cd1318625adeaf384aeb426c5f0f3.jpgEditorial de Marcel Grignard secrétaire national de la CFDT–Syndicalisme hebdo du 28 février 2008

Kleber, Miko, ArcelorMittal, Majorette… les annonces de restructurations ou de fermetures de sites se succèdent et relancent le débat sur la désindustrialisation. Avec d’autant plus d’intensité que des responsables politiques s’en saisissent. Avec d’autant plus de raisons que l’accroissement du déficit de la balance commerciale confirme que notre pays connaît un réel problème de compétitivité, donc de richesses produites et distribuées.
Le besoin de politiques économiques et industrielles, au niveau tant français qu’européen, est pour nous une évidence réaffirmée. Mais encore faut-il au préalable disposer d’une vision claire du diagnostic et de la direction à prendre.
Le développement des pays émergents va se poursuivre, et c’est tant mieux. Leur poids dans le monde sera de plus en plus déterminant, qu’il s’agisse de la Chine, de l’Inde, du Brésil… Dans ce contexte, les entreprises multinationales implantent une partie de leurs activités sur ces nouveaux marchés. Qui peut imaginer un monde où les pays développés continueraient indéfiniment à produire pour le reste du monde au prix d’un accroissement des transports coûteux en énergie et en émissions de CO2 ?
La stratégie des groupes industriels dont nous parlons intègre plus ou moins bien, et souvent plutôt bien, ce contexte international avec toutes ses incertitudes et le relatif aléatoire des prévisions. Mais quand tombent les décisions, le constat est fait régulièrement de l’absence d’anticipation sociale, synonyme de drame pour des milliers de salariés. Comment répondre à ces défis tout en prenant en compte les enjeux du développement durable ?
Parlons d’abord de l’Europe. Elle a mis en place un marché du CO2 pour en réduire les émissions, laissant chaque État gérer les quotas avec les entreprises. Résultat : un groupe comme ArcelorMittal négocie avec chaque gouvernement et met les salariés en concurrence. Un des enjeux de la politique européenne doit être au contraire d’organiser la coopération entre les États et d’encadrer la libre concurrence.
Comment, ensuite, mieux gérer les transitions pour les salariés concernés ? C’est un des objectifs de l’accord de modernisation du marché du travail visant à ce que la fluidité de ce marché soit encadrée par des droits collectifs pour l’ensemble du salariat afin de parvenir à sécuriser les parcours professionnels.
Enfin, en plein débat sur la représentativité, si la CFDT revendique une rénovation des IRP, c’est bien parce que nous constatons que leur fonctionnement actuel ne permet pas d’anticiper et d’agir. Dans un monde en plein bouleversement, nous devons nous tourner vers l’avenir, inventer les solutions quand nous considérons que celles qui sont à l’œuvre ne produisent pas ce que l’on en attend.

