21.12.2008
Obama fait de la lutte contre le réchauffement planétaire une priorité
Article paru sur le site internet du Monde
Le président élu Barack Obama a dévoilé, samedi 20 décembre, les membres-clés de son équipe de conseillers pour la science et la technologie, un choix qui confirme sa volonté de faire de la lutte contre le changement climatique une des priorités de sa présidence. A la tête de cette équipe figure, comme prévu, John Holdren, 64 ans, professeur de sciences de l'environnement à l'Université d'Harvard. Ses travaux portent aussi sur les dangers que présentent les armes nucléaires.
Il est nommé directeur du bureau de la Maison Blanche chargé de la science et la technologie et co-président du comité des conseillers scientifiques de M. Obama. Membre de l'académie nationale des sciences et directeur du prestigieux Woods Hole Research Center, John Holdren a été en 2006 le président de l'Association américaine pour la promotion de la science (AAAS). Il a aussi été l'un des conseillers scientifiques de l'ancien président Bill Clinton.
Le futur président entend par ces nominations redonner une place de choix à la science et à la recherche, malmenées durant les huit années d'administration de George W. Bush sous l'influence de la droite religieuse."Il est temps que nous redonnions à la science une place prioritaire et d'oeuvrer pour restaurer le rôle dominant de l'Amérique dans les sciences et les technologies", a déclaré M. Obama dans son allocution hebdomadaire en annonçant les noms de ses principaux conseillers scientifiques. "Aujourd'hui plus que jamais, la science détient la clé de notre survie en tant que planète et de notre sécurité et de notre prospérite en tant que nation", affirme-t-il.
Barack Obama a également retenu Jane Lubchenco, 61 ans, une biologiste marine de l'Université d'Etat d'Oregon pour diriger l'Administration des océans et de l'atmosphère (NOAA), qui est notamment responsable de suivre l'évolution climatique planétaire et de faire des prévisions sur les tempêtes et ouragans. Comme Steven Chu, le physicien co-lauréat du prix Nobel de physique choisi par Barack Obama comme ministre de l'énergie, John Holdren et Jane Lubchenco ont plaidé avec force pour mettre en place aux Etats-Unis un système de limitation contraignante des émissions de gaz à effet de serre pour éviter un changement climatique catastrophique. L'Amérique est responsable du quart de des émissions en gaz à effet de serre de la planète.
Affirmant l'importance de la recherche génétique, M. Obama a également choisi les Dr Eric Lander et Harold Varmus comme co-présidents du comité des conseillers scientifiques de la Maison Blanche avec M. Holdren. Le Dr Lander est le fondateur et directeur du Broad Institute qui a joué un rôle clé dans le projet de séquençage du génome humain achevé en 2003. Cette avancée est cruciale pour la compréhension des mécanismes moléculaires des maladies humaines comme le cancer. Le Dr Varmus, co-lauréat du Nobel de médecine en 1989 pour ses travaux sur la génétique du cancer, dirige le Centre Memorial Sloan-Kettering sur le cancer à New York.
09:44 Publié dans Amérique anglophone | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, réchauffement climatique, environnement, écologie, recherche, sciences
14.11.2008
"Obama s’est engagé à faciliter l’implantation syndicale dans les entreprises "
Représentante internationale de l’AFL-CIO, la principale confédération syndicale des Etats-Unis, Penny Schantz espère que la victoire de Barak Obama va permettre de modifier la législation qui encadre l’implantation syndicale dans les entreprises
Quel a été votre rôle pendant la campagne présidentielle ?
Non seulement nous avons appelé à voter Barak Obama, mais notre implication dans la campagne électorale a été la plus forte de l’histoire de notre organisation. Après huit années de Bush, qui ont été très dures pour les salariés de notre pays, il y avait urgence à faire gagner un candidat qui portait les revendications de nos adhérents et de leur famille. Nous avons dépensé 250 millions de dollars pour cette campagne. Nous avons également mobilisé des volontaires à travers tout le pays qui ont passé 5,5 millions d’appels. On peut dire qu’on a été partie prenante de cette victoire. Dans certains États « serrés » comme la Virginie ou l’Ohio, nul doute que le travail de nos adhérents et de notre affilié Working America a joué un rôle important.
Maintenant qu’Obama a été élu, qu’attendez-vous de lui ?
