04.02.2010

Trois réformes solidaires pour venir au secours des finances locales

logo_ee_idf.pngTribune publiée sur le Monde du 2 février 2010

Rédigée par Robert Lion, tête de liste Europe Ecologie aux élections régionales à Paris, Jean-Marc Pasquet, candidat Europe Ecologie à Paris et Jean-Vincent Placé, tête de liste Europe Ecologie dans l'Essonne.

La France fait cet hiver un demi-tour-droite historique. Après trente ans d'avancées ininterrompues sur la voie de la décentralisation, de Gaston Defferre à Jean-Pierre Raffarin, le président de la République vient d'obtenir - non sans peine - de sa majorité que s'amorce une violente réduction des pouvoirs et des moyens d'action des collectivités territoriales. Ce processus est évidemment lié à l'orientation politique des régions, de la majorité des départements et de beaucoup de municipalités importantes. Il a une triste couleur politicienne.

Il prend diverses formes : les institutions, le mode de scrutin, la limitation des compétences, le rognage des capacités fiscales de ces collectivités. La suppression de la taxe professionnelle en constitue un gros morceau, qui touche particulièrement les régions. On entend Valérie Pécresse, tête de liste UMP pour les élections en Ile-de-France, multiplier les promesses et les projets - comme d'autres formations il est vrai. Mais a-t-elle bien vu que le gouvernement auquel elle appartient a orchestré une opération "ailes coupées" pour la collectivité qu'elle voudrait présider ?

Candidats d'Europe Ecologie, nous ne nous bornons pas à dénoncer cette ré-étatisation sans précédent. Nous réfléchissons aux sauvegardes possibles d'une certaine autonomie financière, en particulier pour les régions.

Comme avec les autres politiques, la démarche en matière de ressources doit d'abord être concertée et solidaire entre régions et grandes collectivités, à l'inverse de la concurrence anarchique qui règne aujourd'hui.

Ensuite, on peut faire mieux, notamment du côté des ressources d'emprunt des collectivités territoriales. Celles-ci font appel à l'emprunt pour près de 35 milliards d'euros par an ; ces ressources assurent l'essentiel du financement de quelque 50 milliards d'investissements ; locaux annuels, soit environ les trois quarts de l'effort national d'équipement.

L'emprunt prend la forme principale de crédits bancaires. Or, en dépit de leur expertise, les quelques grands groupes bancaires spécialisés dans la clientèle quasi captive que sont en France les emprunteurs locaux n'ont pas été sans reproche. Une polémique s'est élevée sur les "produits toxiques" dont elles ont trop souvent accompagné leurs crédits, au détriment final, et des citoyens, et de nombreuses collectivités, aussi bien que d'organismes d'HLM.

Comme les entreprises, ces collectivités peuvent aussi emprunter en émettant des obligations, soit directement auprès des particuliers, soit sur les marchés financiers. L'appel aux marchés internationaux peut être avantageux, vu l'excellente solvabilité des collectivités françaises qui, à l'inverse de ce que dit le gouvernement, sont de bonnes gestionnaires. La Ville de Paris ; la région Ile-de-France parmi d'autres, les communautés d'agglomération de Lyon et de Lille, ont ainsi accès à de bonnes conditions de financement. Mais la dispersion de leurs émissions, la taille modeste de ces opérations et donc leur faible liquidité, de même que leur irrégularité dans le temps, diminuent leur attrait pour l'investisseur. Les conditions de l'emprunt sont donc loin d'être optimales.

En outre, des centaines de collectivités, en France, n'ont pas accès à de telles ressources malgré une santé financière en général satisfaisante. Leur taille et leurs compétences les handicapent, du moins tant qu'elles ne se regroupent pas pour conduire de telles opérations.