28.02.2008

Gros plan sur le tramway des gares

3b13d99642722f699a2494e0ef63b1cb.jpgDepuis 2006, le tramway T3, tramway des Maréchaux, fait la démonstration que la volonté politique peut révolutionner l’organisation des déplacements dans la ville. Plus de 25 millions d’usagers ont ainsi pu vérifier la rapidité, l’efficacité, la qualité, le confort, l’accessibilité, et pour tout dire la modernité du T3.
Les Verts souhaitent que la prochaine mandature soit l’occasion de franchir une étape supplémentaire dans le développement de ce mode transport avec la réalisation du tramway des gares.
L’objectif est de remplacer les 23 lignes de bus actuelles pour créer un circuit reliant entre elles les six gares parisiennes. Ce projet a fait l’objet dés 2005, d’une étude de faisabilité de la RATP. Celle-ci démontre que la création de cette nouvelle ligne permettrait de transporter quotidiennement près de 250 000 voyageurs, soit environ 71 millions de voyageurs chaque année.
A l’image du tram des Maréchaux, le tracé du futur tramway des gares serait également l’occasion de requalifier et de revaloriser les boulevards qu’il empruntera. Non polluant, non bruyant, la réalisation d’un tramway permet en effet de rénover les quartiers qu’il traverse et dynamise l’économie locale. Pour le tram des Gares, trois parcours ont été étudiés par la RATP qui a chiffré le coût du projet, en fonction de l’hypothèse retenue, de 500 à 550 millions d’euros.
Le tramway des gares aura les mêmes caractéristiques que celui des Maréchaux, avec une amplitude horaire équivalente, de 5h30 à 0h30. L’intervalle entre deux rames sera également la même, de 4mn aux heures de pointe et de 8 à 10 minutes en heure creuses avec une vitesse commerciale de 18 km/h.
La création du tramway des gares, toujours selon la RATP, permettra un report des utilisateurs de véhicule particulier vers les transports en commun de l’ordre de 4%.
Aujourd’hui,le tramway est le symbole de la révolution de la mobilité durable. La réalisation du tram des gares, ajoutée à la prolongation jusqu’a porte d’Asnières du tram de Maréchaux et au projet du métrophérique seront les investissements phares et indispensables de la politique des déplacements de la prochaine mandature.
Le transport collectif réduit la pollution de l’air, les gaz à effet de serre, la consommation de pétrole, donne le droit à la mobilité à ceux qui ne peuvent posséder une voiture, et irrigue les quartiers déshérités de notre agglomération. C’est notre priorité.

27.02.2008

Jours sombres du droit pénal

eae111f8ffbfd82027fae6e3fa0942a6.jpgCommuniqué des Verts du 25 février 2008

En dépit de l’article 62 de la Constitution, le président Sarkozy, théoriquement garant des institutions, s’installe en déviant constitutionnel en tentant de s’exonérer des décisions du Conseil Constitutionnel qui s’imposent aux pouvoirs publics. Un cas unique sous la Ve République.
Les Français avaient entendu son appel pour une politique de civilisation : Avec la rétention de sûreté, monstre juridique installant une perpétuité indépendante de l’infraction commise, nous assistons avec stupeur à l’effondrement des grands principes du droit pénal.
Au nom d’un principe de précaution galvaudé et d’une société du risque zéro fantasmée, il est instauré une justice de sûreté condamnant la probabilité d’une crime.
Dans une dictature de l’émotion sans cesse renouvelée pour des besoins électoraux, on instrumentalise le corps judiciaire et médical.Peu de temps après les « conclusions d’Outreau », on entretient toujours la confusion entre malade et délinquant, psychiatrie et criminologie, diagnostic et pronostic, et l’on use du difficile concept de dangerosité criminologique comme d’une mesure de précision ouvrant la voie, dans un déterminisme sans scrupule, à une relégation perpétuelle.
Les Verts ne souhaitent pas que la France entre à nouveau dans cette illusion sécuritaire qui consiste à imaginer « tuer le crime dans l’oeuf » et conduit à l’exclusion et aux pires justifications de mesures de contrôle social.
Les Verts se veulent garants d’une justice de liberté qui condamne effectivement pour des faits.
Les Verts souhaitent que ce texte contre-productif qui s’écarte des valeurs humanistes et doit s’appliquer dans 15 ans, trouve d’ici là sur son chemin des hommes courageux et responsables qui effaceront cette ombre.

26.02.2008

L'avenue de Clichy doit sortir du rouge en terme de décibels et de pollution de l'air !

776f51e7fdc4bc3eb1e7892969d45a54.jpgDenis Baupin, tête de liste des Verts Paris pour les municipales, Xavier Knowles, tête de liste pour les Verts 17ème et Sylvain Garel, tête de liste pour les Verts 18ème, ont rencontré le 25 février l'association Déclic 17/18 pour débattre de la requalification de l'avenue de Clichy.
Cet axe très emprunté concentre tous les maux rencontrés dans une grande métropole : une circulation très dense à tout heure de la journée, un niveau trop élevé de bruit qui pèse sur la tranquillité des riverains, un casse-tête pour les commerces et leurs livraisons etc ...

Voici le communiqué de presse qui liste un certain nombre de propositions des Verts en matière d'aménagement

L'avenue de Clichy doit sortir du rouge en terme de décibels et de pollution de l'air !