Pour l’AFL-CIO, la priorité est de changer la législation du travail pour permettre aux syndicats de s’implanter plus facilement dans les entreprises. C’est un enjeu majeur dans les années à venir, car la situation actuelle est catastrophique. Aux États-Unis, il faut en effet que les salariés déclarent vouloir un syndicat dans leur entreprise, puis organisent des élections pour obtenir le droit de s’implanter. Ce système ne posait pas de gros problèmes il y a 20 ans, mais aujourd’hui les entreprises font de véritables campagnes de pression et d’intimidation qui conduisent à la perte des élections même quand une majorité de salariés avaient au préalable déclaré vouloir un syndicat dans l’entreprise.
Comment souhaitez-vous faire évoluer ce système ?
Nous avons préparé un projet législatif baptisé EFCA (employee free choice act) qui conditionne la création d’un syndicat dans l’entreprise à la simple signature d’une majorité de salariés, sans qu’il soit nécessaire d’organiser ensuite des élections. Les patrons ne pourraient alors plus faire de campagne de déstabilisation comme aujourd’hui. Il y a une vraie urgence. 40 millions de salariés déclarent vouloir adhérer à un syndicat s’ils avaient la liberté de le faire.
Barack Obama s’est-il engagé sur ce dossier ?
Oui, durant la campagne, il s’est engagé à signer le décret de loi s’il arrivait jusqu’à la présidence. Mais rien n’est gagné car le président ne peut pas le décider seul. Il peut toutefois faire pression pour que les législateurs travaillent sur le sujet. Nous devons donc continuer le combat au niveau de la chambre des Représentants et du Sénat.
La confédération syndicale américaine
L’AFL-CIO (American Federation of Labor – Congress of Industrial Organization) est la grande confédération syndicale américaine qui regroupe plus de 10 millions de travailleurs. Elle a été créée en 1955 par le rapprochement de l’AFL (créée en 1886) et du CIO (créé en 1936 suite à une scission de l’AFL). Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la confédération dispose d’un bureau à Paris.
L’AFL-CIO a longtemps été l’unique organisation à représenter les salariés américains. La création de Change to win, une centrale syndicale créée en 2005 par des fédérations dissidentes de l’AFL-CIO, a modifié sensiblement le paysage syndical aux États-Unis. Change to win compte aujourd’hui 6 millions d’adhérents. Les deux organisations ont soutenu le candidat démocrate lors des dernières élections.
Article paru sur le site internet de la CFDT
19:46 Publié dans Amérique anglophone | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : syndicalisme, afl-cio, obama, usa
06.11.2008
Obama élu, l'histoire est en marche
Le mercredi 5 novembre 2008 restera une date historique pour les Etats-Unis mais aussi pour le reste du monde. En effet, à l'âge de 47 ans, Barack Obama est devenu le 44ème président des USA en battant largement John Mc Cain le candidat républicain.
En vacances chez moi dans le Gers, c'est en regardant CNN à la télévision que j'ai assisté à un moment inoubliable, à savoir l'élection du 1er président noir de l'histoire des USA, au parcours atypique, né d'un couple multiracial et ayant vécu en Indonésie.
Je n'ai donc pas regretté d'avoir passé une nuit blanche à attendre avec impatience la tombée des résultats sur une chaîne américaine qui avait déployé des moyens hors du commun.
Les résultats furent à la hauteur de l'évènement : Obama n'a pas simplement gagné l'élection, il a bénéficié d'un raz de marée qui illustre bien les attentes énormes d'un pays en crise.
C'est ainsi qu'en plus de remporter largement les états traditionnellement démocrates (côtes est et ouest, région des grands lacs), il a battu Mc Cain dans des états qui s'étaient prononcés pour Bush en 2004 : Floride, Virginie, Iowa, Colorado, Nouveau Mexique, Ohio, Nevada.
Obama obtient au final 364 grands électeurs (270 nécéssaires pour être élu) contre 174 pour le candidat républicain.
Les débuts de la soirée furent au début quand même un peu angoissantes, je me souviens de l'élection de 2004 lorsque je me suis couché avec Kerry en tête pour me réveiller le lendemain avec Bush réélu.
Cette impression disparut néanmoins assez rapidement quand CNN a annoncé qu'Obama devançait Mc Cain en Floride et que l'élection était particulièrement disputée dans l'Indiana, un état traditionnellement républicain.
Ce fut ensuite une longue liste de projections de résultats jusqu'aux environs de 5h00 du matin, les médias ont prédit la victoire finale d'Obama, une prédiction confirmée par sa victoire en Virginie puis en Californie.