Nous nous engageons, avec Europe Ecologie, à trois réformes, toutes de la compétence des régions :

- Etablir un code prudentiel des emprunteurs, qu'accompagnera la mise à disposition des collectivités de l'expertise financière nécessaire, afin de contrecarrer la tendance récurrente des banques à proposer des produits structurés dont la "toxicité" est liée à un défaut de transparence ; adopter en ce sens une "charte des bonnes pratiques" des emprunteurs ;

- Développer la pratique d'emprunts auprès des particuliers, à la manière de ce que vient de faire, pour 80 millions d'euros et avec un grand succès, la région Pays de la Loire, offrant ainsi aux épargnants une occasion de donner du sens à leurs placements. Cette forme de financement, d'une durée difficilement supérieure à cinq ans, sera adaptée notamment aux campagnes d'isolation thermique du domaine bâti, dont nous avons récemment montré à Paris à quel point elles sont potentiellement créatrices d'emplois ;

- Organiser le groupement d'emprunts sur les marchés financiers internationaux, à l'image, mais à beaucoup plus grande échelle, de ce que font depuis cinq ans, avec de bons résultats, les communautés urbaines.

Si les électeurs nous en confient la responsabilité, la région Ile-de-France proposera d'être, dès 2010, chef de file d'un emprunt groupé "Régions de France" pour un montant compris entre 1 et 2 milliards d'euros. D'autres collectivités locales seront invitées à se joindre à cette opération, dont le taux facial aujourd'hui pourrait n'être guère supérieur à 3,50 % pour un emprunt à dix ans et à taux fixe, remboursable in fine. L'Ile-de-France lancera ainsi une initiative de solidarité territoriale. Les financements levés faciliteront la réalisation des investissements que comporte notre programme. Ils permettront en outre des dizaines de millions d'euros d'économies, dégageant des marges de manoeuvre pour nos investissements.

Au-delà de cette grande émission - une première depuis la suppression de la Caisse d'aide à l'équipement des collectivités locales (Caecl) il y a vingt-cinq ans - la région activera la mise sur pied de la "Caisse locale". Ainsi proposons-nous de nommer l'agence d'émission, propriété mutualisée des collectivités territoriales et financièrement indépendante de l'Etat, dont le projet chemine avec lenteur. L'Ile-de-France sera heureuse de jouer ici un rôle de moteur, voire d'adosseur.

Avec cet outil, les collectivités françaises pourront présenter à nouveau une signature significative, récurrente et reconnue, sur les marchés du monde entier. Les sommes levées pourront en deux ou trois ans dépasser les 5 milliards d'euros annuels.

Ces trois initiatives seront simples et transparentes, aux antipodes de toute spéculation financière, de nature à renforcer l'image internationale des collectivités françaises. Elles conforteront les finances et les capacités d'autonomie de nos pouvoirs locaux, face aux contraintes nouvelles dans lesquelles l'Etat, aujourd'hui, les enferme.

03.02.2010

Soutien aux travailleurs sans papiers du 17ème

travailleurs-sans-papiers.jpgAvec le soutien d’un large front syndical, politique et associatif sur la région parisienne, plus de 6 000

travailleurs-euses sans papiers du nettoyage, de la sécurité, de la restauration, de la construction, de l’aide à la personne, dits « sans papiers », sont en grève depuis le 12 octobre 2009 sur leur lieu de travail ou sur leur secteur d’activité pour obtenir leur régularisation administrative.

 

Ces travailleurs-euses sont indispensables dans différents secteurs de notre économie.

• Ils travaillent depuis de nombreuses années (parfois plus 10 ans) cotisent (retraite, maladie, chômage...), paient des impôts.

 

• Ils font souvent des travaux pénibles, durs, très mal payés, avec des horaires impossibles.

• Parce qu’ils sont « sans papiers », ils sont privés de leurs droits.

 

• Ils sont confrontés à l’arbitraire des préfectures de la région parisienne, chacune imposant ses propres règles.

 

C’est pour en finir avec ces injustices que des travailleurs sans-papiers ont eu le courage de dire « ASSEZ ! » et se sont mis en grève. Ils exigent un texte qui définisse des critères de régularisation par le travail « améliorés, simplifiés et appliqués sur l’ensemble du territoire ».