Denis Baupin tête de liste des Verts Paris accompagné de Xavier Knowles, tête de liste des Verts dans le 17e arrondissement et Sylvain Garel tête de liste des Verts dans le 18eme arrondissement ont rencontré l'association Déclic17/18 ce lundi 25 février pour débattre des propositions des Verts tant en terme de renforcement des déplacements collectifs pour le secteur que d'amélioration du cadre de vie et de démocratie participative mais aussi sur le projet concret de requalification de l'avenue de Clichy.

L'avenue de Clichy doit sortir du rouge en terme de décibels et de pollution de l'air !

Il parait indispensable sur cet axe de s'attaquer prioritairement à la baisse des pollutions sonores et atmosphériques pour préserver la santé des riverains et améliorer le cadre de vie des habitants.
La requalification de l'avenue de Clichy doit favoriser les déplacements en transport et les circulations douces pour améliorer la desserte de ce secteur notamment avec l'arrivée de nouveaux habitants sur l'éco-zac des Batignolles.
Compte tenu du gabarit peu large de cette avenue, de son caractère très passant et très animé avec une activité commerciale et une présence résidentielle importante, du caractère très arboré de l'avenue à protéger et à renforcer, le levier principal pour rééquilibrer l'espace public au profit des transports collectifs et des circulations douces passe par la mise en sens unique de l'avenue de Clichy et de l'avenue de Saint Ouen avec la création d'un couloir de bus à contre sens ouvert aux vélos.

Nos principales propositions :
- la mise en sens unique de l'avenue de Clichy et de l'avenue de Saint Ouen avec la création d'un couloir de bus à contre sens ouvert aux vélos.
Cela permettra de décharger la porte de Clichy et la place de Clichy qui devront faire l'objet d'un réaménagement notamment pour améliorer les circulations douces, et particulièrement les déplacements piétons en concertation avec la ville de Clichy.
- la mise à plat du règlement municipal des étalages et des terrasses et du dispositif de contrôle sera par ailleurs indispensable pour rechercher des conditions plus opérationnelles afin de reconquérir les trottoirs pour le confort et la sécurité des piétons
- la création d'emplacements en nombre suffisant de stationnement pour les vélos et 2RM et un contrôle plus stricte de la préfecture de police pour libérer les trottoirs du stationnement sauvage
- Une nouvelle organisation des livraisons pourra s'appuyer sur la création d'un espace logistique urbain dans le futur parking résidentiel Cardinet.
Sur cet axe étroit il est indispensable de mettre les efforts sur le développement de petits véhicules de livraisons moins polluants (électriques ; GNV ; hybride) adapté aux trottoirs étroits et avec une densité de population importante.
- La préservation des plantations et un renforcement de la végétalisation
- Un aménagement de qualité des espaces publics pour améliorer le cadre de vie des résidents, l'attractivité économique et donc la diversification commerciale.
La requalification de l'espace public va de pair avec une attractivité économique et sera un des facteurs de diversification possible du commerce de proximité.
- La mise en place d'un comité de suivi pour assurer une gestion urbain de proximité et le suivi du chantier
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25.02.2008

Gros plan sur le jardin de Sainte Périne

d9a8432cb60fa33357f62e9b401c8b5e.jpgLe jardin de Sainte Périne dans le 16ème arrondissement est un des plus vieux espaces verts parisiens. Il faisait autrefois partie de la résidence de campagne des moines de Sainte-Geneviève, qui occupaient ces terres depuis 1109. Après la Révolution, le domaine, considérablement réduit, échut dans les mains des filles de la comtesse d’Aubusson, qui le cédèrent à l’Assistance Publique en 1858. Aujourd’hui, c’est un très beau jardin à l’anglaise, légèrement en cuvette, doté d’un théâtre de verdure et d’un belvédère. Il est planté d’arbres aux essences variées : platanes, érables, frênes, tilleuls, marronniers, auxquels s’ajoutent un sophora, un mûrier à papier, un cerisier de Sainte-Lucie, un nerprun… Les pelouses y sont libres d’accès et accueillent de nombreuses collections de plantes : iris, dahlias, cléomes, azalées, rhododendrons nains etc…
La totalité des espaces verts protégés sur le site ont une superficie de 50 000m² mais la partie jardin public n’a qu’une superficie de 30 000 m². L’AP-HP projetait d’empiéter sur 4000 m² d’espace vert protégé pour réaliser une opération de 210 logements destinés à son personnel.
En juin 2006, au moment de l’adoption du Plan local d’urbanisme, les Verts se sont opposés au projet de déclassement de cet espace protégé.

