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13.08.2007
En route pour la Crête
Ca y est, les vraies vacances commencent aujourd'hui
Après avoir passé début juillet une semaine dans le sud-ouest, j'embarque pour 3 semaines au soleil, direction la crête, l'île la plus grande de la Grèce.
Ce n'est pas la première fois que je me rends en Grèce : en 2003, j'ai fait Athènes, les îles de Santorin et de Paros puis en 2005, l'île de Rhodes.
Comme vous pouvez vous en douter, j'adore la Grèce car c'est l'occasion de concilier découvertes culturelles et farniente sur la plage. De plus, ce n'est pas très cher et la cuisine à base de poissons est succulente.
Le choix s'est porté aussi sur la Crête car toutes les personnes que je connais, et qu'y ont été, ont beaucoup aimé.
Mon séjour en Crête commence par Héraklion et l'occasion de visiter le célèbre site de Knossos. Ensuite, direction le sud avec un arrêt à Paleochora un petit village réputé pour ses plages et ses sites de randonnée avec notamment les gorges de Samaria. Pour finir, ce sera Hania (ou La Chanée) la cité historique de la Crête.
Le fait de partir 3 semaines va me permettre de prendre le temps d'apprécier les balades et les moments de détente sur les plages.
Pendant ce temps, mon blog sera mis en veille jusquà mon retour le 4 septembre.
Je souhaite de bonnes vacances à celles et ceux qui partent et bon courage aux autres qui doivent rester.
08:30 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage, Grèce, loisirs, séjour, plages, randonnées, culture
12.08.2007
Quelques livres pour l'été
Enfin les vacances, l'occasion de me plonger dans les livres, une véritable passion.
Mes goûts en matière de lecture sont assez éclectiques. Après m'être intéressé à l'histoire pendant mon enfance, la science-fiction et l'heroîc-fantasy pendant le lycée et la fac, aux romans policiers pendant mes 1ères années à Paris, je me concentre aujourd'hui sur des essais ou des biographies en rapport avec l'histoire et l'actualité politique ainsi qu'avec la sociologie.
Voici donc mon "best of" des ouvrages politiques et sociologiques qui m'ont marqué.

Lorsque un journaliste proche de François Mitterrand interview le chantre de la 2ème gauche, rival de ce même Mitterrand, cela donne un passionnant moment d'histoire politique qui en dit long sur le parcours de celui qui aurait pu, après Mendès France, moderniser la gauche française.

Hervé Hamon et Patrick Rotman racontent comme une enquête la genèse de mai 68 : avant, pendant et après les évènements qui ont marqué toute une génération. Ce livre est en deux tomes dans sa version de poche.

Un collectif d'historiens ont entrepris dans ces deux tomes de raconter l'histoire des gauches en France depuis la Révolution jusqu'à nos jours. Un travail titanesque qui explique bien qu'il n'existe pas une gauche mais plusieurs d'où l'impossibilité d'affirmer que quelqu'un est plus ou moins à gauche comme le font assez souvent les tenants d'une gauche dite radicale.
Le 1er volume traite des origines des mouvements de gauche en fonction de certains thèmes comme la question sociale ou celle de la nation.

Dans cette 2ème partie, les auteurs établissent l'histoire chronologique des gauches en faisant ressortir les périodes marquantes sans oublier de faire l'historique des partis et des mouvements .

Il aura fallu un ancien conseiller de Mitterrand, social-démocrate dans l'âme, pour me faire renouer avec l'inventeur du communisme. Attali a rédigé une biographie qui fait abstraction de la vulgate imposée par les héritiers de Marx, Engels et Lénine.
Le résultat est surprenant : visionnaire internationaliste, favorable à la démocratie parlementaire comme étape nécessaire à la libération du prolétariat, Marx était un bourreau de travail surdoué. Dans un monde de plus en plus globalisé, Attali considère que Marx, débarrassé de ses scories léninistes, redevient d'actualité.

Une biographie incontournable pour celles et ceux qui s'intéresseraient aux personnalités qui ont marqué l'histoire des gauches. Malgré le peu de temps passé à la tête du pays, Pierre Mendès France aura marqué les esprits par sa façon de faire de la politique, d'exercer le pouvoir avec transparence, honnêteté et courage. Il sera tellement en phase avec ses principes qu'il refusera de se présenter face à de Gaulle afin de ne pas cautionner une constitution qu'il abhorre et diviser la gauche-communiste. Un vrai homme d'état !

Deux spécialistes du monde du travail établissent dans cet essai un comparatif entre le système social français et celui des pays scandinaves. Malgré le titre quelque peu provocateur et le problème d'échelle, les auteurs ont trouvé des similarités. Il existe tout de même deux grandes différences qui plaident pour le régime scandinave : une plus importante place donnée aux contrats passés par les partenaires sociaux et une politique plus volontariste par le biais d'une pression fiscale plus forte, plus efficace.
Les sociologues font des propositions avec l'ambition de réformer le modèle français, propositions qui d'ailleurs correspondent beaucoup à celles de la CFDT.