Ils sont en CDI, en interim, parfois en travail au noir. Ils se battent pour la régularisation de tous les sans-papiers. Pas seulement des travailleurs mais aussi les femmes à la maison, les élèves étrangers.

 

RÉGULARISER LES TRAVAILLEUR(EUSE)S SANS PAPIERS

C’EST BON POUR TOUS LES SALARIÉS !

 

Sans Sécu, sans retraite, contraints d’accepter n’importe quel boulot, payés en dessous du SMIC... c’est comme ça que le patronat de Sarkozy et Parisot voudraient voir tous les travailleurs de France.

 

Et dans le 17ème arrondissement de Paris

 

S’y regroupent essentiellement les grévistes du nettoyage et de la sécurité. L’entreprise SAMSIC (porte d’Asnières) est occupée par une centaine de salariés, les autres grévistes se réunissent dans un local de la CGT rue Truffaut. Au total c’est près de 1200 grévistes du nettoyage et du gardiennage qui sont en lutte dont une centaine de femmes. Pour certains, les employeurs refusent de remplir les formulaires officiels qui permettraient la régularisation de ces travailleurs. Pour d’autres, l’employeur a reconnu qu’ils travaillaient dans son entreprise et s’est engagé à les embaucher, mais depuis de très longs mois, ces dossiers sont toujours en attente.

 

Venez leur exprimer votre solidarité :

- par des visites sur les lieux de grève,

- par l’apport de nourriture ou de matériel (matelas, ustensiles etc...)

- par votre soutien financier

 

A noter dans vos agendas :

 

RASSEMBLEMENT EN SOUTIEN À LEUR LUTTE

Avec un concert et des débats

Rassemblement le samedi 20 Février 2010 de 10h00 à 15h00

Théatre l’Européen (5 rue Biot-75017 Paris-métro Place de Clichy)

 

Dans le 17ème arrondissement de Paris, un comité de soutien aux grévistes s’est constitué.

Il est composé des représentants des grévistes de SAMSIC et des grévistes de la rue Truffaut, du Comité des sans papier de St Just (CSP 17), des maitres-chiens sans papiers de la SNCF, de l’UL CGT 17e, SUD-Rail St-Lazare, syndicat CNT du nettoyage , de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH 17), RESF 17, la CIMADE Idf, MACAQ, Attention Chantier, du Parti Socialiste (PS), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti de Gauche (PG), Parti Radical de Gauche (PRG), Les Verts, Parti Communiste Français (PCF)...

Ce comité appelle les habitants de l’arrondissement à soutenir la lutte des travailleur(euse)s sans papiers

Contact : Collectif de vigilance Paris 17

snp CGT : 01 44 70 04 94

SUD-Rail St-Lazare : 01 44 85 01 84

 

 

01.02.2010

Soutien aux salariés d'Unicrédit en grève

IMG_0024.JPGJ’ai passé la mâtinée de jeudi dernier avec les salariés de la société Unicrédit, une succursale française de la banque italienne Unicredito. Je tenais à leur apporter mon soutien ainsi que celui du syndicat CFDT des banques Ile de France alors qu’ils doivent faire face à la fermeture de leur entreprise. Leur activité consiste à encaisser des créances dans plusieurs pays européens au nom de plus de 1600 entreprises italiennes qui exportent dans le monde entier. Il s’avère que celle-ci est particulièrement rentable surtout du au grand professionnalisme des 28 salariés qui ont su bâtir au fil des ans une véritable expertise. Malgré cela, ils doivent subir les effets de plus en plus pervers de la mondialisation suite à la décision d’actionnaires basés en Allemagne de fermer les 3 sites français. Ultime paradoxe qui se transforme en injustice : les 3 succursales que comptait la banque italienne vont être fermés mais le même plan social ne serait pas appliqué partout, les salariés d’Unicrédit étant les dindons de la farce.  Encore une fois, des salariés vont perdre leur emploi  à cause des petits jeux d’un système qui consiste à toujours favoriser l’actionnaire et ainsi permettre de gagner davantage d’argent. Les salariés d’Unicrédit ont décidé de se rebiffer, de se battre et d’utiliser toutes les armes à leur disposition pour faire valoir leurs droits. Cela s’est notamment traduit par une manifestation devant la célèbre salle Pleyel lors d’un concert sponsorisé par la banque Unicredito qui a trouvé là l’occasion de dépenser des fonds alors qu’elle met au chômage des dizaines de personnes en France. Cela n’a pas malheureusement suffit et devant le refus de la direction d’accéder aux revendications des salariés, ces derniers ont saisit l’inspection du travail et se sont mis en grève à partir du 27 janvier dernier. Le soutien des pouvoirs publics est d’autant plus nécessaire que le mutisme de l’employeur s’accompagne de menaces envers les représentants du personnel ce qui attise les tensions.