Il y aurait dit-on incohérence à demander davantage de logements, et notamment de logements sociaux, et à préserver des espaces verts. Quelle est l’incohérence ?
1) Concernant la programmation d’opération de logements sur les espaces verts, "Les Verts" sont cohérents avec leurs positions antérieures Compte tenu du manque d’espace vert à Paris, il est inconcevable de sacrifier 4000 m² d’espace vert protégé. A Paris, le déficit d’espaces verts est criant. L’UNESCO préconise 10 mètres carrés d’espaces verts par habitant dans les territoires urbanisés. Nous n’en sommes à Paris en moyenne en incluant les bois, en incluant les arbres d’alignement le long des rues, qu’à 2,5 mètres carrés par habitant.
Qui plus est, Paris est une des villes les plus denses du monde. La préservation de ses espaces verts y est fondamentale pour la qualité de vie des Parisiens. Les jardins et les espaces verts protégés doivent être sanctuarisés.
De ce fait, Les Verts se sont mobilisés avec les riverains sous la précédente mandature pour préserver l’intégralité du jardin Villemin, seul jardin du 10e arrondissement, où l’A.P.-H.P. prévoyait des barres d’immeubles de luxe et un bâtiment pour son personnel.
Le personnel finalement, après le succès de cette bataille, a obtenu les parcelles et y compris l’une qui est sur le canal Saint-Martin pour pouvoir réaliser les logements que lui avait promis la direction de l’A.P.
Sous cette mandature, Les Verts se sont mobilisés avec les riverains contre un autre projet de construction sur un jardin de l’O.P.A.C., cité des Frères Flavien. Là encore, le projet a finalement été abandonné et le programme sera réalisé sur une autre parcelle.
2) Sur la priorité à accorder au logement, Les Verts sont cohérents et le resteront.
Sur le développement du logement social, suite aux dépôts de nos vœux et amendements, nous avons obtenu lors du Conseil de Paris de juin 2006 consacré au P.L.U. que la part des logements soit augmentée sur les opérations d’aménagement où la moitié des surfaces programmées sont allouées au bureau et à l’activité. Les amendements de l’Exécutif, en réponse à nos demandes, induisent un gain de 65.000 mètres carrés de logements représentant au moins 800 logements sur ces opérations. Par ailleurs, sur la Z.A.C. "Paris-Rive gauche", 8.000 mètres carrés de logements sociaux gagnés sur des logements libres, soit au moins plus de 100 logements sociaux. Les chiffres sont là.
Les Verts ont permis d’augmenter la part des logements programmés à Paris lors du débat sur le P.L.U.
A cette augmentation du nombre de logements obtenus lors du vote du P.L.U. pourraient en outre être ajoutées les avancées antérieures.
Sur Paris nord-Est, Les Verts, dès le lancement de l’opération, ont demandé un rééquilibrage en faveur du logement. Entre le premier projet et le vote final du P.L.U., grâce aux Verts, la part du logement est passée de 14 %, soit 99.500 mètres carrés, à 30 % après le premier vote du P.L.U., et enfin à 40 % soit 440.000 mètres carrés, ce qui correspond à un gain de 4.260 logements environ par rapport au projet initial.
3) Que dire enfin de l’A.P.-H.P et de son projet de construire sur un espace vert protégé dans le 16e arrondissement alors que, parallèlement, elle vend son patrimoine à tour de bras dans l’arrondissement ?
Sur l’îlot de Sainte-Périne, l’A.P.-H.P. a déjà réalisé de juteuses opérations immobilières. Au 11, rue Wilhem, en bordure du jardin, à quelques dizaines de mètres de la parcelle qu’elle veut aujourd’hui bétonner, elle a ainsi mis en œuvre, avec STIM Batir, une filiale de Bouygues, une opération achevée en 2000 de 42 logements de luxe. En 2000, on fait du luxe et en 2006, on veut faire du social en bétonnant un jardin.
De même, à quelques centaines de mètres de là, rue du Ranelagh, l’A.P.-H.P. a vendu en 2003 un immeuble pour 13,6 millions d’euros. Bref, l’A.P.-H.P., 4e propriétaire foncier parisien, se comporte comme un promoteur spéculateur, tentant par tous les moyens y compris en construisant sur des jardins, de faire fructifier son patrimoine immobilier. L’objectif affiché par la direction de l’A.P.-H.P., fin 2002, était ainsi de céder pour 170 millions d’actifs.
En juillet 2002, avaient déjà été vendus à la COGEDIM les 3,8 hectares de l’hôpital Laennec pour 80 millions d’euros.
Après Laennec, ont été vendus les terrains de Boucicaut pour 65 millions d’euros et les lots de Broussais. L’A.P.-H.P. s’est ainsi ouvertement engagée dans une politique de valorisation foncière ayant pour conséquence de diminuer l’offre hospitalière de proximité à Paris. Politique qui, de plus, ne prend pas en compte la difficulté grandissante pour le personnel hospitalier de se loger à Paris, compte tenu de la flambée du foncier.
Par ailleurs, ainsi que l’a révélé le rapport de la Chambre régionale des comptes de décembre 2005, 26 % des 9.300 lots sociaux appartenant ou réservés à l’A.P.-H.P., soit plus de 2.400 logements - rapport de la Chambre régionale des comptes - sont occupés par des ménages sans lien avec elle.
En juillet 2006, les élus Verts ont proposé un vœu demandant que le Maire de Paris intervienne auprès de l’A.P.-H.P. pour demander que la politique de valorisation foncière menée depuis 2002 soit réorientée dans le sens d’une meilleure prise en compte des besoins des Parisiens en équipement hospitalier et des besoins en logement du personnel de l’A.P.-H.P., que le Maire de Paris intervienne de même pour que le plan de logement du personnel de l’A.P.-H.P. prévoie prioritairement la création de logement dans les immeubles appartenant à l’A.P.-H.P. et refuse par conséquent la construction d’immeubles sur des espaces verts bénéfiques à l’ensemble des Parisiens. Vœu rejeté.