Devant les énormes bouleversements que la France est en train de vivre avec difficultés, des sociologues, des économistes ont créé un club de réflexion "la République des Idées". Ce "think tank " a pour but de renouveler l'analyse critique du système social avec l'objectif de mieux faire comprendre les mutations actuelles.
Marqué à gauche, ce club a édité un certain nombre de livres dont ce recueil auquel ont participé entre autres Pierre Rosenvallon, professeur au Collège de France (un ancien de la CFDT), Thomas Piketty, directeur de l'Ecole d'Economie de Paris (membre du comité de campagne de Ségolène Royal).

08:54 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livres, politique, sociologie, biographie, gauche, histoire
11.08.2007
Dialogue social et représentativité syndicale : les positions de la CFDT
Lors de la dernière campagne des presidentielles, le comité de campagne de Dominique Voynet, la candidate des Verts, m'avait demandé de lui transmettre une note de synthèse suite au discours de Jacques Chirac, sur la représentativité des syndicats,prononcé devant le Comité Economique et Social.
Le comité voulait connaître les positions de la CFDT sur cette question ainsi que sa conception du dialogue social.
Peu habitué à ce genre d'exercice, j'avais rédigé cette note en deux parties : d'abord un rapide état des lieux du dialogue social en France puis le point de vue de la CFDT sur le rôle et la représentativité des syndicats.
J'ai un peu remanié le texte sachant qu'il date de février dernier.
Jacques Chirac est intervenu devant le CES pour moderniser le dialogue social à travers la promotion de la négociation au détriment de la logique de conflit qui a toujours caractérisé les relations sociales en France.
6 mois après le conflit du CPE, il est curieux de voir le président soutenir une position que son 1er ministre n’a pas hésité à transgresser en faisant adopter le CNE puis le CPE sans concertation avec les partenaires sociaux (ordonnances pour le CNE et article 49-3 pour le CPE).
De plus, il ne faut pas oublier que les syndicats étaient tous opposés à ces mesures.
Une remarque très importante, la loi de 2004 sur le dialogue social prévoit dans son préambule l’obligation de consulter les partenaires sociaux avant tout mesure modifiant le droit du travail.
Dominique de Villepin n’a même pas respecté ce protocole dans le cas du CNE et du CPE.
C’est pourquoi il faut accueillir les propos du Président avec prudence et attendre de voir les mesures concrètes mais à quelques mois de l’élection présidentielle, ce n’est pas évident.
La situation actuelle du dialogue social
Le droit du travail connaît plusieurs sources : les accord internationaux, les directives européennes, l’Etat (lois, décrets, ordonnances), les tribunaux et les accords collectifs (conventions collectives, accords de branche et d’entreprise).
Historiquement, l’Etat a toujours joué un rôle primordial dans l’élaboration des règles sociales conformément à la structuration de la France basée sur la centralisation.
L’interventionnisme étatique s’est trouvé aussi favorisé par les relations conflictuelles entre organisations syndicales et patronales et ceci depuis l’avènement du syndicalisme.
Même si aujourd’hui la France connaît un des plus fort taux de couverture en matière de conventions collective, la plupart des grandes négociations ont eu lieu en période de crise sous l’égide de l’Etat (par exemple, le Front Populaire en 1936, les accords de Grenelle en mai 1968).
Autre source importante du droit : la jurisprudence judiciaire avec beaucoup d’arrêtés de cours de cassation qui ont force de loi. Comme la cours de cassation est la dernière instance de la justice, on voit que là encore le conflit prédomine.
Aujourd’hui, la situation n’est pas favorable pour faire de la négociation collective le lieu prioritaire en matière de droit du travail.
Le challenge est de faire évoluer les mentalités d’une société qui devra accepter que l’Etat ne soit plus celui qui va dicter les règles mais plutôt les organisations qui sont directement confrontées aux questions posées.
Ceci étant donné, il faut pouvoir se reposer sur ces fameux corps intermédiaires, qu’ils soient en capacité de discuter entre eux et de peser suffisamment pour être crédibles.
La première condition nécessite un réel changement de politique tant chez les syndicats comme la CGT et FO que chez le MEDEF qui doit arrêter avec sa frilosité et réellement s’engager.
Des avancées ont pu être constatées dernièrement mais elles restent encore insuffisantes.
La deuxième condition est la plus problématique car elle est liée à la désaffection syndicale observée depuis quelques années.
En effet, comment confier un rôle dans le processus décisionnel à des organisations qui pèsent de moins en moins dans le rapport de force à bâtir face aux employeurs ?
Les positions de la CFDT
Depuis longtemps, la CFDT a pris en compte la question de la représentativité syndicale dans ses réflexions et dans ses propositions.
Depuis Edmond Maire et son recentrage, la CFDT revendique la négociation à tous les niveaux comme le véritable vecteur de progrès social. Ce système permet d’allier connaissance pragmatique des sujets et implication des salariés.
Or, pour que ce processus fonctionne, il doit compter sur un fort taux de syndicalisation, sur la représentativité la plus large possible ainsi que sur la volonté des autres partenaires de participer et d’aboutir.
C’est pourquoi la CFDT a fait des propositions en la matière afin de favoriser le dialogue social et de mieux mesurer la représentativité. De plus, comme elle défend l’idée d’un syndicalisme d’adhérents, proche des salariés, elle a fait de la syndicalisation un axe majeur de sa politique.