La CFDT des banques Ile de France et la Fédération CFDT des Banques ont répondu à l’appel à l’aide des salariés d’Unicrédit majoritairement adhérents de la CFDT. Cela consiste à apporter un soutien logistique et juridique puis à relayer les messages auprès des médias.

C’est ainsi que je suis allé les rencontrer jeudi dernier pour les soutenir et discuter avec eux afin de voir plus précisément ce que le syndicat pouvait faire de plus. Hasard du calendrier, se déroulait en même temps les représentants du personnel rencontrait la direction en présence de l’inspectrice du travail. Comme je partais au moment où cette réunion se terminait, je n’ai pas pu prendre connaissance des résultats mais il semble que la situation n’ait pas évoluée.

La Fédération CFDT des Banques a diffusé un communiqué de presse (voir le texte ci-dessous) et nous suivons particulièrement ce dossier qui illustre bien les dérives d’un système ultralibéral.

Communiqué de presse de la Fédération CFDT des Banques

Les 28 salariés de la succursale française d’UniCredit ont voté ce jour, à l’unanimité, une grève de 24 heures reconductible. UniCredit, filiale du Groupe UniCredit, premier groupe bancaire italien, quatrième européen, a annoncé le 14 mai 2009 la fermeture de ses trois filiales françaises : UniCredit, HVB et Bank Pekao. Une centaine de salariés vont être licenciés. Tous  ne sont pas traités de la même façon.

 La CFDT Banques considère que les salariés d’UniCredit sont victimes d’une double injustice :

-       La première vient de la fermeture d’UniCredit France, économiquement injustifiée. UniCredit est rentable en France, avec 0,78 million d’euros de résultat net après impôts en 2008 et 1,35 million de résultat net après impôts en 2009. Avec 1600 entreprises clientes, UniCredit France gère annuellement 5,5 milliards d’euros de flux d’encaissement. La CFDT est choquée de constater qu’un groupe bancaire qui affiche un profit net de 1,3 milliard d’euros sur les neuf premiers mois 2009 cherche à accroître sa rentabilité en détruisant une activité et des emplois qui participent au bon fonctionnement de l’économie européenne.

-       La seconde repose sur le refus d’accorder au personnel d’UniCredit France des conditions de départ identiques à celles obtenues par les salariés d’HVB Paris. Ce traitement est discriminatoire pour des salariés qui appartiennent pourtant au même groupe.

 La CFDT Banques s’élève en outre contre les menaces répétées subies par les délégués du personnel. Elle condamne les propos tenus par la direction d’UniCredit, dans plusieurs courriers d’intimidation envoyés en novembre et décembre. Face à cette situation bloquée, les salariés ont commencé une grève chez UniCredit. La CFDT Banques les soutient.

30.01.2010

La transformation écologique de l’économie régionale

logo_ee_idf.pngLes prochaines élections régionales auront lieu les 14 et 21 mars 2010. Comme pour les élections européennes de juin 2007, le rassemblement des écologistes Europe Ecologie présentera une liste autonome dans toutes les régions avec l'objectif de renforcer un projet politque novateur fondé sur l'écologie politique.