23.02.2008

6 ans d'emprisonnement pour Ingrid Betancourt, 6 ans de trop

4751e5100da825fef9993c08f5550c54.jpgLes Verts appellent participer à la chaîne humaine qui doit relier samedi 23 février, à partir de 14 h 45, l’Hôtel de Ville de Paris à Notre-Dame pour la libération d’Ingrid Betancourt et des otages colombiens.

Cela fait exactement six ans que la militante écologiste Ingrid Betancourt est détenue par les FARC, au mépris du droit international humanitaire, dans des conditions inhumaines.
Elle fait partie de la quarantaine d’otages civils, policiers et militaires que cette guérilla détient comme « monnaie » d’échange contre des centaines de guérilleros emprisonnés.
La marche du 4 février 2008, aux motivations certes diverses, démontre néanmoins l’isolement des Farc, qui resteront une organisation terroriste aux yeux de la communauté internationale tant que la prise d’otages demeurera une de leurs pratiques.
Les Verts demandent aux FARC de relâcher immédiatement, unilatéralement et sans condition Ingrid Betancourt et tous les civils séquestrés. L’état de santé déplorable et la maltraitance dont souffre Ingrid rendent sa libération particulièrement urgente. Ils appellent les FARC et le président Uribe à cesser de poser des conditions non négociables et mutuellement inacceptables en vue de l’ouverture de négociations pour un accord humanitaire, seule voie qui puisse permettre enfin aux combattants en uniforme des deux camps de retrouver la liberté.
Les Verts appellent à participer à la chaîne humaine qui doit relier samedi 23 février, à partir de 14 h 45, l’Hôtel de Ville de Paris à Notre-Dame pour la libération d’Ingrid Betancourt et des otages colombiens.
Ils seront représentés notamment par Martine Billard, députée, Denis Baupin, candidat des Verts à la mairie de Paris, et Anne Souyris, porte-parole. Ils espèrent de tout leur coeur recevoir Ingrid, enfin libre lors de seconde rencontre des Verts mondiaux à Sao Paulo (1-4 Mai 2008). Ils rappellent qu’elle avait été une des figures de leur première rencontre en avril 2001 à Canberra (Australie).