Concernant la représentativité, il faut absolument réformer les critères actuels devenus obsolètes et qui datent des années 60. Par exemple, une des conditions pour être représentatifs à l’échelon national est l’attitude du syndicat pendant la 2ème guerre mondiale qui s’est terminée il y a 60 ans !
Malgré leur importance, les élections prudhommales ne peuvent pas être cet indicateur étant donné le fort taux d’abstention, ce qui risque d'ailleurs de mettre en péril la pérennité de l'institution.
De plus, la réelle fonction de ces élections est de désigner des juges chargés d'arbitrer des conflits concernant l'application du droit du travail, et non pas d'être un moyen de mesurer l'audience de tel ou tel syndicat.
Pour la CFDT, le lieu pertinent pour déterminer la réelle représentativité des syndicats reste l’entreprise grâce à des élections organisées dans l’ensemble de la branche professionnelle, selon les mêmes modalités que pour les élections des comités d’entreprise.
Ce seront les salariés qui exprimeront directement leur soutien pour tel ou tel syndicat : un progrès considérable pour la démocratie dans l’entreprise.
Le sujet du dialogue social est fondamental pour la CFDT puisque cela concerne la place du syndicat dans le processus décisionnel sur les questions sociales.
Le rôle d’un syndicat est de défendre les intérêts des salariés mais ce rôle peut s’exprimer de différentes façons : défense individuelle face aux employeurs, participation aux instances paritaires de protection sociale (UNEDIC, CAF, CNAV etc …), négociations collectives avec les patrons, discussions avec les institutions politiques.
On voit bien que le syndicat est un élément essentiel de la démocratie sociale, aussi, voire plus légitime que les partis politiques. Encore faut-il lui laisser toute la place qui lui revient, ne plus le considérer comme une simple courroie de transmission mais comme un véritable partenaire.
Les élus politiques répondent, ils n’ont pas entièrement tort, que les syndicats sont trop faibles pour constituer un véritable contre-pouvoir face aux organisations patronales et que la véritable légitimité leur revient.
Ce à quoi les syndicalistes rétorquent que les partis politiques comptent moins d’adhérents que les syndicats (par exemple, plus de 800 000 à la CFDT).
Une certaine candidate à l’investiture présidentielle au PS a proposé l’adhésion obligatoire à un syndicat pour renforcer leurs effectifs mais la CFDT s’y est opposée car adhérer doit rester une démarche volontaire, librement décidée par le ou la salariéE.
Pour améliorer le dialogue social, la CFDT demande à ce que la loi de 2004 sur le dialogue social soit respectée (cf intro) en mettant en place une consultation des partenaires sociaux avant tout changement de la législation sociale.
Ceci n’est en fait qu’un préalable et la CFDT souhaite ensuite aller plus loin en mettant en place une véritable négociation sur une durée assez longue pour ne pas avoir à se contenter d’une simple consultation qui ne durerait que le temps d’un entretien.
Pragmatique, la CFDT est d’accord pour que le résultat de la négociation exprimé dans un éventuel accord soit repris par une loi. Il faut néanmoins que les représentants politiques en acceptent le contenu et ne le modifient pas lors des débats au Parlement au risque de le dénaturer.
Cela nécessite un changement radical de comportement
La CFDT demande finalement à ce que l’Etat accepte de faire un peu plus de place à la société civile par soucis de décentralisation, pour une plus grande efficacité.
Les positions des autres syndicats
Je les connais moins mais il existe un consensus avec la CGT sur le dossier de la représentativité et la nécessité d’en changer les critères.
Concernant la place du dialogue social, il existe bien sûr des différences liées aux pratiques et à l’histoire entre une CGT toujours rétive à signer des accords avec le Medef, comme FO à cause de l’influence des gauchistes et une CFDT profondément attaché à la négociation.
De plus, FO et la CGT veulent que l’Etat via le Parlement ait le dernier mot dans le système.
Le point de vue de la CFDT sur les propos de Jacques Chirac
Il ne s’agit que d’apporter une appréciation sur des propos qui n’engage que le Président.
La CFDT ne peut être que favorable à un discours qui défend la place des syndicats dans un dialogue social qui serait modernisé.
Or, nous ne pouvons pas faire confiance à un homme politique qui applique le contraire de ce qu’il prône, qui cautionne un gouvernement qui n’applique une loi pourtant votée démocratiquement.
Réformer le dialogue social est un thème difficile à porter car il touche au fonctionnement de notre société selon des pratiques qui remontent loin dans notre histoire.
En fait, il faut attendre les actes qui viendront concrétiser le beau discours du Président : utopie ou réalité ?
08:30 Publié dans CFDT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : syndicats, représentativité, démocratie sociale, dialogue social, syndicalisation, contrat, élections
10.08.2007
Appel mondial pour la libération de deux syndicalistes emprisonnés en Iran


Des représentants de la CFDT, CGT et de FO se sont présentés ce matin à l'ambassade d'Iran pour remettre un courrier demandant la libération de nos amis syndicalistes.
L'ambassade a refusé de recevoir une délégation.