Suite è la décentralisation enclenchée depuis quelques années et surtout à cause du désengagement de l'Etat, les régions ont un rôle de plus en plus important à jouer afin d'améliorer la vie quotidienne des citoyens. Europe Ecologie a donc voulu continuer la dynamique commencée en juin dernier en présentant un programme permettant aux politiques publiques d'aller vers une véritable éco-région. Répondre sur le territoire francilien aux urgences environnementales, sociales et démocratiques, voilà les objectifs que se fixent Europe Ecologie Ile de France à l'instar des autres régions.

Etant moi même signataire d'Europe Ecologie, je soumettrai régulièrement sur ce blog des éléments du programme qui ont fait l'objet d'une réflexion collective de la part de militants venus d'horizons divers et désireux de rénover notre région.

La crise financière et économique du capitalisme, qui prépare un véritable tsunami social, nous montre que nous touchons les limites de notre mode de développement. Des millions d’emplois sont en train de disparaître, plongeant des familles dans le chômage et la précarité. Pourtant, les solutions mises en oeuvre par les gouvernements dans le monde entier trahissent la volonté de sauver le modèle des 19e et 20e siècles. Modèle qui repose sur l'exploitation du travail et qui a produit les inégalités sociales, les dommages environnementaux et l’inefficacité économique que l’on connaît. La transformation est nécessaire. Elle passe par la transformation écologique de l'économie, seule réponse responsable et globale à la faillite du système.

Nous voulons faire émerger une nouvelle économie. Une économie fondée sur l’utilité sociale, la démocratie dans le travail et le respect de l’environnement. Pour cela, nous avons deux objectif :

- opérer la modernisation écologique de l'ensemble des activités productives et de services;

- créer des emplois socialement utiles et non délocalisables, de petites entreprises et des services publics de proximité, permettant d'aller vers « plus de liens et moins de biens », notamment par le développement de l'économie sociale et solidaire.

Et deux principes :

- l'introduction du principe de responsabilité sociale et environnementale des entreprises afin de permettre à la collectivité (entrepreneurs, salariés mais aussi citoyens, élus locaux, consommateurs et usagers) d'orienter les choix faits par l'entreprise ;

- la relocalisation de l'économie afin de développer une politique qui favorise la (re)territorialisation des activités, autour de circuits courts, sobres en CO2, générateurs d'emplois locaux, favorisant les savoir-faire et les identités culturelles.

La méthode que nous proposons repose sur quatre propositions :

- atteindre un objectif de 50 000 emplois verts en 2014 ;

- mettre en place un Contrat régional de reconversion écologique de l’industrie automobile ;

- prioriser les aides en faveur des entreprises de l’économie sociale et solidaire ;

- organiser des conférences régionales de l’emploi, par filières, pour débattre des besoins.

Nous donnerons également une « deuxième chance » aux entreprises défaillantes, en aidant leurs salariés à les conserver en devenant eux-mêmes propriétaires. La région interviendra :

- en abondant les fonds que mettront les salariés pour reprendre leur entreprise et la transformer en coopérative ;

- en formant ces coopérateurs, en leur proposant un accompagnement et une expertise

- en garantissant leur investissement, car il ne s’agit pas de risquer les indemnités de licenciement que les salariés auront investies dans la reprise de leur société

Exemple, particulièrement parlant aujourd’hui : l’automobile. La société post-pétrole a déjà commencé. Demain, nous n’aurons plus deux voitures par famille, mais deux familles par voiture. La conversion de ce secteur est donc nécessaire. Pas seulement parce que cela désengorgera les villes, réduira la pollution. Mais parce que nous refusons que les employés de cette industrie fassent les frais de l’absence d’anticipation de leurs patrons. D'autres domaines sont concernés et doivent s'adapter et se transformer : chimie, BTP, agriculture, énergie, artisanat, commerce… Pour conduire cette transformation, nous avons besoin d’une nouvelle alliance entre salariés, artisans, paysans, consommateurs, afin d’orienter la production vers des solutions écologiquement et socialement responsables.

Il y a urgence : engageons la transformation écologique de l’économie !