Ce moment fut magique car les chaînes de télé diffusèrent entre autres de longues séquences de la foule rassemblée à Chicago pour fêter l'évènement, une foule à l'image de la candidature d'Obama, bigarrée, multiraciale, réunissant plusieurs générations à la fois.
Cela peut paraître un peu cliché mais je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Martin Luther King et à son célèbre discours sur son rêve de voir un jour blancs et noirs réunis fraternellement. Son rêve est devenu réalité dans la nuit de mardi à mercredi mais il reste quand même beaucoup de chemin à parcourir.
L'élection d'Obama fait naître beaucoup d'espoir à fois parmi la population américain mais aussi au sein de la communauté internationale. Beaucoup attendent d'un changement dans la politique américaine même s'il ne faut pas s'attendre à une révolution. La tâche d'Obama est immense et les dossiers à traiter nombreux : réduire les inégalités socio-économiques aux USA, régler la question de la guerre en Irak, lutter contre le réchauffement climatique, trouver une solution au conflit israelo-palestinien etc.
il est vrai que le plus dur ne fait que commencer mais ne boudons pas notre plaisir car, comme dirait Philippe Val, c'est un putain de plaisir.
10:13 Publié dans Amérique anglophone | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : usa, obama, présidentielles us 2008
03.11.2008
Agenda-Elections présidentielles US : nuit américaine à Cesson-4 et 5 novembre 2008
Si vous êtes intéressés par les élections présidentielles 2008 et si vous souhaitez suivre les résultats d'une manière originale, je vous invite à participer à la nuit américaine organisée par le maire vert de Cesson (Seine et Marne) Jean-Marc Brulé du 4 au 5 novembre.
Rendez-vous en Mairie, mardi 4 novembre à partir de 21h et jusqu'au petit matin.
Mairie de Cesson
8 route de Saint-Leu
Téléphone : 01 64 10 51 00
La soirée débutera par un buffet et la diffusion de courtes vidéos (clips de campagne, montages...). Plusieurs chaînes de télé françaises seront retransmises (BFM TV, France 2, La Chaîne Parlementaire) pour nous permettre de prendre le pouls de l'ambiance et du déroulé de la journée.
Les premiers bureaux de vote ferment à 19h sur la Côte Est, en Floride par exemple. Ainsi, à partir d'une heure du matin, les 1ers résultats seront retransmis en direct et sur grand écran les premiers résultats. Au fur et à mesure de leur annonce, la carte des Etats-Unis avec les projections de délégués sera mise à jour.
Quelques invités particulièrement renseignés (chercheurs du Cnrs, mais aussi citoyens ayant vécu ou voyagé aux Etats-Unis) seront dans la salle et disponibles pour échanger tout au long de la soirée autour de quelques thèmes : la campagne américaine vue par les médias français, l'engouement populaire suscité par la candidature de Barack Obama, les enjeux du scrutin...
La nuit se terminera en partageant café et croissants aux alentours de 05h.
Quelques informations pratiques pour se rendre à Cesson (commune de la Ville Nouvelle de Sénart, au nord de Melun en Seine-et-Marne (77))
ligne D du RER (trains ZYCK pour Melun-sous-sol de la gare de Lyon)
Gare de Cesson (43 min de la gare de Lyon)
horaires le mardi soir : 20h06 - 20h36 - 21h06...
retours : dernier 23h57 - puis 2h02 (bus Noctilien), 2h57 (bus)
premiers le lendemain : 4h12 - 4h59 - 5h29
Après : Mairie de Cesson : 8 min à pied du RER
09:29 Publié dans Amérique anglophone | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : usa, présidentielles us 2008, obama, cesson
19.09.2008
Des artistes se mobilisent pour Obama sur Internet
Dans moins de deux mois, auront lieu les élections présidentielles aux Etats-Unis, une élection très importante pour l'avenir du pays mais aussi pour le monde entier.
Le scrutin de 2004 avait déjà à l'époque mobilisé encore plus les électeurs américains mais l'élection de 2008 connaît un succès encore plus fort du fait des enjeux et des candidats en lice.
D'un côté, le représentant des démocrates, Barack Obama, 46 ans, susceptible d'être le 1er président noir des USA et de l'autre côté son adversaire républicain, John McCain, 72 ans, un héros de la guerre du Vietnam connu pour son franc-parler.
La question que tout le monde se pose, que ce soit aux Etats-Unis comme ailleurs, est de savoir si les américains auront la volonté de rompre avec la politique impopulaire de Georges Bush qui a plongé son pays dans la guerre et dans la crise économique.