La CFDT va poursuivre son action avec la CSI pour obtenir le respect des droits fondamentaux et la libération des syndicalistes en Iran et partout où les libertés sont bafouées.
Voici la lettre transmise par Jacky Bontems secrétaire-adjoint de la CFDT
Paris, le 9 août 2007
M. Mahmoud Ahmadinejad
Président de la République
Palais de la Présidence
Avenue de la Palestine,
Intersection Azebaijan
Téhéran
République Islamique d'Iran
Objet : Droits syndicaux
Monsieur le Président,
La Confédération Française Démocratique du Travail (CFDT)
s'associe à l'action de la Confédération Syndicale
Internationale (CSI), dont elle est membre, et de la
Fédération Internationale des Travailleurs du Transport
(ITF) pour la libération des syndicalistes détenus en Iran.
Nous avons été informés que M. Mansour Osanloo, dirigeant
du syndicat des chauffeurs de bus de Téhéran et Faubourgs
(SHERKAT-E VAHD) a été enlevé, battu et emprisonné. M
Osanloo avait déjà été privé de liberté pendant huit mois
entre décembre 2005 et août 2006 ainsi qu'en novembre et
décembre 2006, en raison de ses activités syndicales et
devait à nouveau comparaître en justice.
Mahmoud Salehi, porte-parole du Comité fondateur pour la
création de syndicats, ancien président de l'Association
des ouvriers boulangers de Saqqez et co-fondateur du Comité
de coordination de création d'organisations de
travailleurs, a été condamné le 11 novembre 2006 à 4 ans de
prison pour « conspiration en vue de commettre des crimes
contre la sûreté de l'Etat », peine réduite à une année
d'emprisonnement et trois ans de sursis lors d'une
procédure en appel en mars 2007.
Gravement malade, Monsieur Sahehi ne reçoit pas les soins
requis par son état de santé et est privé du droit de
recevoir la visite de son avocat et de sa famille.
La CSI, l'ITF et Amnesty international pensent que Mahmoud
Salehi et Mansour Osanloo sont des prisonniers d'opinion,
détenus uniquement en raison de leurs activités syndicales
pacifiques.
La CFDT, en participant à cette journée d'action, demande
leur libération immédiate et inconditionnelle et que les
charges retenues soient abandonnées.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma
haute considération.
Jacky BONTEMS
Secrétaire général adjoint
15:00 Publié dans Liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : syndicalisme, droit syndical, CSI, répression, droits de l'homme
Syndicats : combien de divisions ?
Article de Guy Groux Directeur de Recherche au Centre de recherches politiques de Sciences Po, CEVIPOF
publié sur le site web de Telos (http://www.telos-eu.com/) le 25 juin 2007
Depuis le rapport Hadas-Lebel et le vote du Conseil économique et social de novembre 2006, la question de la représentativité syndicale est posée avec plus de force. Il est prévu d'y répondre en termes législatifs en 2008, mais la démarche reste délicate. Le thème de la représentativité pâtit des divergences qui opposent les syndicats entre eux et certains syndicats au patronat. Pourtant, l'urgence d'une réforme en la matière s'impose plus que jamais aujourd'hui. Pourquoi ?
Tout d’abord parce que les organisations syndicales se sont vues conférer de nouvelles responsabilités normatives tant au niveau de l’entreprise, avec l’essor des accords à visées dérogatoires, qu’au niveau national. En effet, la loi de janvier 2007 renverse, dans une certaine mesure, l’ordre des priorités dans le domaine des réformes du droit du travail : en l’occurrence, la concertation ou la négociation entre partenaires sociaux peut constituer désormais une procédure préalable voire prioritaire.
Outre les nouvelles responsabilités normatives accordées aux syndicats et qui impliquent de nouvelles exigences en matière de représentativité et de signature d’accords collectifs, une autre raison joue en faveur d’un traitement rapide de la question : la représentativité syndicale est d’autant plus sujette à caution qu’elle renvoie non seulement à la syndicalisation dans les entreprises mais plus essentiellement aux rapports entre les syndicats et le monde du travail. Dans les faits, la question se pose à trois niveaux : au niveau quantitatif et juridique ; au niveau sociologique ; au niveau idéologique ou politique.
Au niveau juridique et quantitatif, le débat est bien connu. Le droit accorde aux syndicats dits représentatifs une représentativité légale et les prérogatives qui vont avec, alors que ceux-ci sont très minoritaires du point de vue des effectifs : 8%, un chiffre fort bas comparé à beaucoup de pays européens. Il existe ainsi un poids légal du syndicalisme très éloigné du poids réel des syndicats dans l’entreprise. L’argument est souvent repris voire rabâché dans les débats. Il est nécessaire mais insuffisant. En réalité, l’absence de représentativité des syndicats ne se limite pas au cadre légal, sauf à enfermer l’analyse dans les seuls cadres juridiques et institutionnels.
