12.05.2008

Les Verts discutent d'une alliance "Cohn-Bendit - Hulot - Bové"

f1f98ad390f7e1d7f155127b0b960bd8.jpegAprès le temps des élections, voici venu pour les Verts la traditionnelle période de recomposition interne avant chaque congrès qui aura lieu en décembre prochain.
C'est ainsi que plusieurs appels ont été également lancés afin de rassembler les écologistes avant les prochaines élections européennes de juin 2009.
En ce qui me concerne, je suis plutôt dans l'expectative car ce n'est pas la première fois qu'il y ce genre d'initiative qui n'aboutit jamais ou alors reste notoirement insuffisante.
Pour illustrer ce processus, voici un article paru ce week-end dans le Monde.


Assurés par leurs résultats aux municipales et le nombre d'élus obtenu, les Verts pensent déjà aux alliances pour les Européennes. Un appel lancé sur le Net par les amis de Noël Mamère a été adressé à Daniel Cohn-Bendit, José Bové et Nicolas Hulot pour qu'ils acceptent de mener ensemble une liste de rassemblement des écologistes en 2009. Une façon de reconnaître que les porte-drapeaux les plus populaires se situent en marge (Daniel Cohn-Bendit) ou en dehors (Nicolas Hulot et José Bové) des Verts.
Le frère de Daniel Cohn-Bendit, Gabriel, avait déjà tenté, au lendemain du deuxième tour des municipales, d'appeler les écologistes de "toutes tendances" à s'unir pour la prochaine échéance électorale. Mais les contours de l'alliance dessinée étaient plus larges puisqu'ils incluaient des figures du MoDem ou de l'UMP telles Nathalie Kosciusko-Morizet comme des socialistes.
Ce nouvel appel veut parvenir à un rassemblement "dénué d'ambiguïté", une démarche "dans la clarté", sans faire abstraction "des impasses du libéralisme". En clair, une liste écolo mais à gauche. Le texte salue ainsi la déclaration de Nicolas Hulot dans Le Journal du dimanche du 30 mars, estimant : "C'en est fini du libéralisme." "C'est une véritable opportunité de dépasser les clivages sans faire du "ni-ni"", explique Bernard Jomier, initiateur de l'appel.
A l'intérieur du parti écolo, les signatures affluent des fédérations mais deux courants semblent encore sur la réserve. La gauche emmenée par Martine Billard et surtout les "voynetistes", jusqu'alors plus tentés par le projet de "confédération de la gauche" proposée par François Hollande.
La secrétaire nationale Cécile Duflot, elle, reste dans l'expectative, trouve "l'idée intéressante" mais ne veut pas "d'un coup de marketing".
Noël Mamère voit dans cette initiative l'opportunité de "sortir les Verts de leur carcan". "Si on rate cette occasion, on aura du souci à se faire pour notre avenir", insiste le député de la Gironde. Denis Baupin est sur la même longueur d'onde : "Il y a aujourd'hui suffisamment de convergences entre Hulot, Bové et Cohn-Bendit pour avancer vers un parti écolo", affirme l'adjoint au maire de Paris. Les deux ont réussi à convaincre Yves Cochet, du courant Urgence écolo : "Il faut juste que, cette fois-ci, Hulot s'engage vraiment", relève le député de Paris.
C'est en effet la grande inconnue. "DCB" a déjà fait savoir qu'il en serait "s'il émerge quelque chose qui dépasse les Verts français". José Bové, qui avait soutenu les Verts à Paris et Lille en mars, se dit "plutôt d'accord" avec l'initiative. Reste Nicolas Hulot : son entourage multiplie rencontres et discussions mais l'animateur ne semble pas prêt à se décider.