21.02.2008

Agenda-Nuit solidaire pour le logement

b2173a56a9c77a3d76eea3961c8878fb.jpg27 associations en faveur du logement appellent à une manifestation jeudi 21 février à partir de 18 h 30 place de la République à Paris.
La CFDT appelle à se joindre à ce rassemblement.


Pour la CFDT, il s'agit d’appuyer la demande des associations de compléter les mesures gouvernementales en faveur du logement. Des mesures jugées décevantes car elles ne sont pas de nature à améliorer durablement les conditions de vie des personnes sans abri et mal logées, ou à fluidifier l’ensemble de la chaîne de l’hébergement au logement. Les associations évaluent l’effort nécessaire à 1,5 milliard d’euros pour 2008, or 250 millions seulement sont prévus.
En relayant cet appel, la CFDT veut aussi montrer que le logement est une préoccupation de l’ensemble des salariés et qu’il empiète de façon de plus en plus préoccupante sur leur pouvoir d’achat.
Militants, adhérents et salariés sont invités à se joindre à cette nuit solidaire pour le logement. Anousheh Karvar, Jacky Bontems, et Jean-Louis Malys, secrétaires nationaux se rendront place de la République.

20.02.2008

Le logement doit devenir une grande cause nationale

8816b58338b4fb551caff8c700087d2d.jpgEditorial de Jacky Bontems Secrétaire National de la CFDT–Syndicalisme hebdo du 21 février 2008

En soutenant l’appel de 27 associations de lutte pour le droit au logement qui dénoncent le manque de volonté politique pour permettre aux sans-logis de sortir de la rue, la CFDT réaffirme ses exigences en matière de politique du logement.
Rappelons que la réalité du mal-logement ne concerne pas seulement les personnes à la rue ou en hébergement d’urgence qui sont pour un tiers d’entre elles des salariés, à Paris par exemple. Plus de 600 000 familles vivent dans des conditions d’insalubrité et elles sont de plus en plus nombreuses à consacrer une part, devenue insupportable, de leur budget pour se loger, avec pour conséquence un reste-à-vivre insuffisant pour autre chose que le strict minimum.
L’action menée par ces associations a le mérite de rendre visible l’urgence du problème et de montrer une réalité intolérable. C’est pourquoi la CFDT soutient sans réserve le rassemblement « La Nuit solidaire pour le logement » du 21 février à Paris et appelle ses militants et adhérents à le rejoindre.
Pour autant, il faut insister avec force sur la nécessité de mener une politique qui permette à tous d’accéder à un logement en rapport avec ses besoins et ses revenus et de s’y maintenir. Comment ne pas rappeler qu’en quelques années, sous l’impulsion des partenaires sociaux et en particulier de la CFDT, que le 1 % logement est passé de 200 000 services proposés par an aux salariés, à plus d’un million. Des services qui s’appellent Locapass et garantie du risque locatif [GRL] et qui facilitent l’accès au logement. Précisons aussi que la rénovation urbaine dans les quartiers défavorisés ne se serait pas concrétisée si le 1 % logement ne l’avait pas soutenue financièrement. Soulignons enfin que pendant cette même période l’engagement de l’État est passé de 2,3 % du PIB à 1,78 % aujourd’hui.
Mais le combat principal, celui qui doit permettre de construire beaucoup plus de logements accessibles, est loin d’être gagné. C’est en cela que l’action des associations nous paraît non seulement légitime mais indispensable. Produire plus de logements c’est éviter que la loi Dalo (droit au logement opposable) ne soit pas vécue seulement comme un aménagement des listes d’attente en faveur des plus démunis. Autrement dit, qu’elle ne se concrétise qu’en opposant exclus aux pauvres et pauvres aux modestes. Cela passera notamment par de dissuasives condamnations pour les communes réticentes à produire du logement social.
Pour la CFDT, toutes les actions pour éradiquer le mal-logement, souvent menées en ordre dispersé, devront finir par se rejoindre. Le mal étant tellement profond, tellement banalisé, il est donc nécessaire de faire converger les mobilisations pour qu’enfin le logement devienne une grande cause nationale.