L’absence de représentativité des syndicats s’étend aussi au domaine de la sociologie. La sociologie des adhérents comme des permanents syndicaux s’éloigne de plus en plus de la sociologie du monde du travail. Dans les années 1970, Edmond Maire évoquait déjà le problème des rapports entre le syndicat et le monde du travail du point de vue sociologique. Pour lui, le cœur même du militantisme syndical restait constitué par une figure assez exclusive, celle d’un homme, ouvrier, exerçant dans la métallurgie et généralement âgé d’une quarantaine d’années. N’étaient alors nullement ou quasiment pas concernés les femmes de plus en plus nombreuses sur le marché du travail, les jeunes salariés, les immigrés eux aussi de plus en plus nombreux dans l’industrie.
Aujourd’hui, les dimensions du problème se sont en partie modifiées. À l’ouvrier de la métallurgie d’hier s’est substitué le fonctionnaire dont le poids au sein des syndicats est sur-représenté comparé à celui du salarié du « privé ». Mais un fait reste quasiment inchangé depuis l’époque des analyses d’Edmond Maire. Ce sont encore et toujours les catégories les plus exposées aux incertitudes du marché du travail et de l’économie qui sont les moins présentes dans le syndicalisme. Les femmes demeurent aussi peu représentées, à peine plus du tiers des syndiqués dont beaucoup de fonctionnaires et d’enseignantes d’ailleurs, alors qu’elles représentent la moitié des salariés. Les jeunes de moins de 25 ans restent généralement en marge des syndicats, à cause notamment de la précarité d’emplois. Et il en est de même des immigrés, des chômeurs voire des ouvriers aujourd’hui touchés par des phénomènes de désyndicalisation massive. D’où un problème de cohésion entre le monde sociologique des syndiqués et le monde réel du travail, notamment celui des plus exploités ou des plus précaires.
La représentativité des syndicats, renvoie enfin à un dernier problème. Face aux salariés, beaucoup de militants se pensent comme une sorte d’avant-garde dont la fonction est d’ailleurs aujourd’hui de plus en plus contestée . Il s’agit là de l’un des traits spécifiques du syndicalisme français et qui explique, à sa manière, sa propension à se situer souvent sur le terrain de la contestation voire de la radicalité. Certes, cette propension protestataire est due à de multiples facteurs : spécificité de l’histoire du syndicalisme français, rapports passés entre les syndicats français et le « politique », influence historique sur l’idéologie militante de certains principes du marxisme... De façon plus immédiate, on peut aussi penser que la radicalité du syndicalisme résulte encore des carences du dialogue social à « la française » qui s’affirment à divers niveaux.
Reste qu’entre les syndiqués et l’ensemble des salariés existe une vraie rupture du point de vue des représentations et des opinions politiques ou sociales. Ainsi, l’enquête ESS (European Social Survey), une enquête connue qui porte sur les pays de l’Union européenne, révèle trois aspects en l’occurrence importants. D’une part, c’est en France que les syndicalistes ont – comparés aux syndicalistes de tous les autres pays européens –, la plus forte propension à des pratiques contestataires (grèves, manifestations, actions illégales, pétitions). C’est aussi en France que les militants syndicaux sont les plus critiques à l’égard de l’économie de marché et du capitalisme. Enfin, et surtout, c’est en France que l’écart entre les opinions et les comportements des syndicalistes et ceux des salariés est le plus important et de loin comparé à la totalité des autres pays de l’Union.
Ainsi la représentativité des syndicats ne se pose pas seulement en termes d’effectifs ou de réglementations juridiques. Elle se pose aussi en termes de proximités concrète ou idéologique des syndicats et des salariés. D’où, plus que l’adhésion syndicale obligatoire, très impopulaire en France, l’importance du recours à l’élection professionnelle afin d’évaluer la représentativité des syndicats et de donner aux nouvelles responsabilités normatives qui les concernent, une légitimité réelle (plus que formelle).
Pourtant, dans les débats sur l’audience et la représentativité syndicale, on est parfois confronté à des pratiques d’évitement de questions importantes. Ainsi, l’une des questions qui n’est quasiment jamais évoquée est celle du chiffre-plancher, du pourcentage de voix, à partir duquel un syndicat doit être considéré comme représentatif. Ne faudrait-il pas ici fixer un seuil légal pour éviter un « flou » à venir qui pourrait être préjudiciable à un renouvellement du dialogue social ? Certains, rares il est vrai, évoquent le chiffre-plancher de 5 %. Si la représentativité des syndicats était fixée à un tel seuil, peu de choses changeraient comparé à la situation présente. Au sein de beaucoup d’entreprises ou de secteurs, on maintiendrait en l’état le paysage syndical actuel. D’où une sorte d’immobilisme qui n’irait pas sans rappeler les propos tenus dans le roman Le Guépard par le Prince Salina à l’arrivée de Garibaldi en Sicile : « il faut tout changer pour que rien ne change ».
Dès lors, faut-il être plus drastique et fixer le seuil de représentativité bien au-delà ? 10 % voire 12 % des inscrits afin de mieux assurer une représentativité qui doit être d’autant plus incontestable qu’elle renvoie à une responsabilité normative nouvelle et exige une légitimité beaucoup plus forte des accords collectifs qui en découlent ? 10 % à 12 %, ce qui aurait aussi pour mérite de favoriser de nouvelles coalitions entre certaines organisations notamment les plus faibles, et d’atténuer les effets les plus nocifs de la dispersion syndicale actuelle ? En fait, il faut ici des initiatives claires, nettes et exigeantes. À défaut de telles initiatives, la réforme de la représentativité risque de se cantonner à un leurre qui nuirait in fine à un dialogue social déjà fragile. On le voit, la question de la représentativité des partenaires sociaux ne se limite pas aux seuls grands principes de l’histoire, du droit, de l’opinion publique, des représentations idéologiques et politiques ou aux débats qui concernent de grandes institutions sociales. Elle renvoie aussi à des questions concrètes de seuils et de chiffres auxquelles il faut désormais répondre avec précision, le plus de précisions possibles.