De nombreux citoyens dans le monde, j'en fais partie, espèrent que les électeurs feront le choix d'Obama afin d'oeuvrer à la fin du conflit en Irak et de se consacrer à soulager une population de plus en plus touchée par la pauvreté.
La campagne a pris une nouvelle tournure avec la désignation par chaque candidat de la personne qui sera à leur côté en tant que vice-président.
Le fait que McCain ait opté pour Sarah Palin, gouverneur du petit état de l'Alaska, démontre la nécessité absolue de choisir Barack Obama comme le prochain président des USA. Même si elle présente l'avantage d'être une femme, ses prises de position conservatrices contre entre autre l'avortement inquiètent l'ensemble des forces progressistes.
En attendant l'échéance du 4 novembre prochain, date du scrutin, chaque camp fourbit ses armes à coup de clips publicitaires, de meeting et de progagande sur Internet. Dans ce domaine, Obama et son staff sont passés maître pour utiliser au mieux ce vecteur de communication de plus en plus important. Au cours de la campagne des primaires démocrates, Obama a révélé son savoir-faire en collectant d'importantes sommes d'argent grâce à Internet.
Les nouveaux outils que fournit l'Internet dit "2.0" (Youtube, Facebook, Myspace, Dailymotion, les blogs) assurent une plus grande activité, une créativité constante permettant de toucher beaucoup plus de monde et surtout les jeunes électeurs.
A l'image de la mobilisation croissante en faveur d'Obama, les artistes du show-bizz, majoritairement démocrates, sont de plus en plus nombreux à s'engager dans la campagne et apporte leur propre contribution pour le candidat démocrate.
Dans le but d'illustrer cet engagement, j'ai sélectionné 3 clips video dénichés sur Youtube :
- 1er clip : "Yes You Can"
il s'agit d'un chanson composée par Will I.Am, un des membres du groupe de rap Black Eyed Peas. Le titre du morceau correspond au slogan de la campagne d'Obama et les paroles sont en fait des extraits d'un discours du sénateur de l'Illinois.
On y retrouve des stars qui ont pris fait et cause pour Obama comme l'actrice Scarlett Johansson ou l'ancien basketteur Kareem Abdul Jabbar.
Ce clip est massivement regardé sur Youtube, preuve de l'engouement pour Obama.
- 2ème clip : "We Are the Ones"
Une autre chanson écrite par Will I.Am. Interviennent cette fois-ci l'actrice Jessica Alba, l'acteur Ryan Phillipe. C'est qui est particulièrement intéressant dans ce clip est que 2 des 3 premières déclarations concernent l'environnement et la volonté de voir une planète préservée.
- 3ème clip : "American Prayer"
Une chanson de Dave Stewart, ancien membre des Eurythmics. Les stars sont ici plus nombreuses : Forest Whitaker, Whoopi Goldberg, Cyndi Lauper, Joan Baez ...
08:08 Publié dans Amérique anglophone | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : obama 2008, présidentielles us, démocrates, video clip, musique
30.07.2008
Pourquoi je soutiens Obama
Barack Obama, candidat démocrate aux élections présidentielles américaines, vient de faire une tournée en Europe. L’accueil triomphal que lui a réservé près de 200000 allemands démontre le vif intérêt envers le sénateur de Chicago des européens en attente d’une rupture avec la politique de Bush.
Comme d’autres militants français, je m’intéresse beaucoup à la vie politique américaine. Depuis Bill Clinton, chaque élection présidentielle a défrayé la chronique et a déchaîné énormément de passion.
Tout d’abord, il y eu l’élection frauduleuse de Georges W. Bush en 2000 qui fut malheureusement réélu 4 ans plus tard malgré une mobilisation sans précédent du camp démocrate.
L’échéance électorale de novembre 2008 a suscité beaucoup d’intérêt dès la campagne des primaires chez les démocrates avec la lutte acharnée entre Barack Obama et Hillary Clinton.
Après que Bill Clinton ait terminé son 2ème mandat, je pensais que sa femme Hillary ferait une excellente candidate une fois passé l’intermède Al Gore surtout après sa défaite contre Bush.
Intelligente, encore plus expérimentée grâce son mandat de sénatrice, elle avait tous les atouts en main pour révolutionner la scène politique en devenant la 1ère femme présidente.
Pour y arriver, elle lui fallait tenir compte de 2 facteurs: l’héritage de Bill Clinton dont elle devait s’affranchir tout en l’utilisant pendant sa campagne et le fait d’avoir approuvé la guerre en Irak, motif rédhibitoire d’opposition pour certains militants démocrates.