Silvia Zappi

11.05.2008

Unedic-Premières orientations avant la négociation

e4104e4c7e32531cb0d84ccbc752aec4.jpgArticle paru sur le site web de la CFDT

Lors d’une réunion tripartite préparatoire à la négociation sur l’assurance-chômage, le 6 mai, la CFDT a affirmé son opposition aux critères d’offre raisonnable d’emploi présentés par le gouvernement.
Les partenaires sociaux étaient invités, le 6 mai, par la ministre de l’Économie, Christine Lagarde, et le secrétaire d’État à l’Emploi, Laurent Wauquiez, à une réunion de travail en amont du démarrage de la négociation à venir sur l’assurance-chômage. Cette réunion revêtait une importance particulière, quatre mois après la conclusion de l’accord sur la modernisation du marché du travail et en pleine organisation du futur opérateur qui fusionne l’ANPE et les Assédic. « La négociation sur l’assurance-chômage est l’un des éléments du grand chantier de la sécurisation des parcours professionnels, avec la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, la négociation sur le bilan d’étape professionnel et celle sur la formation professionnelle », affirme Séverin Prené, secrétaire confédéral.
Pour le gouvernement, il s’agissait de faire la part entre ce qui relève de cette négociation et ce qui dépend de l’État, de dégager des orientations pour « un meilleur accompagnement des demandeurs d’emploi » et de traiter de « l’offre raisonnable d’emploi » selon la terminologie de Bercy, qu’un chômeur serait tenu d’accepter.
Une “ offre raisonnable ” très détaillée. Ce dernier point a focalisé toutes les attentions ces derniers jours. Le gouvernement a clarifié ses intentions dans ce domaine le 5 mai, dans une note reprise par la presse. Ainsi, le demandeur d’emploi élaborerait un « projet professionnel, actualisé tous les trois mois », projet incluant une zone géographique définie. Les trois premiers mois, il devrait s’engager à ne pas refuser plus de deux offres d’emploi répondant à ce projet et rémunérées à la hauteur de son dernier emploi. Au bout de trois mois de recherche, les critères d’offre “ raisonnable ” changent : elle devra être compatible avec les qualifications du demandeur d’emploi (et non plus avec le projet professionnel), rémunérée à 95 % du salaire antérieur et toujours située dans la zone géographique définie. Après six mois de recherche, une offre raisonnable d’emploi est rémunérée à 80 % du salaire antérieur, n’est pas éloignée de plus de 30 kilomètres ou une heure en transport en commun. Au bout d’un an, le demandeur d’emploi ne pourra refuser plus de deux offres répondant aux mêmes critères de qualification et d’éloignement, mais rémunérées à un salaire supérieur à l’allocation-chômage. Le refus de deux de ces offres entraînerait une radiation de deux mois et la suspension possible des allocations.
Égalité de traitement et critères objectifs. Dans son argumentaire, le gouvernement met en avant « une logique d’engagements réciproques du service public de l’emploi et du demandeur d’emploi », principe que la CFDT retient également. Mais il y ajoute « une égalité de traitement grâce à des critères objectifs », la rémunération, la qualification et l’éloignement. Or, « on ne peut définir une offre valable d’emploi de manière globale, car il n’y a pas d’homogénéité des demandeurs d’emploi, souligne Gaby Bonnand, secrétaire national. Ce sont les personnes les plus éloignées de l’emploi qui risquent d’avoir le plus de difficultés si un tel système se met en place. Et ce sont souvent ces personnes qui bénéficient le moins d’un accompagnement efficace ».
D’où la demande d’un contrat entre le demandeur d’emploi, l’accompagnateur référent et le service public de l’emploi. « L’État se fonde sur le fait que les autres pays européens ont défini de tels critères dans leur système d’assurance-chômage. Il oublie de rappeler que la relation contractuelle que nous demandons existe aussi dans ces pays », relève Séverin Prené.
La nécessité d’articuler l’assurance-chômage et la solidarité nationale constituait l’un des points clés de la rencontre du 6 mai. « La coordination entre les deux doit permettre de ne pas reléguer les chômeurs les plus éloignés de l’emploi dans un système qui renforce encore leur exclusion, explique Séverin Prené. Il faut éviter de “ balkaniser ” davantage le marché du travail entre les plus fragilisés, qui auraient droit à un filet de sécurité, et le reste de la population. Articuler assurance-chômage et solidarité nationale doit également permettre d’éviter un cloisonnement défavorable à la continuité des droits des demandeurs d’emploi. » La CFDT insiste sur la qualité de l’accompagnement et son lien avec l’indemnisation. Le nouvel opérateur du service public de l’emploi devra mettre en place un accompagnement plus efficace. La réunion du 6 mai, si elle ne marquait pas le coup d’envoi de la négociation, constituait le lancement de la coopération entre les partenaires sociaux et l’État pour construire cet accompagnement vers l’emploi, destiné aux 3,5 millions de demandeurs d’emploi de notre pays.