08:30 Publié dans Syndicalisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : syndicats, représentativité, élections professionnelles, démocratie sociale, syndicalisation
09.08.2007
Les JO de la dictature
RSF, perquisitionné lundi à Pékin, témoigne sur la liberté d’expression en Chine.
Par Vincent Brossel, chargé du bureau Asie, et Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières.
LIBERATION : mercredi 8 août 2007
A partir du 8 août 2008, des dizaines de milliers d’athlètes, d’amoureux du sport et de journalistes vont se retrouver à Pékin pour les Jeux olympiques. Un an avant ce qui devrait être une grande fête, beaucoup reste à faire. Certes la construction des stades est bien avancée, mais, dans toute la Chine, les libertés et les droits de l’homme continuent d’être, chaque jour, bafoués. Malgré des engagements clairs pris en 2001 auprès du Comité international olympique lors de l’attribution des Jeux, le gouvernement chinois n’a pratiquement rien fait pour améliorer cette situation. A l’époque, un représentant du Comité de la candidature de Pékin avait pourtant déclaré : «En confiant à Pékin l’organisation des Jeux olympiques, vous contribuerez au développement des droits de l’homme.»
Six ans plus tard, on est loin du compte. Très loin. Dans le seul domaine de la presse, au moins trente journalistes et cinquante internautes sont actuellement emprisonnés en Chine. Certains depuis les années 80. Beaucoup d’entre eux ont été torturés. En vertu de lois qui sanctionnent lourdement la «divulgation de secrets d’Etat», la «subversion» ou encore la «diffamation», ils ont été condamnés à de lourdes peines de prison, pour avoir simplement écrit un article ou envoyé un courriel. Le gouvernement bloque, d’autre part, des milliers de sites internet d’informations. Les programmes en chinois, tibétain et ouïgour d’une dizaine de radios internationales sont brouillés. Après avoir épuré les forums de discussions des propos jugés dissidents, les autorités se concentrent désormais sur les blogs et les sites d’échange de vidéos. Les outils de blogs du pays incluent tous des filtres qui bloquent des mots-clefs qualifiés de «subversifs» par les censeurs. Bien que les mesures encadrant le travail des journalistes étrangers aient été assouplies, il est toujours impossible pour les médias internationaux d’employer des journalistes chinois, ou de se déplacer librement au Tibet et au Xinjiang.
Tous ceux qui aiment le sport seront choqués de voir les Jeux olympiques et les athlètes instrumentalisés par un gouvernement qui refuse de libérer les milliers de prisonniers d’opinion, de faire cesser la torture ou le travail forcé. Malheureusement, le Comité international olympique reste bien silencieux à ce sujet, au risque de se discréditer.
La charte olympique ne stipule-t-elle pas que le sport doit être mis «au service du développement harmonieux de l’homme, en vue d’encourager l’établissement d’une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine» ? Il n’est pas question de gâcher la fête, ni les compétitions. C’est la Chine et le Parti communiste, au contraire, qui dévoient les Jeux et l’esprit olympique. Un an avant l’ouverture des JO, la mobilisation est plus que jamais nécessaire. Il est encore temps d’exiger du gouvernement de Pékin qu’il respecte ses engagements. Et c’est le devoir du Comité international olympique de s’y employer. Son président, Jacques Rogge, doit faire entendre sa voix. Sinon le slogan des Jeux olympiques de 2008, «One world, One dream», n’aura aucune valeur, et pas d’autre sens que celui de promesses cyniquement trahies.
Aux athlètes, aux journalistes, aux amoureux du sport, et à tous ceux qui sont attachés au respect des droits de l’homme, d’exprimer publiquement leur inquiétude face aux innombrables violations des libertés dans l’empire du Milieu.
Pour que le 8 août 2008, la fête ne soit pas seulement dans les stades. Mais dans toute la Chine.
12:00 Publié dans Liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : JO, Chine, médias, sports, censure, droits de l'homme
CORTAL CONSORS et le développement durable : réel investissement ou coup de pub ?
Depuis fin 2006, Cortal Consors a décidé de s’investir dans le développement durable et ne manque pas de le faire savoir.
Cela a commencé au mois de mars 2006 par un bilan carbone de nos installations qui a duré jusqu’en novembre de l’année dernière.
L’objectif était d’évaluer de manière précise le niveau de gaz à effet de serre émis par nos bureaux de Rueil Malmaison, en fonction de la consommation d énergie et des déplacements des salariés.
L’audit a fait ressortir une émission globale de 2062 tonnes d’équivalent CO2 en année pleine soit une moyenne de 3,44 teq CO2 par personne.