Face à Obama, elle fut ensuite handicapée par la volonté de changement des électeurs, un changement qu’elle ne pouvait pas incarner.
Je me suis intéressé à un moment à John Edwards, ancien sénateur de la Caroline du Nord, qui s’est illustré en 2004 en étant candidat aux côtés de John Kerry comme vice-président.
Je fus séduit par son discours progressiste contre les inégalités et la pauvreté qui gangrènent les USA. Par son approche beaucoup plus « libérale » (au sens américain) ou plus à gauche (au sens européen), Edwards se distinguait des autres prétendants démocrates.
Il a malheureusement souffert de la comparaison avec Clinton et Obama pour abandonner et rejoindre le camp de ce dernier.
Le combat final pour désigner le candidat démocrate a donc opposé Obama et Clinton.
Alors que les méthodes électorales de Clinton étaient de plus en plus insupportables, je prenais fait et cause pour Obama sans un enthousiasme forcené au début mais avec l’intime conviction qu’il était le meilleur pour le poste.
- son jeune âge (46 ans) lui permet de correspondre à l’envie de renouvellement de la majeure partie des électeurs. De plus, il donne envie de rêver à une Amérique apaisée malgré les difficultés économiques et le poids important du conservatisme,
- Il peut devenir le 1er président noir de l’histoire d’un pays à l’histoire fortement marquée par le racisme. Il a montré sa volonté de dépasser les clivages raciaux pour être un candidat universel. Les résultats des primaires font que cela va être un chemin difficile,
- son programme propose une politique différente ce celle de son éventuel prédécesseur : lutte contre le réchauffement climatique, contre les inégalités, contre la montée de la pauvreté, pour une politique étrangère moins impérialiste.
Ce n’est pas bien sûr le candidat parfait et il reste des zones d’ombre comme sa politique au Moyen-Orient. Son soutien affiché à Israël et sa politique colonialiste dans les territoires occupés est un frein à la mise en place d’un plan de paix. Alors qu’il affirme vouloir abattre les murs entre les peuples, il cautionne en fait celui que construit le gouvernement israélien pour isoler les palestiniens. Il ne faut pas oublier aussi qu’il a voté en faveur de l’immense mur que veulent bâtir les USA le long de la frontière mexicaine afin de bloquer l’immigration clandestine.
Comme tout américain qui se respecte, il est très religieux, favorable à la peine de mort et pas forcément très progressiste sur les thèmes de société.
Lorsque je fais le bilan du personnage, je considère qu’Obama est le meilleur candidat pour battre Mc Cain qui ne fera que perpétuer la politique désastreuse de Bush.
J’ai donc décidé de soutenir Obama
Pour tout savoir de la campagne d’Obama : http://www.barackobama.com/ (en anglais)
11:00 Publié dans Amérique anglophone | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Obama, élections, USA, présidentielles, démocrates, primaires
09.01.2008
Présidentielles US : Obama, la surprise démocrate ?
Depuis début janvier, la campagne des présidentielles aux USA a changé d’échelle tant du côté des démocrates que des républicains.
Jusqu’à présent, il s’agissait pour les candidats de récolter un maximum d’argent afin de financer leur campagne électorale et surtout leurs spots publicitaires qui vont inonder les écrans télés.
Il s’agit aujourd’hui de la 2ème étape qui consiste en la désignation par les militants et les électeurs des deux camps lors de primaires ou de caucus âprement disputées. Cette élection avec ses débauches d’énergie et les gros moyens déployés n’a rien à envier au big scrutin de novembre.
Un système électoral compliqué
Pour obtenir le droit de représenter les démocrates ou les républicains, le candidat doit obtenir une majorité de délégués dans les 50 états. Ces derniers sont désignés par les électeurs en fonction de leur couleur politique ou de leurs affinités.
Le candidat ayant obtenu le plus grand nombre de délégués est désigné de façon formelle lors de la convention du parti lors d’un grand show médiatique qui fait le bonheur financier de la ville qui doit l’organiser.
On arrive ensuite à la 3ème phase avec le véritable vote de la population, une élection en fait indirecte. Dans chaque état, ce sont des grands électeurs dont le nombre est calculé en fonction de l’importance de la population qui élise à la fin le président.