19.02.2008

Dimanche 17 février : le périph passe au vert

daa3729e5d1f039e6ad63a2a6b7fee5a.jpgCe matin, le collectif d’associations « Carré vert » a détourné la circulation du boulevard périphérique durant ½ heure. Pendant 30 minutes, le périf’ a pris la forme d’un boulevard urbain, ouvert aux voitures mais aussi aux piétons, aux cyclistes.
Denis Baupin, candidat des Verts à la Mairie de Paris et l’ensemble des Verts Parisiens saluent cette initiative et apportent leur soutien au manifeste « Carré Vert ».
De multiples études (et notamment dernièrement l’étude sur les abords de la porte de Gentilly) ont confirmé le niveau de nuisances subies en termes de pollution de l’air et de bruit par les milliers de personnes fréquentant les abords du périphérique (habitants mais aussi les enfants des écoles, les résidents des maisons de retraite, les malades des hôpitaux, les sportifs). Sur le territoire parisien comme sur les communes limitrophes.
Les Verts estiment que la campagne des élections municipales doit permettre de mettre le débat du périphérique sur la place publique et continuent à porter des propositions qui permettraient de réduire significativement les nuisances :
- réduction de la vitesse sur le périphérique, notamment à certaines heures et sur certains tronçons, afin de réduire la pollution, le bruit et la congestion,
- création d’une file réservée à des lignes de bus express, aux taxis, aux véhicules propres et au covoiturage afin de réduire la pollution produite par personne transportée,
- organisation d’une politique d’acheminement des marchandises par le rail et la voie fluviale afin de réduire le nombre de camions transitant par le cœur de l’agglomération,
- taxation des poids lourds sur le périphérique et les autoroutes franciliennes afin de les inciter à éviter le cœur de l’agglomération (voire interdiction des camions en transit international sur le périphérique)
- péage pour les véhicules les plus lourds et les plus polluants sur le périph et les autoroutes franciliennes afin de réduire le nombre de véhicules polluants,
- transformation à terme du périphérique en boulevard urbain, une fois la rocade de métro construite.
Cette évolution se fera par étapes. 25 ans seront nécessaires pour que le développement des Transports en commun et une meilleure répartition bureaux – logements dans l’agglomération francilienne la rendent possible. Mais pour y parvenir, il faut dès maintenant mobiliser les énergies et les financements.

La video de l'opération

18.02.2008

Nuit solidaire pour le logement

2a1e32cae6249fe27deef3e311cd31ea.jpgA l'appel de 30 associations et fédérations nationales, « une nuit solidaire pour le logement » est organisée le jeudi 21 février prochain à partir de 18 H 00, place de la République.
L’Union régionale CFDT Ile-de-France développe depuis maintenant plusieurs années un important travail autour du logement qui connait une grave crise dans notre région.
Dans ce cadre elle s'est engagée depuis plusieurs années, dans une action commune avec le mouvement associatif afin de mettre fin à des situations inacceptables : personnes sans abri, existence de logements insalubres, insuffisance grave d’hébergement d’urgence...
Dans la suite logique du travail entrepris, la CFDT Ile-de-France appelle l’ensemble des équipes franciliennes à rejoindre l’initiative du 21 février.

Lire le texte de l'appel


Lire le tract des signataires de l'appel

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