En détaillant ces résultats, on constate la répartition poste par poste suivante :
1) les déplacements pour 54 % du total
2) les amortissements pour 35 % du total
3) les consommations d’énergie pour 11 % du total
En fonction de ces chiffres, Cortal Consors a opté pour la compensation volontaire (voir note du 4/08/07) en nouant un partenariat avec l’association Goodplanet.org et son programme Action Carbone dirigé par Yann Arthuis-Bertrand.
Cela s’est traduit par la mise en place des opérations « Investir Utile » qui consiste donc à consacrer 2 % de la collecte réalisée sur une sélection de sicav ayant des droits d’entrées réduits. Ces 2 % se répartissent entre les clients de Cortal Consors pour 0,5 %, Cortal Consors pour 0,5 % et les sociétés de gestion partenaires à hauteur de 1%
C’est 190 000 € qui ont finalement été versés à Goodplanet.org et qui ont pu financer un projet de reboisement de 220000 arbres au Chili et un programme de diffusion de fours de cuisson améliorés au Cambodge.
Devant le succès remporté, une opération similaire a été organisée du 15 au 30 juin 2007 qui permettaient à nos clients d'investir dans un gamme de 9 fonds uniquement retenus sur des critères environnementaux et de développement durable (plus d'informations sur le site internet http://www.investir-utile)
En ce qui concerne le bilan carbone 2007, le projet est d'étendre le périmètre de l'étude à notre filiale BCapital et à notre succursale en Allemagne.
De plus, Cortal Consors a l'intention de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 5 %
Lors de la réunion du comité d'entreprise consacrée à ce thème, j'étais intervenu pour souligner les aspects positifs de ces projets mais aussi sur la nécessité d'aller plus loin.
En effet, il faut absolument éviter de tomber dans une politique trop marketing qui privilégie l'image et la publicité au détriment de l'efficacité et de l'optimisation.
En ce qui concerne nos infrastructures, chercher à améliorer de l'efficacité énergétique de notre immeuble à Rueil n'est pas évident car il appartient à BNP-Paribas, notre maison-mère, et que nous en sommes uniquement locataires.
Certains équipements posent question comme le papier non recyclé des imprimantes, les robinets d'eau sont à pression (ils continuent de couler quand on a finit de se laver les mains) les séchoirs à main utilisent des serviettes fournies par Kimberley and Clark, une société épinglé par Greenpeace pour sa participation à la déforestation, les ampoules ne semblent pas être de basse consommation, beaucoup d'ordinateurs restent en veille.
Concernant notre activité, nous proposons des OPCVM dits éthiques mais ils ne sont pas labellisés par un organisme indépendant spécialisé dans les questions de responsabilité sociale des entreprises.
Un tel processus, s'il est adopté et généralisé, permettrait de concilier développement commercial et développement durable.
Si Cortal Consors a l'ambition de réduire de 5 % ses émissions de CO2, elle devra faire plus qu'elle ne fait actuellement.
Rendez-vous début 2008 pour faire un bilan
08:30 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : compensation, transports, réchauffement climatique, écologie, gaz à effet de serre, reboisement, RSE
08.08.2007
La lutte contre les changements climatiques, une priorité incontournable
Les causes du réchauffement climatique sont avérées et la responsabilité humaine est engagée. Les grands pays pollueurs doivent désormais diviser par quatre leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050.
Comment œuvrer à cette diminution à l'échelle mondiale sans creuser les écarts économiques déjà prégnants ? La solution consistera-t-elle à fixer une taxe carbone, à améliorer les outils existants comme le système de quotas ? Sur ces points, l'Europe a une forte volonté de montrer la voie et rappelle notamment les effets bénéfiques sur l'emploi d'une économie sobre en carbone.
Les conséquences du changement climatique sur l'emploi sont au cœur des préoccupations syndicales. Les politiques de RSE et une collaboration avec les scientifiques doivent permettre d'amorcer une stratégie.
Le n°83 de la Revue de la CFDT (voir post du 21.07.07) présente les modes d'action dans leur pluralité à partir de travaux scientifiques et économiques, des propositions de membres du Pacte écologique, et des analyses et points de vue de syndicalistes.
Vous pouvez consulter en ligne ce numéro en cliquant sur les têtes de chapitre
Éditorial de Fabienne Doutaut
Dossier
- Les travaux du GIEC : aspects scientifiques, Groupe 1
Jean Jouzel, vice-président scientifique du GIEC (Groupe 1) et directeur de l'Institut Pierre-Simon Laplace ,
- Peut-on agir contre le changement climatique ?
Jean-Charles Hourcade, directeur de recherche CNRS,
- Pour une taxe de lutte contre le changement climatique Alain Grandjean, Patrick Criqui, Jean-Marc Jancovici, membre du comité de veille de la Fondation Nicolas Hulot,
- Le syndicalisme face au changement climatique
Marcel Grignard, secrétaire national, responsable de la politique du développement durable et de la RSE,
- Conseil Énergie, changement climatique, des décisions importantes
Joël Decaillon, secrétaire confédéral à la Confédération européenne des syndicats (CES),
- - Comment imposer le changement climatique dans le dialogue social
Entretien avec Patrick Pierron, Marc Blanc, Dominique Gillier, Patricia Blancard, René Schmitt, Joseph Murgia et Alexandre Rettien,
- Transports, cadre de vie et développement durable
Entretien avec Alain Gil, Joël Le Coq et André Milan.