Suite au vote des citoyens, le candidat arrivé en tête remporte tous les électeurs (pas de place pour une proportionnelle)
Ce système totalement différent de celui que nous connaissons en France ne permet forcément l’expression d’un vote pleinement démocratique.
C’est ainsi qu’en 2000, Al Gore, le candidat démocrate, avait devancé en nombre de voix, Georges Bush, le candidat républicain. Or, le recomptage des bulletins de vote en Floride accompagné de gros soupçons de fraude a permis à Bush de remporter la victoire finale grâce à un nombre plus important de grands électeurs.
Depuis, des enquêtes, dont celle de Michael Moore, ont mis en lumière les magouilles des républicains et le fait que c’est finalement Al Gore qui aurait gagné si le recomptage avait été mené à son terme : la démocratie aux USA mis à mal ! Avec les conséquences que l'on sait.
Les principaux candidats démocrates
- Hillary Clinton : 60 ans, sénatrice de l’état de New-York, femme de Bill Clinton président des USA de 1993 à 2000.
Atouts : incarne les années fastes Clinton, grosse expérience politique, soutien des femmes
Faiblesses : une certaine froideur, de trop s’appuyer sur son mari, a voté en faveur de la guerre en Irak
- Barack Obama : 46 ans, sénateur de l’état de l’Illinois, avocat, ancien travailleur social à Chicago
Atouts : jeunesse, charisme, renouvellement, n’a pas voté pour l’invasion de l’Irak, sa candidature rappelle celle de John Fitzgerald Kennedy.
Faiblesses : inexpérience politique et internationale, manque de précision dans son discours, le fait d’être métis pourrait le pénaliser dans une Amérique encore marqué par le racisme et les discriminations.
- John Edwards : 54 ans, ancien sénateur de l’état de Caroline du Nord, avocat, co-listier de John Kerry lors des élections de 2004.
Atouts : discours plus à gauche (selon les standards américains) susceptible de séduire les classes moyennes et populaires, correspond à la fameuse « règle » qui affirme qu’un candidat démocrate ne peut gagner que s’il est originaire d’un état du sud (Clinton vient de l’Arkansas, Jimmy Carter de Georgie mais Kennedy venait du Massachussets et Franklin D.Roosevelt de New-York).
Faiblesses : a perdu les élections de 2004, rhétorique parfois populiste, décalage entre sa situation financière très aisée et son discours en faveur des plus pauvres, faible expérience internationale, ne siège plus au Sénat.
Obama crée la surprise dans l’Iowa
L’Iowa est le 1er état à organiser son caucus, c’est un état rural du Middle West dont la population est blanche à 95 %.
Alors qu’il était en retard dans les derniers sondages, Obama a finalement remporté le vote avec 37,6 % des voix devançant Edwards (29,7 %) et Hillary Clinton (29,5%)
La surprise vient non pas seulement de l’écart entre Obama et les autres candidats mais aussi de l’humiliante 3ème place d’Hillary Clinton alors qu’elle était en tête dans les enquêtes d’opinion.
Les électeurs démocrates de l’Iowa ont donc privilégié la jeunesse, le renouvellement à l’expérience. Ils ont ainsi montré leur grande soif de changement pour enfin en terminer avec les années catastrophiques de Bush.
De plus, les femmes, un traditionnel soutien de Clinton, ont cette fois-ci voté majoritairement pour Obama.
La couleur de peau du sénateur de l’Illinois n’a pas été finalement été un handicap dans un état peuplé majoritairement de blancs : un signe des temps ? Seules les primaires suivantes permettront de dire si le clivage racial est réellement dépassé sachant que ce n’est qu’une étape avant le scrutin de novembre au cours duquel il faudra convaincre l’ensemble du pays.
Or, les résultats de l’Iowa semblent avoir déclenché un dynamique pour Obama car celui-ci est maintenant en tête dans les sondages pour les primaires du New Hampshire qui auront lieu le 8 janvier.
Beaucoup de spécialistes pensent que si Clinton ne remporte pas le New Hampshire, elle peut dire adieu à sa candidature car l’élan créé par Obama fera irrésistiblement boule de neige.
Ce que je peux espérer est que les démocrates présentent le meilleur candidat possible pour battre les républicains en novembre.
Il faut mettre un terme à la politique néfaste du camp de Georges Bush qui a totalement discrédité les USA et plongé une part croissante de ses habitants dans la précarité et la pauvreté.
09:10 Publié dans Amérique anglophone | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : USA, présidentielles, primaires, Iowa, démocrates, Obama, Clinton