08.05.2008

Pour des Comités d'Entreprise européens plus forts

66cbb21315ca306a296b8c9528e4f45f.jpgCommuniqué de presse de la Confédération Européenne des Syndicats

La Confédération européenne des syndicats (CES) accueille avec satisfaction l’initiative de la Commission visant à présenter un paquet social parce qu’il inclut une section très importante pour les travailleurs : la révision de la directive sur les comités d’entreprise européens (CEE). A l’occasion du 1er mai, la CES lance une campagne pour des CEE plus forts, qui sont des organes importants de représentation des travailleurs au sein des entreprises.
La CES réclame depuis longtemps une révision de la directive sur les CEE. C’est la raison pour laquelle elle appuiera énergiquement le plan de la Commission visant à renforcer les CEE.
La CES réaffirme l’importance des comités d’entreprise européens : en effet, ils donnent à des millions de travailleurs de toute l’Union européenne le droit à l’information et à la consultation sur les décisions de l’entreprise à travers leurs représentants au CEE, ce qui peut toucher un grand nombre de travailleurs. C’est là un message important à rappeler à l’occasion du 1er mai.
Aujourd’hui, la CES lance une campagne destinée à garantir l’adoption de cette législation essentielle avant le fin de 2008. Conjointement avec la Fondation Hans Böckler, et en coopération avec les fédérations syndicales européennes, la CES organisera le 9 et le 10 juin 2008 une conférence consacrée aux CEE. Lors de cette conférence, les représentants des travailleurs dans les comités d’entreprise européens examineront des expériences pratiques qui illustrent qu’il est urgent de réviser la directive sur les CEE.

Pour tout savoir des positions de la CES sur les CE européens, cliquez sur le lien

07.05.2008

Campagne pour le respect des libertés syndicales en Chine

b0c232cb32a903c3c3c1efb31d33de9b.jpgDans le cadre de son partenariat avec Amnesty International, et quelques semaines avant l’ouverture des Jeux Olympiques de Pékin, la CFDT organise une campagne de pétition pour le respect des libertés syndicales en Chine.
L’objectif général de ces pétitions conjointes est de permettre aux militants et aux adhérents de se mobiliser et de participer directement aux campagnes. Pour cela, il est essentiel que les fédérations et les URI ainsi que les syndicats diffusent largement les pétitions et encouragent leurs militants à les signer et à les faire signer.
La pétition pour le respect des libertés syndicales en Chine vise à se saisir de l’occasion des Jeux Olympiques et de l’espace médiatique aujourd’hui ouvert pour exercer une pression supplémentaire sur les autorités pour le respect des droits de l’homme.
Outre la CFDT, Amnesty International a récemment conclu des partenariats avec la FSU et l’Unsa Education. Les revendications contenues dans le texte de la pétition sont pleinement partagées par Amnesty et l’ensemble de ses partenaires syndicaux. Pour cette seule action, CFDT, UNSA Education et FSU participent donc conjointement à la campagne.
Vous avez jusqu’au 25 juin pour signer la pétition et la retourner au Service international et Europe de la CFDT. Les quatre organisations participantes rassembleront ensuite l’ensemble des signatures pour les porter à l’Ambassade de Chine.

Cliquez sur le lien pour télécharger la pétition