Repères
- Bibliographie/sites internet
- Note de lecture
Éclairage
- Le rapport de conjoncture du Conseil économique et social
Philippe Le Clézio
- L'intervention syndicale dans la responsabilité sociale des entreprises
Marc Deluzet
- Les pratiques syndicales de négociation salariale
Thomas Frinault
09:30 Publié dans CFDT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : revue, développement durable, climat, RSE, Europe, écologie
07.08.2007
J’ai enfin testé Velib
Grande première dimanche dernier : j'ai profité d'une journée bien ensoleillée pour faire une petite balade en vélib.
Pour mes débuts, je me suis contenté d’une petit tour dans le 17ème arrondissement, où j’habite, après avoir loué mon vélo rue Brochant.
Le premier contact avec la borne de la station s’est fait sans heurt et j’ai pu acheté ma carte au premier essai.
Je ne peux pas en dire autant pour détacher le vélo de son point d’attache car j’ai du mis prendre à deux fois avec l’aide d’une employée Vélib.
Après quelques difficultés pour régler la hauteur de la selle, j'ai pu me promener sans problème dans les rues calmes de mon quartier. Malgré le poids supposé, j’ai trouvé le vélo assez maniable même si je n’ai pas encore utilisé le bouton des vitesses.
Avant ce jour, j’avoue que je nourrissais quelques inquiétudes pour mes premiers coups de pédale en Vélib.
En effet, je n’ai pas de vélo depuis des lustres et la perspective de rouler dans Paris expliquait jusqu’à présent mon refus de me lancer dans cette pratique.
Il faut dire que le 17ème arrondissement ne se distingue pas par le nombre élevé de pistes cyclables et le fait d’habiter tout à côté de l’avenue de Clichy, un axe rouge, ne donne pas envie d’utiliser la petite reine.
Velib m’a fait changer d’avis même si la réalisation de pistes cyclables est absolument indispensable pour optimiser le système.
Un plan des stations, à l'instar du métro, est aussi nécessaire pour savoir où déposer et emprunter un vélo mais apparemment, je ne suis pas le seul à en faire la demande.
Convaincu des avantages du système, j’ai envoyé une demande pour une carte d’abonnement pour un an que je n'ai pas encore reçue.
Dans le futur, je n’envisage pas d'utiliser Velib pour aller au boulot préférant pour cela emprunter le bus mais pourquoi pas au retour.
Par contre, Vélib sera très utile pour mes déplacements intramuros et pour faire de plus longues balades le dimanche si le temps le permet.
Depuis sa mise en place, j'ai l'impression que Velib a eu un effet d'entraînement et qu'en dehors de ses vélos, il me semble que les cyclistes sont plus nombreux qu'avant
09:30 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : velib, transports, déplacements, vélo
06.08.2007
La CFDT défend les travailleurs saisonniers
Présentation et outils de la campagne 2007 en direction des saisonniers
Aujourd’hui, la CFDT est identifiée comme une organisation syndicale prenant en charge les problématiques des travailleurs saisonniers, voire le syndicat leader intervenant auprès des saisonniers, été comme hiver.
L’information et l’aide apportées par la CFDT aux saisonniers sont vecteurs d’améliorations tangibles pour ces derniers. Ainsi, pour le logement, la situation a vraiment évolué depuis le démarrage des campagnes et l’action de la CFDT, en collaboration avec des collectivités territoriales, s’est traduite par la création de Maisons des saisonniers dans certaines régions (Arcachon, Nord-Pas-de-Calais).
La forte présence de la CFDT dans les régions ainsi que la pression médiatique ont un impact important sur les employeurs et les collectivités territoriales. De ce fait, ils sont plus attentifs au respect des droits et des conditions de travail des saisonniers. En témoigne une sensible régression des procédures prud'hommales.
La campagne d’été 2007
La campagne a été lancée début juillet par la confédération, relayée sur le site internet cfdt.fr.
14 unions régionales organisent des permanences fixes et mobiles pour les saisonniers dans les lieux les plus touristiques, en lien avec 3 fédérations.
Parallèlement sont poursuivis l’action sur les maisons des saisonniers et le travail conjoint avec les collectivités sur les questions de logement.
La campagne est également l’occasion de poursuivre notre travail conjoint avec la Confédération Etudiante sur notamment la question des étudiants salariés.
Une « Expression directe » spécifique a été diffusée sur France2 le 24 juillet et sur France 3 le 28 juillet.
La campagne s’appuiera sur un matériel renouvelé : un guide du saisonnier (voir rubrique "Documents et tracts"),
un dépliant spécial « jeunes » à destination de l’ensemble des jeunes, étudiants salariés, CDD, CDI, intérimaires, avec un questionnaire et une fiche contact, un formulaire CFDT permettant aux saisonniers de suivre leurs horaires
Cette campagne, comme les précédentes, doit contribuer à développer une image jeune et positive de la CFDT.
09:30 Publié dans CFDT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : saisonniers, précarité, droit du travail, interprofessionnel





